Une silhouette sur un mur
Baignée par un jet de lumière
Clarté vaporeuse
Voilée d’encens
Et des effluves d’une bougie noyée.

Fin de soirée
Un parfum
Soudain elle a douze ans
Un peu de cire au bout des doigts
Elle pense, à tue-tête
À demain.

Dans la nuit engagée
Elle compte les petits deuils du réel
Elle apprend
Comme nous sommes vulnérables
Paupières fermées
À demain.

D’outre-tombe avec force
Elle sourit à ses peurs
Détournant sa pensée
Qui la rendent froide et sourde
À demain.

Ce qu’il faut de recul
Pour sentir sa présence
Il faut passer par là, se dit-elle
Tout bas
Mais il est impossible
De s’endormir sans songer
À demain.

Réponses

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  1. Fabienne Passament

    Très émouvant & subtil, ce jeu de transition temporelle entre le présent & le passé, alors chargé de toutes ses projections, dans l’intensité de la conscience.
    « Ce qu’il faut de recul
    Pour sentir sa présence
    Il faut passer par là, se dit-elle
    Tout bas »
    C’est un pressentiment que j’ai connu.