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Classement


Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 02/08/2020 dans toutes les zones

  1. 8 points
    Je suis là dans mon coin devant un grand bol bleu où infuse du jasmin dans ma cuisine jaune aux tommettes rouges ; l'horizon est si vaste, mes rêveries s'y promènent ... Je ne demande pas à la lune de venir caresser ma main ni aux vases de se remplir de fleurs coupées au fond, je ne demande rien que ces pages noircies de mots, où dansent les virgules, tremblantes sous mes doigts ; les points virgules se sont enfuis comme des papillons de nuit la solitude est rude c'est le prix du silence les parenthèses s'ouvrent et la cigale éphémère chante dans sa cachette brûlante jusqu'à la fin de l'été, ses lamentos dans les grands pins sous les étoiles sont comme des points. (J.E. août 2020)
  2. 8 points
    Je suis arrivée au bord de mes rêves et m'y suis penchée pour boire l'eau des sources fraîches et espiègles où le genêt fleurit dans ma mémoire Les bastides halètent sous les cymbales cuivrées où les pins répandent leur sève ma peau garde toutes les brûlures du soleil et les blessures d'anciens glaives Je ne quitterai plus ma terre où les oliviers ont trois mille ans mes yeux brûlés ont changé de couleur aux fils rouges des bignones à quoi bon aller voir si les roses sont plus belles ailleurs, mignonne sur le bord de mes rêves j'ai pleuré puis me suis assise à l'ombre d'un saule au milieu de nulle part, j'ai seulement cherché ta main pour l'ultime caresse un soir triste de toutes les absences où les nuages consentent la tendresse une flûte à ta bouche berce les silences sur les lavandes bleues où chantent les abeilles j'entends le xylophone sur le ruisseau vivant où s'attardent des mélopées d'amours qui s'éveillent … (J.E. Août 2020)
  3. 7 points
    Qu’elle est jolie la rue, la nuit, Quand la pluie la revêt d’un manteau de reflets… Les humides lueurs des lampes et des phares, S’étendent sur l’asphalte en grenues auréoles, Comme une encre laiteuse posée sur un buvard. Tous mes desseins noyés dans ses moiteurs vermeilles, Le rêve alors respire dans l’ondoiement du sol. L’asphalte est plutôt ferme, Sous le pied noctambule du faiseur de riens, Mais qu’il y tangue bien, Quand sa surface rêche imite un crépuscule ! Les voitures qui fument, remontent et circulent, Vont livrer des princesses à leur prochain ennui, S’enfuyant vers les bars sans rien voir de la nuit, Laissant mes yeux se perdre au fond de leur sillage. Loin, leurs moteurs distillent un sanglot guttural ; Des idées somnolentes remuent sur mon coeur, Révèlent sans fracas une grâce orpheline. Je maudis mes amis de mourir dans leurs draps Quand des pensées rutilent, Qui pourraient tirer d’eux tout le quart d’un sourire… Et même si l’errance préfère éclore en foule, J’aime soudain la perspective D’exister sans cadence, Diffusant mes émois Dans les clameurs discontinues De réjouissances cahoteuses ; La vie m’attend quelque part, Partout la cherche où je m’égare.
  4. 6 points
    Comme si le temps voulait ne jamais rien figer, Par le souffle du vent qui vient les caresser Les rondes et blondes dunes étonnamment sculptées, Des courbes de la femme esquissent la beauté. Sur l'horizon lointain,finement ébauchés, De délicats méandres préludent à la beauté Des monts djebel Amour, mystiques et sacrés. Ici le temps se meurt devant l'éternité.
  5. 5 points
    Ce soir le ciel est rose et pleure mon amour Comme pleure en silence un vieux saule connu De moi seul et je suis en attente à l’affût Des signes envoyés par le monde alentour Une femme était morte où gît l’ombre du jour Sur un tapis de fleurs elle reposait nue Le vent l’a emportée en un lieu sans retour Me laissant seul au monde et d’elle dépourvu Mes sanglots sont un fleuve où coulent les regrets De celle qui n’est plus qu’un songe intemporel Le sang d’une blessure au fil du couperet Et la nuit le tombeau qui renferme son corps Comme un mur de silence imposant aux mortels De rester à l’écart du mystère des morts
  6. 5 points
    L’instant était propice à nul autre pareil. De l’envol de l’oiseau par un frémissement D’ailes et de blancheur dans l’éclat du soleil Rejaillissaient la joie et de purs sentiments. Tes yeux s’étaient fermés. Dans ton demi-sommeil Tu murmurais des mots, à mon ravissement, Qui disaient ton amour et le désir qu’éveille Dans la chaleur du jour la folie du moment. Que n’ai-je su saisir dans mon aveuglement L’occasion idéale au projet de l’amant Et de baisers fiévreux voulu couvrir tes lèvres? Mais j’étais trop timide, animé du respect Qui sied au gentleman, et te dis d’un ton mièvre: « Que voulez-vous Madame, une glace, un sorbet? »
  7. 5 points
    Les tuiles rouges de mon toit dégoulinent le long de mes doigts comme des bougies mourantes. Le chat me quitte pour la soupente. Quand le soir déploie ses parures de résille, les arbres dansent au fond de mes pupilles j'enjolive et mens comme un poète en agitant mes petites marionnettes. La nuit serait moins triste si tu étais là il y aurait la lune sur le jacaranda des gazouillis d'oiseaux à chaque fenêtre et mon cœur envahi d'un doux bien-être, des fleurs rouges et bleues par brassées, un feu de camp aux étincelles bleutées. Je reprendrais pour toi ma guitare en chantant un vieil air magyar … Mais voilà, les bougies s'éteignent une à une, et ma sourde peine se rallume ; il fait froid, parfois sous les tuiles rouges de mon toit. Mes marionnettes inertes gisent devant la porte ouverte tandis qu'un subtil parfum d'amour passe, éphémère, en attendant un jour. Je mens comme un poète, enfourche une comète en laissant derrière moi une jupe d'or et toutes les alchimies de mon athanor Mélancholia, allongée, chante et se noie comme Ophélie au pourpre de ses doigts. Tu n'es pas là, mais un jour, peut-être tu viendras effleurer ma fenêtre Je ne suis que poète et je mens pour calmer le vent qui fait tourner la tête et valser mes marionnettes … (J.E. Août 2020)
  8. 4 points
    Le flou des tamaris estompe les nuages Où les Fous de Bassan s'ingénient à penser Que vivre en Utopie sans souci de leur âge Vaut bien le bleu du ciel qui les fait survoler. Entre un rocher fendu et une blanche roche Un phoque au dos grisé vivant seul, curieux, S'approche de la plage au risque d'une accroche Avec l'humain huilé, souriant, mais peureux. La Presqu'île s'enivre au bout de nos désirs D'un air te fouettant et la peau et l'esprit Contemplant à loisir le ressac, dont l'empire S'efforce de serrer sur la vergue le ris. Un soleil égaré en ce pays de vent Invite à se noyer dans une mer si fraîche Saisissant à plein corps et bousculant le sang Où les vapeurs d'iode allumeront la mèche ! Entouré de l'oyat, titillant ma bombarde, Je scrute l'horizon vers l'ailleurs de ma vie En espérant que l'algue, au regard de ce barde, De la queue d'une femme accuse l'ironie. Une voix séraphine aspire les accords Du zéphyr haut perché à l'unisson des graves Au bois de l'instrument qui vibre sans effort En murmurant tout bas le saut de ses octaves. Je me plais à songer au fil de l'eau paisible, Qu'en trouvant le sésame à force de caresses, L'écaille de la belle osera dans ma Bible S'ouvrir en s'écaillant, que je dise la messe. En attendant l'acmé d'une journée frivole J'aimerais dévoiler le mystère de l'onde Et de l'ondine au buste affirmant l'aréole D'un mamelon charmant ruisselant outre-monde. D'aucun de ses deux mains encombrées de dix doigts Tenterait — j'en suis sûr — de palper l'insondable, De forcer l'irréel, de peser de leur poids Sans même imaginer la mouvance des sables. Moi, je veux le symbole enchantant cette dune Et garder dans mes yeux le fruit de l'aquilon, Rêver tout éveillé comme un Pierrot de lune Sur les galets trop fins réchauffant mes petons.
  9. 4 points
    Suivre un sillon Une passion Un ciel ni bleu ni noir Violine Tordre mes chevilles aux ravines Croire en la folie D’un hasard D’un lourd silence bavard Accepter l’éperdu d’une course Sans dessein
  10. 4 points
    Est-ce vrai ? Oui ! Tu n’es jamais seul dans ta chambre. Un manège infernal tourne éternellement Créant des vertiges qui vont tourbillonnant Dans ton crâne comme les grands vents de novembre. D’où surgissent- ils ces importuns furieux Qui se font sans repos une chasse incertaine, Sans jamais conclure cette poursuite vaine Partenaires infernaux, toujours impérieux ? Dialogues hurlés, et pensées délirantes, Pleurs, gémissements, cavalcades haletantes, Tout un monde lié, en sabbat monstrueux. L’étrange va et vient de ces lutins tenaces, Sont-ils le résultat de nos songes fugaces, Ou le fruit défendu de désirs ténébreux ?
  11. 4 points
    Depuis que tu es partie, le temps s'est arrêté La chambre est plus petite et le silence assourdissant. Maintenant que tu n'es plus là, tout près de moi, je n'ai besoin de rien. Je pense à toi sans cesse. Depuis que tu es partie, le jour se lève, sans moi. Peut-être est-il fâché ? Mais je m'en fiche. Cette année encore, je crois que le printemps sera précoce. Le jardin est couvert d'anémones et les fauvettes se chamaillent. Le soir venu, j'entends parfois les cris des enfants qui s'amusent. Un jour, je sais qu'il me faudra partir. Mais je suis prêt. Il fera beau. Et quand je fermerai les yeux, je sentirai le ciel venir vers moi. Je sentirai le ciel combler mon cœur, mon cœur rempli de larmes de joie. Le soleil ouvrira ma fenêtre et je serai dans la lumière, tout près de toi.
  12. 4 points
    Le refuge - Lydie Allaire La poésie tantôt me déploie tantôt me rétracte comme une respiration Elle m'extrait de la dormance Ce n'est pas moi qui observe l'arbre c'est lui qui me regarde, attentif à ce trop vivant en moi, cette petite fille assise dans mon oeil qui sait comment trouver de quoi laver l'inquiétude qui pelote le sang en caillots égarés La poésie me poudroie aussitôt qu'elle m'impacte en jetant tous ses feux sur mes bruits intérieurs Elle réveille d'autres eaux que larmes et sueurs, se nourrit goulûment aux impasses de ma vie afin d'en retrancher le trop plein d'amertumes La poésie m'affermit ou m'allège et dompte mes turbulences J'ai le souffle attelé à ses moindres tendresses
  13. 3 points
    Meuse Page lisse, image sage/grise mine à qui se mire (sage sage sage), tremble un peu que la barque tangue Et ces langues, /d’entre levées Quais de marbre/quais de graves ou de pierres noires, tout est effritement Oublie d’être meuse, nomade lente/un peu moins oublieuse du bruit des cours d’école et des sources qui te mirent au jour Passe le monde/quais de marbre et quais d’indifférences passe la têtue, qui porte le cœur des enfants Quais de peupliers/passe le monde dans le regard d’un taiseux vissé sur son pas sans remous Coups de scie/coups de haches. Bruits de jardins, de fonderies ou de bottes Tout afflue, s’épanche/et se perd dans une écharpe de lin, comme le vol d’un oiseau pêcheur Courant/ta lenteur de barque chaque goutte arrache le songe d’une forêt (sur une joue) boucle une histoire/métamorphose où il ne fait pas froid
  14. 3 points
    Avis de tempête (Poème de rond-point breton) Si la vague ronge La grève qui songe À des vents mauvais, Que le vent avale Au bout du chenal Le phare affolé, Qui prendra la mer ? Si le vent se lève Au bord de la grève Face au phare éteint, Que la vague folle Arrache le môle D'un choc surmarin Qui prendra la mer ? Si la grève éponge La vague qui longe Le chenal gardé, Que le phare étale Son ombre létale Sur le vent tombé, Qui prendra la mer ? Et le cœur se terre Quand les mots se meurent Et la mer s'émeut Des corps qui se meuvent. Et le poing se serre.
  15. 3 points
    Dans le ciel étonné s’interroge la lune Dont le disque ébahi illumine les pas De cette clarté vague aux obliques lacunes Qui te fait trébucher pour gagner l’ajoupa Dans le lointain le Mont vient narguer la Sélune Et la baie ambitionne un terrible trépas En espérant l’erreur du passant d’infortune Sur les sables mouvants dont on ne revient pas Voyageur imprudent négligeant les conseils Tu t’es aventuré en limite des eaux Dans l’espoir d’admirer de plus près la Merveille La mer est un cheval hennissant et cruel Qui fouetté par le vent te rejoint au galop Plus ne sert de prier l’Archange Saint Michel
  16. 3 points

    De la galerie : De tout un peu

    Le chanteur à la remontée de la mine de Oignies dans le Pas de Calais en 2003.
  17. 3 points
    Sur le bord de la route elle est là toute nue Chahutée, elle ondule au gré des courants d'air Quand passe la voiture en un rapide éclair Sa tige se balance à peine soutenue Et elle oscille encore à la bise charnue Quand le vent la décoiffe et entame sa chair Elle se plie en deux le message est bien clair Il faut baisser la tête à la déconvenue Elle aurait tant aimé grandir dans un jardin Choyée par un poète, arrosée avec soin lui aurait chuchoté ce qu'il a dans le coeur Mais le sort a voulu qu'elle émerge en ce lieu Coincée dans le goudron, malmenée par l'essieu personne ne la voit même quand elle meurt. Tous droits réservés (Source de l'image inconnue)
  18. 2 points
    Ils étaient tout autour d’une table nappée Sagement réunis pour un repas dansant Devant des biscuits secs et un verre de blanc Qui reflétait les fleurs de la toile cirée. Au milieu de la salle, un accordéoniste Pianotait lestement des airs d’autrefois Repris par les ainés qui retrouvaient la voix Pour des refrains connus parfois un peu trop tristes Certains, silencieux, rythmaient avec leurs doigts D’autres, plus audacieux amorçaient un pas. Parfois talentueux presque comme un artiste Un ancien se lançait dans un air d’opéra Finissant avec peine cet air qu’il aima Qu’il trahissait, tremblant, sur la modeste piste.
  19. 2 points
    LE HIBOU En haut de la colline l’air était frais et doux Le sous bois embaumait, la fougère coquette Entrelaçait ses frondes avec un charme fou. Encadrant un chemin qui atteignait la crête Les rumeurs douteuses émanant de la ville Hésitaient à troubler cet endroit silencieux. Sur une courte branche, hôte sage et tranquille Un hibou s’installa discret et sentencieux Au loin s'apercevait une troupe prudente, D’un village arriéré qu’habitaient des marauds Venus fouiller les lieux avec leurs couteaux On entendit des cris, qui emplirent la pente. Puis ils sont repartis vers leur triste hameau Clouer l’ oiseau de nuit, sur leurs rouges linteaux
  20. 2 points
    Pavane boiteuse et sans fin, insistante, Poreuse gestuelle de faiseur gêné ; Naïf enfant des villes guidé en tout par le sourire des autres, Du désir au plaisir, du plaisir au regret ; Dandy de supermarché, La grâce dans les traits, Beaucoup de phrases au fond des yeux ; La bouche pleine de l’air du temps Et d’un humour sans indulgence, Sachant sans avoir vu, Pleurant sans avoir su, Incrédule et déçu ; Une arrogante bonhommie Aux gentillesses indiscrètes ; Assez prodigue de sa verve, Maître de conférences au café du commerce ; Sans grands repères non plus, Hagard, mais trainant les yeux, Quelque peu lorgneur de curées ; Avide pourtant des faveurs Qui sont le fruit de la confiance, Comptable des laideurs des autres ; Incarnant assez bien en somme La naïv’té sans innocence ; L’adolescence suit son court, comme le font les naufrages.
  21. 2 points
    Les mains dans le tilleul Je parle à mes abeilles - en italien et comme si elles allaient me répondre GianFranco dimenticarsi di noi, un po’ je parle à mes abeilles - avec les mains du passé, et de ce miel si lent à venir - l’oubli Elles, de leurs huits incessants, se souviennent toujours de tout
  22. 2 points
    Janus effacés / s’effaçant Quelque chose se lève mais ce n’est pas le jour cogne et balayé se croisent monologues Ce sont les monologues du jour à venir et du s’éveillant ils Se croisent Balayé le dernier rêve effacé par la fin de la nuit (de tous rêves brouillés) indivise et poussiéreuse rumeur une laine épaisse et grise qui osera s’insinuer entre ses fils Une deux consciences, se levant se mettant en ordre de départ sortant vers: un jour (peut-être d’autres, ensuite, ou en même temps mais chacune récupérant le paquetage d’un soi) Ronde, et cogne l’ampoule cogne sa lumière aux murs aux résistances de la nuit la nuit, tirant à elle sa couverture sur la chaussée mouillée …phares …incertaines (incertaines ? – oui, je dis: incertaines) Un horizon qui se tait et le pressentiment du jour qui te parle à voix très basse - La pluie, et le froid Attendre que l’aube sourde Il y avait dans le dernier rêve quelque chose qui derrière la porte creusait l’ombre de ses deux mains Et, dans la lumière qui se glissait sous le battant, c’était comme une source cogne l’ombre une pierre qui a pesé lourd et longtemps dans le sac ou qui a décousu la poche du poids des liens noués avec son propre passé – ses hiers et qui n’a plus dans mon présent que son passé d’étrangère, ou d’étrangeté Peut-être il n’y avait pas de nuit de ce côté des îles et chaque île y avait son soleil Le sel et le sable se tordent en une bouffée épaisse, et chaude Affrontements Qui osera s’insinuer entre les fils
  23. 2 points
    Au cœur de l'été, je souhaitais une fois de plus quitter le monde des vivants pour rejoindre le royaume des ombres portées par le désespoir infini m'entraînant vers l'abîme quand, sur cette plage du Cotentin, je découvris que le désir m'habitait encore et il s'en fallut de peu qu'il éclipsât le nonsense de ma vie. Elle me sourit alors que je soulevais un rocher pour me fracasser le crâne et mes bras reposèrent le granit rose pour la chair tendre et rosée étendue sans fausse pudeur sous un parasol multicolore. Elle m'invita à me lover tout contre elle et aussitôt la conversation s'engagea sous les meilleurs auspices. Je dévidai ma vie lamentable et comment l'alcool et le tabac avaient fait de moi cette loque humaine bedonnante. Elle me rassura en me caressant la main qu'elle embrassa de ses lèvres waterproof. Je me sentis rajeunir et je pris ma plus belle voix de ténor pour lui pousser la canzonette. Le soir, sous sa tente, je me couvris le sexe d'un Manix skin extra lubrifié, « king size », of course, et le bas du visage d'un masque FP2 chirurgical. Le rythme des vagues nous transporta vers l'ailleurs des horizons orgiaques, et à six lieux à la ronde on entendit nos hululements de bonheur. Elle m'appelait son goéland et moi, ma mouette rieuse. À la fin de l'été, elle rejoindrait son Ehpad où elle mourrait après s'être cassée le col du fémur suite à la fragilisation de ses os consécutive aux tremblements à répétition de nos ébats de folie et moi j'entrerais en rémission de la mélancolie qui avait failli m'emporter.
  24. 2 points
    La Marquise et Sade (suite de « Sade et la Marquise ») La Marquise Marquis, si m’en croyez, je sais faire souffrir Je crois que je pourrais, dans ces jeux, exceller Badine ou martinet, c’est à vous de choisir L’outil à votre goût pour bien vous flageller Ainsi, je comblerai vos plus secrets désirs Car je sens bien qu’au fond c’est là qu’est votre espoir Que je vous frappe bien, vous insulte à loisir Je vous ai démasqué et mis en mon pouvoir Sade C’est une erreur Madame, et vous me confondez Avec un cher ami qui naîtra dans cent ans Le bon Sacher-Masoch, c’est lui qu’il faut gronder Car si je suis divin, lui sera bien Satan Mais pour tout avouer, mes griffes n’en sont pas Mes maîtresses jamais ne tâtent du fouet Je crie mais ne mords point, respectant vos appâts Jamais, au grand jamais, ne serez mon jouet La Marquise Si c’est ainsi Monsieur, je dépose les armes Et j’attends vos ardeurs avec un fol espoir Que votre amour, enfin, tire de douces larmes Et je serai bien vôtre, ô coquin, dès ce soir ! Car pourquoi le cacher, la conversation M’a échauffé les sens, j’attends votre visite Prenez moi, je vous veux, plus d’hésitation L’impatience est telle, ah Marquis, venez vite Sade Comment Madame, alors votre corps qui frissonne Me réclame et enfin vous osez l’avouer Point de donzelle ici, mais petite luronne Et vous voulez céans, vraiment me le prouver ? Attendez un instant, comprenez ma surprise Ne hâtons pas la chose, à mon tour un aveu C’est l’assaut qui m’inspire, et quand la ville est prise Aussitôt c’est, hélas, une autre que je veux Gao T. Kanth ________________ Illustration originale de l'auteur
  25. 2 points
    Il ne reste sur le sable Que l’ineffable reflet du soleil couchant Sous le vol attardé du dernier cormoran essoufflée par ses tendres murmures la mer tire le sombre voile de la nuit indolente sous le regard ardent de l’horizon brûlant telle une femme affligée par le départ de son éternel amant elle tente de libérer ses flancs des contraintes du vent et s’abandonner sur la grève assoiffée où s’attarde l'ombre d’un pêcheur solitaire qui guette le passage de quelques poissons perdus Dans ses douces langueurs après que tout s’éteigne elle chante ses chagrins étouffés que ses rives désertes endiguent et refoulent toute la nuit
  26. 2 points
    Revêtu de ses rêves, il marche vers sa terre promise. Ses pas le guident vers un avenir à construire. Les fondations gisent depuis trop longtemps, abandonnées, oubliées. La poussière des heures périmées est venue les recouvrir. Une pierre pour chaque espoir, Un mur pour chaque histoire, Une pièce pour chaque réalité, Un palais pour toute une vie, Mais tant reste à construire. L’architecte de la vie dresse ses plans. Il dessine chacune de ses folies. Il grave dans la pierre les hiéroglyphes de ses passions. Ses mains ne cessent de s’activer. Elles dansent un ballet inoubliable. Dans l’âtre flamboyant des attentes, il fait fondre ses songes qui enrichissent le ciment de son futur. L’homme amasse patiemment tous les ingrédients nécessaires à l‘édification de son œuvre. Il se remémore toutes ces bribes de vécu perdues dans les limbes de ses regrets. Il remonte à la source de son Art. Son esprit compose, en accord parfait avec les vibrations de tous ces univers maintes fois traversés. Sous les fonts baptismaux du cosmos, de la poussière d'étoiles est apposée sur son front. Un diadème de songes recouvre sa chevelure dans laquelle s'accrochent des chimères. Frappé du sceau de la nuit, il arpente d'une démarche incertaine les routes diamantifères de la galaxie. Son regard embrasse les étoiles. Il ne cesse de les frôler dans une timide étreinte amoureuse, vite avortée. Pèlerin solitaire perdu au milieu d’une multitude sans nom d’astres nocturnes, ses rêves guident sa longue route. Dans ses mains viennent danser des comètes. Des paillettes de rêves s'échouent sur sa peau. Sur le chemin, de la bruine stellaire vient humidifier ses maux. Allant de galaxie en galaxie, sans cesse, il cherche ce qui ne peut être trouvé. Dans les nuits obscures, il se drape. Dans les pluies millénaires, il se ressource. Dans les astres, il rehausse ses habits. Des astéroïdes apprivoisés sont ses montures pour arpenter le monde. Sur des montagnes où plus rien ne fond, Dans des déserts laminés par l'astre du midi, Par-delà des océans d'émeraude sans fond, Dans des grottes plus sombres que ses nuits, Il a tenté de trouver une égérie. Il a cru voir sa pluie dans les larmes des cieux ; Il a espéré voir ses yeux dans les perles nocturnes ; Il a pensé entendre sa voix dans le vent coléreux ; Il a rêvé sa silhouette dans les ombres diurnes ; Dans le fracas des vagues écumeuses émergeait un soupir. Mais tout n’était qu’un seul et même rêve, sans cesse recommencé. Sous ses pas, un tapis sidéral argenté. Des météorites griffaient les cieux tourmentés. Il est alors monté sur les monts les plus hauts du globe. Ils n’étaient point assez élevés. Il a gravi les marches de l’Olympe. Il se trouvait toujours trop bas. Élevant les bras vers les cieux, il a invoqué les Dieux. La voûte céleste s’est déchirée. Les étoiles l’ont habillé de leurs habits de lumière et d’Éternité. Enfourchant la comète du grand Songe, sur le miroir parcheminé de ses illusions nocturnes, son amour est venu commander aux astres. L’étoile du berger s’est fendue. La Grande Ourse a explosé en myriades de lucioles. Prenant le calice sacré, il a répandu des perles d’émotion, les semant au gré des vents cosmiques. Dans le foyer de ses spleens, il a sculpté ses rimes. Il a gravé des prénoms dans les limbes célestes. Il a esquissé des effigies sur les plus éminentes cimes. Dans le sable du Temps, il a enfoui les restes. Au cœur de son sang, il a écrit des vers secrets ; À la source de sa vie, il a puisé son inspiration ; De sa chair, il a extirpé des mots hélas encore muets. De l’essence de ses utopies, il a encensé des rêves. Dans la palette des couleurs pastel de son regard, Il a choisi des caresses d’harmonies de grande rareté. Des larmes d’un esprit conversant avec les nuages tard, Il a déteint sa réalité pour toujours mieux la sublimer. Dans les flots coulant des fronts enneigés de sa passion, il a trempé sa plume d’or pour accoucher d’un espoir. De ses douces pensées aux parfums si féconds, il a brodé une tendre utopie qui s’étire chaque soir. À présent, dans les galeries de son âme, il déambule sans un seul bruit. Tous ces tableaux maintes fois rêvés, il les sublime de ses larmes. Dormant sous la grande voûte des nuits trépassées, il forge et tresse sa vie avec des copeaux de vécu. Les vagues des océans lui livrent leur grand secret. Les neiges éternelles embrassent ses yeux humides le soir. Une pierre pour chaque espoir, Un mur pour chaque histoire, Une pièce pour chaque réalité, Un palais pour toute une vie, Mais tant reste à construire.
  27. 2 points
    Heure bleue Nuit secrète au parfum vanille Brume ou ambre, caresse subtile Heure bleue quand ta bouche murmure Tendre et rouge comme un fruit mûr Effleurant mes boucles d’oreille Boucles des cheveux en sommeil Les mots se dansent, s’élancent Ô chant fragile, romance Poème étrange, si tendre Et tant frémir que de t’entendre Que battent les cils, s’effrangent Que frissonne une mésange Une écriture si pure Un chant épure, morsure Arpèges-couleur sur la toile Mélodie-feu poudrée d’étoiles Un baiser tendre à tire d’ailes Un baiser et devenir miel Tes mains si douces repoussent Fil à fil comme une mousse Les dentelles soie qui s’accrochent Aux bourgeons tendres doubles-croches Quand lèvres velours tu t’égares Au ventre chaud d’une guitare Douceur de rose éclose Quand les doigts se font flamands roses Pénombre dense, intense Bruissement d’ailes dans le silence Et gémir d’un soleil-cithare Ensorcelée de ton regard Nuit secrète au parfum vanille Brume ou ambre, caresse subtile Heure bleue quand ta bouche murmure Tendre et rouge comme un fruit mûr Effleurant mes boucles d’oreille Boucles des cheveux en sommeil Paroles et musique N’Silina Piano Franklin Akoa Mva Arrangements Franklin Akoa Mva 05-Heure-bleue.mp3
  28. 2 points
    Joailles nos a habitué à des poésies harmonieuses où le souffle poétique trouve à s'exprimer dans un engagement sentimental sensible. Ici, elle annonce la couleur : "Je mens comme un poète". En effet sa plume a cherché la rime pour la rime au hasard des images qu'elle fait naître. Ici ce n'est pas une inspiration profonde, mais un jeu de sonorités, une écriture qui s'accroche à l'instantané, à l'improbable, sinon à l'incroyable. C'est une Joailles qui s'amuse de l'imprévisible du jaillissement spontané. Elle nous dit aussi que la poésie prend souvent des chemins multiples, qui vont de la sincérité impudique à la construction la plus froide, en passant par toute une série d'intermédiaires.
  29. 2 points
    Je vois mes vêtements, qui pendent à mes meubles, Je pense aux lendemains et à ceux qui les peuplent… Tout est là immobile, rendu à son support, Mes objets silencieux, sans usage et sans morgue, Qui patientent sur leur perchoir, entre deux paumes… Ce havre inespéré de muettes secondes, Comme un sous-entendu, marque de sa caution La paresse bénie qui savoure le présent. Je me tais sous vos yeux dont j’attends la vindicte. Ils se contentent - c’est affreux ! - De m’intimer un blâme sourd, sans réplique, Dont mes entrailles font l’aveu, Sans qu’autrement je le comprenne. Vos griefs sont aussi vagues que mes regrets En m’étant aussi durs ; qu’y trouve-t-on de plus Qu’un caillot ruisselant de larmes limoneuses ? Je partirai demain, mais rien ne bouge encore. Tout est resté si doux, il n’est rien que j’attende ; Le thrène des absents me défend ses accords. Tout est là sous mes yeux et pourtant je m’en vais ; Demandez-moi pourquoi, car je ne sais quoi dire. Demandez-moi pourquoi, parce que cela m’effraie. Nous dérivons, nos vies sont telles… En délaissant ce lieu en ferai-je un désert ? Les adieux sont trop courts pour énoncer mes torts, Ou quoi que ce soit d’autre. Les grâces qui m’attendent m’occultent les vôtres Et ce moment nous quitte, oubliant de se clore.
  30. 2 points
    Une respiration fêlée porte les nues ; Il s’y promène des bribes de chant, Échappées à des gorges anonymes et rugueuses. Elles démêlent à l’envie les vapeurs laineuses ; Ces lambeaux enroulés dans un souffle velu Se détendent et s’effacent dans la pâleur du ciel. Les lampadaires au loin guettent le crépuscule, Et devancent la nuit pour suspendre son voile ; Les quelques centaines d’ailes qui claquent dans le port Emportent en leur bruissement la tiédeur de la côte ; Un flot de bras noueux débarrasse les quais Sous les rires nostalgiques des promeneurs épars Et, comme les coeurs creux vont se gorger d’excès, Le regard des flâneurs caresse les enseignes.
  31. 2 points
    Hommage à Antonin Artaud O mon ami, abandonné, errant dans les couloirs du désespoir. Toi, mon ami, le marseillais. Superbe. Étincelant. O toi qui a sondé l'esprit humain, jusqu'aux confins de la folie. Toi “l'oriflamme calcinée”. Toi que le vent mauvais emporte, loin du vieux port, devant les portes de l'oubli. Antonin, mon ami. Désemparé. Seul. Le feu de la colère au ventre. N'as-tu jamais pensé que la souffrance, un jour, apaiserait ton âme ?
  32. 2 points
    Il y avait le jour, et la nuit et le jour. Un champ d'astéroïdes qui tournoyait à l'infini. Il y avait le dit, et le non-dit, et ta fenêtre ouverte sur la mer, à minuit. Le passé le présent le futur. Il y avait le verbe et le silence, comme une pierre jetée dans l'eau. Et l'horizon qui épousait le ciel. Et dans le tourbillon des vagues, les Érinyes suçant la chair des mots. Il y avait la lune et l'aube étirées sur la grève. Le vide et le chaos. Et l'ordre et le désordre. Et le regard figé des caryatides. Et Proserpine, ma fiancée, qui déroulait le fil d'Ariane. Il y avait surtout la nuit au bout du pont, haletante comme un vertige. Et l'entrelacs des songes. Et Prométhée ouvrant le feu sur la folie. Et le fantôme de Rimbaud qui tance les étoiles. La pyramide de Khéops qui louait le soleil à contretemps. Il y avait le dit et le non-dit. Le passé le présent le futur. Il y avait le désert de l'amour et la haine. La liberté à fleur de peau qui anime le cercle. Et la vie et la mort. Et la mort et la vie qui revenaient en boucle à l'infini. Il y avait le jour ouvrant les portes du désir. Et toi Orphée qui fonds en larmes au milieu de la nuit.
  33. 1 point
    Bonjour @Joailes , Fusion magique de vos mots, de vos états d'âme, du vivant qui vous entoure pour nous offrir cette merveille qui se déguste délicatement à l'ombre d'une journée brûlante, un coup de cœur pour ce don de vous qui nous ravit
  34. 1 point
    Au temps pour moi Uriel. Votre première intention était originale. Je vous propose d'y rester fidèle.
  35. 1 point
    je manque les mots pour décrire, que des comparaisons. Bonjour @Uriel, bravo pour ce texte non seulement intéressant sur le fond mais judicieux et même malicieux , démentant le passage cité; vous avez les mots + la comparaison (normal,la poésie s'appuie beaucoup sur la métaphore) et en + les astuces de mise en page qui est vraiment une valeur ajoutée ,ce procédé est vraiment original (pour voir les lignes il suffit de s.......r, mais qui en aura l'idée?Rien est à changer au texte un cœur
  36. 1 point
    Assassinat progressif par étouffement Liberté, liberté chérie, visée comme virus Traquer partout, bientôt chez moi, on me ment Il ne faut pas surtout pas "leur" donner quitus. Il existe pourtant un traitement efficace mais peu cher Qui évite bien en amont de faire hospitaliser notre chair D'où le problème pour certains envieux et avides Ils traquent surveillent jusque dans mes rides Me voilà réduit à l'état de vil parasite de viande contaminante irradiant mes virus Cube amovible aux organes bientôt traçables sur site Il ne faut pas surtout pas "leur" donner quitus.
  37. 1 point
    Ce passage-ci m'a tout particulièrement séduit. Sur le reste, je trouve l'analyse de @Darius assez juste et je la rejoins.
  38. 1 point
    Bonsoir @Zanoni je retiens votre conseil, et comme je ne peux visiter le lieu, je vais (re)essayer de lire Roger Frison Roche ... voici l'autre moitié de mon cœur.
  39. 1 point
    Le poème coule comme de l'eau claire dans la garrigue. Les quelques touches sombres de mélancolie, qu'annonce le titre, s'effacent derrière la lumineuse beauté d'images poétiques d'une belle délicatesse. Les rimes seulement suggérées donnent aussi une sensation de légèreté.
  40. 1 point
    Avant d'écrire, Joailes doit certainement enfiler un manteau de nostalgie, confectionné sur mesure pour elle. Je ne vois guère d'autre solution pour que ces mots puissent tant me toucher.
  41. 1 point
    Superbe, @Lina , gros coup de cœur ! Cette strophe, en particulier, me laisse sans voix : cette petite fille assise dans mon oeil qui sait comment trouver de quoi laver l'inquiétude qui pelote le sang en caillots égarés
  42. 1 point
    Je veux vous remercier chers amis de plume, @Joailes, @Seawulf, @Jeep, @Moïse, @Darius, @Eau de brume, @Filae77 et @hersen pour vos lectures et appréciations, ma difficulté réside dans cette démarche double : l'envie de faire chanter les mots en jouant sur leur polysémie, leur charge d'émotions, créer une sorte de tension entre eux pour amplifier leur pouvoir d'évocation et conjointement révéler ce que j'ai sur le coeur, en ne négligeant pas le discursif, le narratif, le didactique ... Un merci tout particulier à @Filae77 pour s'être penché, avec cette finesse qui lui est propre, sur mes modestes vers.
  43. 1 point
    Lire ce poème d'Isabelle, c'est remonter le temps à travers toutes les musiques qui l'ont marqué. C'est gai, réjouissant. On devine que ces repères musicaux lui sont précieux. Puis elle a le très bon goût de nous faire réécouter l'une des belles chansons de Léo Ferré, ce grand poète que l'on entend hélas de moins en moins sur les ondes publiques.
  44. 1 point
    Parfois la poésie ressemble à la navigation, il faut tirer des bords contre le vent pour atteindre le but et "sauver ses planches" quand la tempête arrive.
  45. 1 point
    Un beau sonnet où la fragilité silencieuse de la nature rencontre les vombrissements ininterrompus des SUV et autres attelages, dans la plus grande indifférence. Heureusement, il y a les poètes !
  46. 1 point
    Un très beau texte sur un sujet touchant. La forme sert vraiment le fond !
  47. 1 point
    Bonsoir @Joailes, une fois de plus, je suis profondément émue par votre écriture et votre sensibilité, peut-être aussi parce-que cette grand-mère ressemble à la mienne et j'ai moi aussi une réactivité aiguë aux parfums familiers qui nous plongent dans le passé et font revivre un instant ceux qui nous ont quittés. Un énorme cœur ❤ pour ce poème magnifique !
  48. 1 point
    L'hypnotique sommeil D'occultes rêveries, Nous arrache à l'instant Et doucement nous place Dans un brillant espace Pour laisser au présent Son éternelle place.
  49. 1 point
    @Joailes Entre deux nouvelles, je viens faire un petit tour sur AP pour t'attribuer mon premier cœur. Un texte qui mériterait de faire partie de la prochaine anthologie.
  50. 1 point
    Le texte dénonce la poésie dans ce qu'elle a de plus élitiste, hermétique, froide et universitaire...ce n'est plus de la poésie mais un exercice pour des vérsificateurs maniaques et arrogants. Au contraire qu'elle soit en vers, en prose, ce qui compte c'est l'émotion qu'elle pourra offrir. Accessible aux plus humbles dans la rue, dans les écoles, dans les bordels mêmes... Hugo écrivait en vers et en prose. Il reste d'actualité parce que classique il a su se mettre à la portée de tous...

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