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  1. Frédéric Cogno

    Nuit

    Il se fait tard, la source enfante le ruisseau, Et l'étang, orphelin, prend ce tuteur sauvage Tel un embryon noir enlacé de roseaux. Noctambule, l'aulne parraine le présage Tandis que s'évase l'homélie du crapaud Dans le balbutiement des lugubres remous. Non loin, comme un écho, par des airs odorants, Bruissent les filous, les fifres forestiers, Incantations feuillues des mirlitons chantants; Le chantre rossignol, ménestrel inspiré, Rassure la menée d'un jeune cerf méfiant Pendant que les bois morts font du chantage aux loups. La troublante forêt réunit les sylvains Au pied d'un très vieux chêne enchâssé aux aïeux, Près d'un rond de sorcière ils vont main dans la main, Danser tout barbouillés de champignons gris-bleus, Fardant les ténèbres d'une moire d'étain Pour la farandole des rats et des hiboux. J'ai les sens ahuris, j'aime l'ivresse obscure, C'est un colin-maillard avec l'antre infini; La douce nuit m'étreint, d'un baiser me susurre, Sous l'aisselle d'Orion sa complainte enfouie, Son doute originel et son autre blessure Chantés par les poètes et les pauvres d'esprit. Alors que toi, tu dors. La nuit loue tes soupirs Comme une jolie fée en docile menine. La fenêtre ouverte pour les anges à venir, Tes longs cheveux de fièvre avec le vent peaufinent Les parfums dénoués qui s'en iront mourir Sur le toit des collines où la lune sourit. Le songe costumé te prendra par la taille Pour une nuit d'amour sans aucun candélabre, L'ombre caressera tes émois en écailles Qui sans fin brilleront comme l'éclat du sabre, Invitant tes fantômes à de tendres chamailles, J'en serai le témoin sur ta couche fleurie...
  2. Afin que tu fusses la seule Afin que tu fusses la seule dans mes yeux, je voudrais oublier toute image, marcher en aveugle, les paupières closes, la canne blanche des souvenirs érigée dans la mémoire. Je voudrais masquer au monde mes phalanges aux tiennes pareilles, toi qui sais le tremblement des feuilles mortes sur tes paysages nus. La survivance de mes mains réveille les climats calmes sous l’hiver corporel. Toi dont les perce-neige en fourmilières traversent la chair, dont la mouvance prépare l’orage à l’outre horizon du silence... La grisaille douce du silence où les mots se libèrent de l’objet qu’ils désignent. La seule exigence est musicale, à l’heure où les mots meurent en syllabes sous l’inflexion de ta voix. L’âme en flammes nuance des ombres, quelque part, entre tes yeux de ciel, le galbe délicat de tes seins. Toi, toujours, dont les colombes chantent à peine, nidifiant dans le creux de mes mains. Femme de nacre à la source aurifère où je trouve cet hors du temps, soudain perçu. je tire les amarres, maudissant l’ancre qui nous tient encore à la muraille du monde. Femme naissante, tournée comme une aurore sur mes yeux en pluie, ta beauté ineffable colore de pourpre les ruches, encercle d’or mes abeilles bruissantes. Tu reviens, nageuse, à la surface des draps, fuyant le tourment du sommeil, accrochant tes gestes aux rives de mon île, ivre encore des fleurs d’alcool au jardin sans arbre, nue comme ta véracité !
  3. Mohè

    muette

    je n'ai plus les mots pour te dire quel soleil s'est éteint il a suffi d’un courant d’air pour que file ma mémoire paumes ouvertes je suture mon pauvre ciel d’onguents de rêves, d’épingles de pin raconte-moi encore le goût qu'avaient les mûres sauvages le ciel polisson, la tristesse des nuages j’ai perdu le refrain je n’ai plus les mots pour te dire je n’en ai pas besoin le vieux monsieur porte une casquette c’est l’époque des cerises mon visage a vu fleurir de multiples sourires malgré le rude hiver et les pousses de pluie raconte-moi encore l’odeur du soleil quand il danse sur ta peau les orages déçus, la tendresse d’un mot j’en tricote un refrain
  4. Gabriel Montigny

    L’Écume du Café

    La route filait droit dans la brume Sur le cd Pablo Casals jouait Une suite de Bach Et son jeu âpre et désuet Ardent comme un soleil catalan Embaumait mon matin Les arbres déchiraient la soie laiteuse Comme des figures de dragons Couronnés d’incertain Vieux, aussi vieux que danse le monde Menaçants des racines jusqu’aux cimes De manger le ciel Les mains crispées sur mon volant Je regarde. Pourquoi ? Pourquoi faut-il incessamment Que je voie le réel Au prisme des mots Et que ces mots trahissent ? A-t-on jamais entendu une musique embaumer ? Un jeu de toucher Un jeu de violoncelle Peut-il brûler ? Quelles peurs m’inspire l’état des choses Sur cette route Ce matin Tous les matins Pour que m’ effraye la réalité ? Ne puis-je voir dans cette route Rien d’autre Qu’une route ? Un ruban d’asphalte ? Au lieu du chemin d’un destin Les métaphores me mangent la tête Jusqu’à la folie Dès le matin, dès que je m’éveille Ma tasse de café Vide Est le cercle fermé de ma vie Où ne subsistent que les traces brunes L’écume Sur les parois Du breuvage englouti… Impossible de me raser Sans que le miroir Ne réfléchisse Impossible de regarder sans cadrer Impossible de parler sans construire Impossible de penser sans imaginer D’imaginer sans créer Les mots sont des images Les images, des mots Il faut composer Organiser le monde Emprisonner le réel dans une composition Pour quelle illusion ? Qu’importe puisqu’elle est partagée Et naît d’un clavier Jusqu’à toi Qui lis Et entres Dans ma tête Mais tu n’y percevras rien Que tu n’y apportes…
  5. Carine

    Rêveries

    Dans cette seconde qui s’éternise Passablement blessée Dans cet instant qui me chavire Soudain ravissement Il est une aile qui m’électrise Celle de l’oiseau lové Dans les branchages de notre vie Que nos mains tissent, souvent Puisqu’il m’est souvent insensé D’apaiser mes terreurs De t’offrir sereine un baiser De quitter ma torpeur Alors viens Aime-moi encore répare les miroirs brisés arrose chaque jour les fleurs Ramasse ce grand fracas silencieux et fait de tout ce désordre Un abri

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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