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  1. Jeep

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  4. Epicene

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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 15/04/2021 dans toutes les zones

  1. Elles envahissent les lendemains Les grandes heures désavouées Elles glissent sur les attentes Résonnent en écho sur les adieux Se lovent derrière chaque espoir Et les nuits blanches se marrent Et les jours noirs s’allument Tandis que s’éteignent les sémaphores Tandis que dans les derniers alizés Expire le souffle ténu des naufragés Dans les strates de pensées égarées Des pâles silhouettes se cherchent Bobine usée d’un film en noir et blanc Projeté au ralenti sur le linceul des cités
    16 points
  2. Les accents sont absents de ce dernier sonnet Ainsi partent des toits les belles hirondelles Dans l’ombre de mes vers pour lesquels je voudrais Retrouver le printemps qui me donne des ailes Ce sont d’autres accents que je me suis permis De mettre sur des mots comme une signature Il y a deux printemps lorsque j’avais commis Un tout premier essai pour ma candidature J’appartiens maintenant au forum des Accents Pratiquant le sonnet que je voudrais plaisant Selon ma fantaisie et mon droit le plus clair Je lui dois
    14 points
  3. Dans le chaud de son cœur, un oiseau s'est posé, Ses trilles fendaient l'âme et pleuraient de rosée Sous la forme percale au risque des matins Où la vie se fait rare, amère en son lointain. Son corps brisé gisait sur la glace fondue Dans la mare de sang de ses rêves perdus Un chien hurlait si fort que mes pas m'entraînèrent Dans la boue visqueuse qui recouvrait la terre. J'ai passé mon chemin et je vous prie de croire Que c'était à vomir la vision sans gloire D'un cadavre de peu sur un creux de misère. Je suis rentré c
    13 points
  4. Il se fait là-bas une messe par-dessus les nefs sylvestres chênes charmes frênes pins en transe dansent bras levés en canopée pour acclamer le soleil à la rosace de l’horizon dans le tutti du vent.
    12 points
  5. Le geste en épaisseur perçu de la fenêtre Visage nu tourné vers une image sœur Bifaces aux reflets changeants ou bien peut-être Un message implicite issu de l’intérieur Une toile tendue qui nous dit le mal être Dans un cadre serré où s’écrit le malheur Où le noir abstraction paraît être une lettre Devient une émotion et se traduit en pleurs Dans l’ombre du soleil la méfiance s’installe Et crée l’ambiguïté d’un tableau de de Staël Dont les larges aplats sont autant de questions Et rien ne s’y résout dans la lumièr
    10 points
  6. Espérance Comme une louve blessée J'ai marché sur tes pas Tanière de ta vie secrète Aux lendemains décousus A la dune et l'une troublée Cherchant le feu dans tes yeux Au fond de la discorde inspirée J'ai trouvé bon nombre de tes mots Dans le noir arrogant qu'on oublie Quand tu règnes unique et tranquille. Comme une lune déphasée J'ai marché sur tes traces Et tu erres plus dense et plus vague Dans le bleu incertain et cruel Portant à bras le coeur le crépuscule ardent Et la crainte formelle passive d'étincelles... -Epicene- Avril 2021.
    9 points
  7. Comment concevoir que cette liane souple et obéissante vacille et se renverse branche d'automne à terre fracturée sous des pas d'indifférence Les roseaux toujours fluides ne peuvent s'imaginer raidis non plus que l'éventail déplié d'un vif mouvement du poignet ne s'entend parchemin craquelé que la main arthritique a du mal à tourner Inéluctablement l'enveloppe fière aux gestes surs va se muer en peau de girafe et portera tremblante la cuillère à soupe d
    9 points
  8. Un mot suspendu est tombé à mes pieds il s'est cassé le a il a roulé vers moi en perdant ses r muet est devenu il s'est cassé le u j'ai ramassé les morceaux d'un o brisé j'ai retrouvé le m caché sous l'élianthème j'ai chuchoté je t'aime condamnée anathème et le mot presque perdu s'est lové autour de mon cœur d'autres mots sont venus à petits pas dorés au bout de mes doigts se sont mis à danser comme des asters des Fred Astaire ils faisaient des claquettes avec leurs lettres
    9 points
  9. Sombres les nuages font retraite au plus haut du silence coureurs électriques laissant à nu dans un banc d’azur à fond de plus belle eau un diamant l’étoile
    9 points
  10. Vacillant le paysage ductile Supporte les sourires malhonnêtes Qui calment les douleurs du cristal Limpide à l’ombre de sa brisure Dans les jardins soumis à la discipline des saisons Peu importe le jugement Qui claque les portes des prisons Le sable brûlant sous les pieds Danse dans les forges vives Pour mieux clouer Les épines au cœur Du jour qui plisse l’émail Sans refuge oranger sans ride au coin des yeux Les visages souvent se dérobent et s’essoufflent Lorsque médiocres les souvenirs se faufilent S
    8 points
  11. Un frôlement, un souffle Une muette promesse, l'ombre d'une caresse. Assourdissant silence, Tout commence ! Des mots balbutiés Par des lèvres fermées. L'ombre sur ton visage, Qui vient fermer la page. Tes beaux yeux qui me fuient, Tout fini !
    8 points
  12. Sur ma table s’empilent Moultes anthologies Livres de poésies Remontant à l’an Mille J’y retrouve merveille Des milliers de poèmes Qui de guerre à je t’aime Ont occupé mes veilles Tous les genres et les styles Sévères ou souriants Ambitieux, élégants Fervents, parfois graciles Ils sont nombreux, serrés Comme armée en campagne Vin de soif ou champagne Pleins d’amours ou regrets Mais voilà qu’ils défilent En ordre dispersé Eluard et musset Valéry ou Racine Rimbau
    8 points
  13. Au plus profond des mers dans leurs phosphorescences Où se miraient les yeux des sirènes cruelles, Auprès des vieux galions dans l’or des étincelles Où les algues rêvaient de leur réminiscence, Etait-ce bien ton ombre aux doux frémissements, Qui passait lentement sous l’étreinte des vents ? Dans les vertiges bleus où hurlent les fantômes Des sommets fabuleux, ivres de liberté, Dans les yeux de l’aiglon au sein de son royaume Où passent les soleils des matins enchantés, Etait-ce bien ta voix au charme ensorcelant Qui freinait l’avalanche et domptait les ours blancs ?
    8 points
  14. IV/Les îles Sanguinaires Je poursuis ma route en laissant derrière moi Des gloussements de sang sur le lit des flots froids. Le ciel s’est éclairci et m’entrouvre son dôme Comme un guerrier lassé retirerait son heaume. Le jour mate de peau visite une paillote, La nuit dit au matin : C’est à toi Dom Quichotte ! V/L’île Rousse (Texte déjà posté, mais pour ceux qui veulent le découvrir...) Me voilà ranimé par les brises Pisanes, La mer prend la couleur d'u
    8 points
  15. On avait sur les bras les immondes fascistes Renaissant chaque fois que la paix se profile Toujours prêts à chercher le fil de l’extrémisme Pour enserrer le cou de Marianne gracile. Et voilà qu’apparaît une horreur nouvelle Qui permet au venin la diffusion facile Autrefois la rumeur déjà bien cruelle S’amusait à salir et permettait qu’oscillent Les plus honnêtes gens, devant son vil assaut Aujourd’hui elle s’affirme, prend dans sa bassesse Des aliments fertiles pour ses tristes propos A la lettre anonyme qui cherchait ce qui
    8 points
  16. Je toque à l’encadrure du cuir de ta peau Mais il n’y a personne qui veuille m’ouvrir Je triture des doigts les muscles qui sont clos De ton corps qui s’éperd dans l’énième sourire Je grignote en rêvant au trésor que je cherche Et le temps me regarde avec son œil savant J’avance à petit pas dans ton cœur-monument Sillonne un peu de toi mais ne gagne pas lerche Sans capitulation je balise ma quête Je sens trembler parfois quand dangereusement J’approche du coffret où se cache l’enfant Ton enveloppe grise et ses scellées muette
    7 points
  17. Réveil de bengale aux senteurs inavouées Soleil blanc brûlant de tendresse Peau sur le dos marbré, lézardé Chaleur bruyante, miel de ma jeunesse Calcaires de mélopée Insectes compagnons de mes jours Temps déjà inhabités Où je décidais de rester, sans détour Odeurs fauves et naturelles Yeux collés par le sel se mêlent Griffures sur mes genoux, le houx Pique les rebords de ton cou Reflets de nos ombres entrecoupés par le filet de branches Langueur non choisie, écrasée par l’astre de ce midi Ma tête se repo
    7 points
  18. Avril en Vers Avril négocie ses images mutines Des envies d'escapade dorent mes rêves Dans ce désordre chantant pudique et sucré L'extase saline montre le bout de son nez Elle insinue quelques précipitations Les hirondelles n'ont pas le vol facile L'Iris élégante aiguise la lumière fragile Avril espiègle entremetteur fougueux Crêpe les voiles des nuages indiscrets Mois de résistance en équilibre ailé Les bourgeons corails apercevront bientôt Mai. -Epicene- Avril 2021.
    7 points
  19. sur les plages statuaires les soleils inventés voudraient effacer l’alphabet des vagues je marche sur des traces en un cheminement que la carte mémoire rejoue à chaque aube sépulcrale les mots délités cherchent ma main compagne d’une solitude désirée la mer ne saurait retrancher des souvenirs la clarté du passé le chant amplifié par l'écho laisse deviner le langage des sirènes dans les grottes nuptiales se cèle le pacte de l'amour seul le dieu de la mer me voit et j'erre entre la plage et la roche quête infinie où dans
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  20. En soi Puiser la noirceur Comme on fore Un profond désastre Vers soi Retourner la haine Ménager les origines Croire en la faute Vers toi Lentement vaciller Mourir un peu D’accepter la tendresse En moi Soulager les blessures Les doigts griffés Dans la paume de ta main
    6 points
  21. le ciel est tout barbouillé d'étoiles et son silence coule dans mon cou comme un glaçon qui fond une autre nuit s'éveille née d'un soir et d'un matin jamais je ne fus d'elle aussi près aussi loin le cortège des âmes glisse sans bruit courent de petites lanternes parfumées de benjoin sur l'immense tapis d'occident jamais je ne fus d'elle aussi près aussi loin les flammes de l'enfer dévorent sa robe pourpre la laissant nue ainsi sans pudeur alanguie ses yeux me regardent et m'hypnotisent jamais je
    6 points
  22. La rouge et blanche nappe étalait ses carreaux Sur la tendre herbe verte de ce doux soir d'été. Un instant de bonheur qui nous était donné, A l'ombre des grands arbres qui bordaient le ruisseau. Sur cette basse table, par nous improvisée, Les restes du repas, sous un ciel qui fuyait, Formaient des arabesques finement disposées Que le soleil jaloux lentement nous cachait. Et puis la ronde lune, fière de triompher, De sa tendre lumière venait nous éclairer Opposant au soleil, au coucher radieux, La douceur mystique de sa pâle clar
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  23. La faridondaine, l'est pas faridondon, Elle éponge la peine au son de l'hélicon, Le spleen se carapate aux rimes écarlates Sans souci du vin blanc qui titille la rate. La farigoulette, c'est dans la bouillabaisse Qu'elle chante au matin en remuant ses fesses, Car pour elle le thym se la pète un peu trop Quant à farigouler, il nous prend de si haut. Je ferai l'Occitan avec mon os qui tend De toute sa grandeur, mais doux comme son gland Au pied d'un chêne vert tel un tien vert galant. Que l'âme chante faux si le corps da
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  24. sur les sentiers de brume je guérirai là où les mots redeviennent parole la sylve écoutera les feuilles attiser le langage je plongerai dans l’embrasement de son chant que les runes traceront sur l’écorce des hêtres les mots que ma main esquivait envahiront le silence musical les nuages dévoileront les antiques calligraphies louve en mon royaume je bâtirai le chemin de vie celui que le destin cachait dans l’antre de la forêt seule dans ma demeure je me pencherai vers le cahier de nuit architecte scriptural de mes rêves
    6 points
  25. J'ignore tout du jour qui me porte celui de ma naissance est bien plus clair j'ai glissé jusqu'à lui je suis née très vite comme si j'étais déjà perdue en train de demander mon chemin
    6 points
  26. Avec cette impression de partir en voyage Soir après soir la nuit m’offre un nouveau parcours Pour lequel je n’ai pas à faire mes bagages Puisqu’il ne me faut qu’un billet aller-retour Mais avant de partir s’impose un grand ménage Que tout soit bien rangé pour qu’à l’ordre du jour Je puisse rencontrer mon ami sans visage Ce moi-même étranger qui comprend mon discours C’est lui qui m’accompagne au pays de mes rêves Je ne le connais pas et pourtant il n’achève De vouloir m’imposer des idées inconnues Il partage m
    6 points
  27. Regarde le murmure sauvage À la surface furtive Qui ronge sans rancune Les racines des vagues Et l’écume chancelante La couleur de la passion Au creux du sable Et des souvenirs faméliques Imprégnés de printemps De nuages insolites De pierres courbes Que le vent roule Sur les plages assassines Griffe les vendanges Pour se venger des oranges sanguines Vogue refrain Vogue ta rengaine Sur les pavés bleus Que la force des faubourgs Grave en corolles Au soleil couchant.
    6 points
  28. Butterflies by Victoria Horkan Tant de cocons de mots encore tout endormisqui sauront faire du beau, du bien, sans un fracas. Je les dirai, fantasque, en riants chuchotis à toute heure d'envie, les lèvres dénouées, dans un élan d'amour évasé à l'extrême, une profession de foi brûlant d'un encens pur. Et tu sommeilleras, ta main juste posée là, sur le calme de mon ventre. Tant de mots chrysalides qui viendront pour éclore du fond de mon coeur fou en promesses, en préludes, en étreintes.
    6 points
  29. Quand mère et fille s'assoupissent, mer et ville s'endorment tout en-dessous des toits dans les relents d'égoûts et de pisse, de dégoûts et d'épices de haines et de remous, cela va de soi, peut-être de toi à moi perdus dans de grands draps de soie suspendues à des arbres difformes qui étendent sur elles leurs doigts elles sont sœurs de la même éternité et se taisent enfin comme accablées il fallait bien un garde-fou pour cesser la rumeur qui rend fou le silence vient clair comme un caillou au fond de la rivière i
    6 points
  30. Sur le tableau mal effacé Quelques traces de craie Signalent le passage d'un troupeau d'éléphants Dans les herbes mouillées. Elle rêve...Elle rêve encore Quand les livres empruntent Au soleil du jour leur jaune éclatant Et qu'ils ouvrent leurs ailes au-dessus des pupitres. La voilà qui s'arrache aux tortures répétées D'une règle ennuyeuse à faire tomber la pluie. Tant pis pour les accords ! Tant pis pour la maîtresse Qui
    5 points
  31. Le vent fuit c'est un trouble qui donne envie de connaître la destination on ne peut jamais saisir le fugitif on le pense en parole première comme un absolu une histoire suivant le ciel dos à dos un instant pourtant fige le vent dans mes mains amoureuses c'est quand il se couche près de moi
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  32. Painting by Arthur Rackham L' océan lèche de sa langue rageuse les crocs redoutables des brisants. Je me tiens à la proue de la terre dans ma longue robe de vagues, cheveux griffés par le souffle rauque de cet ogre écumant . Je le somme de m'offrir tous les péris en mer, jetés dans les hauts-fonds de ses entrailles sombres. * Rán est une déesse marine dans la mythologie nordique. Elle repêche les noyés avec un filet.
    5 points
  33. Le soleil bleu s'est noyé dans la nuit Ses pétales d'or parsèment les ondes Dans l'éternité dépourvue d'envies Son coeur bat dans les brûlures profondes Ses pétales d'or parsèment les ondes Dans les douces harmonies argentées Son coeur bat dans les brûlures profondes De l'obscurité des abîmes figées Dans les douces harmonies argentées Sa peine brûlée dissipe le temps De l'obscurité des abîmes figées Le silence aveuglé se répand Sa peine brûlée dissipe le temps Dans les vibratos de l'éternité Le silence a
    5 points
  34. Le livre de Kells Il fut un temps où toute la sagesse du monde due être retranscrite, L’an mille se rapprochait bien vite, Tous redoutaient de Satan le retour , A Iona, les moines s’échinèrent sur l’île Nuit après nuit, jour après jour, A recopier les précieux évangiles pour que le jour dit, le savoir survive, des événements prodigieux survinrent, Le soleil prit la couleur du saphir, Une blessure scindait toujours plus les cieux, L’apocalypse de Jean semblait venir, Déjà les Gaëls rejoignaient les anciens Dieux;
    5 points
  35. Tout est noir ! > > Lumière ! > Rallumez s’il vous plaît > Je ne vois plus le jour > En moi seulement la nuit ! > > Lumière ! > Où êtes-vous ? Je ne sais. > Je vous entends toujours, > Par vos sons, je vous suis. > > Lumière ! > Approchez-vous de moi > Voyez, je tends mes mains > Je n’ai plus de regard ! > > Lumière ! > L’angoisse monte en moi > La panique m’étreint > Je ne peux plus vous voir ! > > Lumière ! > > Tout est noir !
    5 points
  36. A force de rôder autour du silence une bougie dans chaque main pour mesurer la distance entre le désir et le chagrin L'amertume a épuisé les flammes gourmandes et blessé la cadence des lendemain mais ce qu'il a fallu de patience pour soigner chaque matin qui tremble L'avenir déteste attendre sa danse déjà s'évapore dans le vent pour rattraper la lumière d'une voix il faut humer l'haleine de son chant Même si le soleil couche ses ombres dans l'épaisseur du sang savoir que la source peut surprendre à
    4 points
  37. Les pléiades à la dérive, quand la danse s'empare de la nuit. Je m'écarte, remonte la pente, disparaîs dans le pli du val avec la lune conciliabule. Sur la pointe je marche, j'entre dans le brouhaha des fleurs que l'astre blême blanchit, les comètes trissent et les étoiles laissent flotter leurs buées. Dans le ciel de minuit je deviens comme de l'eau mon cœur s'égoutte, mon âme tressaille, des signaux sonores, argentins, me viennent de l'espace, le silence des abîmes me hèle les galaxies tourno
    4 points
  38. Tout est noir ! Lumière ! Rallumez s’il vous plaît Je ne vois plus le jour En moi seulement la nuit ! Lumière ! Où êtes-vous ? Je ne sais. Je vous entends toujours, Par vos sons, je vous suis. Lumière ! Approchez-vous de moi Voyez, je tends mes mains Je n’ai plus de regard ! Lumière ! L’angoisse monte en moi La panique m’étreint Je ne peux plus vous voir ! Lumière ! Tout est noir !
    4 points
  39. Je suis l'homme magique, je danse dans l'ombre des planètes les horizons imprécis s'étendent, je suis sur une oblique, ne suis pas captif d'un cercle. J'entendais la chanson des forêts dans la chanson du vent. J'ai laissé la terre des guerriers pour franchir l'au delà des montagnes et trouver un foyer au plus près des étoiles. La montagne est couverte des fleurs de l'est, sur lesquelles flotte la lune, il n'y a plus de serpent, seulement des pétales envolés comme des libellules, Les pavots de la nuit.
    4 points
  40. Tara dolorosa il me manque oui me manque l’expir plus léger l’aile d’ange éveil je suis l’incarnation de ce que tu voudras de ce qui se pourra écarlate mon aube écarte ma nuit Tara dolorosa ma sœur de sel ma fleur de fiel je te l’offre en gâteau sacrificiel ma chair ensongée en ses draps de mémoire et ses drapeaux de gloire sont nôtres clochettes d’éternité Tara dolorosa les colonnes du ciel blanches de miel font des hauts lacs les autels du bonheur et moi
    4 points
  41. Les corolles, bioluminescentes, s'évasent lentement libérant leurs poudrins d'or, dans le pays où je vais mon ombre ne va pas. Je m'assied au bord de la rivière, dans les prés les enfants jouent, le soleil créant un halo autour des cerf-volants. Je suis rentré au pays, j'ai abandonné mes carcasses, j'ai secoué la poussière de mes pieds, j'ai franchi l'huis impondérable. Les collines s'arrondissent maternellement, les lambeaux de nuages s'attachent aux cimes blanches et l'aurore répand une rosée de nélomb
    3 points
  42. L’enfant caché en moi La mémoire, je l’ai à fleur de peau, Comme un enfant subjugué par la mer, les pieds balayés par les flots sous un carré d’azur d’humeur légère, A peine troublé par un léger clapot, Je rêve à de grands atolls chamarrés, A un lagon émeraude et translucide, qu’un grand peuple de crabes tapageurs traverse, porté par la houle qui le guide, Aux piaillements des enfants rieurs dans les crépuscules sanguins qui fuient, aux voiles perdues dans la nuit.
    3 points
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    3 points
  44. Ainsi seul, Il se retrouve, place centrale Vide, de passant, de rumeur, toujours La peur, à venir, par devant - par derrière, Suinte l’angoisse du silence - du désert. Entre deux bancs, sans public, Il erre, Entre deux bans se terre pour lui seul Il se parle à lui-même à discrétion À cache-cache tout en souffrance. Tout en loque, ses basques - sa culotte Le cuir pourri de ses chaussures- ses mycoses Enkysté, corps rongé, dégradé, stigmatisé, Sous ses lambeaux de linges stratifiés. Pire sous lui se salir- se tapir pour son anal Jusqu’à son âme fut-ell
    3 points
  45. II L'alcôve marine Mais où suis-je tombé ? Et dans quelles entrailles ? Ici, me semble-t-il, le bois vaut la ferraille. Je commence à saisir…, une trappe d’ébène Se ferme brusquement en galère romaine. Plouf ! peuplades et plaies, péplum Péloponnèse ! Ô râle des rameurs et leurs boulets de braise ! Au son du noir tambour, éreintés, buboniques, Les forçats libérés, errants épileptiques, Dans les cales se ruent convulsés de la bile Pour des boudoirs sans nom qu’on offre sous te
    3 points
  46. Bonjour, Un autre extrait de mon dernier recueil, "Magma" : Accompagné Reflets et lumières, s’alignent et décrochent, Les ombres s’étouffent en produisant des formes ; Des nymphes me suivent, qui sans répit s’accrochent, Me semblant à la fois courantes et hors-normes. De sincères reines des cénacles obscurs, Tapies dans les teintes, m’attendant patiemment ; Nous sommes complices, dépossédés d’armures, Les proies ordinaires d’un halo flamboyant. Un concubinage rempli de paradoxes, Portant vers une soif de rêves, de fantasmes, D’
    3 points
  47. Ouvre moi le livre des paysages. Emporte moi entre tes ailes. Les nuages pareils à des navires dans le rougeoiement du soir entraînent mes soupirs vers le crépuscule. Les îles au loin posées entre les vagues sont de carrare s'effacent dans l'écume d'un soleil rouge. Que m'atteignent les embruns du ciel, me vienne une parole, un souffle, que je chevauche le temps que j'échappe à la pesanteur. Ouvre moi le diamant qui recèle des lueurs, qu'il éclose en ma paume qu'il fulgure de toutes ses br
    3 points
  48. La main de ma mère, lourde de l'obscurité nocturne, se déposa sur mon front. Tout en moi exhala, une déprise qui suspendit mon errance à sa chaleur. Elle sursauta légèrement, un étonnement la traversait. Elle sentait enfin le heurt de mes pensées qui résistaient à s'écrire. Elle appuya plus fortement, comme si elle endossait, avec moi, la charge d'écrire. Elle cherchait un recours à l'appui des mots. Plus tard, elle oublierait la brûlure de l'urgence de la formulation, mon crâne qui continuait à saigner de pensées.
    3 points
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