Mes cent sonnets jaseurs sont pris au saut du nid.
Ils se font sansonnets au nom d’un jeu de mot !
Puis je les mets en joue, les visant tout là-haut
Avant de les tirer au hasard, au déni.

Je me distrais aussi en les gobant dans l’œuf
Pour couper court à tout. Sait-on rien de plus beau
Qu’un gentil passe-temps ? On s’évente au rameau
D’une rémige amie pour y quérir du neuf.

Mes sansonnets raseurs chantent dans la volière
Agrippés aux perchoirs. Et dès qu’ils font la roue,
Bien plus majestueux qu’oiseaux chez la rosière,

Heureux que mon chasseur quelquefois ne les troue,
Je me flatte bientôt de leur métamorphose :
Les invitant au plat, je les mange, si j’ose !

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