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  1. Dans le château de nos promenades improvisées, Aucune herse ne pouvait éventrer nos pas, Ces pas qui embrassèrent tant de pièces. Souviens-toi de cette cellule toute de lichen, De ces algues pourpres caressant ta peau De ces oraisons marines dorénavant stagnantes. Rappelle-toi ce petit salon tapissé d'aubes. Tu voulais y peindre la mer et ses exils infinis, Mais ni tes mains ni ton regard ne savaient dire. As-tu oublié cette salle aux arches voûtées ? Entre tes lèvres mortes, les mots bâillaient ; Tu mâchais et recrachais des heures rancies. Enfin, as-tu souvenir de ce donjon perdu ? Nous y tisonnions nos chairs encore vivantes. Il ne reste plus que des squames mémorielles.
  2. La terre s’effrite…lentement (TV Tower Hill, Kabul) Poussières de poussières au cœur de la terre humaine d’hommes poussiéreux fantômes de sables terrestres de terre Habillés de sépia à la terre chargée de tout de rien le temps s’étale entre hier et demain Inaccessible aux yeux voilés pluie asséchée ne voulant pas mourir s’accrochant aux linges blancs aux linges bleus Hommes et femmes femmes et hommes effacés en mouvement cicatrisés de lumière nidifiant l’ombre instable La terre rencontre la terre d’où les mains émergent d’où les yeux s’éveillent Leurs pas progressent et la terre les suit jusqu’à les coucher lorsque leurs âmes fatiguées prient d’arrêter leur errance improbable De venir les délivrer les emporter doucement vers un rêve bleu qui écrirait demain comme le ferait le murmure d’un enfant ouvrant les yeux. Les enfants de terre… (Zanabad, Kabul) Les enfants de terre sortent de terre coulée de lave Maisons cubiques façonnées par la main de terre de l’homme terreux Les enfants de terre naissent en terre Fourmilière vomissant l’humain grouillant dans la poussière de terre Les enfants de terre ont les yeux noirs du charbon qu’ils n’ont pas les mains sales de l’eau qu’ils n’ont pas les tissus usés de la pauvreté dont ils héritent Les enfants de terre sont des petits guerriers de vie Ils portent des fardeaux plus gros que leurs petits corps Ils ont le visage des adultes sourient si peu sont préoccupés Ils faut ouvrir les yeux demain ! Les enfants de terre n’ont pas l’âge de leur jeunesse les enfants de terre ont les yeux tristes de ceux qui se savent damnés Les enfants de terre sont le sel de la vie ils se battent silencieusement loin des bonnes intentions des beaux messieurs au langage policé encanapés dans les salons d’Occident ou d’ailleurs. Les enfants de terre ont faim ; ils ne crient plus ! Les enfants de terre ne communiquent pas avec des téléphones Ils parlent avec leurs yeux aux yeux de leurs semblables déterrant les doutes qui font venir les larmes Les enfants de terre sont des soldats d’Espérance Et les adultes les voient comme des enfants déjà devenus grands eux qui sont hauts comme trois pommes Les enfants de terre sont des filles des garçons Leurs maisons n’ont ni porte ni fenêtre Elles sont ouvertes sur d’autres maisons ouvertes Entre la terre de la maison et la maison de terre il y a les enfants que l’on enterre et les adultes qui retournent si jeunes à la poussière Les enfants de terre n’ont plus de larmes La terre a tout absorbé !
  3. Camine

    tristesse

    dehors il pleut avec des instants - en moi avec des années. et l'air est sombre et larmoie des oiseaux. mon sang a la couleur du marronnier et les pleurs m'embrassent comme un torrent - sans motif. le temps est plus triste qu'hier et la rouille tombe sur moi - leitmotiv.
  4. Stephane94

    effroi

    Les poèmes composant ce triptyque effroi | douleur | espoir ce matin c’est le froid qui l’emporte pourrai-je un jour rouvrir les yeux le ciel a plombé les nuages et les cernes ont fleuri la chambre est grise dehors il pleut la nuit frappe contre les vitres derrière la porte c’est le calme la bouche béante du couloir s’étire vers quelque horizon perdu je ne sais pas si je pourrai marcher un jour

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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