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Popular Content

Showing content with the highest reputation on 09/17/2019 in Posts

  1. 4 points
    Tout se nourrit du silence, L’heure qui vient est un ailleurs, Le temps blesse et son errance Est un miroir où tout se meurt. D’idéals jours se consument Et celui qui est n’est rien, Vois, la lumière s’exhume Comme une douleur revient. Vois, tout meurt chaque instant, Jusqu’au cœur des pierres, Ce demain en noir et blanc Nous regarde d’un œil sévère. Tout n’est déjà que silence, La fenêtre où je t’aperçois Crie ma désespérance Et ce vide que j’entrevois. La lumière vibre sur les choses, Il fait si beau, et j’ai froid, Les fleurs ont dans leur prose Nos jardins d’autrefois. Vois ce jour, il vient, coupable, Il vendange l’écume des flots, Vois ce ciel secourable En nos deux cœurs jumeaux.
  2. 3 points
    A l’hivernage de l’engoulevent Dans les tièdes soleils de tropique Quand le regard vagabond Entonne un chant de découverte Les fleurs de plumage aux teintes de feuilles mortes S’étiolent au feu des insectes morts *** Les peaux des pays lointains Se mordorent aux lumières des désirs coupés Quand l’amble d’un clignement d’yeux Reproduit le mouvement défunt Que défont les patiences jointes Aux prières, deux mains *** Dans ces déserts nus, le sable se caresse Et le vent chante le chant des dunes Et le sang masque les lunes Froides dans l’éther, elles retiennent leur souffle Quand le feu de camp s’entretient Avec l’aube qui lui promet la mort *** Le feu du bleu tempéré d’ocre rougit aux sourires carnassiers Du petit peuple silencieux En armée des ombres cherchant l’éclat Se gravant dans l’éphémère, papillon moqueur Batelier inutile des serments trompeurs *** C’est alors la musique des deux souffles Elle se crie leurs mutuels errements Entre le réel des chaises au bois grinçant Et les trônes inaccessibles où meurent les infantes Dans des berceaux ajourés par les dents des souvenirs Et bercés par l’illusion des aveux suppliciés du plaisir *** Quand il est trop tôt encore pour signifier au temps Sa fin de non-recevoir, sa mise en congé Il nous appartient de voler à la sagesse Un peu d’éternité du divin passager Et d’en goûter le fruit amer qu’en donne la conscience Tandis qu’au foyer, la braise mord la pierre, obstinément. * ***
  3. 2 points
    Les arbres rouillent solitaires les vieilles barques abandonnées gisent sur le flanc étendues de terres et de sables blancs sumac, corail S'envolent les songes d'été l'absence est toujours présente dans ce jardin inouï l'automne répand ses harmonies et me tient prisonnière dans ses rouges sang. L'enfance chante sur les chemins jaunes ; derrière les volets gris elle sait la flore et la faune je me suis toujours demandé si les champignons poussaient ici sous les pins, humides des perles de nos cils ? Les désirs se perdent dans les vécus inventés les soirs d'éternité de tant d'automnes dissonance et harmonie Pages noires de feues nuits aux feux des insomnies automnes tournoyants de mots transis pages blanches comme les nuits de pleine lune où rien ne s'écrit. Quand elles auront recouvert tous les sables, toute la terre … Ce sera l'hiver et sur cette immense plage blanche superbe de silence, en toute dissonance elle sera noircie, cette page blanche ; traces de pas traces de doigts traces de mots au fond des insomnies en toute harmonie … L'automne est rouge, comme mon cœur. (J.E. SepT. 2019)
  4. 2 points
    Dès qu’il fait beau, je sais que tu viendras me voir. Au bord de notre lac, nous irons nous asseoir tous les deux, sur un banc, et nous regarderons miroiter les reflets, en mangeant des bonbons. Nous suivrons le sentier que nous n'avions jamais pris, celui le long duquel le liseron fleurit, jusqu’au bout de la terre. Les joncs frappant nos dos ne pourront faire taire l’illusion que nous ne sommes pas fragiles. Un épervier planera sur notre île, en cercles réguliers, au-dessus de nos têtes. Puis en me regardant, tu diras un truc bête, un tendre n’importe quoi, rien que pour moi. Nous en rirons si fort que nos voix effraieront les poissons et les pêcheurs nous maudiront. Alors nous prendrons le chemin du retour, en faisant des milliers de détours afin de pouvoir traverser les flaques de pluie que l’orage a laissées. Nous les affronterons et des éclaboussures viendront parsemer nos chaussures, illuminant d’un sourire le paysage de nos deux semblables visages. Puis le jour faiblira, il se fera tard, et tout en contemplant le lac et ses canards nous aimerons, ensemble, le silence, et j’aimerai, enfin, mon enfance. Même si j’ai grandi, même si je vieillis, même si tu es mort et moi je suis en vie, dès qu’il fait beau j’ai peur, quand s’annonce le soir, que si mes yeux se ferment tu viennes me voir.
  5. 1 point
    Merci @Diane d'avoir bien voulu nous départager, et pardon @Myrtille j'ai pu être très mauvaise élève, pas assez passionnée, sauf en français !
  6. 1 point
    Contact Les deux yeux le somment Devant le tourniquet Du droit de chasse d’eau COOOONTACT Le boucher aiguise sa lame et tranche le jarret, Sa caissière balance, COOOONTACT La boulangère pétrie de ses goûteux beignets Propose la baguette, COOOONTACT La fromagère tend sa tome du plus fruité comté, Lui dit d’un ton crémeux, COOOONTACT La charcutière pèse les boudins ronds et hume son pâté, Lui déclare gourmand, COOOONTACT Puis vient la poissonnière et son merlan tout prêt Et les blancs encornets, COOOONTACT,…. COOOONTACT….. COOOONTACT….. COOOONTACT….. Soudain, il réalise. Sa vie si solitaire se trouve transformée, Que de propositions pour des fréquentations ! Il sort vite son écran pour marquer le programme De prochains rendez-vous, Une probable liaison, Peut-être un baiser ? Il propose avec tact De leur toucher la peau en tendant ses billets Pour avoir le ticket. Chacune lui répond souriante, sûre d’elle. « Je n’aurai pas d’émois, Sans contact avec vous, Posez gentiment là Votre carte bancaire Sur ce petit sabot, Son doux effleurement Prélève vos euros. » _______________________ MM / 2019
  7. 1 point
    poésie de jeunesse 2ème Langue de sang Qui déchire Et qui frappe Langue de sang Qui détruit l'intégraal ! Quand le doute Se meut régisseur Des méandres de l'absolu Tu ricanes Tu joues oui Tu réclames l'annexion de tous sursis Et tes veux sexe sauce Dans la naissance est clause
  8. 1 point
    @Aubussinne, Mais c'est qu'il est enjoué ce poème ! Bravo... malheureusement je n'ai plus de coeurs en stock.
  9. 1 point
    Original et très drôle. Merci pour cette dose d’humour.
  10. 1 point
    Le pauvre, c'est une véritable machination !
  11. 1 point
    Toujours cet humour tonitruant, même si le ton est ici un peu moins enjoué : le titre est bien trouvé. Triple déclaration, d'amour à une région, de guerre à certains comportements et des droits de l'homme à la flânerie et aux joies simples. Si l'on rajoute à ça de la Leffe Ruby, je ne peux qu'aimer
  12. 1 point
    Même si le battement est dissonant, un cœur rouge est un cœur qui bat. Très beau poème Joailes
  13. 1 point
    A l'école des surdoués Tu fais la joie des professeurs, Tu rêves d'universités, De grands diplômes et d'honneurs. Tu iras loin. Tu es le meilleur des Bleuets, Vois, tous les grands clubs te cajolent, Les contrats sont presque signés, Tu as l'étoffe des idoles. Tu iras loin. Tu es belle comme le jour, Tu captives ton entourage, Tous les studios te font la cour, Tu es jeune pour ce tournage. Tu iras loin. Tu passes enfin à la télé, Tu es le chouchou du jury, Ton look, ta voix, ont déchiré, Ton prochain cap c'est le Grammy. Tu iras loin. Tu sors tout juste de l'ENA, Tu fréquentes les ministères, Tu te verrais bien candidat Et remporter une primaire. Tu iras loin. Tu iras loin. Vous irez loin... Dans la solitude.
  14. 1 point
    Vous passez de noir à gris, encore un petit effort et vous aurez du blanc ! Blague à part, voici peu de mots qui en disent long. J'aime beaucoup le paradoxe que je vois dans ces mots : l'amour perdu, l'amoureux n'irait plus jusqu'à mourir pour l'autre... ce qui le condamne à vivre. À moins qu'il n'aille mourir ailleurs (auprès de toi), mais je préfère ne pas le lire comme ça Ce poème est très habile car il présente plusieurs lectures, le lecteur peut choisir. Bravo Charles !
  15. 1 point
    Gris Il n'y a plu. De quoi mourir. Auprès de toi. Gris
  16. 1 point
    Triste constat, malheureusement fidèle à la réalité. Les ponts qui comptent, ceux qui représentent des liens entre êtres humains, disparaissent, les ponts qui exploitent et divisent, eux, se multiplient. Personne n'écoute personne et puis chacun s'étonne que sa vie ne ressemble plus qu'à un malentendu.
  17. 1 point
    Voies humaines Lacèrent le monde D’interminables Certitudes noires Jettent des ponts Immenses Entre les peuples Médusés de tant De convoitises Commerciales Voix humaines Inaudibles Dans le gigantesque Brainstorming Planétaire S’égarent dans Des discours Inaptes Ineptes incompréhensibles Photo Papy Adgio
  18. 1 point
    J'aime bien les va-et-vients entre les yeux de l'institutrice et la mer, les deux représentant la découverte d'une beauté nouvelle et le signe d'un monde plus grand qui se révèle à des yeux d'enfant. L'anecdote sur la couleur de la mer est touchante, moi je crois encore que la mer est multicolore . Joli texte.
  19. 1 point
    Je viens de lire un très beau poème merci beaucoup.
  20. 1 point
    Je pleure mes amours mortes Quand elles prenaient la porte. Mais qu'est-ce qu'on a ri Quand on vibrait au lit. Je pleure un ami mort Qu'était pas dans son tort. Pourtant qu'est-ce que j'ai ri De ses plaisanteries. Je pleure la faune et la flore Toujours trop tôt fanées, boutées si vite dehors... Mes animaux, mes fleurs, je suis empli De vos parfums, de vos cajoleries. Marc qui pleure, Marc qui rit, Je doublonne ma vie Et me dis : Merci ! Merci à la vie Qui m'a tout donné, tout repris, Mais j'en demande encore Jusqu'à ma propre mort. Lors, libéré des contingences terrestres, Je crains comme la peste Qu'on me pleure, oubliant le temps où j'étais preste À m'esbaudir avec du rire les maistres !
  21. 1 point
    Avant que ma jeunesse s'useEt que mes printemps soient partisJ'aimerais tant voir SyracusePour m'en souvenir à Paris ...
  22. 1 point
    Plutôt différent du premier, mais tout aussi intéressant de par sa construction ...
  23. 1 point
    La mouette se morfond sous le ciel gris la mouette se confond avec les galets gris elle a l'air triste comme la mer un midi gris j'ai tendu la main pour ramasser un galet geste suspendu j'ai ramassé une mouette triste je l'ai mise dans ma poche elle a ri et puis a repris son vol sur la mer à minuit dans le reflet des galets gris. (J.E. Sept.2019) (photo J.E.)
  24. 1 point
    Très amusant ! J'aime beaucoup !
  25. 1 point
    A qui vit connaît cela n'en est que plus ému.
  26. 1 point
    Dans un cachot de profonde solitude et d'étoiles de verre condamnés à perpétuité à un amour sans fin on ne s'est pas quittés jamais - on se l'était juré - tu reposes sous la terre condamné à l'éternité toujours et moi je suis dessus je vois encore des fleurs des roses ensanglantées par leurs propres épines, tu n' as que les racines arrosées de mes pleurs. C'est ici que les saisons sont cruelles condamnées aux ténèbres le soleil brille ailleurs mais plus dans tes yeux il n'y a que l'hiver où la terre nous ressemble dépouillés et glacés les ombres tremblent sur la montagne qu'on n'a pas eu le temps de gravir ensemble. Je n'ai plus de pourquoi, seulement entre mes doigts la poudre de marbre calciné qui coule entre deux bulles de verre illusion du temps qui s'écoule. C'est ici mes fleurs frêles et pourtant si tenaces du jardin secret, un Everest perdu dans la glace. Il reste des sourires en moi-même que tu avais semés pour moi et soudain, ils surgissent en poèmes. Tu aurais aimé, bien plus que mes larmes, alors je continue. Il reste des ciels blancs, des ciels qui crament vois-tu les mêmes, toi ? Je suis au sommet de l'Everest. Et, doucement, je redescends vers toi. C'est ainsi, c'est tout. (J.E. Septembre 2019)
  27. 1 point
    Je cherche tous mes mots Au fond de mon cerveau Mais c'est très mal rangé, Il faut tout déranger, Ils ne sont pas dans l'ordre, C'est vraiment le désordre. Tout est enchevêtré, Y a du laisser-aller, C'est le méli-mélo, Drôle d'imbroglio. On dirait un chantier Tout désorganisé. C'est dans ce beau fouillis Que je dois faire un tri, De ce capharnaüm En extraire un pensum Et de tout ce fourbi Sortir un manuscrit. Voici donc au hasard De ce vilain bazar De ce grand bric-à-brac, Un poème foutraque.
  28. 1 point
    Les feuilles tombent Continûment : Quelle hécatombe Cause le vent. À vive allure… Croît l’effeuillure Dans les bocages Où se sont tus Les doux ramages Les vents bourrus Sur les ramures… Causent blessures Dans la pénombre Leurs longs sanglots En basse-contre Et vibratos Troublent les âmes… Des cœurs infâmes
  29. 1 point
    Choupette , la mouette à pied sur les galets.
  30. 1 point
    Planète en noosphère des mots et des conteneurs gavés de l'inutile.
  31. 1 point
    Les désirs se perdent dans les vécus inventés les soirs d'éternité de tant d'automnes Embarquement immédiat même en automne, même en hiver.
  32. 1 point
    le noir est ma couleur préférée et j'ai adoré, vous vous dites surréaliste, il faut fonder une école post-surréalste!! je serai disciple inné!
  33. 1 point
    @Papy Adgio Il n'y pas de nœuds dans ton texte et tu n'as pas fait intervenir les Corses.
  34. 1 point
    @Marc Hiver la vie, maladie mortel incurable, bête à pleurer, autant en rire
  35. 1 point
    les insoumis sont toujours aux actualités mais sont-ils toujours révoltés? un nain soumis dans son nid
  36. 1 point
    Vous avez failli me faire pleurer! (de rire?)
  37. 1 point
    je vais essayer de continuer à plonger et passer le niveau supérieur pour arriver à ces fonds insoupçonnés malgré mes problèmes d'oreille interne, plus sérieusement c'est vrai que les belles maîtresses sont aussi inspirantes que la mer que l'on voudrait monter plutôt que démontée... bravo pour ce beau petit tableau noir multicoloré
  38. 1 point
    simple et percutant, efficace dans cette sobre poésie qui vaut de long discours...bravo! (photo d'ALBI on dirait?)
  39. 1 point
    Bel hommage à celui qui grattait ces cordes.
  40. 1 point
    l'ennui la nuit est pour moi un luxe inouï à vous lire vos lyres...je ne m'èpuise à y puiser à ma guise, merci!
  41. 1 point
    @Joailes Et la bouteille à la mer qu'elle surveille c'est une mouette et chandon ?
  42. 1 point
    Bonsoir @Charles Boveaud Finir dans le rouge et le noir, Stendhal aurait aimé.
  43. 1 point
    Des mots très forts. Un ressenti assuré.
  44. 1 point
    Un fin très digne. A la hauteur de la poèsie.
  45. 1 point
    J'aime ces poésies sur les traits de l'enfance et je savoure sans mièvrerie ce joli poème qui fait du bien.
  46. 1 point
    S'il y a de la révolte mes antennes se soulève... et jocrisse des pneus pour arriver. Je suis là !
  47. 1 point
    La mort n'est qu'une histoire de vivants et ils ont si peu de mémoire qu'ils oublieront très vite qu'on a été des leurs ! Alors, tu as raison profitons de la vie, rions, pleurons, jouons... Bravo Marc
  48. 1 point
    Je ne suis pas sûre d'avoir su à 17 ans ce que jocrisse veut dire Poème intéressant, comme une interrogation déguisée en conviction. Merci pour le partage
  49. 1 point
    et sur les tréteaux de la façade ... le jocrisse enfariné au nez de rubis ... Superbe bizarrerie, merci !
  50. 1 point
    Ni bizarrerie de jeunesse ni bouffonnerie de jocrisse un truc très personnel qu’on peut écrire à tout âge... C'est Diane qui le dit -;)

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