Au commencement fut ma langue déliée
De nos rêves mi-clos
Appel des nuits profondes
Course effrénée des mots où transformer le monde
Sonne comme un élan et l’on s’en va nu-pieds

Nos rêves sont ouverts
Du regard
De l’oreille
Lorsque frémit au corps la conscience ténue
Mais sourds et aveuglés
Nous sommes devenus
Diagramme des fourmis
Diapason des abeilles

Voici le paradis fantasmé des pantins
Et de ces vieux enfants
Punis chaque matin
Qui vivotent encore aux tendresses trop brèves

Silencieuse du vrai et de l’humanité
J’écrirai le chemin
Démarche de beauté
Foulée de nos espoirs
Aube inventée des rêves 

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