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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 12/03/2019 in all areas

  1. 7 points
    Vertiges de décembre J’ai vu l’aube neigeuse un matin de décembre d’une fière aïeule, sa main pâle sur sa canne. J’ai vu son habit neuf, tout propre et repassé, J’ai vu son gilet jaune sans bombes ni blindés. J’ai vu tout derrière elle la brume sur le gave s’élevant en lisières en de sombres nuages. J’ai vu, j’ai vu, j’ai vu, j’ai vu, les volets se fermer dans les rues de la ville, les boutiques perdues suspendre tous les gages. J’ai vu l’éboulement d’une route en bitume isolant tout l’hiver un village en amont, J’ai vu les gens qui parlent avec la voix qui tremble car il n’est plus convenable de survivre éloigné. J’ai vu les gens qui vivent dans la très grande ville dont le cœur voit si peu au loin dans la petite, J’ai vu de grosses lunes et des bien plus discrètes toujours en rendez-vous fidèles à Vénus, J’ai vu des gens savants pour posséder beaucoup, ne pouvoir partager tout ce qu’ils avaient pris. J’ai vu…. des cœurs exaspérés tout autant que des ventres, faire le dos bien rond puis se mettre en boule, en rude avalanche sur de nombreux ronds-points. J’ai vu des gilets jaunes tourner dans leurs tourments, réclamer la justice des dimes et des gabelles. J’ai vu des âmes libres, égales et fraternelles, les mains au brasero des étoiles de décembre. J’ai vu Paris le jour sa vétusté si grise, la main froide tendue pour un emploi perdu épuisée par l’effort et ruinée par la honte, J’ai vu des brins de peau avides de chaleur des grilles du métro sous des couettes en cartons, J’ai vu les fissures élargies par les pluies qui s’égouttent, les âmes dans leur couche qui crèvent sous la pierre pour un loyer robuste, une dime innommable. J’ai vu et puis revu un jardin partagé, capuchons pour abri couvrant les herbes vertes et enfants en couleur parqués dans un manège. J’ai vu, j’ai vu, j’ai vu, j’ai vu, je vois tous les ors flamboyants cachés dans les palais, les mots au garde à vous pour l’ultralibéral, tout ce qu’ils laissent faire pour une bourse déloyale, ce qu’ils ont regardé, qu’ils refusent de voir, ce qu’ils ont écouté et ne veulent entendre, ce qu’ils ont tous vécu et ne peuvent sentir, engagés volontaires de toutes leurs emprises. J’ai vu que rien ne change. J’ai vu hier les pavés, les foudres continues qui voulaient prendre en main le glaive et la balance, J’ai vu les tags noircir de sinistres triomphes sans pouvoir arrêter cette ronde effrénée. J’ai vu Paris sonné et oh combien de villes masquant la nuit leurs plaies de durs combats de rues, des débats avortés. J’ai vu des arrogants vivant l’obscurité de l’idiotie utile pour ne jamais s’avouer le mépris du matin puis du soir l’empathie, cyniques décalages, paroles erratiques. J’ai vu les gilets jaunes, leur douleur se répandre sans être thérapeute ou simple médecin. J’ai vu la fière aïeule une autre aube de décembre qui m’a dit doucement depuis son jardin blanc : J’ai vu chaque printemps apaiser les chagrins quand il y a du pain digne dans chaque port d’attache. _______________________ MM / 08- 12 2018
  2. 6 points
    Choisir des mots légers pétales par exemple Ou encore duvet sur un vent de douceur Et chercher la chaleur sous un édredon ample Dans un baiser furtif pour goûter le bonheur C’est aujourd’hui la grève et l’on s’en va ensemble Au gré de nos envies et selon notre humeur Dans un temps arrêté dont l’amour est le temple Profiter de la vie et des rêves du coeur S’il n’y a plus de train choisissons l’évasion Du voyage sur place et des flots d’émotions Que procure le charme éprouvé de l’absence Quand le programme est vide et sans obligation Autre que d’explorer dans le plaisir des sens L’art de vivre oublié de la pure affection
  3. 5 points
    Il manque la lumière de l'hottonie des marais ; du toit de tuiles oranges, je n'ai griffé que la fumée. Le ciel est gris comme une lame où scintillent les larmes des anges l'automne est parti en flammes ; la fontaine et la tombe sont de pierres les lys verts et jaunes ont disparu il y a un pont qui enjambe une rivière quelques morènes suspendues je n'ai plus beaucoup de peinture cette toile n'a pas de valeur il faudra que j'explique ce qu'elle veut dire mettre des noms sur les blessures sur les mangues sans couleurs ce noir de bougie sur le blanc du désir. Le soir du vernissage, d'une pirouette je dirai que c'était un soir de fatigue, dans la foule aux galeries la farfouillette j'avais oublié d'acheter des figues il y avait une panne de secteur ; d'aucuns se sont alors extasiés dans le blanc et le noir ils ont vu des fleurs ma toile s'est vendue à force de l'expliquer. Je suis allée chez le marchand de couleurs je peindrai l'hottonie des marais les toits oranges, les lys verts et jaunes, le ciel si bleu comme une lame les fragiles morènes et l'eau qui frissonne et puis j'offrirai ma toile à une araignée nous tisserons des liens de plus en plus tendres nous mangerons des figues, elle m'écrira des poèmes de soie que je réciterai tout bas pour la surprendre en y mettant toutes les nuances et nous frissonnerons ensemble sans expliquer nos toiles d'argent et de souffrances, ni nos poèmes, ni nos peintures sombres ni le soir qui tombe, là-bas, sur la Durance ni la lumière, ni les ombres. (J.E. Décembre 2019)
  4. 4 points
    Est-ce possible que ce soit lui ? il me demande de le suivre et je n'ai pas le temps de lui répondre oui mais il portait sa politesse comme on glisse un couteau sous le manteau il m'entrouvre et j'aperçois sa lame sa langue est coupante et le frisson qui s'immisce a le goût du froid qui traverse les côtes il me faudra grimper le dernier raidillon avant de voir un sommet Ses gestes sont brusques et mon col est froissé désormais il n'y aura pas de préambule Et il me tend son viatique en riant en braquant ses dents qui sentent le tabac fumé et l'alcool mal aimé "Je te présente ton voyage initiatique une pièce de monnaie la tête du roi ou celle du fou à toi de jouer" Et c'est l'enfer qui descend dans ma gorge sans écho, sans soutien celle que je gardais précieusement et qu'il vient tailler sur mes parois arrachant mes diamants qui après tant d'années commençaient à remonter me voilà sans voix et dénudée perdue, sans planche de bois pour asseoir mes pieds La Terre et le Soleil seront-ils les derniers fleuves qu'il me sera donné de voir ? Leurs têtes brunes et dorées sont près de moi trop près de moi c'est un fou qui vient rouler ma vie dans ses flots je pose une main sur mon visage pour masquer l'empreinte qu'il vient d'y laisser j'aimerais tellement qu'elle me recouvre entièrement je deviendrais mais mes souvenirs s'accrocheront toujours à quelque chose que je connais des barreaux qui me retiennent tout comme lui un vieux balcon et son cordon et dans mes yeux les sales grues défilent, le sale gosse pleure où sont les oiseaux et les bateaux qui flottent ? me voilà désorientée Puis je m'écarte pour le laisser passer et je suis clouée sous le plancher qui craque il ne m'aura pas fallu longtemps je ne connais plus les coordonnées de mes pensées mes yeux s'assoupissent, se plissent il n'en fallait pas plus pour que je me pisse dessus ils arrivent aurais-je trop bu de ce vin ? les cardinaux m'orientent différemment ils quittent leurs habits rouges, qu'ils jettent devant eux pour en faire un tapis de velours et je danse sur leurs braises ils portent leur main autour de mes courbes, mon cou je respire ce poison bleu je bois cette larme de liqueur qui traverse les temps dans leur brillant c'est pour cela n'est-ce pas qu'il faut aller au fond de la caverne ? Une mandibule sur le bord d'un appui la fenêtre s'éteint peut-être dans dix mille ans Ils m'appelleront Eve mais je ne répondrai pas échec au roi c'est un fleuve qui me charrie c'est un roman qui n'en finit pas une histoire avec une écharpe et un chapeau parce qu'il aimait les mots et flûte !
  5. 3 points
    Aller dîner chez Lipp Pour être au Paradis De Saint Germain des Prés En face du Café de Flore Devant lesquels je passais Sans m’arrêter lorsque j’étais Un étudiant impécunieux Avant mil neuf cent soixante-huit Rêve hier soir réalisé Je me suis peut-être Un peu embourgeoisé
  6. 3 points
    Il rature en tâtonnant trois quatre mots, des mièvres, des maladroits, des anomaux, une fille c’est fragile et son stylo la griffonnait en griffures, ce falot. Il s’applique mais ça pique d’exposer, d’oser tout dire en ne disant rien d’osé et coucher au parchemin un sens caché en cherchant à ne pas le morceau lâcher. Ses paroles se sont sclérosées, sa prose, ankylosée, s’oppose à revoir la rose qui trop longtemps éclose se décompose, il aurait fallu que quelqu’une l’arrose. Alors il écrit “Rendez-vous jeudi rue du paradis. Soyez-là. Merci.”
  7. 2 points
    Demain je lui dirai " je t'aime " Et je la prendrai dans mes bras. J'ai attendu que demain vienne, Il est venu, elle n'est plus là. Tant de mots que j'aurai dû dire, Tant de joie à portée de voix, Tu posais sur moi ton sourire Et moi je ne l'entendais pas. Tant d'heures perdues dans un silence, A me complaire dans mes voix, Ignorant que par mon absence, Je mettais ton amour en croix. Maintenant que tu n'es plus là, Enfin je comprends ton sourire, Tout ce qu'il attendait de moi. J'avais tant de choses à te dire ! Si, dans le ciel, où tu demeures Ma voix s'élève jusqu'à toi, Pour mes silences d'autrefois, Je t'en supplie, pardonne- moi. J'avais tant de choses à te dire, Dans le coeur tant d'amour pour toi !
  8. 2 points
    c'est moche de n'avoir rien dans les poches c'est fastoche de faire des reproches faut pas rater le coche bonne pioche voici le père Gavroche un pauvre mioche qui n'a pas connu la brioche ici on est taillés dans la roche on vit sous les porches on a l'habitude des fantoches ! et sonnent, sonnent les cloches allons fêter Noël avec nos proches ! (J.E. décembre 2019)
  9. 2 points
    AURORE ... Changeant La couleur assoupie De la brume Dans le piège odorant Des cendres dispersées.
  10. 2 points
    "un coup de gueule" avec du style ! j'adhère ! Amicalement VM
  11. 1 point
    Merci @Frédéric Cogno, @Filae77et @Diane pour vos lectures commentées. @Filae77 a raison de souligner ce point . "elle dit" ( la "fulgurance" ) rétablira l'équilibre ! Merci à vous deux qui êtes toujours vigilants...
  12. 1 point
    On compatit au sort de ce petit rat dans la boîte et aussi, on l'envie... Il y a toute une magie dans ce texte avec cet opéra de quartier, sûrement fabuleux...
  13. 1 point
    Tu devrais te lancer dans les contes pour enfants. Talentueuse poétesse, j'assiste à toutes tes veillées.
  14. 1 point
    Jamais tu ne me feras sauter à l'élastique ! Ca me fiche la trouille ce poéme....
  15. 1 point
    Moi, j'aime bien les faux pas. Il paraît que les robots n'en font pas. Ils n'écrivent pas non plus des poèmes comme celui-là !
  16. 1 point
    Ce n'est pas souvent Gérard que vous publiez quelque chose; Cela n'en a que plus de saveur ! En revanche on retrouve ici votre habituel désir de décortiquer les énigmes
  17. 1 point
    Un grand merci @Joailes il est vrai que je publie trés peu , mais commenter le forum est également trés gratifiant ,merci de votre visite en tout cas.
  18. 1 point
    @Eobb a carrément retenu une plage, ça va être une sacrée soirée! J'emmène les pissaladières, les olives (dénoyautées) j'ai tellement ri mardi dernier, je serai là ! ;)
  19. 1 point
    Du temps qu'il faisait beau Et que tout allait bien, Nous étions dans le vrai. Au printemps, les oiseaux Chantaient des airs anciens Et nous vivions au frais. Le soleil levé tôt Éclairait — ô combien ! L'hétéro et le gay. Ta peau contre ma peau Dans de doux va-et-vient Au branle s'adonnait. Le merle et le corbeau Souriaient pour un rien Sans conjonction du mais. Nous pleurions les grands veaux — Tête gribiche au thym — Sacrifiés pour leur lait. Mélancolie, t'as faux ! Nostalgie, tu nous tiens ! Et du lapin, le pet ! Aujourd'hui, amigos, Nos queues — comme des chiens — Frétillent sans regret ! Car dans les arts le beau Vaut en morale bien De la science, le vrai. Mort, si tu n'es pas beau ; Que tu te fous du bien ; Que pour toi rien n'est vrai ; Tu n'iras pas au beau Avec les gens de bien. Sors du bon grain, l'ivraie !
  20. 1 point
    ça dépend. Chez Gamm'vert ça peut passer. Chez Coca Cola ça va leur rappeler Saint Nicolas. C'est le niveau d'humour qu'il faut voir !
  21. 1 point
  22. 1 point
    Une nuit d'hiver, très belle écriture poétique. Comme le souligne Marc, il y a un petit côté Victor Hugo et peut-être même Émile Verhaeren.
  23. 1 point
    Suave et âcre. Dans une langue superbe.
  24. 1 point
    Moi je l'ai fumée, Je crois bien..
  25. 1 point
    Fait chier le père Freud à tout saloper
  26. 1 point
    Au détour d'un voyage, à Strasbourg, Place Kleber, j'ai vu une librairie offrir 5 armoires de deux mètres de haut remplies de poésie. C'est rare.
  27. 1 point
    Un sonnet sonnant, sombre et humide, avec cette touche spectrale envoûtante et terrible ! Merci pour ces vers VM
  28. 1 point
    Des envies où se mêlent saisons et continents
  29. 1 point
    Les souvenirs du joli mai de nos vingt ans encore si présents et tout ce temps écoulé depuis, comme un long bégaiement, méritent d’y revenir Joailes. Le reste on s’en fout!
  30. 1 point
    Comme souvent avec vos textes je me suis laissé porter par les impressions et ressentis sans essayer de comprendre et j'ai vu une situation professionnelle, un entretien, une décision difficile, une perte de moyens, des regrets, une culpabilité. Toujours aussi prenant à la lecture, c'est un véritable voyage que vous offrez.
  31. 1 point
    C'est une irrépressible envie d'écrire, devenir magicien et dicter le stylo. Votre imagination s'envole haut et j'aime les cerf-volant que vous y dessinez
  32. 1 point
    @Diane, J'arrive un peu tard, ce qui ne m'empêche pas de saluer ce poème qui nous rappelle les séries TV pop d'une époque assez joyeuse.
  33. 1 point
    @Marioutch, Un coeur de la part d'un amateur enchanté. Et hop ! un coeur.
  34. 1 point
    Un programme apolitique mais non exempt d'amour. Le seul projet qui ait jamais promis quelque chose, depuis toujours.
  35. 1 point
    Esprit de Noël inside
  36. 1 point
    Je n'ai pas lu ce récit comme un délire érotique mais plutôt comme un calvaire sans fin subi... Intéressante prose très imagée.
  37. 1 point
    Mes étés, délicatement beau.
  38. 1 point
    Superbe poésie, créative et élégante comme un parfum d'antan. Richesse insoupçonnée que cette fosse blonde !
  39. 1 point
    Il est beau ce sachet qui a su résister au temps malgré la fragilité du papier. Délicatesse dans l'évocation et un vers final qui en dit long. J'aime beaucoup.
  40. 1 point
    Magnifique et subtile écriture !
  41. 1 point
    Poésie mutine qui se devine sous les coussinets. C'est votre griffe.
  42. 1 point
    Découvrir votre poésie c'est comme surprendre une fleur qui se réveille.
  43. 1 point
    Est-ce que ce vilain libraire de Saint-Malo fait partie de la communauté de A.P. ? Ou lui avez-vous imprimé ce poème que vous avez collé sur sa vitrine ?
  44. 1 point
    Si quelqu'un mérite bien son pseudo, c'est vous, @Ladouce ; votre commentaire est aussi beau que votre poème. Je vous cite : "mes textes sont tellement naïfs par rapport à ce que je peux lire sur le site ( dont nombreux sont superbes et très travaillés ), que je suis toujours époustouflée d’avoir des réponses." j'adore l'humilité des poètes, elle dénote d'une grandeur d'âme et elle "ressort" (si je puis dire) dans les écrits. Votre sincérité fait la beauté de votre poésie, et si, vous aimez Michel Audiard autant que les contes de sagesse, c'est assuré.
  45. 1 point
    Très joli ! Mélancolique à souhait, il y a des jours comme ça ! Merci pour cet émouvant partage VM
  46. 1 point
    Très beau poème avec une attention particulière pour la strophe sur l'océan... Très réussi !
  47. 1 point
    Triste et beau. Comme un Chaplin.
  48. 1 point
    "mayday, mayday", le bimoteur tout là-haut perdait de l'altitude. Le tonnerre redoublait de fureur. On aperçut soudain au milieu des éclairs le petit CESSNA balloté dans ce décors dantesque, puis il chût lourdement dans la mer déchaînée… "Eclaboussant les éclats nocturnes dans l'immensité sauvage d'un parfum rédempteur…" Pardon pour l'introduction C'est ce que m'évoque votre quatrain (au demeurant fort bien tourné !) VM
  49. 1 point
    Un poème au charme malicieux. Je prends toujours un grand plaisir à te lire.
  50. 1 point
    Un bruit qui se changera sans doute en musique.

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