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Encerclement

Featured Replies

Posté(e)

Dans quel ténébreux et lointain passé puisaient les racines de ses éternels retours dans le cercle ? Depuis combien de siècles livrait-il ce combat ? Depuis combien de vies ?

Il en avait perdu la mémoire, tant il avait enduré de misères er soutenu de combats. Tant il avait vainement caressé l'espoir de vaincre parce que l'ennemi auquel il était cycliquement

confronté lui avait très souvent permis d'avancer sans lui opposer de résistance. Offrant même, à ses pas, le délicieux et plaisant chemin de la soumission et de l'esclavage.

Tant de désespoirs de constater qu'il n'avait rencontrer que des leurres. Que le plaisir qu'il recherchait et qui lui était offert n'était que la source d'une souffrance répétitive et infinie.

L'ennemi était toujours présent, faisant obstacle à tous ses efforts. La désespérance et le malheur étaient toujours au bout de cette route conduisant à l'enfermement dans le cercle.

Il avait si souvent tenté de lui échapper par des ruses et des compromis. La route de l'Est l'avait longtemps bercé dans l'illusion d'une possible victoire. Mais c'était aussi un piège !

L'ennemi contrôlait parfaitement son territoire. Il était partout, à l'Est comme à l'Ouest mais aussi au Sud et au Nord.

Il regardait autour de lui ses compagnons. Tous étaient dans la même situation. Pourtant beaucoup semblaient ne pas, ou ne plus s'en rendre compte. Cet état durait depuis si longtemps.

Ils leurs suffisaient. de rester au centre du cercle, dans lequel ils s'étaient enfermés, pour se croire en sécurité. De cette position ils ne voyaient plus l'ennemi et se pensaient libres et capable d'agir et de résister avec leurs misérables armes. Combien de théories, de philosophies, d'idéologies multiples avaient-ils édifié dans ce but. Toutes vouées à l'échec dans le désespoir et la souffrance.

Lorsque l'ennemi opérait une avancée, leurs peurs et leurs angoisses reprenaient. Le calme revenu, ils retombaient dans leur apathie et leurs illusions . Certains s'étaient si bien protégés, au centre du cercle, qu'ils se croyaient totalement et définitivement vainqueurs; La précarité de leur situation leur apparaissait bien, de temps en temps, particulièrement  

lorsqu'une attaque plus meurtrière violentait leur chair et troublait leur conscience. Alors, ils de réfugiaient dans le déni ! Ils se rassuraient en se laissant persuader par les nombreuses autorités du "Savoir", qu'ils avaient dressé d'efficaces protection. Que l'ennemi avait trop à faire avec les plus vulnérables et les moins bien protégés. 

Séduits par les ruses de l'ennemi, ils vivaient dans un lourd et profond sommeil hypnotique.

 

Lui aussi était las. Il avait longtemps caressé les mêmes espoirs et partagé les mêmes efforts que ses camarades. Il avait subi les mêmes blessures dans sa chair et dans son esprit.

Maintenant, il pensait que ses luttes étaient inutiles, qu'il ne pouvait espérer vaincre avec ses pauvres armes. Cette certitude s'était établit en lui, il fallait accepter ces souffrances sans.

fin Accepter cette condition de prisonnier perpétuel. Accepter ce fatidique mouvement mécanique, cette infernale spirale qui le replongeait cycliquement dans l'implacable attraction du cercle.

Sans illusions, sans projets, il regardait le ciel. Son esprit, vide de pensées, suivait le mouvement des nuages, si haut et si beaux dans un ciel si pur.

Avoir perdu l'espoir insensé d'échapper à sa prison lui apportait une paix du coeur et de l'esprit. Un grand calme s'était établi en lui. Il regardait ses compagnons et leurs attitudes lui devenaient étrangères. Il ne comprenait plus leurs actions, leurs buts, leurs décisions et leurs utopiques batailles.

Il voulait leurs crier que tout leurs efforts étaient vains, qu'ils s'agitaient en pure perte, qu'ils ne pourraient jamais s'évader comme ils tentaient de le faire !

Ils finirent par l'ignorer, l'oublier.

 

En lui, une voix disait : " Tu ne peux rien pour eux, ils doivent comme toi, comprendre par eux- mêmes, ils doivent s'éveiller". N'engage pas tes actions dans le mouvement désordonné des leurs! Laisse-moi t'instruire. Depuis quels temps immémoriaux avait-il entendu cette voix pour la première fois ? Il était incapable de s'en souvenir. Elle résonnait imprécisément dans sa mémoire, mais aujourd'hui elle devenait audible.

Lentement, des images apparurent devant ses yeux clos. Des symboles éternels dansaient dans une douce lumière violette. D'abord le cercle rapidement estompé fit place au magnifique

triangle d'or agité d'un mouvement rythmique. Ces pointes désignaient alternativement le bas puis le haut, pour enfin s'immobiliser une pointe dressée vers le ciel.

 

Assis sous un porche de la grande place, il était vide de toutes pensés, de tout raisonnement. Il respirait, simplement ! Une énergie nouvelle naissait en lui. La place, les maisons, les gens, tout lui semblait plus beau, plus propres plus lumineux. 

Ils furent deux puis trois à le voir. Les uns entrainants les autres, tous levèrent la tête vers l'immensité du ciel. Il n'était déjà presque plus visible. des nuages blancs l'entouraient, comme pour protéger son envol. Il regardait, mais était-ce bien lui qui regardait, ses compagnons semblables à des fourmis sur une toute petite place. Ils étaient encerclés de toutes parts par un ennemi qu'ils ne voyaient ni ne soupçonnaient.

Enveloppé d'une indescriptible clarté, une incommensurable joie inondait son Etre . Il savait qu'il ne reviendrait plus. Il avait brisé le cercle des retours à la souffrance.

Devant lui s'ouvrait le lumineux chemin vers l'ultime fusion.

Posté(e)

Un peu de philosophie dans un récit bien construit qui parle de notre enfermement, on ne sait s'il est intérieur ou extérieur mais qu'importe ! Il dit aussi qu'au delà de la résignation devant les dangers de toutes sortes, notre volonté farouche peut rompre l'encerclement.

Le centre du cercle évoqué ici, est loin de représenté l'homme retrouvant son unité, symbole cher aux ésotérismes. Ici il serait plutôt un repli peureux et assassin.

Posté(e)

Bonjour @Zanoni, j'ai lu et relu ce texte puissamment métaphorique dont @Dariusa saisi je pense, toute la substance et l'intention. En complément

je dirai que cet enfermement (cet enfer me ment?) cette infernale spirale qui le replongeait est peut-être celui que cause un excès de certitudes et de préjugés,

lesquels nous empêchent d'accéder à la vraie connaissance symbolisée par la lumière. D'ailleurs moi qui suis friand d'images symboliques autant qu'ésotériques ,

il m'a plu de voir dans le triangle d'or la pointe de l'aiguille d'une boussole au centre du cadran (du cercle) et qui finit toujours par se stabiliser et indiquer le  nord

(symbole de la direction à suivre) Ce texte me parait également dénonciation de tous les obscurantismes

Le 11/11/2020 à 04:01, Zanoni a écrit :

triangle d'or agité d'un mouvement rythmique. Ces pointes désignaient alternativement le bas puis le haut, pour enfin s'immobiliser une pointe dressée vers le ciel.

un cœur      

Modifié par Filae77

Posté(e)
  • Semeur d’échos

D'un symbolisme ardent, ce récit incite à la réflexion psychologique et métaphysique.

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