J’aime ce musicien enjoué
Aux doigts agiles, agités.
De ses gestes, ses mains d’œuvre,
J’admire la souplesse
Suspendue aux tendresses
Aux abîmes dédiées
Aux gouffres voués.

Il tangue, vibre la corde
Sensible
À perdre haleine
Langoureusement
Galvanisée
Je valse
M’enfièvre peu à peu.

Il revêt, absorbé par le vide, un regard embué.
Assurément, contemple le son, sombre ou serein
Je m’enchante intimement de son don souverain.

Crescendo, l’envol…
Je perds pied
Nous oublions nos propres noms
Du désir au délire, il n’y a qu’un pont.

Bientôt, j’atteins l’outre-mer
L’autre terre
Un différé ailleurs
D’où il fait bon rêver.

Musique,
Transport.
S’enfoncer,
Commun accord.
Amarres rompues
Dans les abysses lointaines
Lâcher prise.

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