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Showing content with the highest reputation on 11/12/2019 in Posts

  1. 1 point
    Sur la colline, les fantômes langent, La neige tombe, muette louange, Froide endormeuse. Dans le cimetière, Sur les marbres noirs, sur les murs de pierres, Le silence étreint les nues et les fanges. C'est ici même, près du grand cyprès, Oh! quand j'y pense...ceinte de piquets, Oh! frêle endormie...que ma jolie douce Dormait sagement bordée d'herbes rousses Sous un tertre épars qu'ils ont enlevé. Or, le gel, la pluie, le soleil, le vent, L'avaient retouchée de braves printemps; Ce n'était point là du mou pour les taupes, L'épitaphe meuble apprêtait l'échoppe Bouclant son dôme de galets d'argent. Mais que voulez-vous ...je ne suis pas riche, Le caveau des rois, l'éternelle niche, Les nobles statues, les gerbes sans nombre, Sont pour les Messieurs loin de tout décombre. Alors, j'eus ce coin, ces gravats en friche, Cet îlot perdu d'osselets boueux, Soupe d'aigres vers pour les chiens galeux; C'était ça ou rien, j'étais sans le sou, Le plus malheureux plaint encor son trou Lorsqu'on l'éparpille au hasard des lieux. Tué par deux fois, mon cœur n'oblitère Le souffle coupé de mon éphémère, Les rocs réveillés d'entre les chenilles, Brisant un amas, ma petite fille, Expulsée du lit par les bulldozers. J'erre, tous les jours, oh! de croix en croix, Du vil tout-venant jusqu'au parc là-bas; Je la cherche, en vain, sans pleur, sans repère, Son nom a suivi l'envol des poussières... Alors, peut-être, dans les mimosas....
  2. 1 point
    La pénombre se couche Lourde de secrets Sur les berges Incandescentes Et dans les plis Des margelles Torturant les horloges Etranges Les nuages se déchirent Comme sombrent Les murmures rebelles Au fil des rimes Inaccessibles Ne portons pas attention Aux rivages Ni aux couleurs des ombres Retenons l’insolence Des promesses silencieuses Que les naufrages Inondent d’incertitude Les jours de pluie.
  3. 1 point
    Un carré de drap blanc, drapeau de résistance Peuplé de blanc silence encerclé d’un trait rouge Un murmure essoufflé d’un pardon qui se danse Une croix ravaudée, blessure d’une gouge Décor illuminé par le fait d’une nuque Un sillon frissonnant d’un baiser sur la route En évangile osé, par St Jean, par St Luc De versets renversés dans la foi jusqu’au doute Un carré de drap blanc copeau de résilience Volute de rabot saigne la fibre douce Désormais le présent recherche la confiance Que le passé s’offrait quand le futur s’émousse Des deux corps incendiés ne reste que la cendre Souvenir d’un bûcher, holocauste d’amants Feux grégeois fulgurants refusant de se rendre Tisserands d’une trame dont les points sont moments… ***
  4. 1 point
    Mets tes mains dans ton manchon poupée de laine enfile tes plus chauds chaussons et ton manteau de porcelaine, il fait idéal et je t'emmène comme j'aurais aimé, cueillir le safran voir le givre sur les hélianthèmes le sucre glace scintiller sur les champs et ces anges qui passent en silence au bout des ciels torturés qui te rendent un peu d'innocence et le sourire des plus belles années. Tu as aimé les couleurs de l'hiver celles des aubes claires aux paupières encore closes ; tu fus l'unique cadeau de ma mère comme une demande de pardon pour des choses je ne saurais pas dire je t'aime mais bien mieux que ça, plus chaud la porcelaine est froide et blême j'aurais voulu la chaleur d'une peau, la chaleur d'une laine tu n'y es pour rien, poupée de carême ta beauté est vaine tu ne m'as jamais dit je t'aime. Il fait idéal pour t'offrir des roses cadeau d'adieu, ma poupée de porcelaine l'amour dispose dans des apothéoses le vent souffle très fort dans la peine. Je t'ai remis ton manchon, tes chaussons et ton manteau de laine et t'ai abandonnée en demandant pardon ma jolie poupée de porcelaine. (J.E. Novembre 2019)
  5. 1 point
    Au vif la pêche éclair mais qui que quoi dont où J'ai retrouvé ma mère Ophélie de l'égout Enfant du caniveau je ferre les tritons Je pleure comme un veau des larmes de citron Mais qui que quoi dont où de cette arithmétique Je nourris le coucou qui par hasard rapplique La chanson à la clique au bourg je la dédie Rien ne sert d'expliquer ce qu'elle signifie Car qui que quoi dont où je connais le refrain De tous ces bons à rien qui font de la musique Et chantent à tue-tête un air avec entrain Qui pour un fifrelin attachent aux bourriques Des bouquets de pétards pour se réjouir enfin De semer la panique auprès des orphelins
  6. 1 point
    Evidemment, comme @Seawulf j'ai pensé à ce vieux film "L'expérience des limites", puisque le titre est le même ; quoiqu'il en soit, c'est très beau @Marioutch et j'aime !

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