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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 11/05/2019 in Posts

  1. 9 points
    Qu'il soit de Venise ou de Baccarat de Murano ou encore de Bohème un cristal est à lui seul un poème si pur si fragile à la fois ne souffrant la brisure pas même une fêlure qui viennent détruire et faire voler en éclats sa lumière J'aime ce verre aussi fin qu'une femme cristalle-moi car tu y bois mon âme * A votre santé et bon week-end à vous tous !
  2. 8 points
    Mets tes mains dans ton manchon poupée de laine enfile tes plus chauds chaussons et ton manteau de porcelaine, il fait idéal et je t'emmène comme j'aurais aimé, cueillir le safran voir le givre sur les hélianthèmes le sucre glace scintiller sur les champs et ces anges qui passent en silence au bout des ciels torturés qui te rendent un peu d'innocence et le sourire des plus belles années. Tu as aimé les couleurs de l'hiver celles des aubes claires aux paupières encore closes ; tu fus l'unique cadeau de ma mère comme une demande de pardon pour des choses je ne saurais pas dire je t'aime mais bien mieux que ça, plus chaud la porcelaine est froide et blême j'aurais voulu la chaleur d'une peau, la chaleur d'une laine tu n'y es pour rien, poupée de carême ta beauté est vaine tu ne m'as jamais dit je t'aime. Il fait idéal pour t'offrir des roses cadeau d'adieu, ma poupée de porcelaine l'amour dispose dans des apothéoses le vent souffle très fort dans la peine. Je t'ai remis ton manchon, tes chaussons et ton manteau de laine et t'ai abandonnée en demandant pardon ma jolie poupée de porcelaine. (J.E. Novembre 2019)
  3. 8 points
    La nuit je marche à l'amertume. Rues au goût âcre de lune, Je vais et je viens où je hume, Odeur de mort sis à la brune. Le matin, sautant sur des flaques De désespoir crasseux, je troque Mes hauts d'avant contre la plaque Tectonique au bas qui me croque. En plein cagnard, coupe à pique, Traquant et briquant mon désir Abrité au creux d'une crique Bordée des pans de dinguerie. Rugit le vent de nos fous rires Du cimetière où tu pourris.
  4. 8 points
    sur tes lèvres d'iode j'ai cueilli un baiser de varech et d'algues sans serment et sans ruse juste un instant de luminescence dans les vagues de tes yeux ourlés de parasols bleus j'ai cueilli un coquillage de jaspe aux nuages de poivre aux arômes d'océan j'ai marché longtemps avec ma si belle solitude gardant sur mes lèvres la saveur des éternelles marées (J.E.novembre 2019)
  5. 7 points
    La pluie ne s’arrêtait, singeant la lune blafarde Réfugiée dans un coin poussiéreux du grenier Je songeais en souriant qu’en la peau d’une vieillarde Je pourrais me glisser juste pour la beauté Je pense à celle des mots, la majesté du verbe Le talent quand en fleur se transforme une gerbe La joliesse d’un baiser qui soulage du malheur La promesse d’un poème pour conjurer la peur Dans ma vieille malle en bois j’ai déniché des sons Qui comme un baume devait calmer ma déraison C’était des mots-oiseaux qui chuchotent le beau La tristesse ou l’effroi quand on le prononce, haut Tirant sur une bretelle coincée sous la dentelle De robes en chiffon coincées sous le veston D’un fantôme disant ces syllabes dociles Rappelant à mon âme des écrits bien fragiles Une charmante araignée aux pattes délicates Tissant en acrobate de larges fils de soie A combattu mes maux en m’offrant une cravate Durant un déjeuner entièrement champenois À ma grande surprise j’ai furieusement aimé Cette cocasse bête résidant dans le bois D’une malle trop vieille, d’un temps déjà passé J’ai observé sans crainte son beau petit minois Après ce doux moment d’une infinie tendresse La dame arachnéenne a guéri mes phobies En m’habillant de mots d’une grande délicatesse L’implacable détresse a déserté ma vie
  6. 6 points
    Quand son patin s’accrocha, il la saisit au bras, Son gant au sol ramassa. On crut à son aplomb, à son à-propos, Mais sans voir l’air faux Qu’il montrait à son insu alors qu’il paraissait galant. L’amant dont on disait, du moins la lady dans son manoir, « So charming, so smart, what a man! » Apparaissait sous son vrai jour Quand, brutal, il la battait la laissant au sol Ainsi qu’un tas à l’abandon. Nous avions pour son sort du chagrin Mais impuissants nous n’y pouvions mais, Sinon accourir pour la sortir du mauvais pas où il la plaçait. Voilà la mini saga d’un salaud qui paraissait attachant Mais qui tous nous trompait.
  7. 5 points
    Une nuit d'après juin, un banc dans ton jardin. Les étoiles brillaient, puis venaient les ténèbres. Le ciel et nos pensées passaient du sombre au clair. Un étonnant discours, un singulier dialogue Sous la fantasque voûte tenta de s'établir. Que savais-je de toi, de moi que pensais-tu ? Je tentais d'expliquer, tentas-tu de comprendre ? Il est un temps pour tout et ce n'était pas l'heure. Est-ce de la faiblesse de ne pas oublier La lumière par laquelle nous fumes éclairés ? Faut-il jeter l'amour si l'aimée vous rejette ? Si être pathétique est de toujours aimer Celle par qui votre coeur fut un jour éveillé, Même si nous étions jeunes, même s'il y a longtemps, Pathétique je le suis et je le revendique !
  8. 3 points
    Pourquoi nourrir les affamés, il suffit de les manger, A quoi bon aider les pauvres, sans eux, que serait la charité, S’il n’y avait pas de dettes, que feraient les banquiers? Et sans les voleurs, les gendarmes seraient sans emploi! Vous ne voulez plus de guerres et quid des militaires On ne veut plus mourir, les fossoyeurs se mettront-ils en terre? Qui ne veut découvrir le secret de la grande santé Mais que feront médecins, chirurgiens et infirmières? Si les chômeurs veulent du travail Qu’ils traversent la chaussée Macronne quand les feux sont verts! On ne veut plus les dépressions Mais que feront thérapeutes et pharmaciens, Devront-ils en en créer… Il faut interdire les fraises en hiver Mais qui violera les Marocaines Dans les conteneurs d’Andalousie? Les étrangers doivent reste chez eux Et toute cette colossale administration qui les gère Avant de les exclure, qu’en ferons-nous? Ne bâfrons plus des produits car nés Mais d’où viendra le fumier, Des vécés insalubres offerts aux apatrides? Certains se plaignent que l’école forme des crétins N’avons-nous pas besoin de consommateurs? Les élections ne servent à rien, prétend-on Et alors? Les électeurs non plus puisqu’ils rabâchent Les mêmes inepties! N’y-a-t-il pas là quelques subtiles connivences? Si des épidémies ravagent l’Afrique, N’est-ce pas pour mieux réguler les populations, Si les séniories fleurissent dans les campagnes, N’offriront-elles pas de meilleurs engrais? Ainsi, chaque mal trouve son remède, Chaque poison a son antidote, Chaque ange, son démon, Chaque mensonge, sa vérité, L’art, son anti-art, Le musée éveille les vivants Et le temple contient sa ruine, S’il y a quelque chose, c’est qu’il n’y a pas rien… Mais quand la chose est finie, Que reste-t-il sinon le rien? Nous le savons maintenant, Gottfried Willhelm Leibniz, Ce monde est le meilleur possible….
  9. 3 points
    Il est un lieu, vraiment secret, Où me rejoint ma tendre Muse, Quand le destin lance un décret, Rompt son entrain, la désabuse, Elle me revient cheveux défaits, Me dit merci, lit mes poèmes, Je ne dis rien, plein de respect, Dans ses chagrins, parfois, elle m'aime. Il n' est qu'à nous ce lieu secret, Et ne fait pas partie du monde, Il est le fruit de notre souhait, De partager nos joies fécondes, Là-bas le temps est sans effet, Adolescente est notre ronde, Je l'attends et suis toujours prêt, A consoler son cœur d'aronde. Du monde, elle aime les reflets, Légère, sa course vagabonde, La conduit parfois aux excès, Elle pleure et reprend sa faconde. Je la regarde émerveillé, Par tant de courage et de grâce, Sa force et sa fragilité, Donnent à mon cœur, assez d'audace, Pour lui dire ma chaude amitié, Elle sourit, met de la glace, Trop parfois, je suis tout gelé, Susurre mon nom, son feu m'enlace.
  10. 3 points
    Pas tout à fait perdue. -Le Plateau ?- Entre un rock fort et un chèvre chaud, le Larzac insurrectionnel ? "Les coordonnées vous seront dévoilées aléatoirement dès l'instant où vous aurez loupé l'embranchement" Première Loi de Finagle : Si une expérience marche, quelque chose cloche. -Triangle et brumes- Lerab Ling, entre un roc redondant et Les Rives, gauches et droites, d'un néant géant, à ne plus voir le serpent. Ride the snake Plumes de brouillard, Ride the snake à couper au couteau (terreur !). To the lake Soudain, the ancient lake <Pause> Un message éphémère sur le smartphone de lutins ordinaires Latitude Longitude Une adresse c'est bien aussi, non ? Re-soudain ! Là ! Un arbre et.. Un autre... Un sentier ? (Tiens, il y a ça ici ?) Incroyaux ! (Oui ça existe ! On en rêvait, ils l'ont fait.) Bienvenue à Taxi Zombie, il n'y a plus qu'à... Dîtes-moi, dis-je moi, à ceux qui sont dans le truc, que fêtons-nous là dans ce trou ? Silence narquois, s'ensuit Que suis-je bonne, pensé-je abasourdie, tendant la sourde oreille J'ois mes suspensions qui couinent sur les racines, dégommage, enfumage, virage, cailloux, et Pierre, me dit qu'ils sont nombreux derrière. Procession dans les bois, cherche Cicerone. Feux follets et phares luciolent le ventre de la forêt, son oesophage cabossé avale mon reste d'illusion. Ça va encore être long... Ils suivent, ne voyant aucune autre raison à ma présence dans l'antre de l'ogresse over fuller, qu'une teuf boeuf. Au temps des raves, planquer un cadavre se complique. -Sherwood- Une heure du matin. Un jeune bonnet blanc sort de l'ombre (bonnet noir), un chapeau lui sert de guichet. Il sollicite pour l'organisation, un don peu importe. -Rencontre du troisième type- Étoiles et lumières. Pas qu'un peu ! Une musique puissante, un boucan d'enfer, la grande verte couve notre belle jeunesse, plus libre que ivre. Éphémère la cité farouche se fonde en quelques heures. Helitreuillage ? Soucoupe volante ? Ils jonglent, dansent, chantent, tous évadés, hors de portée. Il me faut partir, Taxi Zombie fait tourner le compteur. Une heure trente de route pour rentrer, <Lecture> Ride the snake si ma radio vient à m'lâcher, C'est sur je vais flipper. Riiiiide t.e .na.e...... Ufologue confirmé Presque égarée.
  11. 3 points
    Le soir descend je monte dans la plus haute tour je dégage un morceau de colline défigurée avec mes doigts enchevêtrés il reste des arbres qui giflent les fenêtres des maisons, des araignées aux plafonds un ou deux rats et un chat noir aux immenses yeux jaunes lumières blafardes et trompeuses le soir descend je suis montée dans la plus haute tour fermer le soupirail la brume était déjà épaisse ces volets bleus qui me font de l’œil toujours fermés la vie n’est plus tout n'est que cendres comme le soir qui n'en finit pas de descendre dans la grisaille de novembre. Ici a vécu Landru. Les souvenirs ont des écailles ils sont froids ici on se caille il reste un vieux panier d’osier avec des pommes carrées des oranges bleues et amères et des raisins rectangulaires le soir descend je termine ma ronde les escaliers deviennent glissants ce manoir est hanté et c’est tant mieux chaque soir je fais ma ronde, les revenants ne sont pas embêtants ils ne viennent pas souvent ils glissent dans le noir dans des reflets agonisants avec des chaînes et tout le bazar quand j’étais ado j’étais gothique comme eux j’ai purgé mon cœur amoureux en buvant de la menthe en jouant au diabolo maintenant je suis peinard j’suis le gardien du manoir de temps en temps j’étends mes draps blancs ils claquent dans le vent ce qui fait fuir les villageois alors j'ai la soirée pour moi j'ai encore du travail Ce qui me donne le plus de mal, c’est d’entretenir mes chaînes avec de l'huile que je garde toujours sous le coude ; heureusement elles ont un traitement anti-rouille elles m'auraient filé la trouille on a déjà assez de citrouilles, juste après octobre c'est une horreur. Ici a vécu Jack l'éventreur. Quand, avec André et Aline, on regarde de vieux films d'horreur dans le sous-sol on invente toutes sortes d'histoires et après on s'amuse à se faire peur. Ici a vécu un écrivain. (J.E. Horribles petites histoires – novembre 2019)
  12. 2 points
    La rose s'est éclose À la nuit d'obsidienne Dans chaque éclat encore C'est ta main qui se dispute Les faveurs du soleil Moi je compose entre les fils de pluie Je te tisse un sourire Pour quand tu ne peux plus Aux récifs j'escalade vers une aube hasardeuse Elle est d'opale et de givre Je suis de glace et de suie Et ton corps dans ma paume est un morceau d'argile
  13. 2 points
    Près de mon lit où j'aimais vivre, grand-mère chantait ; c'est mon plus beau souvenir. Les maladies infantiles ne m'ont apporté que du bonheur : angine, rougeole, varicelle et autres jours bénis où je devenais si importante que grand-mère venait chanter à mon chevet et qu'elle faisait monter ma fièvre. Je ne voulais pas guérir, de toutes façons, elle me faisait mourir. Elle avait des yeux pervenche, un parfum de poudre de riz et des robes dépouillées, je la trouvais si belle, elle chantait comme Fréhel.* Près de mon lit où j'aime vivre, grand-mère chante encore, elle est toujours assise à mes côtés dans sa splendeur , c'est elle qui a fait battre mon cœur. Je n'ai plus ces maladies infantiles ; les autres, elle n'a pu les soigner ; elle est montée au ciel entre deux de mes guerres. Elle n'avait plus la force mais elle est restée. Dans ma chambre tapissée de langueurs, de cicatrices et de vieux navires engloutis, elle chante encore pour moi et ne me demande pas mon âge. J'entends sa voix, mais ne vois plus son visage. De l'entre-deux guerres, elle agite ses pervenches, ses yeux reflètent le désespoir et je me revois, si petite dans mon grand lit, pleine de fièvre suspendue à ses lèvres. Et ses chansons me reviennent … (J.E. Octobre 2019) Fréhel : une chanteuse, dite Pervenche, du Paris de la Belle Epoque qui chantait, entre autres, « la java bleue ».
  14. 2 points
    Au beau pays d’Aquitaine Je courtisais autrefois Sa très belle Châtelaine. Et puis, un beau capitaine Se pointa souventes fois Au beau pays d’Aquitaine. Avec allure certaine Il séduisit aux sous-bois Sa très belle châtelaine. Depuis, l’âme en quarantaine, Je demeure tout pantois Au beau pays d’Aquitaine. J’y pleure comme fontaine Car chaque jour je n'y vois Sa très belle châtelaine. Je pars en terre lointaine Y trouver un contrepoids Au beau pays d’Aquitaine. Sa très belle châtelaine.
  15. 2 points
    Mon île cernée d’une mer indolente Aux terres brûlantes et insoumises Aux crépuscules irradiés Mon île aux parfums des étoiles Mon île parsemée des ailleurs égarés Aux multiples visages enroulés dans les vagues A la poitrine gonflée par l’attrait de l’azur Mon île aux cheveux ondulant sur la grève Aux sentiers déflorés par les pas du silence Aux rochers dessinés par les lueurs de l’aurore Mon île au large des nuits blanches et des souvenirs perdus Aux yeux gobant le ciel pour un rêve absolu Mon île au carrefour des lumières Aux promesses des siècles dérivant à jamais
  16. 1 point
    La tendresses! Ce joli mot. Merci pour elle.
  17. 1 point
    Un petit bijou ciselé, où miroite l'éclair d'un mot, une âme passionnée.
  18. 1 point
    Un poème d'une grande délicatesse qui recèle nombre de petites pépites en son sein.
  19. 1 point
  20. 1 point
    Un sonnet qui éclate en fragmentations multiples.
  21. 1 point
    Se peut-il que vous ne pondissiez plus demanda le coq entre ses dents, sentant venir le vent, à sa poule sur la paille Ne vous inquiétez point, répondit cette insolente je pondrai bientôt lors que vous chanterez à nouveau l'heure d'été. (J.E. Novembre 2019)
  22. 1 point
    Être témoin, pour prévenir ou pour ne pas oublier, selon le moment du vécu. Texte aux mots forts et qui est d'autant plus prenant qu'il n'est pas dans l'excès, juste à hauteur d'Hommes, et poétiquement, très réussi.
  23. 1 point
    Les silences en disent toujours long, surtout par temps de brume. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai ressenti une fatalité dans celui-ci.
  24. 1 point
    Un poème amusant sur le seul plaisir d'écrire et rien d'autre.
  25. 1 point
    Tout en panache et en sensualité comme de coutume!
  26. 1 point
    Superbe sonnet aux rimes léonines. Le passé simple à la 2e personne du pluriel : « vous m'épatâtes ! », et l’imparfait du subjonctif : «Thelma vît » donnent à votre poème toute sa saveur. Un coup de cœur bien mérité.
  27. 1 point
    Poème aquarelle où l'eau et le pigment se dissolvent dans la volute d'une évocation.
  28. 1 point
    Vanité de l'espoir : vieillard morbide. Jamais , ô grand jamais, les produits de beauté d'une dame , qu'elle soit jeune ou non, ne pourraient être pour moi signe de vanité. J'ai de plus un diplôme de maquilleuse . J'aime cependant votre réaction même si elle ne correspond pas au sens que j'ai voulu donner. Je fais don de mon poème et une fois publié, il ne m'appartient plus, vous le recevez et vous lui donnez le ou les sens que vous voulez, parfois éloigné (s) du mien (des miens). C'est toujours un grand plaisir de lire les commentaires de mes poèmes car pour moi la poésie enrichit le réel par tous les sens cachés qu'elle met en évidence
  29. 1 point
    Un poème qui aime les détails qui pourtant réunis sonnent agréablement à l'oreille et ouvrent à la réflexion.
  30. 1 point
    Merci pour ces mots qui accompagnent cette saison dans sa tristesse.
  31. 1 point
    Paris la France parfum universel odeur de menthe poivrée ta différence est mon cœur mon cœur pas indifférent au sort du monde des hommes et des femmes couleurs métissées j'aime ton visage tes mots tes habits ton style c'est ma vie. Moi aussi j'ai tout particulièrement apprécié la très belle et émouvante dernière strophe qui ose espérer malgré tout. Modifié hier à 13:12 par Seawulf
  32. 1 point
    Peut-être même y croise t'elle au détour d'une ruine la bête du Gévaudan...
  33. 1 point
    Quand il était enfant sa mère lui avait appris qu'il fallait être poli et qu'un sourire ne coûtait rien. Il l'avait écoutée. Parce qu'il l'aimait et qu'elle était sa mère. Et parce qu'elle avait raison, un sourire ne coûte rien. Lorsqu’il rencontrait des gens dans les magasins, dans la rue, ou dans sa cage d’escalier, il essayait de se souvenir de ses mots et de sourire. Il le fit d’abord par discipline, ensuite par habitude. Puis peu à peu il découvrit les conséquences de son sourire. Le voisin triste du deuxième semblait moins morose. Il arrivait même parfois qu'il n'eût plus l'air triste du tout. Le petit garçon du rez-de-chaussée s'agitait en spasmes de délice. Derrière le fauteuil roulant sa mère regardait avec bonheur celui qui avait provoqué cette allégresse. À l'âge de dix ans, fort de cette découverte, il décida de sourire avec intention. Il se mit à sourire tout le temps, à tout le monde. Dès que son regard en croisait un autre, une onde le traversait. Elle prenait naissance dans son estomac, montait le long de sa poitrine, grimpait sa gorge, puis relevait le coin de ses lèvres avant d'envahir son regard. Il souriait jusque dans les yeux. Il se sentait super héros. Il avait un pouvoir, celui de donner de la joie par son sourire. Et la joie qu'il donnait lui donnait de la joie. *** Il avait douze ans quand il réalisa un matin qu'il n'avait pas vu le voisin du deuxième depuis quelques jours. Il demanda à sa mère si elle l'avait aperçu. Elle le fit asseoir à la table de la cuisine pour une discussion. Il apprit devant une tartine beurre cacao que l'homme s'était donné la mort. Son sourire n'avait pas suffi, la tristesse l'avait emporté. Il fut bouleversé. Bouleversé par la mort de l'homme, bien sûr, mais aussi par sa propre défaite. Il n'était plus un super héros. Il ne l'avait jamais été. Il se demanda s'il aurait dû faire plus, s'il aurait pu faire plus. Il passa des heures à considérer la chose avant d'aboutir à sa conclusion. Sourire ne suffisait pas. Il fallait aussi écouter. Il se mit alors à écouter tout le monde, avec attention. Rien ne lui échappait. Il fut si bon dans son écoute qu'il devint bientôt le récipient de toutes les confidences. Celles de ses copains et celles de ses amis. Celles des copains de ses amis. Celles des amis de ses copains. *** Avant son quatorzième anniversaire il avait accumulé des milliers de secrets. Il était en possession d'une collection imposante de douleurs, souffrances, frustrations, ressentiments, trahisons, incompréhensions. Il avait aussi appris que les gens n'écoutent pas. Et qu'ils partagent rarement leur bonheur. Le goût de cette injustice commença à se mélanger dans sa bouche aux goûts déplaisants de tous les secrets dont il était le gardien. Il fut de plus en plus souvent pris d'un intense besoin de tout recracher. La colère s'installa. Il arrêta de sourire. Il arrêta d'écouter. Peu à peu il perdit ses copains et ses amis. Ou peut-être est-il plus juste de dire que ses copains et ses amis le perdirent. Peu importe en fin de compte, il les avait perdus et il était perdu. Il avait appris que ce qui semble vrai n'est bien souvent qu'une illusion. Que ce fil qui le liait aux autres n'existait que dans son imagination. Que les mots mentent. Il était à présent seul, seul avec tous les secrets. Il n’alla plus en cours et sa chambre devint une chambre d'écho dont il ne sortit plus. De temps en temps la pensée l’effleurait qu’un jour peut-être il rencontrerait quelqu'un qui lui sourirait et qui l'écouterait. Bientôt. Il fallait que ce soit bientôt. Mais bientôt ne vint pas. *** À l'âge de quinze ans il décida de se débarrasser des secrets une fois pour toutes. De se débarrasser du mauvais goût qui envahissait maintenant complètement sa bouche. De s'alléger. Il trouva dans la table de nuit de sa mère un petit flacon de délivrance. Il avala les cachets d'apesanteur un à un, il s'allongea et il attendit. Il se dit qu'il n'avait que quinze ans mais qu'il savait déjà. Il savait que l'espoir est une sale chose. Il savait que rien n'est vrai que ce qui dure. Il savait que rien ne dure. *** Il se reposait dans la chambre d'hôpital quand elle tapa à la porte. Elle entra doucement, s'approcha du lit et s'assit en silence sur une chaise. Les mains croisées, les yeux baissés, elle attendit qu'il lui adresse la parole. Il l’observa attentivement. En la détaillant sans mot dire il se rendit compte qu’en dépit des heures passées en classe avec elle il la voyait aujourd'hui pour la première fois. Il n'avait jamais croisé son regard. Elle n'avait jamais partagé avec lui ses secrets. Il réalisa que personne ne la regardait jamais. Après quelques minutes de silence il la remercia d'être venue le voir. Elle lui répondit qu'elle regrettait de ne pas être venue plus tôt, chez lui, avant tout ça. Il essaya de la rassurer en lui disant qu'elle n'aurait pas pu savoir, qu'elle ne le connaissait pas. Elle lui répondit qu'elle savait. Qu'elle le connaissait. Qu'elle avait vu. Qu'elle voyait tout. Puis elle lui sourit, d'un sourire qui sembla jaillir de son estomac comme une onde et illumina ses yeux. Et il se mit à tout lui raconter. *** Quand il se retrouva à nouveau seul dans la chambre après son départ il ne put cesser de repenser à sa visite. Son image lui semblait comme gravée sur ses rétines. Ses mains croisées. Son regard baissé. Puis son sourire. Son sourire. Son sourire. Il se dit qu'il avait quinze ans mais qu'il ne savait rien. Que l'espoir n'était pas vain. Qu'un moment pouvait être vérité. Que peu importait sa durée. Il avait quinze ans et il la voyait. Elle avait quinze ans et elle l'entendait. Ils pouvaient avoir quinze ans ensemble. Il n'était plus seul.
  34. 1 point
    la Margeride, terre de légendes, de silence et de murmures ... merci pour ce moment de grâce.
  35. 1 point
    Bien vu à remplacer par palais ou manoir selon la fortune de la lady en question
  36. 1 point
    Attention il y a un "e" dans votre lipogramme....
  37. 1 point
    Exercice difficile mais réussi. Georges Perrec avait écrit un livre en lipogramme. C'était "la disparition", me semble-t-il .
  38. 1 point
    je reconnais bien là l'atmosphère venue avec l'heure d'hiver : à dix-sept heures il fait nuit !
  39. 1 point
    Moi je vais te le dire pourquoi. Tu as mis exactement le doigt sur les deux mots qui résument le tout : "complicité sereine", et qui effectivement en y repensant, retracent l'amour du duo magnifique du film... Tu m'en as fait pleurer tiens... Et si j'ai réussi un tant soit peu à faire passer cela, c'est que j'ai réussi mon poème: Merci Frédéric !
  40. 1 point
    Un exercice compliqué mais vraiment bien mené ! Bravo !
  41. 1 point
    @Jeep Seule la beauté peut soigner la trivialité du monde. @ouintenabdel Merci pour votre enthousiasme, il fait chaud au coeur . Eluard, je lui rend souvent visite, au Père-Lachaise. @Diane J'ai hâte de le lire ce texte ^^. @Eobb La musique est chez moi une obsession d'écriture. Merci d'en avoir saisi l'effort. @Marc Hiver Ce n'est pas une lolita de hasard mais une femme qui a déjà bien vécu mais qui n'a pas bien commencé dans la vie amoureuse. @Joailes Ce qui est magnifique c'est le pouvoir des mots quand ils peuvent repeindre le monde à notre image. @Myrtille Ce n'est pas tant le désir de déflorer que de réparer en fait. Quant à être le dernier, cela mériterait un autre poème. @Natacha Felix Vous touchez juste , il est question de réparer par l'écriture un instant perdu et raté. Peu importe qui fut le premier, il ne fut pas le bon. @Nomal' sland Comprendre... tout est dans le mot. @Mohand Un amour sans failles destiné tout entier à réparer des failles anciennes par la magie des poèmes.
  42. 1 point
    Les petits d'hommes sous le regard attentif et attendri des vétérans de vie. Beaucoup de tendresse dans les mots.
  43. 1 point
    Dans le coin d'une table, je m'endors froissée sous le pli noyé d'un vieux pull en poil à gratter. Il ratisse la conscience-girouette (poil à la tête) du hublot-glouton de ma machine à boulons (poil au menton). -Au musée de l'absurde- La vache se place sous les boutons, elle digère à ciel ouvert la voie lactée offerte en merveille aux yeux scientifiques ... et un peu dégueulasses des marchands de crevasses. Tandis que la nourrice mécanique lèche la plaie métallique, la panse des marchés de l'entraille baille impudique. Incrédule, la bite à Dudule est plus obscène que la vache à mécènes. Les âmes négociables (un peu lâches) se tournent (pathétiques) vers la ministre numérique scotchée au hasard sur le plasma d'un écran transdiffusé en orbite. Elle s'esclaffe d'une bouche empruntée à ses marionnettes psychotropes, puis déclare dare-dare que la bête philanthrope se dévoue tout entière à la cause financière, et que sa chair en affaire, ne souffre d'aucuns maux à se retrouver ventre à l'air. La coquine serait presque heureuse (selon la dame connaisseuse) d'être une star dans sa crasse, de baigner dans ses restes, d'exposer son raz le bol alimentaire à la main salutaire d'un "jusqu'au coude" aux gants blancs. En latex... [Warning] -Donc- Me voici rassurée... J'aime quand on me dit ce que j'ai besoin d'entendre pour surtout ne rien y faire. Le linge sale est lavé ! Je vais me rêveéiller pour toujours. Endormie la compassion ! La réalité tente un cri : La vache à hublot Horreur ! Douleur ! vous êtes des détraqués... Moi je bêle au musée de l'absurde, entre le mouton noir et le coq-ovin je ne dis rien. Le dahu broute sur le dos de l'ami croute l'hypocrâne juteux de la dinguotte qui radote, La blouse blanche à la tête chercheuse harponne le petit chien laborantin, jeté en pâture à la torture. On ne sait plus trés bien (Mémoire d'ovin) qui aboie, qui est humain ? Sur les épaules sans tête s'agite la masse immonde d'un autre monde. Les portes de l'enfer s'ouvre au bac plus douze qui va m'éblouir par une question : Elle demande donc au chiot apeuré, (Ami du bon sens ici commence ton calvaire.) "Saleté ! Pourquoi tu veux me mordre Pourquoi tu ne veux pas te laisser faire." Quelqu'un aurait il la réponse ?
  44. 1 point
    Un seul instant, "au terme de l'amour", suffit à chambouler...
  45. 1 point
    "Mais elle était du monde où les plus belles chosesOnt le pire destin,Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,L’espace d’un matin." François de Malherbe
  46. 1 point
    aussi intensément que ces fichus serpents qui sifflent sur nos têtes !
  47. 1 point
    Un très joli poème où sourd le regret ...
  48. 1 point
    J'ai un peu de mal avec le côté diabolisant des écrans même si je partage votre point de vue. Cela étant, il y a de belles tournures et des jeux de mots bien trouvé ! bravo !
  49. 1 point
    Joli rythme, ça ferait une belle chanson. Pour ce qui est du fond, c'est difficile de ne pas être d'accord avec le message. Après, il y a la théorie, et il y a la pratique
  50. 1 point
    Beau passage.

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