La brume descend sur la plaine
Enveloppant d’un manteau gris
Un océan de porcelaine
L’homme est de tristesse pétri
Les eaux aux cours de l’été
Se sont perdues dans le brouillard
Les flots si savamment teintés
Ont las dévissés leur billard
Mais le soleil les fait revivre
L’onde reprend sa carnation
Son bleu céruléen se livre
Aux regards épris d’émotion
L’esprit s’embrume d’eau de vie
Au pinacle d’une soirée
Plongé dans l’ambiance ravie
Il est pris d’une logorrhée
Dans le brouillard de ses pensées
Il divague honteusement
S’endormant l’âme défoncée
Morphée dissipe lentement
Les brumes de béatitude
Aux cloches du potron-minet
Le fêtard dans sa solitude
Se dévisage un tantinet
Dans les brumes de la tendresse
La passion pour son fils s’embrase
Le baiser du père s’adresse
À l’enfant qui fait table rase
Des recommandations du père
Dans un univers brouillardeux
Le jeunot manque de repère
Réfractaire comme pas deux
Aux règles de la révérence
Mais le soleil paternaliste
Perce la brumeuse ignorance
D’un adolescent fataliste

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