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  1. Gabriel Montigny

    Gabriel Montigny

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Popular Content

Showing content with the highest reputation on 11/14/2019 in Posts

  1. 7 points
    Le ciel a enfin rempli sa promesse. J’ai eu peur que de nous il se moquât ; De devoir reporter notre rendez-vous. D’attendre encore me rendait fou. Mais c’est bon, l’orage a éclaté. Je sors ce soir pour te rejoindre ; J’ai pris un peu d’avance, Je t’entends de mon enfance. « Prends tes bottes et ton imper ; Oublie le parapluie : allons-nous mouiller ! Le bonheur est une ondée passagère ; Nous rirons quand le vent cinglera nos visages bruyères. » Je les ignore ces ignares, maman, Ceux qui prétendent bêtement Qu’une pierre s’est refermée sur toi, Que tu ne rêves plus sous cette couverture froide. Je sais que tu es près de moi Et que tu fais quelques pas avec moi. Il pleut à torrent je suis content : Dans les flaques je verrai ton visage. Ce soir, l’averse sera si longue, si longue, Que les rues inondées écluseront La barge mélancolibre de nos souvenirs. Et, tu vois, ce parapluie que j’avais pris - je ne t’ai pas écouté : j’ai grandi - Je ne l’ouvrirai pas ; Je n’aurai pas à me cacher : Lorsque la pluie coule sur ton visage Nul ne voit que tu pleures. Cycle "Quelquefois, Augustin Paslà" (19 et fin)
  2. 6 points
    Dans un silence d’alcôve, les peaux font ce bruit qui est musique du sang, et le souffle rauque en basse obstinée parchemine l’espace de points d’appui à l’élan… Je peins dans l’esquisse d’une phrase le dessin d’un pastel qui flamboie sous un feu sorcier, fait d’envoûtement et de cambrures obscènes sorti tout droit d’un grotesque de Goya, tant l’envie dépasse le bien-séant . Ma nuit chambrière change les draps froissés pour des fantômes envoûtants qui portent ton bustier et tes bas noirs, araignées d’encre de chine qui tissent leur toile de ciné… Puis je t’imaginer, au gré des costumes, aiguisée, diaphane et luisante, La puerta del vino … Luminescente, luciole ivre et gorgée de la musique de mes reins, de mes mains sur tes seins dans le bronze pénombre où naissent les matins… Et là seulement on se découvre, nus, sans cuirasses, ni cothurne nocturne, ni nocturne de Chopin… A se chercher le rythme, à se chercher le voyage, à travailler l’imagination il reste une retenue, une frontière toujours à repousser pour que la conquête soit la victoire sur le territoire reclus.
  3. 5 points
    Petit bonhomme de tissu, grossières coutures, Marche en ville. Deux boutons pour les yeux, Pas de bouche, Des pas dans les flaques. Des gens froissés tout autour, Et son motif à carreaux. De quelles couleurs sont les rêves ? De quelles couleurs sont les yeux ? Petit bonhomme de chiffon, N’a jamais fermé les siens, Se promenant dans les rues, Il éponge le ressentiment, Les passants et leurs humeurs. Petit bonhomme sans chaussures, Trempé de la tête aux pieds, Les pavés regorgent de rancœur.
  4. 4 points
    T o n c œ u r « Sans barrière de mots Nous ne manquons de rien » J.P Issenhuth Habillé de tendresse Il tisse des caresses Au creux de tes mains Pour nos lendemains. Habillé de tristesse Il croise la rudesse Efface ton sourire Et ne cesse de gémir. Habillé d'amour Il parcourt les jours A l'abri des doutes Que ton cœur redoute. Habillé de jeunesse Plein de délicatesse Il regarde vers autrui Pour chasser l'ennui. Habillé de vieillesse Il oublie ses promesses Et sa voix carillonne Des paroles d'automne. Habillé tour à tour De jeunesse et d'amour De vieillesse poétesse Il chante avec justesse. Ton cœur c’est ma vie...
  5. 3 points
    Il pleuvait et j'avais épuisé tous mes rêves D'enfant. Lors, la camarde osa me demander Pourquoi ne pas tenter une ultime odyssée : Retrouver en enfer mes rencontres trop brèves ? Enfer et paradis ? Fadaises dont je ris ! Un couteau de cuisine — mon tour operator — Taillada derechef jusqu'à ce que les pores De ma peau suintassent, m'exonérant de vie. Quelle surprise pour moi, pauvre mécréant Qui pensait s'évanouir ou pourrir en géhenne, D'être agréé par Pierre et les saints — pas de veine ! Dans ce qui ressemblait au paradis d'antan. Je proteste aussitôt et avoue confesser Que mes mœurs dissolues me dispensent d'égards ; Que je veux m'oublier où mon cerveau s'égare Au fourre-tout sans fin, d'avant d'être bébé. Rien à faire ! L'apôtre aux clés d'argent me baille Un papier attestant que je fus baptisé Par l'abbé Hénocque, résistant, déporté, En l'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles ! Je suis coincé de fait, mais n'en reste pas là Et réclame en pestant la porte de l'enfer Où je vous rejoindrai au centre de la Terre Toi, poète maudit, femme toujours prête à ! Négatif ! dit le scribe orientant le chaland Qu'a passé l'arme à gauche au terme du grand froid. Un sourire sublime indique à mon endroit, Du paradis la porte. Je saisis qu'il ne ment. Passé cette stargate, un ange me présente Au plus vieux des humains qui accueillit Jésus. Il s'enquiert de choses que je n'ai jamais sues, Si Dieu ne glissait pas sur la mauvaise pente ? Du coup, je crie : Dieu est mort ! Les âmes s'esclaffent De cette bonne blague et pourtant, je sens bien Que saints et bienheureux sont déjà au parfum. Alors je refuse que leur foi mes mots raflent. J'ai compris un peu tard que le ciel s'autogère, Que sans dieu ni maître, l'antique paradis Redécouvrit enfin L'Esprit de l'utopie* — Sauf pour l'intégriste qui ne manque pas d'air ! *Ernst Bloch, L'Esprit de l'utopie, Gallimard, collection « Bibliothèque de Philosophie ».
  6. 2 points
    ENFER DU DECOR Au nez à la barbe a ri Charlie Les temps noirs du deuil apparu à Paris Ils ont ri ils ne rient plus il n'a pas ri Capitale heure est capital leur leurre L'horreur de minuit de midi leur horreur Partout le décalage horaire la même heure Et si rien ne vaut mieux qu'un brin d'humour Deuil pour deuil sang pour sang toujours L'émotion des censures les non-dits des mots dits L'anomalie de l'alibi si rien ne sourit Et n'agresse la paix guère épaisse Et m'agresse le guerre des Messes Ces religions mono-maniaques L'erreur c'est midi l'horreur de minuit L'anniv' de Titi ça claque Des kalach' le cliquetis haut débit Au nez à la barbe a ri Charlie Ils ne rient plus à Paris ils ont bien ri. 14/11/15 en hiver sers.
  7. 2 points
    Se relever, encore, toujours. Pointer son nez vers le vide du ciel, pister la fièvre du soleil, apprivoiser des yeux la lumière. Papillonner ou se presser, en courbes, sans se courber. Se relever, encore, toujours. Ouvrir des bras battant des ailes, caresser des pensées du bout de ses plumes, immobile ou mouvante, présente ou absente. La cage thoracique enrayée, respirer, sur la crête ou sous l’oreiller. Se relever, encore, toujours. Plonger du rocher, dans la rivière, tête en tête, corps tendu, fendre l’air, fendre l’eau. Tutoyer les poissons, bouleverser le fond, ouvrir les yeux, suivre les bulles d’or vers la surface. Se relever, encore, toujours. S’égratigner les mollets et les cuisses, se gorger de fruits défendus, hors des sentiers. Les papilles affolées, laisser couler la malice des lèvres au menton, du menton au cou, du cou aux blessures. Se relever, encore, toujours. Repousser le sol de ses pieds, de ses mains, sentir les muscles se tendre, mesurer le temps. Empoigner la terre, s’arracher des racines, laisser ses narines s’emplir de poussière, rétablir le fil. Ici, là. Avant, après. Avec, sans. Encore, toujours, se relever.
  8. 2 points
    Un soir de novembre je suis allée lui dire adieu elle était habitée comme avant les fenêtres sont ouvertes des enfances surgissent dans leur grand capuchon rouge des édredons tout bleus sur le balcon secouent leurs plumes à la brise odeurs de châtaignes grillées, d'improbables confitures ; la bûche vivante parle, les vieux racontent les légendes de novembre en décrottant leurs sabots. Je me frotte les yeux, la fumée pique et fait pleurer. Demain, le tracteur à chenilles va tisser son cocon en écrasant le mien. Je suis partie bien sûr aussi vite que j'ai pu ; au bout de cent ans je suis revenue. C'est une maison jaune dans un champ de tournesols sans âme, semblable à ses six sœurs dans un lotissement avec des parasols. Mais alors, les pierres, le bois, nos vies, nos âmes, les légendes incrustées dans les murs, que sont-ils devenus ? (J.E.)
  9. 2 points
    Apparait dans tes yeux perdus dans ces lisières, Un horizon lointain qui fuit vers l’infini, Quand ta lueur s’éteint, doutant de mes prières, Regarde se mirer ton monde qui finit. Poète ! Ton départ ranime ma tristesse, Te voilà décidé à prendre les chemins De l’errance, havre de tes moments d’ivresse, Qui réveillent en nous la peur des lendemains. Je vois se prélasser les mots de la luxure, Où les cœurs refroidis soupirent de frayeur, Entends le cri béant de l’écho qui perdure, Se mourant sur les bords des rivages railleurs. Dans la sourde noirceur de nos songes qui sombrent, Attends-moi sur le seuil de nos tristes printemps, Où s’oublient, face aux vents, les murmures des ombres, Ton voyage est trop long sur le parcours du temps. A l’orée du couchant la nuit largue son voile, Lorsque l’astre, effleurant la ligne d’horizon, Descend dans le secret lumineux des étoiles, Tel un reflet lointain du cri de la raison.
  10. 2 points
    Le miracle indécent d’un présent improbable Où s’unissent le temps et l’image adorée D’une femme immortelle au sourire ineffable Aperçue un instant dans un cadre doré Joconde du plaisir ô déesse indomptable Qui m’envoûte l’esprit tes reflets mordorés Sont la forme accomplie et en tout plus qu’aimable Du jardin de jasmin par ton âme odoré Je m’y promènerais en te prenant la main Et tu serais le rêve et mon espoir demain De poser sur ton front le baiser éternel Qui unit les amants et scelle le destin Pour lire dans tes yeux l’amour universel Promis par Léonard aux descendants lointains
  11. 2 points
    Je pense aux monologues du vagin de Eve Ensler mais évidemment tu as mis là ton expérience personnelle
  12. 2 points
    Sait-on vraiment ce qui se cache derrière le front lisse et la blancheur impassible d'une nuit presque aveugle C'est la nuit qu'il fait bon accrocher une étoile quand le sommeil n'est plus que débris de nos songes en dégradés de gris Le désir est alors de sentir le parfum des choses ou masquer leur laideur l'amour heureux et les espoirs et tant d'autres rêves encore Fermer les yeux et respirer ...
  13. 2 points
    Ombres Une épidémie d’ombres Presse la ville L’inconnu se déverse Les capuchons jonchent les sols S’accrochent aux rais du soleil Furtifs Étranglent les passages Au pied des arches Périphériques Noirâtres et carcérales Sous le ciel de ciment Les heures s’éternisent Aux mille courants d’air Aux obliques de pluie Faims économes Soifs avides Chairs blêmes et regards engloutis Les corps se cachent amoindris Des paroles aux silences Même le cri s’éteint La mort est après le point de fuite Fuir Partout Jamais sur sa terre Saisie Peut-être ailleurs Illusion d’un regard D’un abri peut-être consenti Paroles différées des actions proclamées Ambiguïtés si longues Coupables cauchemars. ______________________ MM / 2019 11 12
  14. 1 point
    Sur la colline, les fantômes langent, La neige tombe, muette louange, Froide endormeuse. Dans le cimetière, Sur les marbres noirs, sur les murs de pierres, Le silence étreint les nues et les fanges. C'est ici même, près du grand cyprès, Oh! quand j'y pense...ceinte de piquets, Oh! frêle endormie...que ma jolie douce Dormait sagement bordée d'herbes rousses Sous un tertre épars qu'ils ont enlevé. Or, le gel, la pluie, le soleil, le vent, L'avaient retouchée de braves printemps; Ce n'était point là du mou pour les taupes, L'épitaphe meuble apprêtait l'échoppe Bouclant son dôme de galets d'argent. Mais que voulez-vous ...je ne suis pas riche, Le caveau des rois, l'éternelle niche, Les nobles statues, les gerbes sans nombre, Sont pour les Messieurs loin de tout décombre. Alors, j'eus ce coin, ces gravats en friche, Cet îlot perdu d'osselets boueux, Soupe d'aigres vers pour les chiens galeux; C'était ça ou rien, j'étais sans le sou, Le plus malheureux plaint encor son trou Lorsqu'on l'éparpille au hasard des lieux. Tué par deux fois, mon cœur n'oblitère Le souffle coupé de mon éphémère, Les rocs réveillés d'entre les chenilles, Brisant un amas, ma petite fille, Expulsée du lit par les bulldozers. J'erre, tous les jours, oh! de croix en croix, Du vil tout-venant jusqu'au parc là-bas; Je la cherche, en vain, sans pleur, sans repère, Son nom a suivi l'envol des poussières... Alors, peut-être, dans les mimosas....
  15. 1 point
    Avec un zeste de folie limongination au pouvoir
  16. 1 point
    Les feuilles tombent doucement En lente vrille dans les sentes Où nos âmes érubescentes Se firent leur premier serment. C’était au doux temps des amants Quand la nature renaissante Sort de sa torpeur oppressante Et vêt ses premiers parements. Mon corps, maintenant à l’automne De son âge, se pelotonne Près de toi, son précieux soutien Le retenant à l’existence, Comme la feuille se maintient À la branche pour sa portance.
  17. 1 point
    Aujourd'hui je repeins de mots d'amour ton ventre de fruits séchés, et la fleur vivante du lavoir du temps, blanchissant le passé, repoussera sur tes silences obscurs.
  18. 1 point
    Il y a quelques années, j'ai fait l'erreur de retourner dans le quartier de mon enfance. Je n'aurais pas du. Même les rues avaient déménagé.
  19. 1 point
    Il faisait si beau autour de nos yeux la couleur jusqu'au coeur de l'ombre nous aimions tant le son du monde de l'air du vent à la danse du feu Aujourd'hui,dans la maison vide l'absence n'a plus de voix les murmures du silence sont des éclats de pluie qui tombent sur le toit Selon l'humeur de nos saisons le temps s'en vient,les jours s'en vont les rêves qui se déchirent sont des bouées de survie à la dérive de l'horizon En vérité , je le sais c'est mon passé qui a vieilli pour que l'hiver n'y entre pas il faut fermer la porte de l'oubli Mais je m'ennuie toujours dans cette chambre où tu n'es pas
  20. 1 point
    Un poème proche de l'esprit de Roland Dubillard. Somptueux.
  21. 1 point
    Merci beaucoup Danivan pour cet exercice difficile, salutaire et particulièrement bien réussi.
  22. 1 point
    Cette exploration endoscopique versifiée de l’anatomie féminine m’a laissé un peu rêveur, car pour visualiser les ovaires en passant par le vagin, bonjour!
  23. 1 point
    Vous nous menez joliment en bateau jusqu'à cette chute malicieuse à souhait. Bienvenue à bord de notre vaisseau poétique interactif !
  24. 1 point
    Absolument superbe un grand bravo pour votre travail effectué avec cœur, vous avez sans doute cité les meilleures, bien que la liste ne soit pas exhaustive ...
  25. 1 point
    Bonjour et bravo @Eobb pour ce texte trés intéressant ,je rejoins Gabriel sur son idée . Le poème suggère qu' affranchie d' une vue purement utilitariste, la nature du regard porté peut conférer à toutes choses (ici le flacon de crème à récurer) un statut nouveau -> trône une bouteille; le banal flacon jaune échappe à sa nature ,comme réhabilité dans une dimension autre ,et qui serait celle de la Poésie. De plus la narratrice exploite une association d' idées -(citron/ Citroën/ Lemon/zitrone) Sur le plan narratif, tout le texte décrit séquentiellement le cheminement dont la magnifique dernière strophe de conclusion fait figure de cerise sur le gâteau. un cœur
  26. 1 point
    Cette énumération de poétesses en forme de cœur va droit au mien. J’aurais ajouté à la liste de façon non exhaustive Louise Labé, et plus près de nous Lucie Delarue-Mardrus et Minou Drouet. Et merci d’avoir cité Sabine Sicaud, déchirante gamine morte à quinze ans, dont les poèmes me font pleurer.
  27. 1 point
    @Jeep, Et pourquoi pas un combat pour le droit à l'oubli ? Et hop ! Un coeur.
  28. 1 point
    @Marioutch, Trois vers qui suffisent à sublimer ma journée. merci. Et hop ! Un coeur.
  29. 1 point
    Un jour de toi, je suis revenue sur la grève l'ombre de ta main où s'envolaient les oiseaux dansait au vent d'ouest et mes pas se balançaient sur l'écho d'une ancienne fonderie Traçant sur la mer un polychrome dormant c'est le ciel argent des goélands qui tourne comme le tour l'argile d'une pensée gracile Tu ne l'as pas éteinte elle a quitté la morsure de tes doigts s'éveillant des pierres où dorment les serpents
  30. 1 point
    Se peut-il que vous ne pondissiez plus demanda le coq entre ses dents, sentant venir le vent, à sa poule sur la paille Ne vous inquiétez point, répondit cette insolente je pondrai bientôt lors que vous chanterez à nouveau l'heure d'été. (J.E. Novembre 2019)
  31. 1 point
    J'ai eu la vision d'une peste en lisant...
  32. 1 point
    Joli vagabondage de la crème à récurer à l’agua limon en passant par Léon Zitrone. Personnellement j’ai un faible pour le sorbet au citron et au limoncello qui aurait pu être cité.
  33. 1 point
    Merci Diane pour votre réponse. J’en ferai bon usage. Je vous souhaite une douce nuit ... c’est l’heure !
  34. 1 point
    Il faut la flamboyance au déclin pour défier l'hiver qui vient.
  35. 1 point
    Une folie poétique, pour être convaincante doit s'habiller de malaise en robe transparente. C'est ici le cas.
  36. 1 point
    Je vois qu'on est un peu dissipée par ici et qu'on a le commentaire buissonnier! Je voudrais revenir ici sur l'écriture de ce poème. Je trouve qu'il décrit admirablement l'état d'insomnie, ce moment où l'épuisement de la fatigue résiste à l'enveloppe d'un sommeil réparateur et que l'imagination s'abandonne à moitié au rêve. De ce demi-abandon ne subsiste que l'interrogation d'un mystère, celui du sens de la vie que la nuit éclaire. C'est très bien écrit, et même c'est d'une poésie pudique et profonde à la fois. Bravo Diane!
  37. 1 point
    Haletante écriture qui procède de l'intériorisation. On entre littéralement en vous, en votre représentation mentale de vos rêves.
  38. 1 point
    Je me suis vu à l’intérieur de moi-même, en une même solitude, les sons et les couleurs s’étaient dilués et nous étions là sans rien nous dire, nos regards étaient étranges, fixés sur nous-même. Nous tentions de nous prendre la main mais sans y parvenir, tant nous étions immobiles, et pourtant en moi l’autre n’en finissait pas de venir, il avait des sourires qui s’étaient perdus dans les soirs funambules, des filles tristes avec dans les yeux des amours qui se fissurent. Il avait dans sa main la main de celle qu’il n’a pas vu mourir, celle qui lui donna le jour. Il avait quelques désespoirs engloutis sur des mers étrangères, où les marins ne vont jamais, si ce n’est pour y mourir. Il avait dans ses bras des tas de fleurs qui n’entendaient plus ses pleurs, des jours éclatants dans la cendre des printemps. Il avait, je crois, là sur son cœur, une lettre jamais écrite, des mélancolies à en crever. Il avait des nuits d’infinie solitude, à creuser le silence pour ne plus l’entendre. Il avait des rues où s’évanouissent les cœurs et les corps, sur le quai d’un port. Il avait tant de soleils qui se sont tu, tant de lunes où souvent il s’était perdu. Il avait cet enfant, ce frère qui ne sut jamais le gout des oranges, sur son front le dernier baiser meurtri d’une mère. Il avait dans sa tête le cri de de la terre, des robes de mariée s’évanouissant dans les soirs funèbres, puis s’agenouillant, là tout près de moi, je le vis pleurer, je sentis sa main dans la mienne, tremblante et si fragile que tous les deux nous nous sommes, sous le règne du temps, entre l’ombre et la clarté, endormis.
  39. 1 point
    Alanguie ici bas sur la morne étendue de beige et de cendres C'est ta main qui vient jouer à m'écrire un souvenir, un soupir ou le vent Je te tends la joue et je m'envole avec pour seul ami le sable Je me mets devant toi, nue, comme une page vierge où tu peux dessiner ; La silhouette d'un enfant échevelé ou le récit fantasque d'un bateau de pirate Je laisse ta peau devenir mon radeau, mon mouroir ou mon île Et je m'envole encore, entre ailleurs et toujours, Je ne suis qu'un poème de travers et qui n'a jamais, jamais de fin.
  40. 1 point
    On sait pourquoi les poètes préfèrent tant la pluie et ses promesses.
  41. 1 point
    Poème très poignant qui m'a fait penser au "Tombeau des lucioles". J'y ai retrouvé la même émotion qu'ici.
  42. 1 point
    Terre de soleil terre brûlée Sol rouge saturé de chrome Crevasses sanglantes failles instables Vaciller s’enfoncer Dans le sillon de la fin du monde Et la dernière écaille du temps Le paysage se fige À la terre aride à la force des vents Tu n’as pas amarré ta barque de pierres Aux eaux vives de la forêt des pluies Ni brûlé tes vêtements Laisse ton regard errer dans la mer Là où le soleil s’éteindra
  43. 1 point
    Ben tu m’as dit que j’étais extra -lucide non ?
  44. 1 point
    Un beau travail de poète sur ces mots qui font sa vie.
  45. 1 point
    Les maisons carrées aux angles parfaits, elles se ressemblent et si elles se retrouvent accolées c'est seulement par nécessité. Votre poème respire la nostalgie, les légendes qui y habitaient ont foutu le camp, j'en ai bien peur, sur le terrain en tout cas car il nous reste l'écriture, la peinture et la tradition orale. J'aime vous lire.
  46. 1 point
    Quelques mots qui coulent de source, et pluie voila !
  47. 1 point
    j'aime beaucoup ce vers rapporté aux mots. Merci pour ce partage
  48. 1 point
    Une belle poésie qui a la beauté d'une eau de pluie qui roule dans le caniveau.
  49. 1 point
    Beauté pure pour les Jours de pluie. Poésie au texte ciselé, aux images sublimes et à l'atmosphère encapuchonnée de promesses.
  50. 1 point
    J'aime beaucoup la mélancolie de cette belle poésie aux couleurs de novembre

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