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  1. Épisode 5 L'inspectrice Milouze n'en croyait pas ses oneilles. Jamais elle n'aurait pu imaginer le gouffre qui s'ouvrait sous ses pieds et qui l'aspirait dans le backstage de cette affaire invraisemblable. Comment dire, quand le sol se dérobe, que vos membres ne répondent plus et qu'il faut choisir entre continuer à vivre ou mourir dans un no man's land de hasard ? Car l'inspectrice avait mis ses pas dans un univers trop beau pour être honnête, où des pièges séduisants la guettaient à tous les carrefours, all day long. Oh ! Cela ne voulait pas dire que cette enquête, qui l'entraînait sur un site littéraire où le très bon côtoyait le meilleur, touchait à sa fin. Elle se réveilla peu à peu, ligotée, une lampe l'éblouissant in the dark. Mais elle finit par deviner une forme, puis un visage et, in fine, elle découvrit le sourire sarcastique de Mister Malicious. Mister Malicious, sur Accents poétiques, c'était l'âme damnée de l'Administrateur en chef. L'exécuteur des hautes œuvres sur le Dark Web où sévissait le côté obscur du forum littéraire. L'inspectrice Milouze savait qu'elle allait passer un sacré quart d'heure. Mister Malicious commença à lire ses propres poèmes, pas mauvais au demeurant, mais qui suintaient le manque d'impectitude© et d'ernesthétisme©. On sentait une volonté de bien faire, hypothéquée malheureusement par un bovarysme anaphylactique. Milouze, lors de son opération à Marrakech pour devenir femme, avait conservé son membre viril qu'elle avait pétrifié dans une solution de menthe poivrée, d'anis vert et de cassis. Comme une matraque, elle brandit ce qui avait prolongé son bas-ventre pendant tant d'années. L'objet contondant fit sauter le crane et la cervelle jaillit comme devait le révéler l'autopsie pratiquée lors d'une boucherie de légende. Mais tapie dans l'ombre des messages personnels, une huile essentielle du forum était décidée à venger le Malicious, celui qu'elle considérait comme son mentor autoproclamé ès poésie . À suivre (en fonction des retours !)
  2. Source : Ouest-France Épisode 4 Cette enquête sur Accents poétiques partait dans tous les sens et l'inspectrice Milouze ne savait plus à quel mort se vouer. Finalement, on n'avait toujours pas identifié formellement la victime. Le temps pressait, car l'hiver venait à gros flocons. Internet, et pas seulement le forum d'AP, devenait par moment un cadre froid et lugubre malgré un réchauffement climatique le reste de l'année qui risquait de bloquer le big data. D'autant qu'un mur de glace et un blizzard tenace rendaient toute velléité littéraire douce-amère pour qui se serait aventuré à user de la plume électronique sans porter des moufles. Milouzette se souvenait d'un évènement qui l'avait marquée dans sa jeunesse, dans les années quatre-vingt-dix. À cette époque où elle (il) disposait encore de ses bijoux de famille, à Paris, l'hiver avait été particulièrement froid et surtout une tempête de neige mémorable s'était abattue sur la capitale. Il y avait tellement de neige cet hiver-là qu'on ne distinguait plus ni la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, ni la Tour Eiffel érigée à l'extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars. L'inspectrice se souvenait avoir dû marcher à travers les congères en compagnie de ses parents adoptifs si fiers de leur petit garçon. Et le vent soufflait tellement fort qu'on n'entendait plus sonner le bourdon de la cathédrale Notre-Dame de Paris. C'est dans ce climat déroutant que l'enquêtrice échafauda une nouvelle théorie. Sur le forum d'AP, deux courants, pas forcément exclusifs d'ailleurs, se superposaient. D'un côté des moldus qui cherchaient principalement, à travers la médiation d'une plateforme d'écriture, à réchauffer leurs consciences malheureuses dans un réseau social à l'image de Facebook ou Doctissimo avec un petit supplément d'âme littéraire. De l'autre, des filles et des gars, décontractés du gland ou du vagin, dans la joie des muses : Melpomène, la muse de la tragédie ; Thalia, la muse de la comédie ; Terpsichore, la muse de la poésie lyrique et de la danse ; Calioppe, la muse de la poésie épique. Ces mordus ne souhaitaient pas essentiellement trouver une chaleur humaine dans cette communauté de poètes, quoique, mais participer activement à un salon littéraire. Deux courants dont la porosité était évidente, bien sûr. Mais cette tectonique des plaques agissait symboliquement en-deçà des individus qui la composaient. Avec l'hiver qui venait, le Mur du Nord pourrait-il protéger la paix sur le forum et ne pas figer — dans une confrontation inévitable — les gentils affectueux et les gentils plumitifs qui parfois étaient les mêmes ? D'ailleurs le gentil Marc Hiver, première victime présumée de cette enquête, n'avait-il pas été le lieu mental d'une scission à l'intérieur de lui-même ? Le bon docteur Marc, succombant aux frimas scripturaires, n'arrivait-il plus à contrôler son double maléfique, le ténébreux Mister Hiver ? Heureusement, la Garde de Nuit du comité de rédaction d'AP, vigilante et bienveillante sous la houlette tutélaire de l'Administrateur en chef, s'efforçait de retarder l'échéance, sans imaginer la lutte à mort qui se jouait entre les deux frères ennemis s'affrontant dans le même corps, pour s'assurer de l'emprise sur leur âme partagée, comme les deux faces de Janus, deux autres Docteur Jekyll et Mister Hyde ? À suivre (en fonction des retours !)
  3. Épisode 3 Une fois de plus, l'inspectrice Milouze se retrouvait dans les cordes, à son point de départ, Grosse-Jeanne comme devant ! Le mystère du mort sur Accents poétiques s'épaississait. Elle se replongea dans les grades du forum et comprit bientôt que les appellations plumassières, qui semblaient sacrifier à la mode de l'évaluation à tout prix et de la télé-réalité, devaient être prises très au sérieux, colossale finesse ! Plume éprouvée, plume dorée , plume au cul, tous ces grades représentaient une vérité immarcescible. Des extraterrestres avaient infiltré ce site littéraire, ce temple de la culture, ce haut lieu de l'impectitude© et de l'ernesthétisme©. Notre Milouzette se demandait s'il s'agissait de Petits gris, de Reptiliens ou de Lémuriens. Mais pour le savoir, encore eût-il fallu croiser leur regard puisqu'ils cachaient leur visage sous des avatars scripturaires. — Achtung ! Pompe à vélo ! Clef à molette ! Was ist das ? Petite fenêtre à grands carreaux ! ruminait celle qui, quelques années auparavant, devait supporter honteusement, tel un cénobite, le renflement incongru au pantalon, désormais remplacé heureusement par une patte de chameau délicate, en creux, à l'entrejambe. Jamais la femme, que l'inspectrice n'était pas encore, n'appréciât du temps de son adolescence, dans son collège, les batailles de fromages blancs à la cantine par des garçons grossiers vociférant : — Pilou ? Pilou ? Auxquels répondaient, entrecoupés de rires gras et d'une vulgarité sans pareille : — Zob ! Zob ! Zob ! Ainsi, non seulement la Terre était plate, au dire de la gent complotiste, non seulement des chemtrails dans le ciel indiquaient les manipulations météorologiques des USA, mais qui plus est, ces derniers avaient miné eux-mêmes les Tours Jumelles du World Trade Center, caché à la population l'affaire de Roswell et l'existence d'un cadavre d'extraterrestre ! Cerise sur le gâteau, des ET maléfiques se mélangeaient aux membres d'une confrérie littéraire pour mieux détourner à leur profit l'art, la culture, bref tout ce qui constituait le ciment symbolique d'une humanité réduite aux acquêts ! Décidément, rien dans cette enquête n'était nickel chrome brosse douce ! À Suivre (en fonction des retours !)
  4. Épisode 2 L'inspectrice Milouze, grâce à un logiciel ad hoc et la complicité d'une huile essentielle d'Accents poétiques, réussit à s'introduire dans l'administration du site afin de lire les messages personnels que s'envoyaient les membres sur le forum. C'est ainsi qu'elle découvrit un échange entre la victime, Marc Hiver, et une dénommée Lady Mary de Grandedame, sans doute le pseudo d'une admiratrice de l'héroïne de la série télévisée anglaise Downton Abbey. En l'occurrence, la dame, si on en croyait son profil, cherchait une âme sœur de qualité sur ce Meetic littéraire. Son premier message était sans ambiguïté : — M'amour, m'amour, je voudrais rester vierge jusqu'à notre mariage ! Et l'ours mal léché, Marc Hiver, de la rassurer par retour de message : — Ma douce amie, vous savez que le divin marquis écrivait qu'il y a plus d'un temple où sacrifier à Vénus ? Lady Mary, sexuellement perplexe, prit son temps pour répondre : — Comme c'est curieux, très cher, que nous puissions nous réjouir mutuellement par le haut et par le bas, sans pour autant flétrir la fleur que je vous destine pour le jour sacré où nous nous rencontrerons en vrai, IRL ! Le Casanova et néanmoins salopard numérique lui répondit immédiatement et sans ambages que son vœu serait réalisé, mais que dans l'intervalle, ils pourraient s'explorer à distance dans la joie du Seigneur, décontractés du gland et des ovaires, par la grâce de l'ADSL ou de la fibre et de Skype. Elle le reprit par un nouveau message personnel où suintaient les appréhensions pudiques de la Noble Dame de Downton Abbey : — Ramona, Ramona — elle l'appelait par son vrai petit nom qu'il lui avait révélé lors d'un échange précédent et dont elle usait dans ses moments de trouble — le Seigneur, l'Église ne condamne-t-elle pas ce sacrifice humain sur l'autel stérile de notre bon plaisir ? Pour ferrer sa proie, Marc Hiver, membre démoniaque du forum, rétorqua : — Dieu lui-même, lors de son big bang , n'a-t-il pas expulsé de son anus Dei et dans un gigantesque pet foireux, le monde qui est le nôtre ? L'inspectrice Milouze comprit à la lecture de ce dialogue que la piste du caractère sacrilège des interventions du rimailleur mécréant prenait de la consistance pour expliquer son assassinat. Outre son poème blasphématoire sur la Verge Marie (pas encore publié), il avait commis quelques vers intitulés vulgairement Le Pet de dieu, une comptine profane Au pays de la Vierge de Jouy et même, c'est pas Dieu possible ! une sorte de cochonnerie hédoniste À oilpé tout l'été. De quoi titiller et armer la main d'un Ravaillac fanatique par ceux qui voyaient dans la poésie une image éthérée préfigurant sur cette terre la beauté et la pureté du paradis céleste. À Suivre (en fonction des retours !) 
  5. L'inspectrice Milouze débarqua sur Accents poétiques par une voie électronique cryptée et demanda à parler à un membre du comité de rédaction. Sur la page d'accueil de ce forum littéraire, qui servait aussi de réseau social, elle avait déjà repéré ce qu'elle était venue constater de visu. Un administrateur se présenta enfin par l'intermédiaire d'un message personnel. Milouze lui demanda à voir le corps transhumain du macchabée. — S'il est transhumain, il n'a pas pu mourir ! rétorqua ironiquement son interlocuteur par un deuxième message. Sur notre forum il n'existe pas d'assassinats de la langue française ; et encore, de façon toujours bienveillante, si un cas nous échappait, nous remettrions le délinquant textuel sur la voie de la rédemption. — Je ne suis pas de la Police culturelle, précisa Milouze en réajustant son soutien-gorge qu'elle manipulait à l'envi depuis les opérations du haut et du bas qui avaient fait de l'inspecteur une inspectrice*. De temps en temps aussi, par acquit de conscience, elle vérifiait discrètement à l'entrejambe la disparition de ce qui l'avait handicapée pendant tant d'années. — Mais de quel mort, parlez-vous ? reprit l'Administrateur. — De l'assassinat d'un ours ! hurla Milouze. — Un ours ? s'étonna son interlocuteur qui portait un nom analogue à celui du fourneau cosmique utilisé pour la digestion alchimique : Athanor. — Un ours mal léché, si vous préférez, dont on a retrouvé la dépouille électronique dans une corbeille du site... murmura Milouze. — Je ne vois pas, grommela l'alchimiste-administrateur aux yeux de laser. — Vous n'avez jamais parlé avé l'oure ? s'enquit l'inspectrice. — Pas directement à ma connaissance. — Moi, je vous entretiens d'un ours qui a publié des cochonneries salaces à l'instar de poètes comme Apollinaire et Rimbaud. — Ah ! vous me causez de... ? Il poste comme un malade des trucs zarbis du temps qu'il était jeune et du temps qu'il est plus vieux — si je saisis bien ses salamalecs où il se réfère aussi à Théophile Gautier et à son ouvrage Les Grotesques ! Écoutez, j'en sais ce qu'il a mis dans sa page perso. — Mais encore ? L'Administrateur réfléchit un moment, et déballa les maigres informations dont il semblait disposer : — Il est arrivé sur Accents poétiques le 23 mars 2019 à 17:21. — Vous pourrez m'envoyer copie ? Donc il est assez nouveau chez vous ? — Oui. Il a commencé tout en bas de l'échelle sur Accents poétiques. D'abord Plume discrète, il ne rechignait pas aux tâches les plus ingrates, il faut lui reconnaître cela. Il travaillait dur, car on sentait son ambition chevillée au corps de grimper dans une hiérarchie ô combien honorifique. Quand il devint plume occasionnelle, il déclara avoir organisé en famille une fête d'enfer. « Il continua à s'accrocher et il fut promu bientôt plume régulière. Il ne comprenait pas trop le rapport entre cette référence purement administrative et la chose artistique qui nous réunissait sur le forum. « Et puis, et j'allais dire déjà, il devint plume habituée. Il n'en connaissait pas trop la signification, sinon que ça en jetait un max. Ils se sont gorgés de Picon Bière en famille. Désormais, il ne rêve que de troquer sa plume au cul de fantaisie pour une plume dorée poétiquement plus sérieuse ! L'inspectrice Milouze, qui notait toutes ces informations, ferma son calepin et incidemment lâcha : — Il n'a pas écrit un truc sur la Verge Marie ? — Oui, une belle saloperie qu'il pense publier d'ici peu dans une sorte de folie offensante à l'égard de certains de nos membres pour qui la beauté est un tabou et comme un avant-goût du Paradis sur cette Terre. — Était-ce une raison pour le tuer ? lança sournoisement Milouze. L'Administrateur décela aussitôt le piège et réclama son avocat. La Milouzette éclata de rire : son suspect avait trop vu de séries policières américaines ! À Suivre (en fonction des retours !) *Lire sur cette agora la première enquête de l'inspecteur/trice Milouze : Belle, l'Andalouse de la CIA.

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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