Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Création par IA : simple outil ou nouvel Art ?

Féru de nouvelles technologies, les utilisant volontiers dans mon quotidien, professionnel avant tout mais également dans mes activités artistiques, une question m’obsède : est-il encore possible de parler d’art lorsqu’il y a une interface avec une machine ? Entendons-nous bien. Lorsque je rédige de la poésie, je me refuse à me servir de l’IA. En revanche, aimant créer des clips musicaux à travers l’intelligence artificielle, comment puis-je qualifier ceux-ci ? Est-ce de l’art ou du cochon ? Utiliser l’IA pour concrétiser ses songes interroge la notion même de création.

Pour tenter d’y répondre, trois piliers me paraissent essentiels à développer.

  1. l’intention humaine qui déclenche la machine,

  2. la quête d’émotion qui donne vie à l’image,

  3. la transparence qui établit la confiance avec le lecteur ou spectateur.

Contenu de l’article

1. L’intention humaine, le copilote de la machine

Souvent, créer rime avec douter. Mais la machine ne saurait douter. Aussi est-ce sur ce doute que se fonde la légitimité de l’artiste et la primauté de l’intention humaine. L’IA n’est pas (pour le moment du moins) un conteur à part entière. Elle se borne à être un “assistant virtuel”, un “outil créatif hybride” qui permet de démultiplier l’intuition. C’est dans le cadre de cette dialectique que se développe le processus de création. Non seulement l'auteur donne l'impulsion initiale mais il oriente et structure les idées, n'hésitant pas à questionner la machine. Malgré l'utilisation d'un algorithme, aussi sophistiqué soit-il, c'est bien l'humain qui décide de l'orientation et de l'objectif de l'œuvre. La primauté de l'intention se manifeste à travers trois points : combler un manque, injecter une vision et enfin, garder le contrôle.

2. L'émotion : le souffle de vie qui distingue l'art de la technique

Le second pilier repose sur une distinction fondamentale à mes yeux, un critère personnel permettant de séparer le bon grain de l’ivraie : générer n'est pas créer. Il suffit de s’attarder sur la profusion d'images produites par l'IA pour constater qu’elles manquent généralement d'âme. La production technique, même virtuose, ne suffit pas à faire de l'art.

Or, l'objectif de l’Art est de transmettre quelque chose de vrai : un sentiment, une émotion, une atmosphère. Selon l’œuvre et celui qui la reçoit, il s’agira d’un vertige, d’une chaleur, d’un malaise, d’une beauté troublée, … En l'absence de transmission d’une émotion, il ne reste qu'un décor vide, une image techniquement maîtrisée mais artistiquement vide. Ce contrepoint peut être résumé dans le tableau suivant :

Critère

Simple génération IA

Création artistique avec l'IA

Finalité

Produire une image

Suivre une tendance

Transmettre une émotion

Donner un regard authentique

Résultat

Une image vide, sans âme

Une œuvre d'art, chaleureuse et troublante

Moteur

L'algorithme

La profusion

La présence humaine

Une véritable exigence

Mais une fois l’œuvre chargée d’une intention et d’une émotion, une question essentielle demeure : celle de la vérité envers le public.

3. L’honnêteté, pacte de confiance avec le public

Le troisième et dernier pilier est l'éthique. Une œuvre d'art réalisée avec l'aide de l'IA se doit d'être authentique. Je ne pense pas que l'IA doive être dissimulée. Non seulement il n'y a pas lieu d'en avoir honte, mais surtout, c'est une question d'honnêteté.

Le spectateur a le droit de savoir. Pour autant, il ne s'agit pas de dévaloriser l'œuvre. Il s'agit plutôt de permettre au spectateur de se réapproprier son regard. Si je sais qu'une œuvre a été créée par une machine, je la perçois et la juge différemment. Mais la création assistée par l'IA n'est pas moins valable qu'une autre. Sa validité ne tient pas tant à la technique utilisée qu’à la pureté de son concept et à l'intégrité du processus créatif.

Avec émotion et sincérité, l'artiste, en créant avec un nouvel outil, participe à la définition même de l'art.

Redéfinir l'art sans y renoncer

L'intention qui l'anime, l’émotion qu'il transmet et la sincérité du processus constituent le socle sur lequel l'artiste peut affirmer la vérité de son œuvre et apaiser sa conscience. Face à une technologie, il ne s'agit pas de la rejeter et de fuir, mais d'avoir le courage de la maîtriser et de l'apprivoiser, de faire de l'IA un outil au service du geste artistique pour l'enrichir.

Créer de l'art avec l'IA, ce n'est pas renoncer à l'art, c'est le réinventer chaque jour. C'est miser sur notre capacité à le recréer, même dans la froideur d'une machine.

Nb. Si la rédaction de l'article est sans IA augmentée, l'image de couverture ainsi que l'infographie ont été créées avec son aide.

2 Commentaires

Commentaires recommandés

Alba Plume habituée

Alba

Semeur d’échos

Posté(e)

  • Semeur d’échos

Intéressante réflexion, claire et structurée, qui donne des repères tout en précisant des principes, sur ce qui est plus que notre présent, notre avenir, n'est-ce pas ?

Sophie Plume habituée

Sophie

Semeur d’échos

Posté(e)

  • Semeur d’échos

Trois piliers si fondamentaux pour la création assistée.

Questionnement intéressant et belle argumentation, @Eathanor

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.