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  • Le hiatus

     

    Définition du dictionnaire déjà référencé : n.m. , (mot lat. : ouverture). 1- LING. Succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes, à l’intérieur d’un mot (aorte) ou à la frontière de deux mots (il alla à Paris). 
     
    Je passe les autres définitions, sans rapport avec le sujet. 

     

    Mot de la même famille : HIATALEAUX : relatif à un hiatus ; d’un hiatus. 
     
    La poésie classique interdit l’emploi du hiatus entre deux mots, car il sonne désagréablement à l’oreille. Il n’est toléré qu’à l’élision du " e ", (voir fiche sur le " e muet "). 
     
    C’est une histoire de bon sens.


    Trouvez-vous joli ceci :

           Il ait été époustouflant…
           Un inconnu nu n’eut aucune peine…

     

    Lisez et riez !
     

    Le hiatus concerne aussi les sons répétitifs. 
     
    S’il est interdit, ou peu recommandé sauf si l’on veut produire un effet humoristique, entre les mots, il est autorisé dans le corps même du mot : comme hiatus, par exemple, ou encore aorte, avoué, etc... 
     
    Le hiatus est également admis après une interjection.

     

    Après l’emploi de la conjonction "et", malgré que ce mot se termine par une consonne, il faut la considérer comme étant une voyelle, donc il ne faut pas qu’il soit suivi d’un mot commençant par une autre voyelle. 
    En clair, on n’écrira pas : "et alors" mais plutôt : "et pourtant...
     
    Cette règle, n’en doutons pas, n’est pas évidente à respecter…


    Connaissez-vous La cousine, texte de Gérard de Nerval, dernière strophe :

           Et l’on sent en rentrant, avec grand appétit...

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