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  1. Marcelin

    Douleurs

    Douleurs Dans une cage sale Un singe dort Et s'il ne tremblait pas, Je dirais qu'il est mort. Un enfant tend sa main À travers les barreaux. Le singe est dans un coin, Il réprime un sursaut. Le singe ne dort pas Mais on dirait qu'il pense. La tête sous son bras, Il regarde en silence. L'enfant essaie encore De toucher son pelage Mais le singe le mord Et grimpe dans sa cage. Muet et immobile Pendant que l'enfant crie, Il voit la foule hostile Se rapprocher de lui. Un homme vient d'entrer Un fouet à la main. Il frappe à la volée Sur l'animal qui geint. Il gît sur le plancher, Pourtant il n'est pas mort. Le corps ensanglanté, Je crois qu'il pense encore.
  2. Marc Hiver

    Le jardin bleu marine

    On dit que les jardins apaisent les esprits. Le mien sourd d'une guerre où chaque fleur, chaque arbre Se croit beaucoup plus beau et des autres conchie Tout ce qui n'est pas lui d'un silence de marbre. L'aralia tire gueule au gentil laurier sauce, Un cousin en grand froid avec le laurier rose Qui ne supporte pas le temps un peu craignos Sévissant par chez nous sous le crachin morose. Du Marrakech natal, le palmier vit en butte Au chêne raciste que pourtant les poètes Chantent à l'unisson, mais ce gland tant si brut De décoffrage a peur qu'un étranger lui mette. Le rosier se la pète et l'hortensia s'en rit ; L'agapanthe fleurit, mais dans la souvenance Des îles Anglo-Normandes où elle naquit ; Sur le figuier, le merle moqueur fait bombance. Un chat presque sauvage à la soupe mendie Un bol de croquettes, la soucoupe de lait Qu'un hérisson prudent, le soir vers la minuit, Goulûment finira quand le jardin se tait. Du coup et chaque année, espérant enchanter Cette Dame Nature aussi bête que nous, J'organise pour tous ces voisins la journée, qu'ils se rabibochent au concile des fous. Mais dès le lendemain, au lever du soleil, Et la flore et la faune, en leur mesquinerie, Reprennent les armes au grand dam des abeilles Qui subissent déjà le frelon de l'Asie. Alors le poète rêvant à l'utopie, Cauchemarde au réveil qu'une engeance arrogante Prennent le pas sur tous et que son paradis Vire bleu marine, dégringole la pente.
  3. Eathanor

    Un jour sans doute

    Un jour sans doute, tu me diras tous ces secrets Ces épines de vieux pins cachées sous la langue Ces surgeons endormis sur des rêves ébauchés Ces cieux écartés par la folie de tes doux larcins Ces terres limoneuses figées dans les mots tus Un jour sans doute, tu me mèneras dans ces climats Ces champs labourés par l’étrave des amours salines Ces embouchures où flotte la sphaigne de tes promesses Cette tourbe des regrets durcie par un vent nostalgique Ces sentiers chiffonnés à travers des chimères écorchées Un jour sans doute, tu me guideras dans ces lacis exilés Ces sentes de crêtes tendues vers des faîtes éburnéens Ces ventres moussus sur les rivages défaits des voilures Ces festons de frissons sur tes ombres en échancrures Ces creux où se dépose la suie des quotidiens calcinés N’être plus que l’ombilic de ton nom, un jour sans doute.
  4. Lina

    Tout un monde

    Tu es mon fleuve qui cogneAux murailles des fjordsTu es ma terre chaudeAu ventre du désertMon ciel de jupons blancsTout froissés par le ventTu es mon vallon tendreEndormi de tiédeurTu es ma forêt d'ambreCouchée de tant de feuillesMa coiffe de canopéeAux balcons oiselésMes plus secrets cheminsD'herbes folles ou de sableMon air bleu plein d'écumeAux heures auroralesMon calme semé d'étoilesBaigné de pure grâceTu es mon haut amourTout un monde en offrande
  5. Carine

    Idéal

    J’ai compté les jours me séparant de toi J’ai coché les absences et les heures de joie Mes calculs sont si justes qu’ils ne veulent rien dire En secret je méprise le bonheur qui s’étire *** J’ai voulu conjuguer le désir frémissant De tes lèvres occupées à frôler doucement L’arrondi de mes joues vierges de tes baisers Fiévreuse et pathétique j’échoue à oublier Je me suis agitée au fantasme fugace De ma main sur le front d’un marmot inventé Je l’aurais cajolé lorsque l’enfance s’efface Mais l’espoir de sa vie j’échoue à l’oublier Ecrire me fait si mal, je n’ai jamais su peindre Même le triste clown ne trouve aucune beauté A chialer comme je chiale et à m’entendre geindre Coincée dans mon chagrin j’échoue à oublier Debout les bras ballants, à contempler, hagarde Dans le jardin d’en face une gouttière rouillée Le chat gourmand contemple les mésanges qui bavardent Elles disent que je mérite d’échouer à oublier Je n’ai pas réussi à hurler ma détresse Alors je t’ai tué, toi qui dans mes pensées Devais sauver de l’ombre ma chétive tendresse Au moins l’amour qui meurt je ne veux l’oublier

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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