Nos coups de cœur

Meilleur contenu de la communauté, rassemblé manuellement par l’équipe.

Coursiers écoliers et robots bientôt

Entrecroisent le matin crucial.

Quelques (im)puissants esprits bots

En ponctuent le souffle axial,

Happé (s) aussi par des retraités en cavale.

Leurs traces s’amoncellent au fil des moments f(l)ous

Des rebus joyeux profilent en bas de leurs ébats

Épars au royaume hagard

Des velléités sans le sou.
  • 2 réponses

SOLARIUM


 
Comme d’un volcan au ventre gonflé de laves ivres,
Méfie-toi du crâne bouillonnant à mille acides !
Quand les poisons des digitales transitent au corps,
Ses fumées marquent l’âme de longs orbes de soufre !


 
Voit plus loin que le charivari des dionées
Aux sourires saturés de mouches de lumière !
Portées par le roulement des tambours germaniques,
Elles se gonflent et sécrètent du vinaigre de miel !


 
Fuit l'écho fatigué des bamboulas fantômes
Qui balance, par paquets, les clusters sur orbite !
Un résidu spatial oscille selon l’aimant,
Du vomi d’étoile souille le corbillard des anges !
  • 1 réponse

Parfois je crois ranger au fond de moi-même,
Au bout d’un grand escalier des mortes saisons,
Un ciel bleu, un volet que l’on  referme,
En criant dans d’étranges silences, ton nom.
 
Puis je vais, timide, en l’air secret du jour,
En  disant que la nuit, le jour, se ressemblent,
Que le vent malin, emportant les amours,
Ne viendra pas là où nous marchons ensemble.
 
Mais de nouveau, lorsque parait la lumière,
Ce matin dont la robe s’endeuille des heures,
Je sens l’affreuse torpeur, son œil sévère,
Et je m’enferme en  de vieilles douleurs.
 
Parfois je crois ranger au fond de moi-même,
L’enfant nu qui ne voulait pas d’un éveil,
Ce gouffre d’où je viens, où je vais mon terme
Et l’ombre se penchant sur tous mes soleils.
  • 3 réponses