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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 13/08/2020 dans Messages

  1. 1 point
    Painting by Zdzisław Beksiński – untitled - 1975 Au commencement est le rêve. Une mélopée funèbre chante la moisson de douleurs réfugiées dans l’enclos du cœur. La lune se pare de ses grands yeux noirs et flotte sur la rivière plissée d’attentes. Le ciel s’incurve étrangement comme une barque dans le drapé pierreux des roches natives tandis que je fuis les ténèbres rougeoyantes glissant aux dernières coursives d’azur. Dans le sillage d’une autre moi qui dévale tous les âges court le rugissement des anciens sables. Le sang me bout dans le corps et ma peau s’offre en étoffe votive. Un mystère mantique me fait l’âme oiseau. Les heures s’éparpillent comme un chapelet dégrainé et au sortir du rêve, j’ouvre la claire fleur de mes yeux dans le jour qui dilue les ultimes ombres. Je serre au creux de paume mon mouchoir à chagrins où la nuit singulière a niché toutes ses peurs. Je me souviens alors de ma naissance quand je dormais au ventre des déserts et j’en sais désormais l'insondable secret.
  2. 1 point
    Un poème qui me fait penser à la genèse "biblique" par delà laquelle tout se développe et prend naissance ! J'aime assez l'idée que nous puissions émerger du rêve, ce monde où l'esprit non incarné serait dans l'attente d'une naissance terrestre. Hugo parlait des humains comme des "anges" à l'essai sur terre sans qu'ils ne le sachent. J'ai aimé vous lire Lina.
  3. 1 point
    Nous étions Silencieux et comblés par une course effrénée dans la nuit Nous étions Essoufflés et unis par l’issue d’un débat exalté sans non-dits Le contenu de nos têtes s’éparpille tout autour Sur le sol et les murs, entre les pages d’un cahier Où nos mains réécrivent au marqueur, sans détour L’existence Sans personne pour dicter Manifeste de nos vies Faisant de la jeunesse un ultime pari Car il n’y a pas d’âge que l’étincelle délaisse Une caresse suffit Que la fièvre du jeu naisse Nous étions. Arrivés avant l’aube sous le bleu majestueux Qui d’un geste souverain fait plier les frontières L’écume devient nuage, en l’espace d’une seconde L’océan et le ciel enlacés se confondent Nous voguions, emportés dans l’abime de ce bleu Où des bourgeons pastel s’entrouvraient peu à peu Le divin est le jour contemplant son tableau Révélant un miracle à chaque coup de pinceau Nous n’avions pas grand-chose, pas même un cap à suivre Tout était dispersé derrière nous dans la nuit Seules restaient la passion et notre rage de vivre Qui nous tenaient debout sur le seuil, affranchis Seuls restaient l’émotion, nos sourires sans retenue Nos yeux émerveillés happés par l’inconnu Et l’appel flamboyant d’une Terre qui s’éveille Écho universel d’une pulsation vermeille L’insouciance escortait nos sentiments hagards Le soleil sur notre peau valait tout l’or du monde Et encore aujourd’hui il suffit d’un regard Tourné vers le passé quand l’esprit vagabonde Pour que brille la lumière sur le quai de la gare Écrit par Charlotte Dubost, le 30 janvier 2020

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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