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  1. Il y a longtemps que j’avais le virus, mais cette année, c’était prévu, j’allais mettre les bouchées doubles. Contrat signé avec un ibère émacié qui ne cessait de répéter « Tu moulines (1) ! Tu moulines ! Et tu vas gagner ! », je rejoignais son adjoint, un petit gars rondouillard au sang chaud un peu ibérique, un peu y barrique aussi, avec du bidon mais pas de pot belge ! Le premier janvier, il m’installa du côté de Sète pour vivre en ascète, non pas à sept (on n’était pas des nains), mais à deux, ma petite reine et moi, ma Rossinante flambant neuve de couleur vermillon comme ceux que j’allais désormais engranger. Question régime c’était drastique, oeufs mollets tous les jours, en chasse patate (2), huit heures de rang les mains sur les cocottes (3) et le type au sang chaud derrière qui hurlait dans un porte-voix « Tu moulines ! Tu moulines ! Et tu vas gagner ! » En bon élève j’appliquais je démarrais en facteur (4) et après la musette (5) je serrais la vis (6) sur la plaque (7). Le dimanche, je me pelotonnais sur les routes avec les copains. Je serrais les fesses en serre-file (8) je tricotais (9) sur le plat je les cabossais dans les bosses, et de fil en aiguille, dans un sprint effréné je tirais mon épingle du jeu. Ainsi, à moi les glaïeuls et la gloriole ! Tout marchait bien. Les observateurs parlaient de moi, une pléiade de journalistes zélés me jouaient classé dans les classiques, les plus rompus me prédisaient en danseuse conquérant du maillot rose et m’imaginaient en juillet, solaire, descendant les Champs Elysées. C’est en mars que le drame arriva… Confinés ! Tous confinés ! Plus d’ibère émacié ! Raide ! Plus de sang chaud ! Refroidi ! Et le Tour de France déplacé en septembre ! Mais en septembre moi, tous les ans, je vendange (10), j’ai les mollets qui flagellent, une grappe de varices à l’arrière, et un grand besoin de vacances qui fermente sous mon maillot carmin. C’est décidé, ce matin, je me plonge dans « Les raisins de la colère » pour oublier que cette année je devais gagner le Tour de France ! Petit lexique cycliste pour ceux qui n’ont pas le virus de la petite reine ! (1) – pédaler sur un petit développement. (2) – rouler seul entre deux groupes. (3) – les poignées de freins. (4) – rouler lentement. (5) – le ravitaillement. (6) – accélérer. (7) – le plus grand développement. (8) – en fin de groupe. (9) – pédaler facilement. (10) – ne pas être efficace. Rossinante qui attend la Dulcinée aux glaïeuls ! - Photo Papy Adgio
  2. J’habite un immeuble indifférent Et le voisin devint quelqu’un d’autre Sans que je ne sache jamais s’il le sut vraiment Car il parle de lui : « Le poète ne l’est plus » Et sur l’étagère à la fenêtre Près du tableau à la nature morte Il posa les vers qui le dénoncèrent : Pendant que les restes de notre amour Pourrissent dans mon corps oublié Autour de la table, en cristal fragile Je trinque et tu n’en sais rien encore Au nombre des trois, tu seras la première Et j’écrirai des lettres de corbeau A cet oiseau de malheur, voleur de ton coeur Il sera ce cruel et je serai son bourreau Tu es celle par qui les mots poisons Tombent haut sur mes strophes Branlent bas dans ma tête en tous sens assassine Tu disais blanc, jeudi noir en titre.
  3. Yguemart

    Rimes à rien

    Tourner se retourner s’agiter, agir, bouger puis non, ne pas bouger se poser dans un coin et rêver du soir au matin pourquoi faire ne rien faire que faire quoi moi seul c’est l’enfer les autres me manquent surtout toi l’unique, la sublime, la magique la drôle la séduisante, l’élégante, la céleste la douceur qui affole mon cœur, mon esprit, mes gestes mon ardeur la belle que mes bras et mes mains espèrent l’amour rebelle l’amour révolte, l’amour sincère toujours juste jouir du silence, du vent, du présent de rien se réjouir de se revoir, bientôt, maintenant demain s’arrêter se taire puis rester à terre se lever sans succès et s’élever en pensée
  4. Camine

    Insomnie

    d'habitude je dormais dans sa moitié d'oiseau et je tirais avec le talon des caravanes de rêves dans son vol. maintenant il me serre entre les paupières jusqu'à ce que je coule à travers ses pensées comme un chuchotement. et le blanc attaque les tempes et le noir les pensées.

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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