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  4. Gabriel Montigny

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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 08/18/2019 in Posts

  1. 14 points
    Mon rêve bleu mon rêve d'il j'aimerais que la terre soit une île où nous serions deux elle et il lui et moi nous aimer sans autre choix un pour l'autre un et un sans les autres sans personne et puis soudain le serpent vient le serpent sonne le serpent jaune je m'abandonne je me réfugie dans tes bras nous sommes trois impair le manque passe mon rêve bleu mon rêve d'il est en exil la terre n'est pas une île je rêve d'il et toi d'ailes … File ton rêve la vie est brève. Et s'il est bleu, envoie-moi un morceau de ton île pour faire battre encore une fois mes ailes … (J.E. Août 2019)
  2. 11 points
    M'enrôlant à jamais ivre de noir profil, Je forerai la nuit comme un phallus céleste, Aux poitrines sans fond, je me ruerai yeux lestes, La croupe lunaire se changeant en pistil, Mon âme fleurira dans le minerai chaud. J'échangerai les mots contre un état des lieux En signant ma vision sur les premiers asiles, Le soleil sortira ses membres érectiles, Et nos voix, fécondées, la grammaire des cieux, Diffuseront l'index la langue dans l'écho. Entre, vois, dans l'air pur, la spirale des vents, Prends ta place au forum des effluves en transes, Et laisse-toi lécher par le divin silence, Au delà des fibres qui constituent le temps, Tu pourras respirer le glossaire nouveau. Ici, c'est l'an nausée, là-haut, bleu harmonie, On tend toujours la main et l'heure est digitale, Tous les cœurs sont ouverts pour nourrir l'encéphale, Ô triangle brûlant d’éternité enfouie Où les hommes et l'amour font des jeux musicaux. Creuse en toi un départ sur les quais du pardon, Invite charognards, loups et mauvaises plantes A ton prieuré noir, l'océan qui te hante; Fuis ces bords falsifiés, redeviens le plancton, Retourne au placenta pour choyer tes bourreaux. Nous jouissons déjà captant d'autres couleurs, Sertie de lumignons, Lucie devient luciole, Qu'importe leur vaccin si je suis la variole, Nous pouvons vivre en paix dans ce souffle d'ailleurs Et voir planer les muses au dessus des tombeaux.
  3. 11 points
    Vers le lieu-dit "Les Génestiers"*, Sur le chemin des amandiers Quand se trémousse le mois d'août, Entre la ronce et la vipère Il est un pêcher solitaire Dont les fruits gémissent tout doux. Suivre la guêpe sirupeuse, Exaucera la plus heureuse Des cueillettes sur la colline, Le soleil guidera vos mains Et les mantilles en fleur de thym S'écarteront pour les voisines. Pardi! Si l'été perd courage A force de se tirer les traits, Les petites pêches sauvages Ne viendront plus l'année d'après. C'est à la cour du Roi Soleil, Jeunes corsets gorgés de miel, Qu'on admet qu'elles ont le "pour"*, Pêches d'amour des villanelles, Parfums à gigogne, à flanelle, En aparté des plus beaux jours. Piquées de cédilles de nuit, Mordues par le givre à la lie, Le teint grimé au vent trouvère, Sur leurs joues rose-safranée, Enfantez-y des voluptés, Mille saveurs en bandoulière. Pardi! si l'été perd courage A force de se tirer les traits, Les petites pêches sauvages Ne viendront plus l'année d'après. Un goût qui roucoule pour l'âme, Qui sait nous griser sous le charme D'une jolie petite fille; Elle découvre les mystères, Les coins secrets de son grand-père, L'art vénéré de la grappille. Sur sa divine bouche en cœur Qui n'a connu d'autres douceurs Que le baiser, qu'une aile d'ange, La pêche blanche entremetteuse Exige en pose d'amoureuse La plénitude des louanges. Pardi! si l'été perd courage A force de se tirer les traits, Les petites pêches sauvages Ne viendront plus l'année d'après. *"Les Génestiers": lieu-dit situé dans les collines de Lettret petit village des Hautes-Alpes. *Avoir le "pour": sous l'Ancien Régime avoir le "pour"signifiait aux très jolies jeunes femmes qu'elles pussent bénéficier un temps des faveurs du roi.
  4. 11 points
    Douleurs Dans une cage sale Un singe dort Et s'il ne tremblait pas, Je dirais qu'il est mort. Un enfant tend sa main À travers les barreaux. Le singe est dans un coin, Il réprime un sursaut. Le singe ne dort pas Mais on dirait qu'il pense. La tête sous son bras, Il regarde en silence. L'enfant essaie encore De toucher son pelage Mais le singe le mord Et grimpe dans sa cage. Muet et immobile Pendant que l'enfant crie, Il voit la foule hostile Se rapprocher de lui. Un homme vient d'entrer Un fouet à la main. Il frappe à la volée Sur l'animal qui geint. Il gît sur le plancher, Pourtant il n'est pas mort. Le corps ensanglanté, Je crois qu'il pense encore.
  5. 10 points
    A Gabriel Montigny. O poète, quand tes yeux ont soif de mer, Contemple au bord des flots amers La berceuse de l'océan. Quand s’essouffle l’âme Du gonflement de l’onde, Le ventre d’eau noire ronfle Et creuse le ressac Qui gronde. Sur les vagues se fendent Les miettes d’étoiles. Sur les vagues gisent Le reflet mort des rayons. Sur les vagues enflées par la bise, La houle se brise Et le mistral dort Puis s’éternise… Poète, tes paupières Se taisent à l’exil, Quand tu contemples l’horizon Embrasser les eaux invisibles. Observe au large Ce grand navire Qui a jadis quitté la terre, Car le vent des rêves a tendu ses voiles… Puis la mer, ouvrant béante sa gueule, Dévore et bois, Par bouchées, par gorgées Le calcaire des falaises, Le sable dormant Ou les vieux rochers. O poète, bois donc de tes yeux La mer, Laisse en dérive ton regard Sur les bribes de l’onde. Fais de ton nez ceux des flots ; Inhale et respire L’air que souffle l’océan. Et fais de ta gorge celle de la mer, Qu’inonde et fait pleuvoir Le breuvage A la soif De ton regard.
  6. 9 points
    Des amoureux austères et des savants fervents, altiers, aiment également, à la saison des mûres, vaguer le long des haies où sanguinolent les arbousiers cherchant probablement quelque aventure amis de la science et des fruits sauvages ils aiment les longs étés qui n'en finissent pas ; on peut voir, souvent, surgir dans leur sillage certains chats alanguis débouchant leurs chakras alors soudain, dans le frisson, surgit Baudelaire en silence, dans les ténèbres et l'horreur les fleurs du mal sont tombées par terre un sortilège s'élève entre les saules en pleurs. (J.E. Août 2019)
  7. 8 points
    Dès qu’il fait beau, je sais que tu viendras me voir. Au bord de notre lac, nous irons nous asseoir tous les deux, sur un banc, et nous regarderons miroiter les reflets, en mangeant des bonbons. Nous suivrons le sentier que nous n'avions jamais pris, celui le long duquel le liseron fleurit, jusqu’au bout de la terre. Les joncs frappant nos dos ne pourront faire taire l’illusion que nous ne sommes pas fragiles. Un épervier planera sur notre île, en cercles réguliers, au-dessus de nos têtes. Puis en me regardant, tu diras un truc bête, un tendre n’importe quoi, rien que pour moi. Nous en rirons si fort que nos voix effraieront les poissons et les pêcheurs nous maudiront. Alors nous prendrons le chemin du retour, en faisant des milliers de détours afin de pouvoir traverser les flaques de pluie que l’orage a laissées. Nous les affronterons et des éclaboussures viendront parsemer nos chaussures, illuminant d’un sourire le paysage de nos deux semblables visages. Puis le jour faiblira, il se fera tard, et tout en contemplant le lac et ses canards nous aimerons, ensemble, le silence, et j’aimerai, enfin, mon enfance. Même si j’ai grandi, même si je vieillis, même si tu es mort et moi je suis en vie, dès qu’il fait beau j’ai peur, quand s’annonce le soir, que si mes yeux se ferment tu viennes me voir.
  8. 8 points
    Dans un cachot de profonde solitude et d'étoiles de verre condamnés à perpétuité à un amour sans fin on ne s'est pas quittés jamais - on se l'était juré - tu reposes sous la terre condamné à l'éternité toujours et moi je suis dessus je vois encore des fleurs des roses ensanglantées par leurs propres épines, tu n' as que les racines arrosées de mes pleurs. C'est ici que les saisons sont cruelles condamnées aux ténèbres le soleil brille ailleurs mais plus dans tes yeux il n'y a que l'hiver où la terre nous ressemble dépouillés et glacés les ombres tremblent sur la montagne qu'on n'a pas eu le temps de gravir ensemble. Je n'ai plus de pourquoi, seulement entre mes doigts la poudre de marbre calciné qui coule entre deux bulles de verre illusion du temps qui s'écoule. C'est ici mes fleurs frêles et pourtant si tenaces du jardin secret, un Everest perdu dans la glace. Il reste des sourires en moi-même que tu avais semés pour moi et soudain, ils surgissent en poèmes. Tu aurais aimé, bien plus que mes larmes, alors je continue. Il reste des ciels blancs, des ciels qui crament vois-tu les mêmes, toi ? Je suis au sommet de l'Everest. Et, doucement, je redescends vers toi. C'est ainsi, c'est tout. (J.E. Septembre 2019)
  9. 8 points
    Finitude distillant sa clarté le long Du grand chemin menant à la fin, au début, Lumière infime, inaccomplie, puits sans fond, Je nage vers elles et je me mets à nu. Affrontant le sentier qui doucement y mène, Je tergiverse, ignorant si je dois m’y rendre, Là-bas m’attend l’antique, l’ancestral hymen, Si ce n’est pas la mort qui avant va me prendre. J’aborde alors les douces côtes de l’espoir Sachant qu’au bout demeure péril ou bonheur, Je choisis de vivre dans l’attente, de croire, Que la félicité vienne, que soit son heure. Bercée par les lents remous de l’eau que l’on n’ose Traverser de peur de se noyer, s’enivrer, Je me laisse enfin porter par la vague, osmose, Qui emplit tout mon être de sérénité. Approchant le précieux et éperdu rivage, Me laissant dériver vers cet eldorado, Je ne puis que m’ouvrir à sa flamme sans âge Et m’épanouir sous son aura, sous son halo. Choyée dans les bras de la destinée promise, Oubliée du tourment pour un incertain temps, Je me promène dans les couloirs, à ma guise, Aboutissant tous au même lieu, sûrement. L’endroit où je me perds est attirant, tentant, Ses tentacules se déploient et m’y attirent, Ses dédales m’accueillent en leur sein puissant, Inutile de tenter de fuir cet empire. Rendue esclave de ce paradis furieux, Je m’y compromets, au loin sont mes retenues, Ces amers verrous aux obscènes et vils yeux, Partis dans le vent, ne sont jamais revenus.
  10. 8 points
    Quand j'étais loque humaine, exilé du parnasse, Sous une pluie battante où bêtifiait mon cœur, Je la vis trottiner, toute pleine de grâce À raviver un mort sortant de sa torpeur ! Filant aux toilettes en gare Saint-Lazare Je me douche et me rase et me brosse les dents Afin qu'il fût écrit que du spleen j'en eus marre. Voilà l'effet que fit cette femme en passant. Salle des pas perdus où trônait un piano Je la sens qui s'en vient et je joue l'adagio Cherchant à l'émouvoir et plus si elle veut. Fini le pain amer des jours sans lendemain. Je serai de ma mie l'horizon de ses mains Pour peu que de l'amour, elle embrasse mes vœux.
  11. 7 points
    J'abandonne en l'ailleurs D'un être qui m'oublie Et mon chagrin se meurt De manquer à la nuit. Quand l'ombre du néant Prolonge d'un silence Et souffle comme au temps De ma désespérance, Alors un spleen morbide Fuite de ce fantôme Où je suis en les rides D'un Saint Jean Chrysostome. Moi, Saint Jean Bouche d'or, Mon éloquence errant, Que mes mots de pécore, Sombre dans l'océan De mes pleurs asséchés Par la présence inquiète Des vies désenchantées S'il en reste une miette ! S'échappant du tombeau Il arrive parfois Qu'elle rompe un repos Et sur son palefroi, De croiser mon regard Qui me toise en chemin Des tombes de hasard À l'aplomb du regain D'un amour d'outre-vie Qui revit de l'amour. Enfin elle sourit Et solde mon encours. Elle étreint mon cadavre Et de mon âme en paix, Du tréfonds de son havre Me love en ses secrets. Ne crains pas de pourrir Et de ta mort espère Que l'Autre peut surgir Des fleurs d'un cimetière !
  12. 7 points
    Des Lyres au-delà d’Aranjuez A la mémoire de Joachim Rodrigo Sous le ciel ivre de chaleur brumeuse l’horizon vague titube. Le regard brûle au sel de la sueur acide, cligne des paupières, épuisé du feu. Les images cuivrées de l’aube nous parlent de la dorure des heures en marche vers midi. Telles une huile répandue, les images se déforment, se révèlent palimpseste, dévoilant d’autres écritures sur la mémoire muette... Voici les rues où s’avancent les pénitents, cagoules fantomatiques sur les îlots des pavés, autour desquels, semble ruisseler le sang du Christ ! - La rumeur pieuse rallume l’orgueil des gens du sud : mélange de respect, de crainte, de révolte sourde. L’essence des femmes-fleurs surnage autour des flacons de chair. En touffes étouffées, des poussières de parfums cassent la colère sous-jacente des hommes... Des fleurs noires et roses effleurent les doigts du Poète : prêtre païen devinant les lois de l’ombre où se trame, calme, le secret des métamorphoses... Le Poète ouvre la rosace du chant, creuse en délire la Lyre qui se délie ! Le chant se lève, libre de toutes lois humaines, chromatisme de la fable de la ruche, où les abeilles sont des clous d’or tombés sur la peau tendues des timbales, où les élytres battent l’air pur des gorges fines des cuivres ! - Apiculture céleste, la sueur de Dieu, couleur de miel, colore les ailes des violons qui violentent l’air immobile ! Hélas ! fervente la fureur de la joie suspend ses jardins si haut, que des générations entières n’auront que la grâce du fleurissement des fruits à venir ! Générations faibles du pollen, des lourdes pierres tombales de pétales fanés, pourrissants, faisant l’automne lent du siècle des hommes perdus ! L’avenir masqué de silence mesure ses chances, prépare ses tabliers de cueillettes à l’ombre des limbes, ses paniers de ramassages féconds des lendemains... lointains ! Les penseurs profonds épars d’aujourd’hui, les saints méditants laborieux ouvrent, en grands secrets, tant de chemins poudreux de lumière... Vers la Parousie d’un âge d’or oublié !
  13. 6 points
    Je me tais me barre la bouche la colère cercle mes dents ampute ma parole chaque jour est un tour de vis Une toile d'araignée croît d’une peau intérieure chassant de mes lèvres pacotille et éphémères Les chaises pendent les corps se cambrent le sexe sous le bras est dans son fauteuil roulant Dans le rétroviseur je ne supporte plus l'or et la rouille où surfe l'handicap des faux bourgeois dans la cage on ne me pêche pas Géante au dessus de la terre jusqu’aux Tuileries je glisse écartant les jambes entre deux rives il me faut boire
  14. 5 points
    A l’hivernage de l’engoulevent Dans les tièdes soleils de tropique Quand le regard vagabond Entonne un chant de découverte Les fleurs de plumage aux teintes de feuilles mortes S’étiolent au feu des insectes morts *** Les peaux des pays lointains Se mordorent aux lumières des désirs coupés Quand l’amble d’un clignement d’yeux Reproduit le mouvement défunt Que défont les patiences jointes Aux prières, deux mains *** Dans ces déserts nus, le sable se caresse Et le vent chante le chant des dunes Et le sang masque les lunes Froides dans l’éther, elles retiennent leur souffle Quand le feu de camp s’entretient Avec l’aube qui lui promet la mort *** Le feu du bleu tempéré d’ocre rougit aux sourires carnassiers Du petit peuple silencieux En armée des ombres cherchant l’éclat Se gravant dans l’éphémère, papillon moqueur Batelier inutile des serments trompeurs *** C’est alors la musique des deux souffles Elle se crie leurs mutuels errements Entre le réel des chaises au bois grinçant Et les trônes inaccessibles où meurent les infantes Dans des berceaux ajourés par les dents des souvenirs Et bercés par l’illusion des aveux suppliciés du plaisir *** Quand il est trop tôt encore pour signifier au temps Sa fin de non-recevoir, sa mise en congé Il nous appartient de voler à la sagesse Un peu d’éternité du divin passager Et d’en goûter le fruit amer qu’en donne la conscience Tandis qu’au foyer, la braise mord la pierre, obstinément. * ***
  15. 5 points
    Je t’ai perdue dans les vents marbrés d’octobre, Ô si tu savais comme mes entrailles ont sombré ! Jusqu’à mon premier cri, cette lumière encombrée De promesses, ce mois de juin où pleurent les ombres. Dans l’abime des douleurs, où le mot se tait, J’ai jeté un genou à terre, à l’aube fanée, Aux nuits anciennes, bien plus que surannées, Où des levants trop sages savaient qu’ils nous mentaient. Dans les soirs monotones je repense à nous, En un si vaste souvenir où, s’éloignant, Ta silhouette s’évapore en un cœur saignant, Sur les marches du temps qu’un ciel trop noir dénoue. Est-ce l’heure où tout soudain s’abandonne ? Est-ce là cette éternelle blessure dont la douleur Ne se tait jamais et ne puis dire la couleur ? Est-ce toi dont l’absence ne tait ce que tu fredonnes. Je t’ai perdue dans les vents pressés d’un ailleurs, Dans la tristesse d’un jour, à la porte d’un tombeau, Et l’enfant qui fut a sombré sous le mince flambeau De ton sourire en allé, sur ta tombe sans fleur. Maman
  16. 5 points
    J'suis la fille du rez de chaussée du sous-sol de l'entresol et même parfois du couloir des camisoles je n'ai pas de visage je suis fatiguée c'est décidé je prends une année sabbatique le temps de m'refaire une santé avant que de me retrouver de l'autre côté ouest aux étages d'où l'on ne revient jamais j'ai eu du mal à me faire remplacer non que je soies irremplaçable loin de là, c'est impensable mais le rez-de-chaussée est toujours difficile à placer le sous-sol n'est pas très gai et l'entresol je n'en ai pas parlé le couloir des camisoles j'ai dû l'étouffer les grosses chaussettes des nuits d'hiver interminables je les ai subtilisées Ce soir, avec mon petit sac sur la rue déserte j'ai vingt ans mon cœur bat sur les pavés je cours le long des rails un train s'est arrêté ce n'était qu'un wagon mais il m'a emmenée je n'ai pas eu de chance, c'est tout. C'était le patient du cinquième étage assassin sans le vouloir, camisoles septième couloir il s'échappait souvent de son dortoir mais là, ce soir j'eusse aimé que ma remplaçante n'ait pas oublié de tirer les verrous. Il a pris rapidement une vitesse de croisière ; dans le rétroviseur je voyais l'orage et les éclairs c'est là que mon cœur a lâché du coup, j'ai eu beaucoup d'années sabbatiques derrière une fenêtre on a beaucoup moins d'horizon je n'ai pas eu de chance, c'est tout. Le wagon transportait des boomerangs. (J.E. Août 2019)
  17. 4 points
    Aube bohème Telle Ophélie au fil de l’eau, la barque, chat noir à la proue, glisse en aval du bouquet de nos ombres. Elle trouble son reflet aux risées joueuses. Dans la brume digitale des rives empoisonnées, le grain mélancolique du jasmin s’évanouit L’acide camphre le suaire La mémoire en retisse la trame À l’endroit à l’envers Et ainsi les jours Et ainsi les mois Et ainsi les saisons Et... Le bois nu des forêts cimetière les cavées de l’hiver Ardoise éclatée Quote-part versée Car les offrandes ne peuvent se reprendre La rivière au moulin s’enroule à l’aube Tandis que penché sur le toit de chaume, le lichen se trempe aux branches noueuses Alentour, le chaos de roc Esquisse ton pinceau sanctuaire Le ciel brunit Le chat petit serpent noir se frotte contre la gouttière À l’angle de la rue du Moustoir Lorient vingt-trois heures et le cahot goudron Les blocs reconstruits en épaves cubiques dentellent les artères mécaniques Moteur La mise en scène s e d é l i t e Lorient vingt-trois heures et brûle le suaire Brest en Quartz Rue de Siam et le soleil sautille sur le chapelet des immeubles Au bout, l’eau berçe les coquilles de noix Entre-deux, quarte diminuée Rambarde de granit Plus haut, autour des fontaines-vases, les enfants jouent à chat La barque glisse en amont du bouquet de nos ombres Le suaire n’est plus L'ardoise perdue Le chat dort Le pinceau se pose Soledad
  18. 4 points
    Je suis les muses d'un artiste, ses œuvres sont d'améthyste. Il scrute le firmament, après minuit je secoue mon sac d'étoiles sur lui, je suis Uranie. Quand son imagination galope il aime que je parle, je suis Calliope il écrit des histoires, des poésies ; toujours derrière lui, je suis Polymnie. Il lit des traités de bas en haut, je m'ennuie, je note les dates, je suis Clio. Quand, rêveuse, je traîne au lit, il me câline, je suis Thalie. Parfois juchée, nue, sur l'escabeau statue drapée, je suis Erato et nous dansons … dansons encore je suis Terpsichore . Au bord de la mer, il ramasse des herpes je souffle dans sa bouche, je suis Euterpe. Nous sommes de joyeux phénomènes mais je refuse d'être Nelpomène ! Je suis les muses d'un artiste et ne veux pas qu'il soit triste. Il nous faut être vigilantes, toutes, autant de fois que je suis, je suis Uranie il est les neuf étoiles de ma vie. (J.E. Août 2019)
  19. 3 points
    À une fleur de bleuet Fleur de bleuet , ma mie , Dans le champ du manant , Au coeur des épis d'or , Tel un bucolique ornement , Avec liesse et joliesse , Tu bleuis intensément . Qui es-tu , impudente fleurette , Pour osément , Serrer ainsi de près , Messire Le Blé ? Quelle romanesque bluette Lui contes-tu ? Quelle oiseuse fable , Te narres-t-il ? En compagnie de tes soeurettes , De seyantes taches bleu cyan , J'en conviens aisément , Vous formez . Fine centaurée , Si joliment parée , D'évidents attributs , Tu es bien pourvue ! De la métamorphose Du grain en pain , Détiens-tu cependant , La vivifiante vertu ? Sois consolée , ma pauvrette . Sur la table du maître , Couronnes et miches , Par ton offrande consentie , Savoureusement anoblis , Le seront , assurément .
  20. 3 points
    La pluie se fait attendre Sur les champs assoiffés Et l’ombre peut s’étendre Au soleil de l’été Les prés ont la jaunisse Les rus sont désséchés Mais tous les champs de maïs Sont très bien aspergés Eté de sécheresse Qui traîne sa langueur Et sème la détresse Sur les massifs en fleurs Alors que sur les plages Profitant du soleil Jouent les enfants sages Dans les vagues bleu-ciel.
  21. 3 points
    Maintenant Déjà ! Maintenant se finit Dès la lettre du mot. Maintenant n’est plus, N’a jamais un après, Une mouvance vagabonde, Une trille de notes, Une pensée en chemin, Élégances fugitives Qui ont besoin du temps pour nous faire vibrer. Maintenant n’est qu’ici, N’est jamais un ailleurs, Autre part, l’autre bord de la rive, Au bout du long chemin. Maintenant n’est même pas une chute, Celle de la cascade Ou le bruit de ses eaux. Maintenant, tellement trop court, Un instant si furtif et tellement volage, Pressé uniquement, Même pas le présent, Jeté dans le passé, source de l’avenir. Maintenant n’est qu’un terme, Même pas un phonème Pour que le temps retienne La trace de l’instant, Le réel, les choses sans présent. Combien de millénaires Avant Niepce, Daguerre ou les frères Lumière Sur verre ou sur papier, Aujourd’hui en pixels, en octets, Maintenant est saisi, Pour fixer ce moment Devenu une image, Prisonnier pour demain que l’on peut regarder, Jauni dans nos mémoires. Maintenant n’existe plus. Maintenant fait des sauts, cascade plus avant, Est le routier pur-sang de toutes les secondes, Le noceur du passé, l’éclaireur de demain, La débauche du futur qui regrette déjà hier. Permission accordée, révocable, précaire Un art du temps volage, mouvant et ondoyant Coureur de l’éphémère, Juponnier de l’instant. __________________ MM
  22. 3 points
    L’opportun sentiment de s’inspirer un jour Des élucubrations mâtinées d’informelles Idées en plein désordre aussi sempiternelles Que le refrain usé que l’on reprend toujours Voilà ce qui m’habite en mon humble parcours Puisque je voudrais tendre à être spirituel Quand se traînent les mots en triste ribambelle Un soupçon de pensée aux étranges contours Pourtant l’aspect ludique est bien proéminent Et les vers escarpés m’inclinent fermement Vers l’assaut décidé d’un autre citadelle Je parle ici d’amour fabuleux objectif Dont rien ne me promet qu’il sera exclusif Vivre dans l’illusion ne peut être mortel
  23. 3 points
    Le soleil de l’aube sur la lande apparaissait. Les bruyères roses et blanches se teintaient Du rougeoiement des rayons chargés de bruine Elles bruissaient longuement sous la brise marine Une abeille bourdonna, déjà lourde d’un butin odorant Une mouette s’envola, plongeant vers la mer en criant bientôt imitée par une foule d’autres, tournoyant et piaillant Deux jeunes lapins se poursuivaient de pierre en pierre Ne laissant voir dans les herbes, que leurs blancs derrières L’un des deux culbuta, vivement assaillit par l’autre Et tous gaiement, dans le soleil levant se vautrent Se roulant en bondissant dans l’herbe humide Sous l’œil d’un goéland, au-dessus d’eux planant, impavide. Le sifflement d’abord, les figea, oreilles agitées, inquiets Puis il y eut ce grand bruit , là, tout près d’eux, trop près L’obus envoya ses éclats et hacha les bruyères Et hacha les jeunes lapins, tous deux frères N’ayant en eux qu’une grande soif de fraternel amour Ils furent les premiers morts de ce sixième jour Du sixième mois de la mille neuf cent quarante quatrième Année de l’ère que l’on a dite, chrétienne.
  24. 2 points
    Oui mais.. Non le cod est derrière ...je n ai jamais aimé l’école ... Sinon il aurait fallu écrire : L école je ne l’ai jamais aimée bises a vous les filles
  25. 2 points
    Et si je vous disais ce que mes yeux ont vu ? Il pleuvait ce jour-là et j'étais dans la grange Écoutant la radio quand tout soudain qu'apprends-je ? Un étrange animal errerait éperdu. Comme dans un conte m'apparaît la bestiole. Poitrine trop humaine, un sourire avenant, La démarche féline où la courbe feulant Me laisse consacrer les beautés d'absidiole. La créature fantastique au demeurant N'arborait pas de queue au milieu de son corps ; Mais j'étais fasciné par sa voix de mandore. Car dans mon paradis, je vivions comme enfant Qui découvre en Ève la cache d'un trésor Valant bien, de très loin, appendice au-dehors !
  26. 2 points
    L’Automne soufflait Son haleine morte. La pluie étale humide Les diffuses couleurs. Une à une l’Automne pleure Ses feuilles où je respire Un poème mort. Une à une elles meurent Aux sons de ma douleur ; Une à une elles pleuvent En douleurs sonores. L’aube s’efface ; Rien que l’ombre des rayons Qui éclairent la terre Morte sous ses dépouilles de vert. Ô ma flûte siffle Par son léger soupir La mort une à une Des feuilles. L’Automne expire ; Le rythme est monotone. La mort m’est atone Et la fin résonne.
  27. 2 points
    TOY DE LUZ Le soleil argenté de nuages Brille par l'éclat du paysage D'un pays de lumière et de jeux Qu'anglais et ibères baptisèrent au mieux. Spectacle éphémère, privilèges Dont jouit la conscience du piège De l'éternité d'une seconde primaire et brute Dont la beauté me force à une désespérante lutte Qui me déchire et tord mes sens éveillés Par cette présence de l'image vite balayée. Fuite vers des horizons parallèles Convergence dans l'amour fidèle D'un pays de jeux de lumière Que plus d'un étranger vénère. Sentiers de montagne, voies d'escalades A chacun le bonheur de trouver sa ballade Dans le royaume imposant d'Arnaout Chaque maison, chaque pierre envoute. Sous le soleil riant, près du gave en fureur Dans la neige endormie d'inoubliables balades Le béret fier porté avec le costume du choeur Qui bat le rythme légendaire de cette pléiade La présence de merveilles subtiles, éthérées Palpables grâce au sentiment épuré Partout on sent en toute liberté L'élément originel de cette source de fierté.
  28. 2 points
    @Joailes & @Natacha Felix, J'ai deux auteurs de prédilection : Edgar Poe via la traduction française de Baudelaire et Jorge Luis Borges, notamment, pour ce dernier, sa nouvelle dans le recueil Fictions qui est pour moi une source inépuisable d'inspiration : "Pierre Ménard, auteur du Quichotte". Des oeuvres d'imagination où parfois pointent quelques éléments autobiographiques.
  29. 2 points
    J'arrive au paradis. J'suis mort ! J'suis mort ! Saint-Pierre qui me dit : Alors ? ! Alors ? Et moi qui lui souris En mécréant : J'ai rien à faire ici, J'fous l'camp ! J'fous l'camp ! Il me répond : Petit, T'as tort ! T'as tort ! Ta place est bien ici ! Alors ? Alors ? Je n'y comprends plus rien, Alors ? Alors ? Ne suis-je qu'un bredin ? D'accord ! D'accord ! Il appell' le Bon Dieu, Alors ? Alors ? Qui me dit : eh ! Mon vieux ! T'es mort, d'accord ? Oui, mais que fais-je ici ? T'es mort ! T'es mort ! Le taulier m'éclaircit. Alors ? Alors ? Quand tu étais petit... Alors ? Alors ? ... Tu vois la sapinière ? D'accord ! D'accord ! L'avais créée pour toi... D'accord ! D'accord ! ... Ce paradis des bois ! Alors ? Alors ? Avant que ton corps gèle, Eh bien ! Eh bien ! Tes sapins de Noël... Eh bien ! Eh bien ! Replantés chaque année ! D'accord ? D'accord ? Revivent dans ton pré ! Alors ? Alors ? Pour ça je t'ai béni... D'accord ! D'accord ! ... Gagné ton paradis ! Alors ? ! Alors ? C'est le sens de ta vie ! Trop fort ! Trop fort ! Ce sens, il est petit... Et alors ? Et alors ?
  30. 2 points
    Et Nadira parut Toute de noir vêtue Diablesse plutôt qu’ange Elle était bien étrange Ô mon jardin secret Ô mon trouble discret Quand s’épand son parfum Et qu’elle arrive enfin Car elle est liberté Parfois frivolité Souvent légèreté Toujours féminité Femme sans concession Dans l’audace et l’action Femme tout simplement Grande dame aisément
  31. 2 points
    Une fille dans chaque port Et à chaque fille son porc ! La devise du terr'-neuvas Est tatouée sur son avant-bras. Tri martolod, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Le marin pêche les morues Et sa morue le fait cocu. Tel est le sort du terr'-neuvas Qui en mer lutine des gars. Tri martolod, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Aussi quand il rentre à Paimpol File sa rouste à Marie-Sol. Je condamne cette coutume Inscrite au couteau sur les runes. Tri martolod, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Le petit mousse en a plein l'cul De ces vantards, l'aurait-on cru, Qui tirant à la courte paille, Truquent les tiges de leur taille ! Pour savoir qui-qui-qui serait mangé, Pour savoir qui-qui-qui serait mangé, Ohé! Ohé! Le sort tombe sur le plus jeune, Toujours tombe sur le plus jeune, C’est lui qui sera désigné, Si le manger, c'est l'enfiler ! Tri martolod, Trois marins, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis)
  32. 2 points
    Fuis comme l’espérance, Ce soir le fard sombre des tempêtes s’étale sur la falaise, et s’engoue létale la rumeur belliqueuse des hivernantes rieuses. L’Ankou remonte les coursières poissées de vase épaisse, sculpte les plis visqueux de l'estran. trace l'oracle funeste des vents. La nappe cardée des nuages gris tombeau trempe sa tristesse trouble dans les eaux poussières du pertuis. Fuis comme les mirages tracés aux fusains et les marins à l’ancre.
  33. 2 points
    Bonsoir à toutes et tous, Je n'imaginais pas en écrivant ce poème qu'il susciterait autant de questionnements et alimenterait une telle discussion, je vous remercie pour vos lectures plurielles et quelles que soient vos interprétations, pour l'intérêt que vous avez porté à mes vers. @Dianea vu juste en fait dans son analyse du 16 août. Je comprends que le verbe abdiquer puisse susciter des interrogations. Je l'ai choisi intentionnellement afin d'évoquer une passation de pouvoir, il ne s'agit pas de soumission. Cette passation de pouvoir est voulue, et assumée. Vos réactions témoignent de la multiplicité des interprétations du texte et je suis flattée par tous vos commentaires!
  34. 1 point
    Je n'écrirai pas sur l'automne Avant l'automne C'est quoi cette course A la mélancolie précipitée Pas moi qui me livrerais à la nostalgie hâtive Septembre, c'est jamais que Des feuilles qui tombent Dans les cartables.
  35. 1 point
    Je viens de lire un très beau poème merci beaucoup.
  36. 1 point
    le noir est ma couleur préférée et j'ai adoré, vous vous dites surréaliste, il faut fonder une école post-surréalste!! je serai disciple inné!
  37. 1 point
    Je ne suis pas sûre d'avoir su à 17 ans ce que jocrisse veut dire Poème intéressant, comme une interrogation déguisée en conviction. Merci pour le partage
  38. 1 point
    Qui a diagnostiqué toutes les fins du monde dont certaines sont déjà passées ? Qui a diagnostiqué, à part madame Irma, pour cinquante euros la demi-heure, la fin du monde de chacun, à titre personnel ? Monsieur A.Pocalipse habite sur le palier la fin du monde, pour lui, c'était hier soir. Sa télé est tombée en panne. Pour moi, c'est ce soir avec Monsieur A.Pocalipse sur mon canapé en train de boire mes bières en faisant hurler la télé Ce n'était la fin du monde finalement, pour personne il s'est endormi gentiment. Et bien après l'aube, quand les démons sont repartis, que le jasmin s'est éveillé, j'ai senti fumer à mes côtés une bouilloire de thé et ses parfums d'éternité. La fin du monde n'est pas encore pour aujourd'hui demain, j'ai rendez-vous avec un ami au creux d'un jardin tout fleuri vous savez, la vie passe, comme ces vagues qui effacent tout sur les plages j'ai vu bien des fins du monde touché la mort du bout des doigts j'n'en voulais pas j'aime les bouts du monde qui n'ont pas de fin sur le sable fin demain, entre deux dunes je boirai le thé au jasmin de Monsieur A.Pocalipse dans le désert il n'y a rien et tout à la fois le début et la fin du monde. (J.E. Petites histoires ordinaires)
  39. 1 point
    @Diane Un poème fragile à susurrer car à souffler trop fort dessus ses pistils délicats s'envoleraient.
  40. 1 point
    Une ambiance de lecture comme j'aime. Cet automne qui est beau et triste à la fois quand on se projette vers l'hiver. Il suffit d'arrêter de penser et de figer les couleurs
  41. 1 point
    Je n'aurais pas dit mieux ! C'est pourquoi il vaut mieux avoir le coeur bien accroché quand on publie
  42. 1 point
    Il y a toujours des fantômes qu'on reconnait dans des livres et qui vivent dans nos tréfonds secrets. Mais on se laisse couler aux rythmes de vos vers jusqu'au fond de votre poésie. Moi aussi j'aime beaucoup Edgar Poe. Sa conception de la poésie a marqué Baudelaire et la naissance, par ce dernier, de la poésie moderne. J'ose dire, la naissance de la poésie pure.
  43. 1 point
    De belles images s'impriment en la mémoire pour passer l'hiver auprès de la cheminée. Merci papy adgio pour vos vers séduisants comme des bijoux.
  44. 1 point
    Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!! Ces fautes de conjugaison ! Merci @Diane ! Bonjour @Surfeur. Je vois que vous êtes choqué ; merci !
  45. 1 point
    Bonjour @Mercoyrol Votre série sur le monde de l' entreprise avait mis en lumière votre qualité d' écriture qui s 'appuie sur des vers soignés et le rythme. Celui là ne déroge pas , l' univers proposé beaucoup plus propice à la rêverie. Vos vers sont touchants ,cela est déjà certain, la reconnaissance viendra ,mais est-ce bien votre préoccupation ? un cœur
  46. 1 point
    Poème universel sur la perte irrémédiable d'un être cher. Je vous donne volontiers un cœur, même si vous avez déchiré le mien.
  47. 1 point
    Un poème très doux, légers et langoureux ; la promesse du temps sur la mort qui surpasse l'âme humaine...Un cœur !
  48. 1 point
    Vous êtes un façonneur de verbe. Vous lire demande certes un certain effort mais votre univers est bien là et me grise à chaque fois. Bravo pour ce travail poétique singulier.
  49. 1 point
    Magnifique métaphore où l'étoile morte représente un cœur brisé par l'abandon de ses parents... C'est en effet un thème que l'on ne prête souvent pas d'intentions...merci
  50. 1 point
    Merci @Diane , je pense que @Gabriel Montigny avait perçu le sens général sans toutefois le traduire dans les détails.

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