Dans les avenues désertées des cités contemporaines,
Des âmes meurtries se dessèchent sous un soleil éteint.
Les portes cochères vomissent des anges déplumés ;
Ils tapinent pour quelques sous des charmes expirés.

Tandis que s’endort la rumeur d’un monde monochrome,
Des chiens efflanqués dévalent à travers l’asphalte des rues,
L’ébauche d’un sourire édenté sur des gueules fracturées.
Dans les sombres venelles se cachent des silhouettes hâves.

Les ombres masquées dans les arrière-cours des existences
Se fracassent sur les miroirs dépolis des attractions majeures.
Il ne reste qu’une déchirure dans les palpitations du quotidien,
Un rift irréversible dans le lacis troué des nitescences atrophiées.

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