Je déteste les pétasses et aussi les enfants.
Les pétasses s’illuminent du crépitement des flashs,
Les enfants hurlent, piaillent pour du chocolat blanc.
Je déteste les pétasses et les rires des enfants.
Égoïstes et envieuses, elles ondulent leur cul.
Narcissiques, asociales, elles gagnent leur vertu
À chercher les reflets de nouvelles certitudes,
À se gonfler les lèvres, injections d’inquiétudes.
Les gosses égocentriques ne produisent qu’artifices.
Ils attendent patiemment qu’on les gave de vices.
Ils avalent des couleuvres, ses fêtes ecclésiastiques…
Comme les singes se grattent car recouverts de tiques.
Les pétasses insoumises viennent prendre leur café,
Elles bavardent comme des pies, ne se sentent plus mouiller.
Elles évoquent la tendresse de leurs amours ratés,
Des combats et des guerres dont elles sortent ravagées.
Les bambins pleurent et chient sans la moindre mesure.
Ils veulent tout et l’obtiennent uniquement à l’usure.
Leurs petites joues gonflées voient pousser quelques dents,
Ils hurlent donc à la mort, le cauchemar des parents.
C’est vrai qu’ils sont mignons mais tout ne dure qu’un temps
Ils grandissent sans prévenir et sont adolescents.
Ils s’attristent, se grisent et découvrent chez les autres,
Le regret, l’amertume, l’enfer et les apôtres.
Je déteste les pétasses, le rictus des enfants.
Ensemble, ils sont la face d’une même pièce, camelote.
Elles paraissent brillantes, s’ornent des jugements
Des maquereaux du fantasme qui des yeux les pelotent.
C’est sûrement de ma faute, je suis vieux, irascible,
Colérique et anxieux. Je prends tout pour pénible.
Le constat évident d’une fin de vie qui sclérose
Chaque pensée et chaque pas qui lentement se nécrosent.

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