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  1. Le Dieu de La Bible — traduite et présentée, bien sûr, par André Chouraqui aux Éditions Desclée de Brouwer, 1989 — créa les ciels et la terre qui était « tohu-et-Bolu ». Le pluriel à « ciel » indique combien Elohîm se présentait en précurseur de ce que nos ancêtres appelaient science-fiction avec son cortège de planètes, de mondes et de galaxie. Et IHVH, autre nom du créateur biblique, après que son souffle a plané sur les faces des eaux, dit au futur de l'indicatif : « Une lumière sera. ». puis au présent de narration : « Et c'est une lumière. » [Pour les lascars qui utilisent une traduction profane : « Que la lumière soit et la lumière fut » NDE]. Or, après cet introït pédantesque et je m'en excuse, tous les luminaires célestes s'éteignirent, et un noir d'encre entoura notre Astrolus. Mamie, mon ordinatrice de bord, et Papi, mon androïde personnel de service, nous aidaient à piloter aux instruments. Et puis, tout d'un coup, dans une régurgitation formidable, le trou noir recracha d'un feu de Dieu des pestilences d'un vert de bronze. Des pets extraordinaires empuantissaient le déluge de cette couleur délavée. Je pris ma copilote dans les bras, car nous n'en menions pas large. Nous serrions les fesses et je nous proposai de délaisser La Genèse, qu'André Chouraqui nomme Entête, traduction exacte de l'hébreu Beréshit, pour nous projeter sur le « Découvrement de Iohanân » que d'aucuns continuent de traduire par « Apocalypse selon Saint Jean ». Eh bien ! Ce découvrement de toute vérité menaçait nos vieilles croyances et certitudes et s'accompagnait de facto des signes d'un Armagueddon immarcescible. Comment les tremblements qui avaient préludé au chiasme miasmatique de l'hyperespace avaient-ils pu engendrer un tel dérèglement fantasmatique de tous les freins poétiques qui jusqu'ici nous avaient protégés de la charge virale des space fake news qui survivaient ici et maintenant ? Toi, lecteur qui me lira peut-être s'il subsiste quelque chose de nous, toi l'entendeur des misérables paroles témoignant de la fin de l'Étant, de l'Était et du Venant, sache que ma modeste voix n'emprunte plus celle d'un Shophar au risque d'y perdre le peu du pitoyable souffle qui lui reste. Moi, je suis le premier et le dernier. Ma copilote est tombée à mes pieds, comme morte. Et le clone de ma femme défunte ne répond plus d'au-delà les nuées. FIN DE LA PREMIÈRE SAISON
  2. Tout se passait comme si l'espace-temps se délitait à chaque saut dans l'hyperespace. Mamie, mon ordinatrice de bord, me rappela que nous avions, deux billions d'années auparavant, expérimenté le phénomène au cours de simples déplacements interplanétaires. Papi, mon androïde personnel de service, ajouta que le professeur Isaac Asthmirov précisait, qu'en empruntant l'hyperespace, il était possible de traverser les galaxies instantanément de part en part. Ma copilote intervint : — Crois-tu, mon amour, que les soleils continueront de briller si l'éclat des étoiles qui se rassemblent en un amas compact éclipse peu à peu le reflet anamorphosé des autres astres ? — Je ne sais pas, Chérie, lui répondis-je, nous entrons dans un domaine déformé par le trou noir, entre l'Être et le Néant. — Tu penses que nous accomplirons notre mission, malgré qu'on en ait ? reprit la femme qui me faisait rougir à chaque fois qu'elle empoignait le manche télescopique de guidage tactile. Elle arborait un beau visage aux traits irréguliers, certes, mais qui irradiait d'une lumière intérieure que j'admirais comme l'incroyable émotion liée à l'expression indéfectible de son humanité étincelante, fruit d'un milliard d'années-lumière d'évolution. Dans la magie de l'instant, j'ouvris la baie panoramique afin de plonger notre hyménée naissant dans le formidable spectacle des météores qui n'appartenaient déjà plus ni au temps, ni à l'espace. Elle me sourit et je me dis, qu'aveuglés par les radiations, déstabilisés par les ondes de surface électromagnétiques transmises par les tremblements répétés dans l'hyperespace, Mamie et Papi ne pourraient pas nous surprendre dans l'exaspération humaine, trop humaine qui échauffait la friction de nos corps énamourés. L'accélération gestuelle de la copulation, le brouhaha de nos fluides en ébullition, le ronronnement de nos chairs à vif malgré le dispositif de climatisation thermorégulé, le grincement de notre tuyauterie sexuelle en proie au mélange extatique des élévations orgastiques, n'attendraient pas longtemps, compte tenu de la pesanteur artificielle à laquelle étaient soumis nos appareils génitaux. Métaphoriquement, l'arrimage entre mon modeste vit et son merveilleux calibistri nous renvoyait au danger qui nous guettait à l'horizon de ce trou noir absolument épastrouillant. Et parfois j'essuyais une larme à l'attention du clone de ma femme défunte que je trompais avant même de l'avoir découvert. À suivre
  3. Dans l'épreuve, ma copilote et moi filions le parfait amour à une vitesse de trente jets lumière. Les remuements de nos corps déchaînés n'avaient rien à envier aux tremblements de l'hyperespace. Seul, le souci de préserver la stabilité de l'univers nous enjoignait de mollir notre kamasutra céleste au profit du bien commun. Mais combien de fois, étourdis par le rut et les vents intersidéraux, n'avons-nous pas risqué d'être dévorés par ce trou noir qui régurgitait par moment les reflets lumineux et corpusculaires des étoiles qu'il avait aspirées à l'horizon de son appétit incommensurable ? Jamais je n'aurai cru qu'un trou noir fût si noir, que cette espèce de boyau pût digérer tout ce qui passait à sa portée, pour le broyer de la tête au cul. Mamie, mon ordinatrice de bord, s'enchantait des lutineries de Papi, mon androïde personnel de service qui, du coup, lui répondait par mille petites singeries quand on aime du bon du cœur. Elle, lui tournait autour pour l'agacer, et ne le laissait jamais en repos ; toujours elle le gratifiait de quelque niche ou lui baillait quelque taloche en passant. Une fois, Papi étant concentré sur une formule mathématique comprenant des matrices de plus de mille inconnues, elle déconnecta son unité centrale qui fit choir ses calculs tout du long de sa corbeille. Il lui fallut au moins une nanoseconde pour réinitialiser la procédure ! Certes, quelle inconvenance, mais aussi quel étonnement de voir ces deux artefacts transcender la froideur qui sied généralement à leur dispositif neuronal et cognitif ! Un violent tremblement de l'hyperespace nous obligea à quitter les doux pâturages de la concupiscence pour une réalité qui nous sommait de rhabiller notre désir, de mettre en stand-by un plaisir de tous nos fluides et de nous recentrer sur les causes de cette secousse vengeresse qui dépassait le ressenti que nous en avions. En relisant La Bible — traduite par André Chouraqui, bien sûr — je savais que nous frôlions l'Apocalypse et que l'Armageddon ne se réduisait plus en une hypothèse simplificatrice. À suivre
  4. L'espace-temps était troublé par les ondes gravitationnelles induites par le Géant Vert, autre nom du trou noir irisé de vert qui menaçait toute vie dans les galaxies des galaxies et dans le temps de tous les temps. À l'approche de l'horizon des évènements du trou noir, et en conformité avec la relativité restreinte et la relativité générale, Mamie, l'ordinatrice de bord, et Papi, mon androïde personnel de service, extrapolèrent la limite éventuelle de la région pouvant être influencée dans le futur par un observateur situé en un endroit précis à une époque donnée. Je vivais une situation de crise immarcescible, sans pour autant me laisser happer par des informations superfétatoires. Heureusement, dans mon malheur, mon épouse, tout du moins le clone de ma femme défunte, me communiquait toute son affection, sans arrière-pensées. En lui réimplantant l'historique de notre relation conjugale, toutes les hypothèques qui pèsent sur les vieux couples avaient été éradiquées par les chirurgiens spécialisés dans la thérapie familiale neuronale. Quel plaisir de ne plus subir les récriminations dont nos chères et tendres nous abreuvent souvent ! J'étais fasciné par le noir profond du trou qui me rappelait certains tableaux de Pierre Soulages, les reflets de son noir-lumière ou outrenoir. Cet antique peintre et graveur ne nous avait-il pas initiés aux beautés de ce que l'obscurantisme — notamment religieux — avait pourtant assimilé pendant des siècles à de la non-couleur, à l'image du mal et des ténèbres infernaux, voire au racisme contre tout ce qui n'était pas blanc ? Et puis, et j'allais dire déjà, en naviguant à vue, je retrouvais les réflexes acquis lors de ma formation de pilote intersidéral. Mais les tremblements dans l'hyperespace secouaient les prolégomènes de toute métaphysique passée, présente ou future, et cela m'inquiétait, malgré qu'il en ait. Du coup, pour nous détendre, ma copilote et moi décidâmes de forniquer dans l'entre-deux de nos quant-à-soi. En nous ramonant le cockpit, nous recouvrâmes une sérénité glandesque et ovarienne nécessaire à la maîtrise d'une mission qui mobiliserait — en les sublimant — toutes nos facultés orgasmatiques. À suivre
  5. C'est Mamie, l'ordinatrice de bord qui me convainquit d'éviter la constellation des Olympiades. Les mécréants universalisés y avaient confiné les dieux de toutes obédiences lors de leur fameux crépuscule. Effectivement, n'opposant plus les vivants les uns contre les autres, la gent divine se tirait la bourre à qui mieux mieux, directement entre eux. Un vrai feu d'artifice à l'échelle interplanétaire. Seuls les dieux lares et les génies animistes se tenaient à l'écart de cette nouvelle guerre des mondes. La situation devenait critique. J'en causai avec mon Androïde personnel de service. Que faire ? D'autant que la jauge des fluidités énergétiques clignotait comme une malade. J'appris une bonne nouvelle à propos du clone de mon épouse. Après son décès lors de son accouchement à distance, une équipe de la galaxie Esculape avait réussi à lui réimplanter une partie de l'historique de notre relation conjugale. Ils avaient omis, comme je l'avais demandé, quelques incartades et autres coups de canif dans le contrat de mariage. Nous pourrions donc reprendre une vie sexuelle appropriée aux usages prophylactiques. Mamie et l'Androïde que j'appelais Papi eurent une idée lumineuse après avoir forniqué de leurs superstructures neuronales. Pourquoi ne pas adopter un carburant électrophysiologique ? Il suffirait de pomper, par le truchement d'une énorme paille en terre plus rare que les minerais habituels, la substantifique émanation des forces en présence, hic et nunc. Il était temps, car le voyant de la jauge restait désormais en rouge continu. Et les tremblements dans l'hyperespace ébranlaient nos certitudes les moins hypothétiques. À suivre
  6. J'avais utilisé la réserve de secours pour fuir l'engeance Yahoo. Je demandai à Mamie, l'ordinatrice de bord, de me donner un nouvel itinéraire en cohérence avec le peu de carburant virtuel qui me restait. Le choix tomba sur un astre hypoallergénique dans la galaxie Tide. Je programmai, en accord avec mon androïde personnel , le paramétrage du rapport vitesse/consommation. Entretemps, mon épouse était morte d'un choc en retour de l'avortement du ventre bionique sur son épigastre humain, la téléportation n'ayant pas interpolé une barrière lexico-sémantique en capacité de protéger un accouchement dissocié par visioconférence. J'envoyai un message de protestation à l'agence intergalactique de la santé qui ne me présenta que ses plus plates excuses. Bien entendu, ma chère et tendre avait été clonée, mais l'historique de notre relation s'était retrouvé à la corbeille des échanges interpersonnels numérisés. Je me devais entièrement à la mission m'incombant et relevant du secret défense polymorphique. Par conséquent, je ne peux en faire état ici, ce qui, je l'avoue, ôte quelque intérêt à mon récit. Sachez tout de même qu'on avait repéré la présence d'un trou noir pervers dont l'horizon vibrait d'une sorte d'éruption orgasmatique à l'épicentre conjugué de son antimatière et des troubles de l'érection de sa cheminée extraplacentaire. Bref, et je n'en dirais pas d'avantage, il s'agissait de sauver l'univers tout entier et pas seulement quelque monde isolé. À suivre
  7. Saison 1, épisode 2 Un champ d'astéroïdes déphasés par la longueur d'onde d'un magma troglodyte en sérialisation frôla mon aéronef à seulement cinquante millions d'années-lumière de notre point de sustentation orbital. Mamie m'alerta à nouveau qu'une force antigravitationnelle nous entraînait dans une spirale de Quincke. Je demandai à l'ordinatrice de bord de refaire les calculs sur la base d'une séquence matricielle à Xyz, mais le nouveau résultat confirma le premier. Je décidai donc, en accord avec mon androïde référent de service, d'entamer une recherche philosophique pour déplacer notre problématique visiblement entachée d'une erreur quadratique moyenne. Ma femme m'annonça que nous avions perdu le bébé à cause d'un virus asymptotique dans le liquide amniotique de synthèse. Je la réconfortai en lui promettant de lui envoyer derechef un échantillon spermopharmacologique plus redondant. Ce n'était pas la première fois que la centrifugeuse sexoesthétique se trompait sur les proportions de réglages de ce type de communication interpersonnelle à visée reproductive. Je remarquai l'enclenchement du souffle caractéristique des rétrofusées. Nous allions nous fixer sur un corps céleste récessif inconnu, d'autant que le GPS intersidéral n'y aurait pas reconnu ses petits. Heureusement, nous avions évité dans la Galaxie de la Dent creuse une vieille connaissance : Vampirique delta. Profitant de la vue filtrée par nos écrans de contrôle, je parcourrai en lecture rapide les prophéties apocryphes de Colomb de la Croix, notamment les Prolégomènes à toute néguentropie positive des systèmes acroamatiques. Cette méditation parataxique ne me servit de rien et je dus admettre mutatis mutandis qu'il s'en fallait de peu qu'elle m'emportât sans vergogne vers des linéaments existentiels over the rainbow intergalactiques. Je revêtis ma combinaison péristaltique et posai le pied sur un terrain exosperméable. L'ordinateur sur mon casque à vision holographique afficha les relevés attenants à ce gigantesque caillou qui prétendait se faire aussi gros qu'une planète. Et les paramètres chimiques indiquaient que ça ne sentait pas la rose ! En voyant des créatures immondes venir à la rencontre de l'Astrolus, je saisis que nous avions affaire à la gent des Yahoos et que nous avions yahoosé sur un astre éponyme dans le cloaque nébuleux de la Mierda del sol qui répercutait les tremblements accentués par l'hyperespace induit. À suivre
  8. À bord de mon astrojet, l'Astrolus, j'avais franchi la barrière des trous noirs et je m'apprêtais à emprunter la stargate qui sépare la galaxie des pas perdus de la super constellation des pointillés. Quand, tout d'un coup, l'ordinatrice de vol, une ZX Cramoisan que j'appelais affectueusement Mamie, m'alerta sur la fréquence cumulée d'un décalage spatiotemporel avec le satellite de référence. Le contrôleur interstitiel me confirma que le principal anneau de Saturne entrait en interférence avec la canopée sidérale, ce qui provoquait, malgré qu'on en ait, une dyspraxie nucléaire et quantique entre les différents mondes de deux univers adjacents. Ce n'était pas la première fois qu'un tel phénomène engendrait de la perturbation sur les ailes de la praxis cosmogonique. Mais en l'occurrence, tout se passait comme si un corpuscule sculptait un solo dans le larsen intergalactique. Mon épouse, qui accouchait par téléportation, me contacta sur cette entrefaite. Je lui demandais comment allait le bébé, mais elle me précisa qu'elle ne le saurait qu'après l'expulsion par le double de son ventre bionique en plein travail à quelques dizaines de millions d'années-lumière de la salle de visioconférence où elle suivait l'opération. Rassuré, je lui garantis que l'ADN de notre rejeton serait beau comme du Lou Reed. Elle me répondit en rappant sur une mélodie qui s'émancipait du rythme de notre conversation pour une communication sécurisée plus fluide. Après avoir anticipé cet heureux évènement, Mamie, l'ordinatrice de vol, m'avertit à nouveau d'une dissonance hyperactive entre les boosters et l'anamorphose de la couche d'hydrogène sulfuré. Alors, un craquement emphatique, suivi d'une décompensation de l'ensemble des microserveurs, entraîna l'affolement des vumètres thermodynamiques. Je contactai aussitôt les processeurs neuronaux de la base éphémère de Roustone. Une part de ma réalité tremblait dans l'hyperespace. À suivre

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