Dans la fraîcheur du soir habillé de silence
Sous un ciel étoilé gravé dans mon hiver
Les rêves se bousculent et se frottent à l’immense
Où jaillissent des feux traversant l’univers.
Quand les rues sont offertes à tous les noctambules
Dans la fièvre secrète du jour évaporé
Des parfums envoûtants venus du crépuscule
Emportent les passants au fond de leurs pensées.
Les yeux de l’horizon m’attendent sur l’écume
D’une vague évanouie sur le sable d’argent
Les reflets d’un ailleurs se mêlant à la brume
Disparaissent et reviennent avec entêtement.
Je cherche obstinément le sel de mes nuits blanches
Jouant du firmament, de sa subtilité
De la lune sapée comme pour un dimanche
Sautant de toits en toits avec agilité.
Lorsqu’il faut se résoudre à aimer l’éphémère
Et savoir à l’avance que le temps est compté
Les secondes s’écoulent au gré de nos chimères
Et nous donnent le sens de la fragilité.

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