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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 10/14/2019 in Posts

  1. 10 points
    L'eau nue bleutée me grise m'enveloppe lèche ma peau mon corps glisse et se laisse couler au fil de tes mots les algues frémissent ondulent s'étirent lascives et légères cheveux de sirènes qui m'accrochent sous la caresse de l'eau qui brasse embrasse baiser mortel Eclaboussés d'écume ensemble enlacés nous dansons inexorablement vers le fond
  2. 8 points
    Le soleil a germé Dans ma voix un matin J'ai grignoté les ombres Seule, un couteau à la main Humant l'air du soir ; j'ai compris Le silence et la lune La perte et l'oubli Éperdue de moi-même Quand l'amour s'est enfui
  3. 4 points
    Oyez gentils messieurs , oyez mes gentes dames L'histoire d'un macho de campagne, D'un phallocrate des bois et des prés Auquel le conteur refuse de s'associer. J'ai honte de vous la narrer, car moi, Le troubadour de l'amour courtois, Je sais combien nos douces et tendres amies Aiment dans la chose un peu de poésie. Lui, le rustaud, devant un corps gracile Se voyait déjà, sans autre codicille Et forme de procès, le mettre sur son bout. Avec amour, cela ne rime pas du tout ! Jamais il ne roula une pelle, mais se prit des râteaux Accompagnant le son de ses appeaux, Tant il est vrai que les filles ne se détendent pas À l'écoute du chasseur sur sa proie. Heureusement que le bon Dieu Veille à ce que chacun dans la chaleur du pieu Puisse danser le guilledou Et faire grincer du lit les lattes d'acajou. Oh ! Elle n'était pas bien belle La Marie-Thérèse qui vivait pêle-mêle Avec sa tribu de tant de frères et sœurs Mangeant sur le bon pain un baratté de beurre. Aussi rêvait-elle le soir sur son bat-flanc À un homme direct, sans faux semblants, Qu'elle aspirerait dans son trou Caché par la nature ès touffe de ses poils roux. Je m'en excuse auprès d'icelles Attendant le prince charmant qu'elles Imaginent poète susurrant à l'oreille Les mots suaves de miel, bourdonnants de l'abeille. La Marie-Thérèse, bestialement, sans gel aucun, Accueillit en son antre le bout du Germain. Lui pensa sans vergogne l'avoir niquée ; Et elle, comme une andouille, de l'avoir enfourné. Mais dans ce sordide malentendu Au cœur de leurs sauvages tête-à-cul Ils gueulaient, c'est pas Dieu possible, comme des gorets Qu'on eût gavés de glands et d'aigre petit lait. Comme vous cette engeance me dégoûte ! Pourquoi de mon cerveau, jusqu'à la dernière goutte, Tirer des vers à la métrique amère Servant des souvenirs dont je ne suis pas fier ?
  4. 4 points
    Si j'étais Dieu je caresserais les nuages, Consolerais le diable au plus fort de la nuit Quand il pleure sa transe et que je lui souris Entouré de saint Pierre en son aréopage. Une araignée céleste au fil d'évanescence D'une toile d'azur enchanterait le ciel, Vibrato de l'aulos, flûte providentielle, Sous une pluie de fleurs en leur divine essence. Un rouge-gorge vif me suivrait pas à pas Et dégusterait à la fortune du pot Des vers luminescents qui ne sont jamais trop À aérer la terre au jardin d'ici-bas. J'abdiquerais mon trône et son monothéisme Sans regret superfétatoire en me disant Que la vie avec toi au risque des vivants Vaut bien de sacrifier ce superbe égoïsme. S'il faut parler de mort, nous irions tous les deux En Afrique, au cimetière des éléphants Qui garderait mémoire auprès de nos enfants. Et s'ils nous oubliaient, n'y verrions que du feu !
  5. 3 points
    Grand père Cet arbre figé à l'automne, Saura-t-il renaître au printemps, Ou restera-t-il labyrinthe inachevé, Les branches en filtre-ciel. Grand père est assis, Les épaules basses, Comme sous la sérénité d'une évidence, Penses-tu qu'il sera debout, Pour ton prochain anniversaire? Ou qu'il restera assis, La tête lourde, Sous l'évidence de sa vie presque achevée. Comme une vague s'échouerait, Son regard déposé sur la fenêtre, Se perd dans ce rideau de bois, Sa cabane de vieux jours. Le filtre-ciel semble apaiser ses pensées lentes. Grand père vit au rythme des bourgeons, Des feuilles mortes, Attendant la dernière chute, La plus douce, Celle dont il ne saura se souvenir.
  6. 3 points
    Bien plus fort Qu’un coup de fouet Le ciel s’obscurcit Sur les semailles De l’automne La solitude du ciel N’est que chimère Pour les hirondelles Esclaves des voyages à venir Nos prières s’obstinent Pour combattre le feu Et dans le silence Faire de l’onde Un spectacle L’angoisse n’est plus pour demain Demain les grappes en sommeil Ne seront qu’espérance Guirlandes de lumière Et source d’harmonie.
  7. 3 points
    Tu me parlais des cerisiers sauvages dont tu guettais les premières fleurs, dès que tu en apercevais une, tu prenais ton sac à dos rejoindre le chemin qui devenait blanc avant la fin de la soirée et puis, tu as grandi, tu es venu creuser la rivière qui recevait leurs pétales, tu as pris tout les graviers, tu as taillé le rocher, tu as déplacé le courant, tu as détruit les regards amoureux, tu as coupé les cerisiers, les parois de ton intérieur se sont habillées de machines croqueuses, dévoreuses, hautes et géantes, mais ce matin tu te souviens, à fleur de peau, les parois que tu croyais solides craquent, s'effilochent, une vieille peinture écaillée, les cerisiers refleuriront si tu reviens vers eux.
  8. 2 points
    Lovées dans les marais Aux cauchemars englués Serpents sifflants, savourant Les hurlements des damnés, Nous déchirons les rêves De nos crocs acérés, Nous pétrifions les chairs Par nos regards, horrifiées. Nous sommes filles de Lucifer, Orgueilleuses gargouilles Que sculptent les vanités. Hérissées de vipères, Ivres de volupté, Jaillissantes des enfers, Jouissive cruauté, Nous terrifions les tornades, Affolons les ménades, Miroir des ténèbres De l'humain son reflet. Nous sommes filles de Lucifer, Orgueilleuses gargouilles Que sculptent les vanités. https://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/caravage/tetedemeduse.jpg
  9. 2 points
    Je suis allée là-haut dans les champs voir les nuages, les troupeaux de nuages roses – et le soleil se couchant. J'étais heureuse au début. Ça sentait le blé coupé et les fleurs un peu plus fanées que la veille. Silencieuse, je contemplais les oies sauvages. C'est à ce moment que, le coeur gros – comme s'il était en pierre ou en cage – je me suis sentie vieille – parfois c'est trop le monde. On s'y fracasse l'âme. J'ai murmuré dans la lumière Où est ma place ? Où est ma place ? Et malgré tout, le monde veille – il entend nos petites prières. Alors le vent, avec sa soie m'a répondu Là ! Dans mes bras. Entre mes mains tu es pareille aux oiseaux, aux arbres nus... Je suis rentrée à la maison en chantant. Pour le vent, pour les pucerons, pour les vaches couleur vermeil toujours triste, oui mais Chantant.
  10. 2 points
    La pluie a la couleur du gris Du jaune transparent Je te sais, là-haut, trôner en maître Et palpitant en moi À goûter la raison ; je n'oublie pas mon être Lune autant que soleil Galet précieux ; pierre polie En couleurs je vois le Monde Et je te vois aussi Frère, soeur, ou ami Pardonne mon tranchant ; écoute mes silences Et je me fais douceur Dans ta main, je me repose Loin des affres de la peur ; je contemple ton âme J'entends pulser ton coeur Je ne joue par pour gagner ; j'apprends aussi à perdre Chaque jour goûte le rêve Et si ma solitude éclate parfois en pleurs C'est que je t'aime Sans connaître ton nom. S.N 16/10/2019
  11. 2 points
    Dans la cour de récréation de tes poèmes Espiègles complices, la Mort et la Vie Jouent avec toute la légère insouciance Des enfants ivres de l’instant En subtile magicienne De la musique des mots Tu t’éclipses dans tes ellipses Infatigables Inépuisables Personne qui sache mieux que toi Suggérer Juste ce qu’il faut Puis s’absenter Avec une élégance Sans égale
  12. 1 point
    Quand il était enfant sa mère lui avait appris qu'il fallait être poli et qu'un sourire ne coûtait rien. Il l'avait écoutée. Parce qu'il l'aimait et qu'elle était sa mère. Et parce qu'elle avait raison, un sourire ne coûte rien. Lorsqu’il rencontrait des gens dans les magasins, dans la rue, ou dans sa cage d’escalier, il essayait de se souvenir de ses mots et de sourire. Il le fit d’abord par discipline, ensuite par habitude. Puis peu à peu il découvrit les conséquences de son sourire. Le voisin triste du deuxième semblait moins morose. Il arrivait même parfois qu'il n'eût plus l'air triste du tout. Le petit garçon du rez-de-chaussée s'agitait en spasmes de délice. Derrière le fauteuil roulant sa mère regardait avec bonheur celui qui avait provoqué cette allégresse. À l'âge de dix ans, fort de cette découverte, il décida de sourire avec intention. Il se mit à sourire tout le temps, à tout le monde. Dès que son regard en croisait un autre, une onde le traversait. Elle prenait naissance dans son estomac, montait le long de sa poitrine, grimpait sa gorge, puis relevait le coin de ses lèvres avant d'envahir son regard. Il souriait jusque dans les yeux. Il se sentait super héros. Il avait un pouvoir, celui de donner de la joie par son sourire. Et la joie qu'il donnait lui donnait de la joie. *** Il avait douze ans quand il réalisa un matin qu'il n'avait pas vu le voisin du deuxième depuis quelques jours. Il demanda à sa mère si elle l'avait aperçu. Elle le fit asseoir à la table de la cuisine pour une discussion. Il apprit devant une tartine beurre cacao que l'homme s'était donné la mort. Son sourire n'avait pas suffi, la tristesse l'avait emporté. Il fut bouleversé. Bouleversé par la mort de l'homme, bien sûr, mais aussi par sa propre défaite. Il n'était plus un super héros. Il ne l'avait jamais été. Il se demanda s'il aurait dû faire plus, s'il aurait pu faire plus. Il passa des heures à considérer la chose avant d'aboutir à sa conclusion. Sourire ne suffisait pas. Il fallait aussi écouter. Il se mit alors à écouter tout le monde, avec attention. Rien ne lui échappait. Il fut si bon dans son écoute qu'il devint bientôt le récipient de toutes les confidences. Celles de ses copains et celles de ses amis. Celles des copains de ses amis. Celles des amis de ses copains. *** Avant son quatorzième anniversaire il avait accumulé des milliers de secrets. Il était en possession d'une collection imposante de douleurs, souffrances, frustrations, ressentiments, trahisons, incompréhensions. Il avait aussi appris que les gens n'écoutent pas. Et qu'ils partagent rarement leur bonheur. Le goût de cette injustice commença à se mélanger dans sa bouche aux goûts déplaisants de tous les secrets dont il était le gardien. Il fut de plus en plus souvent pris d'un intense besoin de tout recracher. La colère s'installa. Il arrêta de sourire. Il arrêta d'écouter. Peu à peu il perdit ses copains et ses amis. Ou peut-être est-il plus juste de dire que ses copains et ses amis le perdirent. Peu importe en fin de compte, il les avait perdus et il était perdu. Il avait appris que ce qui semble vrai n'est bien souvent qu'une illusion. Que ce fil qui le liait aux autres n'existait que dans son imagination. Que les mots mentent. Il était à présent seul, seul avec tous les secrets. Il n’alla plus en cours et sa chambre devint une chambre d'écho dont il ne sortit plus. De temps en temps la pensée l’effleurait qu’un jour peut-être il rencontrerait quelqu'un qui lui sourirait et qui l'écouterait. Bientôt. Il fallait que ce soit bientôt. Mais bientôt ne vint pas. *** À l'âge de quinze ans il décida de se débarrasser des secrets une fois pour toutes. De se débarrasser du mauvais goût qui envahissait maintenant complètement sa bouche. De s'alléger. Il trouva dans la table de nuit de sa mère un petit flacon de délivrance. Il avala les cachets d'apesanteur un à un, il s'allongea et il attendit. Il se dit qu'il n'avait que quinze ans mais qu'il savait déjà. Il savait que l'espoir est une sale chose. Il savait que rien n'est vrai que ce qui dure. Il savait que rien ne dure. *** Il se reposait dans la chambre d'hôpital quand elle tapa à la porte. Elle entra doucement, s'approcha du lit et s'assit en silence sur une chaise. Les mains croisées, les yeux baissés, elle attendit qu'il lui adresse la parole. Il l’observa attentivement. En la détaillant sans mot dire il se rendit compte qu’en dépit des heures passées en classe avec elle il la voyait aujourd'hui pour la première fois. Il n'avait jamais croisé son regard. Elle n'avait jamais partagé avec lui ses secrets. Il réalisa que personne ne la regardait jamais. Après quelques minutes de silence il la remercia d'être venue le voir. Elle lui répondit qu'elle regrettait de ne pas être venue plus tôt, chez lui, avant tout ça. Il essaya de la rassurer en lui disant qu'elle n'aurait pas pu savoir, qu'elle ne le connaissait pas. Elle lui répondit qu'elle savait. Qu'elle le connaissait. Qu'elle avait vu. Qu'elle voyait tout. Puis elle lui sourit, d'un sourire qui sembla jaillir de son estomac comme une onde et illumina ses yeux. Et il se mit à tout lui raconter. *** Quand il se retrouva à nouveau seul dans la chambre après son départ il ne put cesser de repenser à sa visite. Son image lui semblait comme gravée sur ses rétines. Ses mains croisées. Son regard baissé. Puis son sourire. Son sourire. Son sourire. Il se dit qu'il avait quinze ans mais qu'il ne savait rien. Que l'espoir n'était pas vain. Qu'un moment pouvait être vérité. Que peu importait sa durée. Il avait quinze ans et il la voyait. Elle avait quinze ans et elle l'entendait. Ils pouvaient avoir quinze ans ensemble. Il n'était plus seul.
  13. 1 point
    _ Elena Volovna voulez-vous m' épouser ? ( l' éthylisme amoureux aujourd'hui me rend ivre ) mais un triste détail vous interdit de vivre : sur votre jolie bouche une mouche posée La femme du portrait dés que le jour se lève promène son fantôme au milieu de mes rêves et une apparition nébuleuse et liquide vient compliquer ma vie d' un songe extralucide Peu à peu me gagnait cette absurde vision qui plongeait mon esprit dans un grand désarroi; son souvenir glaçant menaçait ma raison tant son étrangeté m' avait saisi d'effroi Dans les rues du vieux Prague nous étions égarés Des nuages flottaient sur les toits de la ville et au bleu succédait une nuit empourprée, qui constellait d' éclats les rives fluviatiles Des miroirs scintillaient, façades lumineuses Leurs œillades terribles étonnaient nos prunelles, ravies de ces chimères aux clartés prodigieuses mais la nuit nous happait, possessive et charnelle * Cette nuit liquoreuse arrachée à l' ivresse découpe au clair de lune des îlots de toitures qui tournant vers le ciel leurs sombres écorchures baignent mon cœur de leur insondable tristesse. Poème offert à @Charles Boveaud
  14. 1 point
    Un bien beau poème qui renvoie à la douce nostalgie de l'enfance
  15. 1 point
    J'ai repris le ciel, il était vide et les étoiles pleuraient, ma mémoire est vieille et mes souvenirs blanchissent, il devait y avoir du bleu et aussi du rose, des arbres allongés dans l'herbe, des superpositions pour les années qui passent, une Terre qui tourne et des images qui brillent, c'est le soleil qui se cachait derrière, j'ai repris le ciel quand il ne restait rien et les étoiles scintillaient dans leurs reflets de larmes, mes mains sont vieilles et mes rides s'épanouissent, il devait pourtant y avoir du bleu et aussi du rose, des feuilles quand la saison était chaude, des envies pour les années à venir, une Terre qui tourne encore et des images qui s'unissent mais, ce n'est pas le soleil qui se cache derrière, je ne sais pas ce qui se cache derrière et si je tremble, je m'approche, si je me retourne, je vais entendre, un froissement sûrement, mon genou fléchira et mes doigts gelés ramasseront dans le bac à sable l'étoile qui m'a vu naître, c'est le ciel qui me reprend.
  16. 1 point
    Marc Hiver, un Boccace d'espèce.
  17. 1 point
    Original, ça prend aux tripes un peu comme dans un mauvais rêve inversé. Bien joué.
  18. 1 point
    Une atmosphère dérangeante flotte au-dessus de ces lignes. Ajoutons un cela un soupçon de mystère et tout est là pour me plaire.
  19. 1 point
    La mort et l'amour, l'amour et la mort. L'inévitable destinée de celui qui succombe.
  20. 1 point
    Bravo, j'adore cette mise en garde sans détours, c'est tranchant et admirablement bien écrit !
  21. 1 point
    @Jeep, Pirotte et Jeep, ce sont les Boileau-Narcejac de la poésie ! Et hop ! Un coeur pour les deux.
  22. 1 point
    Toujours est-il qu'avec ce tintamarre, ils ont tous fini au violon.... et que j'ai failli en pisser de rire ! Bravo l'artiste.
  23. 1 point
    Et ces quelques lettres dessinaient le portrait d'un oiseau ? J'ai lu plus haut que la fin était superbe : je confirme.
  24. 1 point
    Il ne reste plus qu' à enfourcher les tonnerres a nus et ne pas craindre le rodéo des audaces frivoles.
  25. 1 point
    Si la lune était une ouverture elle serait un judas.
  26. 1 point
    Bonjour Mireille Sélectionner un passage aurait été réducteur pour dire combien j'ai aimé ce poème dans lequel j'ai retrouvé votre rapport profond aux éléments et ce besoin de faire corps avec eux.
  27. 1 point
    Poème de chérubins!
  28. 1 point
    Quelques beaux vers( sans que les autres déméritent...) me rappellent Apollinaire et son célèbre Pont Mirabeau!
  29. 1 point
    Inquiétant, trouble, un poil macabre sur la fin...en tout cas ça finit mal !
  30. 1 point
    C'est souvent ainsi avec la plume espiègle, on la mène au début, puis c'est elle qui conduit !
  31. 1 point
    Eh bien qu'ils les accordent, leurs violons !
  32. 1 point
    Ça ressemble à un terminus un soir d'orage sans lumière. Mésaise ! Passons vite à autre chose...
  33. 1 point
    Le bourreau: Taisez-vous mon enfant! silence! Pourquoi répudier vos poèmes? Vous avez tort, frêle patience, Cherchez, insistez, osez même, J'ai beaucoup aimé cette strophe qui nous rappelle que dans la création poétique, comme dans toute création artistique, il faut se montrer persévérant. Cultiver la bienveillance envers soi-même. Nos poèmes sont forcément d'un niveau de réussite fluctuant. L'essentiel est d'aller de l'avant, en gardant la flamme intérieure.
  34. 1 point
    Elles partent de la terre et rêvent de ciel et de conquête, j'adore cette image. Une opposition parce que la personne qui le porte a ce quelque chose qui parle à l'autre, a quelque chose qui rend amoureux parfois. J'aime cette tournure.
  35. 1 point
    Un très bel exercice poétique.
  36. 1 point
    Au cœur du jardin arc-en-ciel Où se blottit la maison blanche Planent un doux parfum de miel Et le silence du dimanche. Derrière les fins rideaux soyeux L’enfant-porcelaine s’endort. Une cascade de boucles d’or Protège ses rêves joyeux. Des pétales de lumière Glissent sur ses joues de velours Puis sur le livre de prières Gardé en main avec amour. Dans cette pénombre bleutée S’élève un parfum de rose, Offrant une ambiance sacrée À la petite chambre close. Récit-guimauve au goût de miel Pour fuir la terre et ses tourments. Petit mensonge pour croire au ciel Et m’y baigner paisiblement. Ainsi, Dans la petite chambre close Disparait la marche du temps Et un soupir au parfum de rose Brise mes chaînes et mes tourments.
  37. 1 point
    @Aubussinne, @Mohand, @Nomal' sland, @Loht, @Marc Hiver, @Joailes, @Frédéric Cogno, @Eathanor, merci beaucoup pour vos lectures et commentaires. @Diane, de même, et un grand merci également pour la correction, oups
  38. 1 point
    Il existe bien dans un sous-bois s'ocrant de poésies le cimetière des sentiments.
  39. 1 point
    Vision d'un horizon flamboyant dont nous avons effacé a ligne à ce jour.
  40. 1 point
    Magnifique texte, aux mots enveloppant, comme une poésie intemporelle dont l'essentiel est dans le tout, y compris l'invisible. Voyageur poète, animé d'une exigence littéraire peu commune, voilà un bijou de sensibilité aux humanités bien pesées, et qui pour autant, dans sa grande sagesse, met à distance toute forme de condescendance. Bref, un petit chef-d'œuvre pour une grande idée, sur les ressorts créatifs et imaginatifs, d'un lecteur passeur de mots à l'esprit humble. Chapeau l'artiste !
  41. 1 point
    @Pierre, Moi, j'ai aimé ! Que cela soit écrit et accompli ! Et hop ! Un coeur.
  42. 1 point
    Quelque vers au bout de la ligne nous font mordre à l'âme son.
  43. 1 point
    Comme quoi, pour la Vie, souvent les dé ça lent lady.
  44. 1 point
    La poésie politique est une grande tradition, du pamphlet à la polémique, de la satire au grotesque. Ici vous faites place au cri du cœur, avec la justesse des âmes sincères.
  45. 1 point
    Il y a dans votre manière un écho moderne à l'Ecole de Rochefort, ce mouvement poétique un peu oublié aujourd'hui, réunissant des poètes célébrant la nature avec ce gout de la personnalisation dont votre talent se confirme de poèmes en poèmes. Vous avez là ce que l'on nomme une veine!
  46. 1 point
    J'ai marché là-haut dans mes montagnes et ai rencontré Augustin assis sur le caillou tout chaud. Grelotant de chaleur , il s'était mis tout nu, n'avait pas une goutte de source, prêt à boire l'eau de tout son corps. Il ne pouvait plus parler. Je l'ai descendu sur mon dos pour vraiment le sauver. Il a pu me dire à demain.
  47. 1 point
    Vous nous racontez l'été assourdissant mélangé au printemps et toutes les bestioles nous font du en même temps ! Rendre les fourmis cigales est une révolution ! La fraicheur a tout calmé, on n'y survivrait pas . Mes marguerites n'ont plus de cœur ni de pétales ! A plus tard pour le prochain bourgeon.
  48. 1 point
    Un jour il murmura « Je m’en irai demain. Aujourd’hui c’est trop tôt, je ne suis pas certain de tenir sur mes pieds, de pouvoir avancer, la route est escarpée, je ne veux pas glisser. » « Ma tendre, pars devant, lui dit-il, je ne peux, te faire attendre ainsi ; tu es jeune et moi vieux. Commence donc sans moi et je te rejoindrai ; bientôt je le promets, je te rattraperai. » Puis il mit doucement, dans le creux de ses mains leurs plus beaux souvenirs, leurs espoirs, leurs refrains, les rêves que pour elle il avait pu forger, sûr que ses doigts pliés sauraient les protéger. Alors elle partit, confuse, en éclaireur, explorer d’autres lieux, les yeux teintés de peur. Pour qu'il puisse la suivre, elle se retourna fréquemment en chemin, timidement flâna. Puis enfin, un matin, presque distraitement, éblouie par la force du soleil levant, par les fleurs dans les champs, ou le chant des oiseaux, ou le rire du vent, ou le vert des roseaux, son rythme accéléra. En longeant les buissons, elle entama un air, celui d’une chanson qu’il lui avait apprise, et ses poings desserra, involontairement, lorsqu’elle ouvrit ses bras. Des paumes de ses mains, de ses doigts étendus rien ne put s’échapper, rien ne sembla perdu, et la chaleur du jour qui vint les caresser illumina les mots qu’il lui avait laissés. Les ressentant ainsi imprimés sur sa peau, elle comprit enfin le sens de son cadeau, et jusqu’à son sourire une larme coula. Demain serait sans lui, pourtant il serait là.
  49. 1 point
    Une face et des facettes...
  50. 1 point
    @Thierry Demercastel l'amitié n'a qu'une face, c'est sûr. Elle se regarde en face à face, sans effets de miroir ... C'est rester seul, mais avec quelqu'un.

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