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  1. Jean-Baptiste Fouco

    Les Mots

    Les Mots Je te dirai les mots fleurisseurs des rêves Dans les baisers mouillés des nuits qui s’éparpillent Je te dirai les mots des caresses perdues Des langues qui se plient aux matins d’abandons Je te dirai les mots égarés dans le noir Lorsque la chair se tord sous les préaux du temps Se foutant de la mort et de l’amour peut-être Se foutant de la vie qui toujours fout le camp Je te dirai les mots qui se vêtent de brumes Dans les heures de grisaille quand les cœurs se désapent Sous des lunes trop froides qui font trembler les corps Et que la peur revient comme une chanson triste Je te dirai les mots qui dansent et qui respirent Prenant mélancolie en gage de je t’aime Balançant aux orties les gris du désespoir Les mots tisseurs de vie enchanteurs des soirs...
  2. Eau de brume

    Le dernier fleuve

    Voici le dernier fleuve son âge se compte en épaves mais trop haute la rive pour remonter les étoiles du fond de l'eau Las, nous allons à pas de fantôme vers le sommeil de nos ombres mais quel but sinon d'atteindre l'orée de la forêt qui s'enflamme Cette nuit où l'hiver s'impose à nos rêves sans escales la prière du pauvre imite l'écho de nos mensonges infâmes
  3. Aubussinne

    Chaque aube

    Chaque aube, je m’en vais et veux quitter le tracé des rivages ne plus guetter que l’ombre le frais, le froid, l’embryon des nuages. Je fore depuis longtemps les empreintes de pas pour en quérir au fond une auge, une source et y puiser la goutte qui ne se montre pas plus Mes mains creuses sèches ne portent rien aux lèvres s’ouvrent en abandon aux nuées évanouies d’éphémères sur la matière en feu. Comme le dragon blessé, je ne fais plus d’orages, espère mes éclairs ma foudre, mon tonnerre pour secouer les ventres. Mon esprit rôde, cherche le linceul vert de haut en bas et gémit sans sommeil traqué par l’aiguillon sans secours de la nuit ou de la lumière fraîche. Dans les eaux du ru ne vit plus que l’absence du filet de la source ne traînent plus que les eaux asphyxiées par l’humeur jaunâtre du sein amaigri de la mère épuisée. ______________________ MM / 10 2019
  4. Quand il pleut je suis bien, pour un peu j'irradie D'une joie sans pareille au goût sur de prunelle ; Si toi la feuille morte, au détour des venelles, Tu me sarabandes, je crois au paradis. Eh ! grand vent de noroît, ose te déchaîner ! J'avoue que ce bonheur de l'automne me comble. Pécherai-je les mots et du chevalier l'omble, À griller le poisson sur la bûcheminée ? L'automne est l'antichambre où l'on attend ravi La saison des amours bien au chaud sous la couette ; Saison de mort aussi pour ceux qui s'y ennuient. Car l'amour et la mort n'espèrent que l'hiver Qui de vie à trépas au gré de la girouette Enfante le printemps au tintouin de ses vers.
  5. Gilliatt

    Le bateau fort

    Dans une anse, ignoré, s'ennuie un lourd géant, Un très vieux cuirassé aux victoires oubliées. De ses poumons déchus, ne sort qu'un peu de vent, Des puissances passées, sa mémoire est hantée. Son âme de métal, en ces lunes fatales, Commet la transgression. De l' acier en fusion, Rougeoie à fond de cale, et coule entre les dalles. Par son sang de dragon, il fait Incantation. L'énorme bâtiment s’arrache du Néant, Et convoque la vie en toutes ses parties, Ses chaudières de Titan plus rouges que le temps, De vapeur font vibrer ses plus lointains conduits, Alors sans équipage, Hypérion d'un autre âge, Oublié des humains, vers son frère Océan, Se tourne, face aux vents, remonte son mouillage, Ancre noire qui revient, à l'écubier béant. Ses quatre lignes d'arbres, lentement, sans palabre, Aux hélices redonnent, les remous qui bouillonnent, Sur les premières vagues, le grand navire se cabre, Son étrave abandonne moules et gorgones. Chaque boulon palpite à la vie interdite, De ce navire rebelle aux occultes rappels, Vers le couchant il glisse en sa course maudite, Flancs aux rouges ocelles, élan surnaturel. Il revient du passé, puissances déchaînées, Et accélère encore, donnant chasse à la mort, L' Océan étonné, dans la nuit effarée, Aura vu fuir la mort, devant le bateau fort.

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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