Comment dire toutes ces navigations,
Ces nébuleux voyages au long cours,
Perdus dans l’anorexie des ombres ?
Je me souviens de l’étrave d’un rafiot
Sur la surface d’errances fragmentées,
Brise-larmes sur des horizons tronqués.

Vagabond lunaire sur des routes chavirées,
J’ai arraché des caillasses de désirs délavés,
Détricoté les mailles des songes ravaudés.
Mais il reste encore ces pièces manquantes,
Toutes ces blessures aux multiples mamelles,
Ces dernières braises frangées de limbes.

Sur le sable encalminé de mes humeurs,
J’ai jeté une vieille valise brûlée par le sel.
Des latitudes dérobées gisent dans le fond.
Les vigies s’étirent en longitudes solitaires
Enroulées dans le lacis des brumes éprises.

Un rêve finit de raconter la rouille des nuits.

 

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