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  1. Natacha Felix

    Il m'a choisie

    Il a dû me choisir au milieu de la nuit, pendant que je guettais le sommeil de l’injuste. Sans doute percevant, par l’œil-de-bœuf vétuste, ma silhouette nue, il s’est trouvé séduit. Maintenant, sans répit dès qu’une ampoule luit, je le vois qui m’épie d’une manière fruste : mon corps à son regard n’a rien d’un temple auguste, c’est en le convoitant que partout il me suit. Mais un plan j’ai ourlé et je vais me venger, bientôt il ne pourra plus ma paix déranger et je retrouverai mon bonheur domestique. On verra de nous deux qui est le plus malin, quand avec la tapette achetée ce matin, je l’exterminerai, ce fléau de moustique !
  2. Papy Adgio

    Paysage d'été

    Lavande, laurier, lavandin peut-être Visions de l’été, variantes palettes S’évadent aux vents, soufflent leurs essences Enlacent l’autan, enveloppent les sens Mauve l’horizon, écarlates atours Fifres, violons, fredonnent alentours Pourpres cyclamens, carmins juste à l’ombre Diaphanes pastels, vapeurs juste sombres Bourdons en avant, abeilles volètent Breuvages brillants, libations secrètes Zigzaguent ailleurs, ivres de nectars Zézayent aux fleurs leurs poèmes bavards Lavandes, lauriers, lavandins heureux Mauve ton rire, capucine tes yeux Nos lèvres en feu sous le soleil d’hier S’envolent à deux vers le froid de l’hiver Photo Papy Adgio
  3. Une robe rouge joue avec ma mémoire. Je sais que ce n’est pas la bonne couleur, Mais elle s’est imprimée ainsi dans mon histoire. Légère sur un corps, en calice de fleur, Elle virevoltait de l’envie de me plaire. Dans cette rue, grondant d’une foule exaltée, Mon regard se figeait sans pouvoir se défaire De ce corps délicat très finement sculpté Ondulant de désir sous l’étoffe grenat. Je sais que ce n’est pas la bonne couleur, Mais, dans mon souvenir, domine l’incarnat. La belle était en joie, courant vers le bonheur, Elle était attendue au café sur la place. Un ami, un amant ? Un baiser sur la bouche ? Aucun doute, c’est un amant qui l’enlace. J’aurais aimé être ce galant qui la touche. Soudain, un cri glaçant, hurlement d’indésir, D’un fidèle à la loi d’un âge révolu, Infidèle à la vie et à tous ses plaisirs, A percé l’air brûlant en fureur résolue. Des coups secs répétés, valets de cimetières, Ont peint, toute la rue, rouge coquelicot. La robe était blanche avant de tomber par terre, À la mort, rouge sang, elle paya son écot.
  4. Mon pâle chemin du matin part semé de tes mots carmin ces pétales de ma journée qui pleuvent en fines giboulées Le soir est tendre qui m'enlace bras de soie ourlés d'audace une boucle abandonnée brille là-bas sur la cheminée *
  5. Ma chambre est en désordre ruisseaux palpitants gorges bleues foulards de soie aux couleurs de ciels emperlés de nuages ta joue contre la mienne paresse sur le lit caresse l'édredon qui sent si bon j'adore me glisser dans la pénombre presque nue, en évitant les ombres, près du bureau encombré de papiers et de crayons quelle que soit l'heure, soie ou coton le soleil joue, dès l'aube à l'Arlequin joyeux. Il dépose café et croissants encore fumants de lune. Le coffre à jouets toujours entrebâillé regorge de peluches et de vieilles poupées les parfums d'enfance aux longues coulées d'or jusque sous le volet, c'est parme, c'est violet et j'en oublie les bleus plus personne ne me gronde je n'entends plus jamais « range ta chambre » et ne suis plus privée de ces desserts fondants, de ces crêpes Suzette aux confitures colorées il y a du vent dans les voiles et j'embarque quand je veux sur le dos des baleines, l'océan n'est jamais loin, je chevauche mes rêves. Si je veux, c'est la fête je lâche des ballons je fais des gaufrettes dans la dînette d'autrefois je pleure parfois, de trop de solitude de trop de certitudes je me pelotonne dans le panier de Gertrude, mon autruche et je respire mes vieilles lavandes sur d'antiques fanfreluches je suis une petite chose quand mon cœur saigne sur mon pyjama rose. Peut-être devrais-je ranger ma chambre une fois pour toutes, tout jeter et poursuivre ma route. (J.E. Sept.2019)

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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