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Sous les cils du levant (VIII)

Featured Replies

Posté(e)

XI L'autre rivage

 

 

Tu m’accueilles à nouveau en tes calanques rouilles,

Paupière en paravent, tu soutiens mes vadrouilles.

Ancré à un rocher dont le magma m’offense,

Je peine à débarquer quand les vagues s’élancent.

La main sur du mortier aux taches volcaniques,

J’ôte des crabes noirs sur les vers d’un cantique…

Des alluvions de sang officient des aumônes,

Faisandent du plancton sur l’iris-anémone.

Sous les cils du levant un embaumeur de drame

Injecte au narguilé du tabac noir en larme.

Nul n’occulte un regard qui prêche par la houle

Et sert une épave toute endeuillée de moules…

Enfin, la terre ferme, enfin ce que tu peins

Cette mélancolie dans ce regard lointain.

C’est celui-là même, plus profond, plus aride,

L’autre, je m’en souviens, n’en fut pas moins torride…

La Corse jubilait en ses lièges maudits

Tandis que cette baie impose un sans-merci.

Dualité si proche et pourtant différente,

Par leurs noirs distillés, les distinguer m’enchante !

Deux bijoux enflammés sous l’arcade marine,

Deux yeux pour deux îles sous l’œillère des mines,

Une île, encore une île, au dessein noir poché,

C’est ton âme à huis-clos que je viens déflorer…

 

 

A suivre...

Posté(e)
il y a 32 minutes, Frédéric Cogno a écrit :

 

Paupière en paravent, tu soutiens mes vadrouilles.

Ancré à un rocher dont le magma m’offense,

Je peine à débarquer quand les vagues s’élancent.

 

J’ôte des crabes noirs sur les vers d’un cantique…

 

Sous les cils du levant un embaumeur de drame

Injecte au narguilé du tabac noir en larme.

 

 

Whaou, j'adore !

Encore de bien jolies tournures dans cette poésie aventurière

dont on ne se lasse pas...Je reste subjuguée par la beauté des images

que tu nous offres mais aussi par tes talents de conteur @Frédéric Cogno

Bravo !! Et merci pour ce(s) voyage(s)

Posté(e)
Il y a 2 heures, Frédéric Cogno a écrit :

Sous les cils du levant un embaumeur de drame

 

Injecte au narguilé du tabac noir en larme.

 

Nul n’occulte un regard qui prêche par la houle

 

Et sert une épave toute endeuillée de moules…

 

Enfin, la terre ferme, enfin ce que tu peins

 

Cette mélancolie dans ce regard lointain.

 

C’est celui-là même, plus profond, plus aride,

 

L’autre, je m’en souviens, n’en fut pas moins torride…

Je pourrais tout citer tant te lire m'enchante ... Bravo @Frédéric Cogno ta poésie est un enchantement ... Je me suis encore régalée, merci !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 2 heures, Frédéric Cogno a écrit :

C’est ton âme à huis-clos que je viens déflorer…

Un dernier vers d’une allusion troublante et toujours ce tourbillon d’images à profusion dans une versification parfaite qui force l’admiration!

Posté(e)
Il y a 3 heures, Frédéric Cogno a écrit :

Nul n’occulte un regard qui prêche par la houle

Et sert une épave toute endeuillée de moules…

Enfin, la terre ferme, enfin ce que tu peins

Cette mélancolie dans ce regard lointain.

 

L'autre rivage, le fil de l'évasion.

Posté(e)

Une belle versification où les allusions marines servent un propres d'une grande richesse évocatrice.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un autre rivage à la fois mystique et pittoresque...

Quel régal à lire!

Posté(e)

Emportés par tes vers,nous voguons vers l'île de la Beauté

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Que de belles images empreintes de merveilleux, Frédéric Cogno !

Posté(e)

Un très beau rivage, bravo @Frédéric Cogno

Posté(e)
Le 11/05/2021 à 09:02, Frédéric Cogno a écrit :

Enfin, la terre ferme, enfin ce que tu peins

 

Cette mélancolie dans ce regard lointain.

 

C’est celui-là même, plus profond, plus aride,

 

L’autre, je m’en souviens, n’en fut pas moins torride…

 D'une grande beautée, j'ai particulièrement aimée ces vers.. Bravo !

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)

J'ai découvert l'île de Beauté dans les années 60 sur mon petit vélo (j'en avais parlé dans un texte sur Bonifacio) en commençant par les "calanques rouilles" de Piana. Au-delà de ta musique que j'adore, merci pour ce retour en adolescence, Frédéric !

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