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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 11/09/2019 in all areas

  1. 10 points
    Je m'exclame à Paris Quand les feux d'artifice Mettent le cœur en liesse Dans un fol hourvari. J'interroge Paris Quand la misère gronde De trop vider la bonde Traquée à l'hallali. Point de jour à Paris Sans que la Tour Eiffel Ne se fasse la belle En une étrange hubris. Mais parfois à Paris On se vire la goule À s'emmêler les boules De Noël — s'il neige à Paris. Point de suspension à Paris Quand le métro se met en grève Sous l'ancienne place de grève Qui résonne d'autres tueries. Les deux-points de Paris, Des guillemets qui baillent, Parenthèse au travail, Du buffet, l'eurythmie ? Les crochets de Paris Permettent aux canailles De plumer la volaille Des bourgeois de Paris ; Se tiraient de Paris Avec pour accolades Le panier à salade Des poulets en folie. Quand Grevisse à Paris Y pointe sa virgule, Barre oblique bascule Les écrans de Paris ! Mais du Cotentin à Paris J'antislashe mes arobases Quand la ponctuation s'embrase À s'adjoindre l'accent du Titi de Paris.
  2. 10 points
    Dans un sac une clef une porte et derrière un appartement un immeuble une rue, qu'elle soit pignon ou arrière-boutique un quartier, qu'il soit de lune ou d'orange une ville, trois âmes ou métropole un département une région un pays, qu'il soit bleu, blanc, rouge ou sans couleur un continent une planète un océan une galaxie une autre galaxie "Et après les galaxies, je ne sais pas. Faut-il qu'il y ait toujours un après, après tout.
  3. 9 points
    La nuit je marche à l'amertume. Rues au goût âcre de lune, Je vais et je viens où je hume, Odeur de mort sis à la brune. Le matin, sautant sur des flaques De désespoir crasseux, je troque Mes hauts d'avant contre la plaque Tectonique au bas qui me croque. En plein cagnard, coupe à pique, Traquant et briquant mon désir Abrité au creux d'une crique Bordée des pans de dinguerie. Rugit le vent de nos fous rires Du cimetière où tu pourris.
  4. 9 points
    Qu'il soit de Venise ou de Baccarat de Murano ou encore de Bohème un cristal est à lui seul un poème si pur si fragile à la fois ne souffrant la brisure pas même une fêlure qui viennent détruire et faire voler en éclats sa lumière J'aime ce verre aussi fin qu'une femme cristalle-moi car tu y bois mon âme * A votre santé et bon week-end à vous tous !
  5. 7 points
    Du temps qu'il faisait beau Et que tout allait bien, Nous étions dans le vrai. Au printemps, les oiseaux Chantaient des airs anciens Et nous vivions au frais. Le soleil levé tôt Éclairait — ô combien ! L'hétéro et le gay. Ta peau contre ma peau Dans de doux va-et-vient Au branle s'adonnait. Le merle et le corbeau Souriaient pour un rien Sans conjonction du mais. Nous pleurions les grands veaux — Tête gribiche au thym — Sacrifiés pour leur lait. Mélancolie, t'as faux ! Nostalgie, tu nous tiens ! Et du lapin, le pet ! Aujourd'hui, amigos, Nos queues — comme des chiens — Frétillent sans regret ! Car dans les arts le beau Vaut en morale bien De la science, le vrai. Mort, si tu n'es pas beau ; Que tu te fous du bien ; Que pour toi rien n'est vrai ; Tu n'iras pas au beau Avec les gens de bien. Sors du bon grain, l'ivraie !
  6. 7 points
    De rares nappes de brouillard Planent diaphanes dans les phares Et les éoliennes sans vent Restent droites les bras ballants. Sur l'autoroute pour un soir Pas de débauche migratoire. Et les lumières d'Orléans Colorent les nuées d'argent. D'un coup je traverse la Loire Sans même m'en apercevoir. D'asphalte sombre défilant, Devant moi s'étend le ruban. Riche de rêves et d'espoir, Je m'engouffre dans la nuit noire.
  7. 7 points
    A la rose que j'ai cueillie Faut-il que je la dessèche Pour la rendre éternelle? Le sais-tu bien mon asphodèle ? Mon gardénia, mon gardénal, Au sommeil d’opale, mon opiacée Ma ganja courroucée, mon herbe à médecine, Mon ciel de pétale constellé d’étoiles Héroïnes sidérales galactées Le sais-tu bien ma giroflée ? Mon émoi de cajou que tes mains cajolent Ma goyave gorgée de jus, cosse fendue Mon cerneau creux, ma calebasse outrée Ma liane, diaphane serpent corail Lové autour d’un cercle ouroboré Le sais-tu bien mon hirondelle ? Ma ritournelle, mon épervier, Ma hulotte grise au mulot crevé Mon humus des montagnes mon rocher de forêts Ma gerçure d’automne, feuilles décomposées Sèvres de givre aux joues minéralisées Le sais-tu bien ma jarretelle ? Mon liseré de soie noire Ma dentelle de Calais, ma broderie anglaise Mon aiguille du midi mon crochet du soir Sur le ponant du zéphyr, je découds ton nadir Jusqu’aux sangs je mords tes coutures Le sais-tu bien mon hyménée ? Mon chant d’espoir, mon trou béant Ma lame-sauge, mon poignard-temps Mon meurtre en marbre De soleil levant Et je bois le lait blanc sur ta moire ondulée Le sais-tu bien ma Lachésis ? Autant que faire se peut Autant que les perles d’eau douce Autant que les songes des nos nuits d’été Quand meurent les astres et les désastres A l’aube renouvelée… ***
  8. 6 points
    Choisir des mots légers pétales par exemple Ou encore duvet sur un vent de douceur Et chercher la chaleur sous un édredon ample Dans un baiser furtif pour goûter le bonheur C’est aujourd’hui la grève et l’on s’en va ensemble Au gré de nos envies et selon notre humeur Dans un temps arrêté dont l’amour est le temple Profiter de la vie et des rêves du coeur S’il n’y a plus de train choisissons l’évasion Du voyage sur place et des flots d’émotions Que procure le charme éprouvé de l’absence Quand le programme est vide et sans obligation Autre que d’explorer dans le plaisir des sens L’art de vivre oublié de la pure affection
  9. 6 points
    Je voulais être poète en me débarrassant en passant de tous ces mots bêtes que l'on écrit à vingt ans j'ai bossé comme une bête pour acheter du papier et des plumes les mots sont chers pour un poète il les forge sur sa propre enclume et puis tant qu'à faire poète je l'ai fait en silence quand j'ai ouvert la fenêtre est tombée la potence j'ai écrit comme une bête qui vêle sur la paille en poussant la chansonnette le cœur dans la grisaille pour finir, dans cet incroyable dédale j'ai écoulé les encres sèches de ces poèmes à deux balles qui m'avaient foutue dans la dèche Maintenant, je suis écrivain ça fait plus sérieux sans doute est-ce moins vain dans certains milieux mais à moins vingt, il fait bien froid et à travers la fenêtre je vois le poète nu derrière le hêtre, je crois qu'il se moque de moi il écrit partout des mots somptueux dans la neige en petits flocons noirs tandis que sous mes yeux brûle mon roman illusoire je n'ai plus froid, les rennes soufflent sur nos habits de lumière et dans nos chaudes moufles, nous rendons chaleur à l'hiver. Tant pis, je ne serai jamais écrivain je préfère le traîneau dans la neige la tempête lointaine au creux de mains et le poème comme un sortilège. (J.E. Novembre 2019)
  10. 6 points
    Des millions d'étoiles lumineuses sous le firmament lunaire. Pour toi, mon amour, de mes vers, je forme une échelle lunaire pour tendre vers l'infini cosmique et te décrocher une de ces fleurs glacées de l'espace. Chacun de mes mots est un échelon supplémentaire que je gravis nu-pied. Me saisissant d'une étoile, la paume de mes mains se couvre de crevasses gelées. La douleur s'endort sous un épais manteau de glace. Très haut dans les firmaments me surplombant éclate un soleil déchirant le voile de la nuit de ses longs rayons acérés de chaleur. Perché sur ma dérisoire échelle de syllabes, je me recroqueville, inutile armure contre la morsure du froid. Ô mon amour, toi, le tourment de mes sombres jours, ne vois-tu pas combien je souffre pour toi ?! Ô, ma sombre colombe, parfois je rêve de planter mes dents dans ta chair si tendre et de voir le sang s'écouler en longues et fines rigoles pourpres. Souvent, je crois entendre tes ailes si fragiles craquer sous la pression de ma mâchoire. L'étoile s'enfonce dans ma paume, me creuse les chairs, me taillade les veines. Ma main n'est plus qu'un trou béant à travers lequel se dessinent les myriades des galaxies. L'une d'entre elles déroule soudainement sa longue queue qui vient violemment me frapper. Ma tête explose et je tombe dans l'apesanteur. Mon amour, ma dernière pensée est pour toi ; Je rêve que je me ressource dans ton sang ; Je tends les mains pour effleurer ton sexe d'une ultime caresse ; J'ouvre la bouche pour mordiller une dernière fois tes tétons ; Mais dans ton sexe vorace, je viens perdre mes doigts. Mais sur la pointe de tes tétons durcis, je viens m'empaler
  11. 6 points
    On court. On court partout et pour toutes raisons On court envers et rouge de courants traversés Continu d'un état d'où on tire le bond Et le pas de l'élan qui finit le marcher. Du report du repos, de l'arrêt différé On se pousse au-delà vers l'appas de soi-même On se tord, on exulte sans se voir bien fixer En ce lieu pétrifié que je nomme bohême. Frêle idylle jetée de la larve à la puce Du néant congédié qui se change en Soudain On verra de nos corps se lever l'angélus Insuffler un décor de statuts d'arlequins. O trêve plantée sur les dalles sonores Imprégnées de passages et de mille chemins Insère-toi dans nos vies et que tes lianes d'or Ravivent au couru tout l’effort de l’entrain.
  12. 5 points
    Il manque la lumière de l'hottonie des marais ; du toit de tuiles oranges, je n'ai griffé que la fumée. Le ciel est gris comme une lame où scintillent les larmes des anges l'automne est parti en flammes ; la fontaine et la tombe sont de pierres les lys verts et jaunes ont disparu il y a un pont qui enjambe une rivière quelques morènes suspendues je n'ai plus beaucoup de peinture cette toile n'a pas de valeur il faudra que j'explique ce qu'elle veut dire mettre des noms sur les blessures sur les mangues sans couleurs ce noir de bougie sur le blanc du désir. Le soir du vernissage, d'une pirouette je dirai que c'était un soir de fatigue, dans la foule aux galeries la farfouillette j'avais oublié d'acheter des figues il y avait une panne de secteur ; d'aucuns se sont alors extasiés dans le blanc et le noir ils ont vu des fleurs ma toile s'est vendue à force de l'expliquer. Je suis allée chez le marchand de couleurs je peindrai l'hottonie des marais les toits oranges, les lys verts et jaunes, le ciel si bleu comme une lame les fragiles morènes et l'eau qui frissonne et puis j'offrirai ma toile à une araignée nous tisserons des liens de plus en plus tendres nous mangerons des figues, elle m'écrira des poèmes de soie que je réciterai tout bas pour la surprendre en y mettant toutes les nuances et nous frissonnerons ensemble sans expliquer nos toiles d'argent et de souffrances, ni nos poèmes, ni nos peintures sombres ni le soir qui tombe, là-bas, sur la Durance ni la lumière, ni les ombres. (J.E. Décembre 2019)
  13. 5 points
    Vie tout risque La goutte sur le front, sur la joue, Sur le dos de la main, La pluie fraîche de neige, L’air si frais dans le cou. L’hiver arrive, cela surprend ! L’hiver serait-il froid ? Cela devient étrange. Nos hivers enfermés, en otage Des chauffages qui chauffent, Isolation suprême, dénis des éléments, Du froid, de la pluie et des vents, Effrois par temps de neige Et du soleil ardent, Isolement des sens, de toutes les sensations. La chair s’est endormie, s’est mise au rebus De tout risque du risque. Le nez rouge écarlate, les cils ensorcelés Par la glace, le gel et toutes les buées, Au diable le sommeil de la peau, de la chair Qui ne craint rien du gel ! Au diable, le parapluie, la neige et la pluie ! C’est le corps qui tressaille, Le risque s’engourdit et la vie en sourit ! ________________________ MM / 2019
  14. 4 points
    Est-ce possible que ce soit lui ? il me demande de le suivre et je n'ai pas le temps de lui répondre oui mais il portait sa politesse comme on glisse un couteau sous le manteau il m'entrouvre et j'aperçois sa lame sa langue est coupante et le frisson qui s'immisce a le goût du froid qui traverse les côtes il me faudra grimper le dernier raidillon avant de voir un sommet Ses gestes sont brusques et mon col est froissé désormais il n'y aura pas de préambule Et il me tend son viatique en riant en braquant ses dents qui sentent le tabac fumé et l'alcool mal aimé "Je te présente ton voyage initiatique une pièce de monnaie la tête du roi ou celle du fou à toi de jouer" Et c'est l'enfer qui descend dans ma gorge sans écho, sans soutien celle que je gardais précieusement et qu'il vient tailler sur mes parois arrachant mes diamants qui après tant d'années commençaient à remonter me voilà sans voix et dénudée perdue, sans planche de bois pour asseoir mes pieds La Terre et le Soleil seront-ils les derniers fleuves qu'il me sera donné de voir ? Leurs têtes brunes et dorées sont près de moi trop près de moi c'est un fou qui vient rouler ma vie dans ses flots je pose une main sur mon visage pour masquer l'empreinte qu'il vient d'y laisser j'aimerais tellement qu'elle me recouvre entièrement je deviendrais mais mes souvenirs s'accrocheront toujours à quelque chose que je connais des barreaux qui me retiennent tout comme lui un vieux balcon et son cordon et dans mes yeux les sales grues défilent, le sale gosse pleure où sont les oiseaux et les bateaux qui flottent ? me voilà désorientée Puis je m'écarte pour le laisser passer et je suis clouée sous le plancher qui craque il ne m'aura pas fallu longtemps je ne connais plus les coordonnées de mes pensées mes yeux s'assoupissent, se plissent il n'en fallait pas plus pour que je me pisse dessus ils arrivent aurais-je trop bu de ce vin ? les cardinaux m'orientent différemment ils quittent leurs habits rouges, qu'ils jettent devant eux pour en faire un tapis de velours et je danse sur leurs braises ils portent leur main autour de mes courbes, mon cou je respire ce poison bleu je bois cette larme de liqueur qui traverse les temps dans leur brillant c'est pour cela n'est-ce pas qu'il faut aller au fond de la caverne ? Une mandibule sur le bord d'un appui la fenêtre s'éteint peut-être dans dix mille ans Ils m'appelleront Eve mais je ne répondrai pas échec au roi c'est un fleuve qui me charrie c'est un roman qui n'en finit pas une histoire avec une écharpe et un chapeau parce qu'il aimait les mots et flûte !
  15. 4 points
    Depuis des jours, de mon amie, J’ai bien grande mélancolie, Je n’ai reçu aucun mot d’elle Car notre flamme virtuelle Souffre de sévère anémie. Pourtant je l’aime à la folie Et sa silhouette jolie En mon esprit se renouvelle Depuis des jours. Mais, il semble qu’elle m’oublie Car selon la règle établie Sa douce lettre mensuelle A cessé d’être ponctuelle Ce qui accroît ma nostalgie, Depuis des jours.
  16. 4 points
    La présence incongrue du pichet accueillant Dans la bérésina des coupes hérétiques Pleines de gin au fond des bois de flamboyants Que vide un bataillon de hussards éthyliques L’industrie du chausson en peau de galuchat Qui tremble sous des lois au sens dénaturé Et se voit dénoncée par un grand magistrat Au nez fin révulsé par l’odeur de marée Voilà le cabinet de mes curiosités Où bombance je fais de tous les mistigris En renonçant à la cérémonie du thé Et si je confonds infusions et effusions Je me fiche pas mal de trouver solution Aux problèmes pourvu qu’il y ait du vin gris
  17. 4 points
    Alanguie ici bas sur la morne étendue de beige et de cendres C'est ta main qui vient jouer à m'écrire un souvenir, un soupir ou le vent Je te tends la joue et je m'envole avec pour seul ami le sable Je me mets devant toi, nue, comme une page vierge où tu peux dessiner ; La silhouette d'un enfant échevelé ou le récit fantasque d'un bateau de pirate Je laisse ta peau devenir mon radeau, mon mouroir ou mon île Et je m'envole encore, entre ailleurs et toujours, Je ne suis qu'un poème de travers et qui n'a jamais, jamais de fin.
  18. 3 points
    Aller dîner chez Lipp Pour être au Paradis De Saint Germain des Prés En face du Café de Flore Devant lesquels je passais Sans m’arrêter lorsque j’étais Un étudiant impécunieux Avant mil neuf cent soixante-huit Rêve hier soir réalisé Je me suis peut-être Un peu embourgeoisé
  19. 3 points
    Il rature en tâtonnant trois quatre mots, des mièvres, des maladroits, des anomaux, une fille c’est fragile et son stylo la griffonnait en griffures, ce falot. Il s’applique mais ça pique d’exposer, d’oser tout dire en ne disant rien d’osé et coucher au parchemin un sens caché en cherchant à ne pas le morceau lâcher. Ses paroles se sont sclérosées, sa prose, ankylosée, s’oppose à revoir la rose qui trop longtemps éclose se décompose, il aurait fallu que quelqu’une l’arrose. Alors il écrit “Rendez-vous jeudi rue du paradis. Soyez-là. Merci.”
  20. 3 points
    La mer m’a subjugué par sa magie opale, Les sens et chants chrétiens en ma chair se sont tus, Et j’ai pleuré jusqu’en l’aurore occidentale Des théâtres de saints et de cieux revêtus, L’infini sentait l’air des ailleurs que l’on songe Pour fleurir les parvis de nos processions : L’on proscrit la pensée et la voix du mensonge, Le mépris de soi-même et les perversions, Mon corps devenait souple et mon âme décente, Et l’écume estampait mes yeux dans la chaleur Des effluves heureux de la larme innocente ; Je présumais les vœux de toute ma valeur, Aucun n’en soupçonnait les rares embellies Et les vieux rayons d’or qui s’y sont imprégnés, Mon cœur se délestant de ses mélancolies Était le nonchaloir des globes éloignés, Mais les frissons en moi perlaient dans les borées Un souvenir confus que l’éther pâlissait ; Nul n’aurait raisonné ces muses abhorrées Qui furent au poète un mal qu’il rêvassait, Et je pleurais sous l’if de la nuit océane, Mes mots étaient ma tombe à tant les implorer, Je voulais le mutisme en ce labeur insane, Pour fuir en travers l’âme et pour l’évaporer.
  21. 3 points
    Pourquoi nourrir les affamés, il suffit de les manger, A quoi bon aider les pauvres, sans eux, que serait la charité, S’il n’y avait pas de dettes, que feraient les banquiers? Et sans les voleurs, les gendarmes seraient sans emploi! Vous ne voulez plus de guerres et quid des militaires On ne veut plus mourir, les fossoyeurs se mettront-ils en terre? Qui ne veut découvrir le secret de la grande santé Mais que feront médecins, chirurgiens et infirmières? Si les chômeurs veulent du travail Qu’ils traversent la chaussée Macronne quand les feux sont verts! On ne veut plus les dépressions Mais que feront thérapeutes et pharmaciens, Devront-ils en en créer… Il faut interdire les fraises en hiver Mais qui violera les Marocaines Dans les conteneurs d’Andalousie? Les étrangers doivent reste chez eux Et toute cette colossale administration qui les gère Avant de les exclure, qu’en ferons-nous? Ne bâfrons plus des produits car nés Mais d’où viendra le fumier, Des vécés insalubres offerts aux apatrides? Certains se plaignent que l’école forme des crétins N’avons-nous pas besoin de consommateurs? Les élections ne servent à rien, prétend-on Et alors? Les électeurs non plus puisqu’ils rabâchent Les mêmes inepties! N’y-a-t-il pas là quelques subtiles connivences? Si des épidémies ravagent l’Afrique, N’est-ce pas pour mieux réguler les populations, Si les séniories fleurissent dans les campagnes, N’offriront-elles pas de meilleurs engrais? Ainsi, chaque mal trouve son remède, Chaque poison a son antidote, Chaque ange, son démon, Chaque mensonge, sa vérité, L’art, son anti-art, Le musée éveille les vivants Et le temple contient sa ruine, S’il y a quelque chose, c’est qu’il n’y a pas rien… Mais quand la chose est finie, Que reste-t-il sinon le rien? Nous le savons maintenant, Gottfried Willhelm Leibniz, Ce monde est le meilleur possible….
  22. 3 points
    Je me suis vu à l’intérieur de moi-même, en une même solitude, les sons et les couleurs s’étaient dilués et nous étions là sans rien nous dire, nos regards étaient étranges, fixés sur nous-même. Nous tentions de nous prendre la main mais sans y parvenir, tant nous étions immobiles, et pourtant en moi l’autre n’en finissait pas de venir, il avait des sourires qui s’étaient perdus dans les soirs funambules, des filles tristes avec dans les yeux des amours qui se fissurent. Il avait dans sa main la main de celle qu’il n’a pas vu mourir, celle qui lui donna le jour. Il avait quelques désespoirs engloutis sur des mers étrangères, où les marins ne vont jamais, si ce n’est pour y mourir. Il avait dans ses bras des tas de fleurs qui n’entendaient plus ses pleurs, des jours éclatants dans la cendre des printemps. Il avait, je crois, là sur son cœur, une lettre jamais écrite, des mélancolies à en crever. Il avait des nuits d’infinie solitude, à creuser le silence pour ne plus l’entendre. Il avait des rues où s’évanouissent les cœurs et les corps, sur le quai d’un port. Il avait tant de soleils qui se sont tu, tant de lunes où souvent il s’était perdu. Il avait cet enfant, ce frère qui ne sut jamais le gout des oranges, sur son front le dernier baiser meurtri d’une mère. Il avait dans sa tête le cri de de la terre, des robes de mariée s’évanouissant dans les soirs funèbres, puis s’agenouillant, là tout près de moi, je le vis pleurer, je sentis sa main dans la mienne, tremblante et si fragile que tous les deux nous nous sommes, sous le règne du temps, entre l’ombre et la clarté, endormis.
  23. 2 points
    Demain je lui dirai " je t'aime " Et je la prendrai dans mes bras. J'ai attendu que demain vienne, Il est venu, elle n'est plus là. Tant de mots que j'aurai dû dire, Tant de joie à portée de voix, Tu posais sur moi ton sourire Et moi je ne l'entendais pas. Tant d'heures perdues dans un silence, A me complaire dans mes voix, Ignorant que par mon absence, Je mettais ton amour en croix. Maintenant que tu n'es plus là, Enfin je comprends ton sourire, Tout ce qu'il attendait de moi. J'avais tant de choses à te dire ! Si, dans le ciel, où tu demeures Ma voix s'élève jusqu'à toi, Pour mes silences d'autrefois, Je t'en supplie, pardonne- moi. J'avais tant de choses à te dire, Dans le coeur tant d'amour pour toi !
  24. 2 points
    c'est moche de n'avoir rien dans les poches c'est fastoche de faire des reproches faut pas rater le coche bonne pioche voici le père Gavroche un pauvre mioche qui n'a pas connu la brioche ici on est taillés dans la roche on vit sous les porches on a l'habitude des fantoches ! et sonnent, sonnent les cloches allons fêter Noël avec nos proches ! (J.E. décembre 2019)
  25. 2 points
    AURORE ... Changeant La couleur assoupie De la brume Dans le piège odorant Des cendres dispersées.
  26. 2 points
    "un coup de gueule" avec du style ! j'adhère ! Amicalement VM
  27. 2 points
    Loht 2019 Copyright Quoique le ciel n’ait pas les bonnes couleurs Que le vent tranche en bonne lame, glacé d’acier Quoique tu ne sois plus-là pour déplier Le grand drap des jours au-dessus de mon cœur Quoique je pleure Quoique la route paraisse se perdre dans l’absolu Grêlée d’errants de pénitents de réfugiés Les âmes et les vêtements déchirés Quoiqu’à nous aucun possible ne soit plus Quoique déçus Quoiqu’une rime ne soit plus espérée À ce vers, au suivant, au jour après ce jour Quoique démuni de ses attraits l’amour Soit un refrain aussi vide que l’encrier Quoique brisé Quoique la jeunesse rie loin dans notre dos Sciant les barreaux de l’échelle sous nos pieds Faisant Ombres tous ceux que nous avions aimés Faisant Silences les guitares et les mots Quoique les maux Quoique les maux aient remplacé toute douceur Toute lueur, que la douleur dedans dehors Ait mit la main sur la bride et sur le mors Quoiqu’on aille comme une bête de labeur Quoiqu’on meure La note tombe comme une goutte d’azur Une larme pleine de rondeur et d’espoir Et je la bois
  28. 2 points
    Pourquoi écrire ? Écrire, sentir sa main et la glisser sur son petit carnet, sur la feuille. Assurément, son œil et ses oreilles, peut-être son nez et son palais aux aguets, rien de plus et la peau sur le crayon ou le clavier. Rien, presque rien, sans exigence matérielle, dans le dépouillement de l’encre et du papier, encore moins, l’immatériel des octets sur … des octets, des particules, un souffle d'ondes et d’énergie, une rencontre de deux chemins. Une table, pour s’accorder un tout petit confort. Se poser sur un plan, déjà un artifice, une construction abstraite, un plan horizontal posé sur la sphère ronde. Une sphère ronde ? La Terre ! Une tangente à angle très, très aigu, un angle immesurable, un écart mathématique. Une tangente douce invisible et la prendre le regard biaisé. Une fuite maitrisée, l’air de rien. Une audace. Un élan. Pfft !! Filer. Presque rien ! Non, un enclos qui enveloppe doucement, vous abrite dans une sphère. Encore, une position géométrique. Pas de bruit ou seulement celui que l’on reçoit, que l’on accepte, peut-être un son, plusieurs sons, une mélodie, un rythme que l’on choisit, des vibrations en sinusoïde qui montent et puis descendent, à forte ou faible amplitude. Tiens, une notion d’algèbre ! Presque rien ! De préférence du vert, un vert serein, calme et un beau ciel en transparence. Pourquoi pas un ciel très bleu, lumineux ? Trop dur, les ombres sont trop noires. Très chaud ou très froid ? Une douce fraîcheur sur la peau, un ciel ni bas, ni gris, ni bleu en jolie lumière et des contrastes nuageux qui obligent à se rouler en cocon en un long fil de soie et laisser la chrysalide devenir papillon. Un certain temps sans horloge pour la métamorphose. Quelques branches qui bougent pour signaler la brise ou le vent, que tout vit autour de soi. Écrire, un geste physique, une histoire de corps, la tête droite sur le cou et le cou sur le tronc, le corps bien droit et les vertèbres d’aplomb, assise sur le bord de la chaise et les jambes croisées. Très mauvais va dire le redresseur des muscles et des os mal placés. Décroisez-moi tout ça! Laissez circuler votre sang de haut en bas et de bas en haut en passant par l’estomac, le plexus, le centre de votre calme, la chaudière de la sérénité. La sérénité, le grand départ pour l’éclosion. Bientôt, un mot. La main est prête, la main court. Mais pourquoi donc m’être assise pour tracer des signes sur la feuille, au propre et en octets, en ordre, en colonne alors que les légumes sont tout propres et prêts à être cuisinés ? J’écris le matin tout en faisant la cuisine ! Les couleurs des légumes qui réduisent doucement en exhalant leurs parfums, le sang qui s’écoule d’un jarret, le vin qui mijote une daube, le frissonnement grésillée d’une friture, la volute des parfums de la pomme, non des pommes, une de chaque variété pour enrichir la saveur, la couleur jaune ocre de girolles cueillies dès le frais petit matin par mon cueilleur de vie, le vert des aromates ! De bonnes conditions pour transformer les odeurs en sources, appâter les images, les couleurs, les reliefs, les ombres et les lumières, les mastiquer, les mâcher, les avaler, les régurgiter en mots et en phrases, les faire saliver, les rendre gourmands en rimes encore maladroites, en vers, en pieds, en alexandrins, en strophes, en poèmes. Fini, on mange ! A table ! Au fait, qu’est-ce qu’on mange aujourd’hui ? Sur quel sujet ? Sous quelle forme ? Avec quel gibier ? Il faut un bon produit, de la viande, des légumes, des légumineuses, des herbes, des fruits, des graines, des arômes. Sur quel terrain de chasse ? Du léger, du en plumes, du gros, du à poil ? Chasseresse, mes doigts s’agitent doucement, se tendent pour appuyer sur la gâchette, celle des mots, de leurs sons. Les mots veulent écrire, sortir des signes, évacuer un flux. Pan ! La cuisson est lancée. Les watts sont au travail, chauffent la poêle ou le faitout ou la sauteuse ou le bain-marie. Vaut mieux un bon ragout qui s’exhale qu’un soufflet insipide qui s’écrase. Cela mijote mieux et lentement comme les mots d’un texte qui s’annonce sur la feuille. Le ragout sait attendre, il a toujours le temps pour anoblir ses saveurs. Comme la sauce, les mots se mêlent en sons, comme la sauce au plat. Sa saveur doit être en accord avec celui-ci et c'est toute la difficulté. Qu'elle soit onctueuse, légère, consistante, douce ou épicée, elle doit sublimer le plat sans jamais en masquer le goût, la source, l’origine qui nourrit. Jamais de recette, j’ai horreur des livres de cuisine. Je cuisine en écoutant la radio. Quelle corvée d’écouter des émissions sur la cuisine devenue seulement mise en scène et spectacle alors que le supermarché du coin a quadruplé ses rayons de plats préparés au glyphosate et aux renforçateurs de goût dans des vitrines réfrigérées. Je préfère les émissions qui parlent de rencontres, de chemins d’émotions. Ma main et la cuillère en bois touillent le ragout. Inspiration, l’air retient les odeurs de tous les sucs. Encore une histoire de sens, l’odeur d’oignon ou d’échalote ou quand ceux qui ne sont pas effrayés de se poser à ma table, un bel ail frais, gouleyant. L’inspiration fait attendre gourmande la saveur, l’odeur sous le couvercle. Il faut attendre, laisser doucement le temps passer au tamis le bouillon, retenir les grumeaux, les brins d’os, ne laisser que le nectar. Essayer et goûter, renifler, non ! Pas trop fort, humer. Laisser les odeurs envahir en quelques millisecondes l’encéphale. Expiration, les mots viennent. Je quitte le piano. Pourquoi manger ? Pourquoi écrire ? C’est servir le plat dans une belle assiette. Quelle audace ! Prétention ou plaisir ou gourmandise. Je me pose. La plume tremble un peu, la page se remplit. Je mets le papier sur la table, un beau plan sur la Terre, la sphère ronde. Angle aigüe de tangente. Pfft ! Je me sauve dans les mots, je me grise la mine qui glisse sur le papier, je me graphite. Le signes viennent comme ils peuvent, comme ils veulent, libres, ils rissolent, ils brunissent ou ils dorent, ils palissent en vapeur, ils fondent, ils exhalent, ils attachent, ils collent au fond de ma pensée. Une odeur âcre me dresse, le mets noircit, tout brûlé. Poubelle pour défaut d’attention et de concentration. A table, ce sera pour la prochaine fois ! On ne peut pas être au four et au moulin….des mots. _______________________ MM / 2019
  29. 2 points
    Métro blindé, Wagon bondé, Monde enserré, Corps resserrés, But immoral, Sens animal, Main proximale : L'effleur du mâle.
  30. 2 points
    Les feuilles tombent doucement En lente vrille dans les sentes Où nos âmes érubescentes Se firent leur premier serment. C’était au doux temps des amants Quand la nature renaissante Sort de sa torpeur oppressante Et vêt ses premiers parements. Mon corps, maintenant à l’automne De son âge, se pelotonne Près de toi, son précieux soutien Le retenant à l’existence, Comme la feuille se maintient À la branche pour sa portance.
  31. 2 points
    Je pense aux monologues du vagin de Eve Ensler mais évidemment tu as mis là ton expérience personnelle
  32. 2 points
    Se peut-il que vous ne pondissiez plus demanda le coq entre ses dents, sentant venir le vent, à sa poule sur la paille Ne vous inquiétez point, répondit cette insolente je pondrai bientôt lors que vous chanterez à nouveau l'heure d'été. (J.E. Novembre 2019)
  33. 2 points
    La pluie ne s’arrêtait, singeant la lune blafarde Réfugiée dans un coin poussiéreux du grenier Je songeais en souriant qu’en la peau d’une vieillarde Je pourrais me glisser juste pour la beauté Je pense à celle des mots, la majesté du verbe Le talent quand en fleur se transforme une gerbe La joliesse d’un baiser qui soulage du malheur La promesse d’un poème pour conjurer la peur Dans ma vieille malle en bois j’ai déniché des sons Qui comme un baume devait calmer ma déraison C’était des mots-oiseaux qui chuchotent le beau La tristesse ou l’effroi quand on le prononce, haut Tirant sur une bretelle coincée sous la dentelle De robes en chiffon coincées sous le veston D’un fantôme disant ces syllabes dociles Rappelant à mon âme des écrits bien fragiles Une charmante araignée aux pattes délicates Tissant en acrobate de larges fils de soie A combattu mes maux en m’offrant une cravate Durant un déjeuner entièrement champenois À ma grande surprise j’ai furieusement aimé Cette cocasse bête résidant dans le bois D’une malle trop vieille, d’un temps déjà passé J’ai observé sans crainte son beau petit minois Après ce doux moment d’une infinie tendresse La dame arachnéenne a guéri mes phobies En m’habillant de mots d’une grande délicatesse L’implacable détresse a déserté ma vie
  34. 2 points
    sur tes lèvres d'iode j'ai cueilli un baiser de varech et d'algues sans serment et sans ruse juste un instant de luminescence dans les vagues de tes yeux ourlés de parasols bleus j'ai cueilli un coquillage de jaspe aux nuages de poivre aux arômes d'océan j'ai marché longtemps avec ma si belle solitude gardant sur mes lèvres la saveur des éternelles marées (J.E.novembre 2019)
  35. 1 point
    @Eobb a carrément retenu une plage, ça va être une sacrée soirée! J'emmène les pissaladières, les olives (dénoyautées) j'ai tellement ri mardi dernier, je serai là ! ;)
  36. 1 point
    Une nuit d'hiver, très belle écriture poétique. Comme le souligne Marc, il y a un petit côté Victor Hugo et peut-être même Émile Verhaeren.
  37. 1 point
    Au détour d'un voyage, à Strasbourg, Place Kleber, j'ai vu une librairie offrir 5 armoires de deux mètres de haut remplies de poésie. C'est rare.
  38. 1 point
    @Marioutch, Un coeur de la part d'un amateur enchanté. Et hop ! un coeur.
  39. 1 point
    Un programme apolitique mais non exempt d'amour. Le seul projet qui ait jamais promis quelque chose, depuis toujours.
  40. 1 point
    Un haï... coup de pied dans la fourmilière mercantile du Christmas business particulièrement réussi. Bravo @Marc Hiver !
  41. 1 point
    "il n'est jamais vain de vidanger la fange" : oui, et parfois il vaut mieux le faire pour ne pas qu'elle encrasse le moteur du cœur. Il est triste ce poème, les "sweet sixteen" ne sont plus ce qu'ils étaient... Pas de cœurs dans ma besace pour le moment
  42. 1 point
    Des accents de Jacques Brel dans ce tourbillon d'émotions qui n'ont de contracditoire que le nom.
  43. 1 point
    Plaisir de la chasse de la conquête coûte que coûte insatiable quête
  44. 1 point
    Les émotions en club sandwich accompagné de demi maux.
  45. 1 point
    je pense qu'une simple virgule après "ce" et à la ligne : "quelles que soient les vôtres" donnerait un autre sens. Je ne parle plus de rien, ce n'est plus ma peine, et ce, quelles que soient les vôtres" Mais je trouve quand même ce poème superbe.
  46. 1 point
    Il me semble que je distingue qu’il manque dans un vers un mot et pour quitter la carlingue Il ne sera pas de trop
  47. 1 point
    Vous nous menez joliment en bateau jusqu'à cette chute malicieuse à souhait. Bienvenue à bord de notre vaisseau poétique interactif !
  48. 1 point
    Bonjour @Evan ,je mets un cœur pour ce petit texte vif et plein d' humour (clin d’œil au titre d' un roman trés connu de F. D)
  49. 1 point
    Une communion avec la nature quand on se livre à elle.
  50. 1 point
    Parce qu'il y a toujours un pourtant, heureusement.

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