La mèche ébouriffée
Dansait sur la jeunesse
D’un front épanoui.
Le cheveu, par bouffées,
Répandait l’allégresse
D’un âge évanoui.

Le poil fait grise mine :
Tant d’années ont passé
Sur la fière chevelure.
La vieillesse rumine
Sur le poil hérissé
De cruelles fêlures.

Des éclairs facétieux
Jaillissaient des prunelles
D’une enfance hilarante.
Le jeune malicieux
Riait des ritournelles
D’une figure errante.

Les yeux emplis d’ennui
Guident les jambes grêles
D’un vieux courant le temps
Des langoureuses nuits.
Mais sur les muscles frêles,
Le trépas court autant.

Le nectar des baisers
Alimentait en braise
Les lèvres rutilantes
Des jeunes embrasés
Quand ils allaient aux fraises
Dans la forêt galante.

La bouche tortueuse
Bave sur l’impuissance
D’un homme qui s’efface.
La passion fastueuse,
Chaude concupiscence,
Suit sa fin à la trace.

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