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  1. Jeep

    Jeep

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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 22/03/2021 dans Messages

  1. Elles envahissent les lendemains Les grandes heures désavouées Elles glissent sur les attentes Résonnent en écho sur les adieux Se lovent derrière chaque espoir Et les nuits blanches se marrent Et les jours noirs s’allument Tandis que s’éteignent les sémaphores Tandis que dans les derniers alizés Expire le souffle ténu des naufragés Dans les strates de pensées égarées Des pâles silhouettes se cherchent Bobine usée d’un film en noir et blanc Projeté au ralenti sur le linceul des cités
    16 points
  2. Les accents sont absents de ce dernier sonnet Ainsi partent des toits les belles hirondelles Dans l’ombre de mes vers pour lesquels je voudrais Retrouver le printemps qui me donne des ailes Ce sont d’autres accents que je me suis permis De mettre sur des mots comme une signature Il y a deux printemps lorsque j’avais commis Un tout premier essai pour ma candidature J’appartiens maintenant au forum des Accents Pratiquant le sonnet que je voudrais plaisant Selon ma fantaisie et mon droit le plus clair Je lui dois
    14 points
  3. « Viens tout près de moi t’asseoir Ne parle plus, ce soir. » Jazy Ruis Le bleu de l’océan Découpé de rocs ensablés Lézarde sous le soleil Les hommes rient Au vent d’Ouest Sous les conifères penchés Les femmes prient L’amour de grandir Même par avis de tempête Crocheté par deux cheminées Le bleu de l’océan S’égosille de mouettes Sur les terres basses Les volets blancs Aux toits ardoisés volent Le bleu de l’océan S’assombrit Et la terre devient noire
    14 points
  4. Je t’ai cherchée la nuit quand le ciel dévorait Les étoiles d’oubli et que le temps masquait Dans les mains de l’ennui pour un autre mirage Sur le sable d’espoirs les traits de ton visage L’espace autour de moi immense se courbait Se refermait sur toi ta bouche se figeait Une brume un désert étaient tout mon partage Dans le vide où j’errais en misérable otage Mais ce n’était pas toi tu n’étais plus en vie Tu n’étais à personne étrangère au désir Une ombre deux fois ombre au monde que j’envie J’ai perdu ton image vo
    14 points
  5. Dans le chaud de son cœur, un oiseau s'est posé, Ses trilles fendaient l'âme et pleuraient de rosée Sous la forme percale au risque des matins Où la vie se fait rare, amère en son lointain. Son corps brisé gisait sur la glace fondue Dans la mare de sang de ses rêves perdus Un chien hurlait si fort que mes pas m'entraînèrent Dans la boue visqueuse qui recouvrait la terre. J'ai passé mon chemin et je vous prie de croire Que c'était à vomir la vision sans gloire D'un cadavre de peu sur un creux de misère. Je suis rentré c
    13 points
  6. Respirons les étoiles Les arbres La soif Respirons les oiseaux La mousse verte d’altitude Les lèvres du désordre L’œuvre surgit sans gouvernail Dans l’ivresse des tempêtes marines Admirable illusion Sourde aux secrets des vagues L’écorce infidèle Dans l’épreuve abstraite Désarmée devant l’obstacle Ajuste l’intervalle aux regrets Il faut bien de temps à autre Créer l’exception Pour confirmer la règle Alors Respirons le sel.
    13 points
  7. Quand il était camé, Léon, Nous faisait le caméléon ; Et elle en avait marre, Lou, De vivre avec un tel marlou. Léon fumait trop de haschich Et pourtant Lou disait : ah ! chiche Que tu arrêtes ce poison En te nourrissant de poisson. Léon se sentait moche. Lou Refusait cette vie chelou Qui lui pesait sur l'haricot. Heureusement que le covid, D'une existence un poco vide, Sonna la fin des haricots.
    13 points
  8. Il se fait là-bas une messe par-dessus les nefs sylvestres chênes charmes frênes pins en transe dansent bras levés en canopée pour acclamer le soleil à la rosace de l’horizon dans le tutti du vent.
    12 points
  9. Je sais tous les mots étranges que le ciel sème avant la pluie déjà leurs gouttes se répandent sur la robe de la terre endormie Mots qui glissent à la frontière entre le rêve et l'inconnu là,où se taisent les couleurs que la passion a entrevues Ils parlent tous la langue des rivières et des flammes qui traversent la nuit de rivages qui réveillent en douceur la cendre de nos yeux insoumis Mots qu'on entend avant chaque orage qu'on écrit sur la façade des tempêtes afin que jamais le soleil ne se meurt
    12 points
  10. Le vent d’Orient trempe ses pinceaux de nimbes dans la palette des vagues et compose à l’iode une houle de couleurs un matin marin et mauve Puis le soir d’argent et de sang toiture le cône pyrénéen d’encre blanche sous la cendre qui descend Le reste, un jour qui passe.
    12 points
  11. l'oiseau se porcelaine dans le nid vermeil la coronille naine a aspiré tout le soleil une silhouette solitaire disparaît doucement dans le vent quelques éclats de verre vivent leurs derniers moments la guêpe dépoussière ses ailes et sourit de bonheur tous les parfums sont pour elle une étrange langueur sous l'interminable confidence des neiges venues de très haut le printemps entre en transe petit poucet aux flambes d'eau déjà loin la silhouette solitaire se retourne une
    12 points
  12. S’effacent dans la nuit des feux phosphorescents Puis naît l’aube indécise aux fluides laitages Avant le jour en fleurs du mois d’avril naissant Et la vie prudemment parvient à son étiage Le vent blanchit la mer de remous incessants Gîtards et maraudeurs quelques bateaux volages En descendant l’estuaire aidés par le jusant Paraissent mépriser les lieux de l’atterrage L’ombre qui dissimule une herbe insubstantielle Sur la falaise grise aux rechignés chardons Recouvre des oiseaux repentis de leurs ailes Des freux cal
    12 points
  13. La cécité s'éprend du jour naissant Dans une irréalité incendiaire. Le monde se dissout dans la lumière A l'aube de l'adversité, rêvant. Entre les murs enserrés du destin, Le désir se noie dans un long baiser Où il s'abreuve en vain d'éternité Sur les rives bleues du temps souverain. Les pensées se délitent sur le sel Des soupirs des amants, inapaisés Dans l'intempérance transfigurée Suspendue à l'horloge universelle. Dans l'étreinte troublée de la passion, Sur l'aile du désir, le temps s'oublie Et s'imm
    12 points
  14. L’homme se tient debout sur le rocher austère, Les mains sur les hanches, demi-nu face au large Il contemple la fosse où, remous, la mer gicle Terrible et gracieuse, lui médite ces mots Sérénité du roc, immensité de l’eau… Faiblesse et brièveté de l’homme au verso, Il n’y est pas encore, à ces trente-quatre ans Qu’il n’atteindra jamais, seul sur son roc, une île Que s’apprête la nuit à briser sans un bruit, Il foule la terre des Grecs en noir et blanc, Mon père est cet homme, il a posé ailleurs Ainsi qu’un demi-dieu défiant l’im
    12 points
  15. La lune lève les yeux et se mord les lèvres car le ciel dérobe les aréoles de bijou à sa bouche de platine aussi toute la nuit s’illumine à sa joue sa moue langoureuse d’amoureuse ébahie elle sème ses larmes en autant d’étincelles sur le grand torse sans vie et la flûte du berger essouffle ses chagrins mais son cœur pétrifié ne réchauffe pas son bel endormi depuis longtemps parti rejoindre l’infini.
    12 points
  16. Entrelacées dans la lumière Les ondes éplorées, sans vie S'éternisent à l'infini Dans la symphonie de l'éther. Sur les berges énamourées, Sa grâce argentée se dilue Dans les larmes nacrées des nues Pour effleurir l'éternité. Dans les friselis éclatants, Sa beauté aux éclats lunaires Incendie les ors du levant De sa pureté millénaire. Dans les balbutiements du jour, Sur les lueurs émerveillées Implose le divin amour Du cygne blanc illuminé. Sur les rives d'or de ses yeux S'esquisse u
    11 points
  17. J’entends souffrir le silence Qui longe les murailles De l’angélus J’entends les glaives Déchirant l’azur Et les haillons de l’horizon J’entends le sang pourpre Qui clame la pénitence Sans heurter le soleil Ni l’écume exaltée J’entends frissonner les amoureux Crispés d’aventure et de menthe fraîche Entre les couleurs de l’automne Et le désir de courber la fièvre.
    11 points
  18. J'ai tamisé ma vie au philtre de l'amour Et mon âme ravie debout sur la mer morte Engendra des remous dans ses eaux peu accortes Alors que tout de moi s'enivrait des beaux jours. Sur des flots visités par la houle du temps, Seuls les hauts-fonds transis par un souffle d'enfer Transportaient ma rancœur du fin fond des éthers Vers la vague propice au cœur de l'océan. Jusqu'à quand le radeau portera-t-il l'espoir D'une joie misérable à force d'écoper Les chagrins et les peurs sur le fil du rasoir ? Je ne suis qu'un passan
    11 points
  19. Tara dolorosa il me manque oui me manque l’expir plus léger l’aile d’ange éveil je suis l’incarnation de ce que tu voudras de ce qui se pourra écarlate mon aube écarte ma nuit Tara dolorosa ma sœur de sel ma fleur de fiel je te l’offre en gâteau sacrificiel ma chair ensongée en ses draps de mémoire et ses drapeaux de gloire sont nôtres clochettes d’éternité Tara dolorosa les colonnes du ciel blanches de miel font des hauts lacs les autels du bonheur et moi
    11 points
  20. Face à la géante émeraude dentelée de colère aux mains d’ogresse prête à saisir maisons sur le quai désert ruisselant d’amertume affrontées à la gueule d’orage les rues sont aires qui chancellent rincées de sel les dames de granit se terrent et se serrent silencieuses ménagères certaines sont bleues d’effroi d’autres en ont la jaunisse les blanches font les mortes une seule que le plaisir rosit sous son chapeau d’ardoises celle-ci se rit de l’ire et de la noise défie l’Iroise
    11 points
  21. Quand elles défilaient ces caravanes, En longs convois de fourmis à l’horizon, Qui ne songeait à les rejoindre Pour s’exiler dans les sables où tournoient les siècles Sur les cadavres des illusions perdues Et fuir ainsi ces boléros de fêtes pourrissantes? Avançant au rythme des dunes, Drapés dans ces étoffes chatoyantes, Poudroyantes de lumière, Touareg errant sans Dieu ou Imajeghen* impavide, Nous serions ces seigneurs du désert, Nos talismans nous protégeraient Des sortilèges des Djinns Nés dans les puits asséchés de la rage Ou des étreintes de la lun
    11 points
  22. Dans le gémissement du soir qui ouvre ses mâchoires s'obombre une ombre une ombre bleue presque noire la vapeur délicate d'un encensoir s'enroule dans ses cheveux la dame de onze heures ferme ses volets en douceur des mélopées s'élèvent en haleines de sèves une lune étrange verte et orange se pose sur le corps d'Inaya Inaya est de nuit nue luisante d'ébène sur son ventre suave somnole une fontaine où sifflotent des bengalis et s'incrustent des étoiles ses yeux creusés n'ont plus de dime
    11 points
  23. Près des remparts de Troie les grecs se désolent Depuis dix ans le siège à fait de nombreux morts Vient s’ajouter la peste, un bien triste renfort Achille veut savoir d’où provient cette folle Le magicien Calchas doit trouver la raison C’est tremblant qu’il désigne l’auteur du maléfice Agamemnon, grand chef, qui enleva Chriséis La fille du grand prêtre au service d’Apollon Pourtant une rançon avait été offerte C’est donc pour se venger que le dieu offensé A fait sévir la peste dans les postes avancés. Agamemnon contraint cons
    11 points
  24. Les hommes Le port, la ruelle Une sombre peinture Un coin ancien de la ville Les voix tonnent entre les murs Les crachats mouillent la pierre Les rires les larmes Graffitent sur le vieux mur L’hospice La blancheur de l’astre Jette son obole dans l’écuelle des pauvres Les yeux humides de fièvre Ils ont pour couverture L’ombre fidèle aux murs des édifices Et de leurs bouches étroites et sombres S’écoulent les heures froides de la nuit Transparait, dans le clair-obscur La ligne étri
    10 points
  25. Victime de l’espace Tout comme les oiseaux Aux couleurs claires Subissent sans égaler La parole des murailles Tout comme La profondeur qui s’éloigne En oubliant l’ordre Et la clarté pourpre Diffusée par le cuivre et l’or Tout comme le sommeil amer Endolori par le mouvement Des pendules extralucides Tremblants dans la fraîcheur De l’encens fragile du plaisir Soumise la pesanteur Valide le poids de la chair Et s’implante pieds et poings liés Jugeant l’assaut des cendres incandescentes
    10 points
  26. Ecoute les secrets accueillants de la nuit, Où flambent les confins d’une vallée paisible, Regarde se mouvoir la rivière qui luit, Fuyant vers les chutes aux fracas insensibles. Sais-tu le rendez-vous du sommeil attendu, Où la vie continue au fond de ses royaumes, Que Tu verras mouvants, par le temps suspendus Dans les profonds repos d’ineffables fantômes. La part sombre s’efface, aidée par la lueur De l’aube d’un gris bleu, accompagnant l’aurore Jusqu’aux premiers rayons de ce matin rieur, Brillants à son lever, que leur
    10 points
  27. Avec cette impression de partir en voyage Soir après soir la nuit m’offre un nouveau parcours Pour lequel je n’ai pas à faire mes bagages Puisqu’il ne me faut qu’un billet aller-retour Mais avant de partir s’impose un grand ménage Que tout soit bien rangé pour qu’à l’ordre du jour Je puisse rencontrer mon ami sans visage Ce moi-même étranger qui comprend mon discours C’est lui qui m’accompagne au pays de mes rêves Je ne le connais pas et pourtant il n’achève De vouloir m’imposer des idées inconnues Il partage m
    10 points
  28. Vautours Ces ombres qui tournoient aux brûlants de l'azur Sentinelles à l'affût qui glissent sur les courants Couvent le gris du maquis et planent sans un murmure Leurs immenses ailes noires sur l'air chaud s'appuyant Leurs aires inaccessibles, vertigineuses embases Fixées dans le calcaire, en promontoires s'accrochent Étroits plateaux dressés, qu'une verticalité écrase Suspendus aux falaises, frêles îlots dans la roche Quand leurs longs cous phalliques plongent dans la carcasse De la brebis galeuse, en une orgie criarde L'Homme
    10 points
  29. Le geste en épaisseur perçu de la fenêtre Visage nu tourné vers une image sœur Bifaces aux reflets changeants ou bien peut-être Un message implicite issu de l’intérieur Une toile tendue qui nous dit le mal être Dans un cadre serré où s’écrit le malheur Où le noir abstraction paraît être une lettre Devient une émotion et se traduit en pleurs Dans l’ombre du soleil la méfiance s’installe Et crée l’ambiguïté d’un tableau de de Staël Dont les larges aplats sont autant de questions Et rien ne s’y résout dans la lumièr
    10 points
  30. Cette nuit attendue redoutée saute sur un pied entre les grands pins aux parfums de résine les tourments de feu sont à leur apogée sans raison et sans rimes l'air est si doux qu'on le dirait venu d'une autre rive il caresse les peaux vibrantes et moites la musique sourd soudain les danseurs arrivent comme des couleuvres dans les ruelles étroites Cette nuit attendue redoutée fait le grand écart les oeillets entêtent et nous fermons les yeux ma robe rouge et ton costume noir se sont tant emmêlés pour ruser l'adieu dans les mille tangos
    10 points
  31. Sous les cils du levant, l’œil n’est plus à l’orgie, Commence en un reflet la plus grande infamie. La mer couleur aimant tire vers le girofle, Des ports phéniciens se disputent le golfe. La guerre se prépare aux ocres du couchant, Bientôt cent proues de fer pour le débarquement. L’attaque aura bien lieu sous la falaise brune, L’assaut sera fatal, l’escalade nocturne. Déjà la forteresse en proie aux embuscades, Par les portes rougit et s’enfume muscade. Des nacelles remplies comme des coupes pleines S’écarquillent de feu endiablé
    10 points
  32. Prélude Je sais des soirs rôdant dans la baie des cannelles, Du haut de mon beffroi si je ne vois plus qu’elle, J’aime plonger mes yeux du bord de ma fenêtre, Immoler l’horizon, sentir qu’il n’est que reître, L’entendre en un gong sourd avachir le grand large, Atteler les éclairs qui vont ciller leur charge. La mer refait ses fards après quelques naufrages Et tes yeux m’attendent pour un très long voyage… Sous les cils du levant, noir kaléidoscope, Je rase au fil du temps d’antiques horoscopes, Nageant droit vers l
    10 points
  33. Je connais son image et le trouble de ses lieux, L'outre-culte de ses sombres paysages, Ses songes mélancoliques aux abords des marais. Je connais le vent et la tourbière apeurée, L'agonie et le souffle de l'angoisse, Le grain de givre à la peau sauvagine. J'ai vu l'épine au diadème du soir Epouser le cortège de l'aube, Le ciel d'ivoire se farder de remords. Je sais la brume de mes craintes vagues Dans le repli que mon âme examine Et le marbre bordé du silence des regrets. -Epicene-
    10 points
  34. En foulant dans le champ le chaume cru je pense Aux parfums d’autrefois à la terre battue De la vieille maison au canal d’Ille-et-Rance Dont l’accès me restait strictement défendu Je suis à Trévérien dans une ancienne France Un village d’outre vie où je me suis perdu Dans des rêves dorés au temps de mon enfance En un monde plus simple aux visages connus Je vais au cimetière et recherche la tombe De feu mes grand-parents dans cette éternité Où reposent en paix mes souvenirs d’été Je repars maintenant alors que le jo
    10 points
  35. J’aime tes baisers par myriades Barbares des ergs incendiés Chevauchant et pillant ma bourgade A grands crocs d’orage et d’alizé. Fièvre torride des cavalcades, Razzias aux brasiers alanguis, Ils brûlent, m’assiègent en rasade, Cracheurs de flammes sur l’oasis. J’aime tes baisers par myriades, Jeunes califes gourmands de miels, Guerriers des dunes et des aubades Entre le mirage et l’arc-en-ciel. Un par u
    10 points
  36. Quand la vague explosive assaillit le rivage Lors le ciel à l’envers augmenta sa fureur Une lune ébréchée en forme de visage Par un forceps glacé accoucha par erreur C’était en un matin fortuit que le ravage D’une nuit aberrante à l’obscure douleur Vint terminer son œuvre et signer le naufrage Dessous le soleil noir du temps consolateur Le vent qui forcissait et n’en démordait pas En dénudant la plaine et tout le paysage Accentua le malaise à force de fracas Puis la pluie s’abattit sur les pavés boulus Il n’en
    10 points
  37. Danse encore sur la dune dans la douleur du soir à creuser des sillons sur le sable brûlant comme hier au coeur safran des molènes noires tu jetais en riant des poignées de diamants Laisse encore voler ta robe dans la lumière à rendre fou le vent sous ton jupon de tulle comme hier dans les gentianes printanières tu enchantais mes si longs crépuscules Danse encore l'éphémère sous le rayon de lune qui puise sa force dans l'or de tes cheveux bois l'horizon au chant étrange des lagunes dans le bol d'un nuage au sourire crémeux
    10 points
  38. Les portes closes surprennent l'avenue. Elle passe, silencieuse, couverte de rêves immobiles. Elle maîtrise l'audace et parfume le recueil de la nuit poudrée d'étoiles fuyantes, elle sous-entend l'écho de ses pas légers effleurant les pavés que le soleil endort. L'orage agonise, se conduit en intime rebelle sous le réverbère envieux des rues endormies. Loin du chaos brutal et vivace que la nuit étreint, Elle, vêtue de rêves troublants qu'elle parfait de voeux lourds au manteau de ses tourments. Le bruit de ses talons bouleverse tout d'un monde, du ble
    10 points
  39. Sens ou recherche penchée, à demi repliée Je me précipite sur mon premier verre Précipice, abime, à flanc A feu et à sang J’ai chargé mon cœur de pluie, les rues fraiches d’eau sale, nausée abondent Mes rires roulent sur les pavés Cette nuit me nuit Lignes blanches sur fond noir accélère ce pouls de cœur Je ne l’entendais plus sous le cliquetis des voix Ville millénaire, Combien de femmes à genoux as-tu effleuré la joue ? Cette caresse brutale qui cherche à grandir et manger
    10 points
  40. Sur le fleuve enivré de diamants de vieux troncs d'âmes à la dérive glissent emplis de blessures disgracieuses comme des crocodiles les yeux mi-clos l'oreille en alerte on peut entendre le tam-tam lointain des griots le vent qui lèche le doigt effleure la surface de l'eau pour y faire naître des tourbillons dansent des papillons et chante l'astrild des fées c'est toi ton visage soudain se penche au-dessus du mien et dans tes yeux pervenche mon rêve se dilue l'Afrique s'éloigne le luth s'éteint
    10 points
  41. Écoutez ces bruissements dans les interstices. Derrière les vastes failles des doutes ajourés, La rumeur des saisons s'écoule sur les échos Et la gravité du monde résonne sur l'airain. La semence des rêves s'accroche aux doigts, Fragments poisseux sur les rivages du réel. Sur le rebord vacillant des paupières calcinées, Des séraphins faméliques gisent sur le flanc. Parmi les vestiges enneigés des lamentations, Un soupir fatigué vient s'échouer sur la nuque. Les plaies sur la pierre exsudent des ombres ; Elles dansent sur un d
    10 points
  42. Comment concevoir que cette liane souple et obéissante vacille et se renverse branche d'automne à terre fracturée sous des pas d'indifférence Les roseaux toujours fluides ne peuvent s'imaginer raidis non plus que l'éventail déplié d'un vif mouvement du poignet ne s'entend parchemin craquelé que la main arthritique a du mal à tourner Inéluctablement l'enveloppe fière aux gestes surs va se muer en peau de girafe et portera tremblante la cuillère à soupe d
    9 points
  43. Un mot suspendu est tombé à mes pieds il s'est cassé le a il a roulé vers moi en perdant ses r muet est devenu il s'est cassé le u j'ai ramassé les morceaux d'un o brisé j'ai retrouvé le m caché sous l'élianthème j'ai chuchoté je t'aime condamnée anathème et le mot presque perdu s'est lové autour de mon cœur d'autres mots sont venus à petits pas dorés au bout de mes doigts se sont mis à danser comme des asters des Fred Astaire ils faisaient des claquettes avec leurs lettres
    9 points
  44. Sombres les nuages font retraite au plus haut du silence coureurs électriques laissant à nu dans un banc d’azur à fond de plus belle eau un diamant l’étoile
    9 points
  45. Je n’irai pas chercher les mots du dictionnaire Pour donner à mes vers un air d’étrangeté Ni pour l’érudition, la musicalité Ou tout autre besoin, je veux de l’ordinaire Qui puisse répondre à l’oeil de chacun L’analogie cette métaphore secrète N’aura pas mon aval, elle est bien trop coquette Sa lecture à étage veut un esprit hautain Qui se hausse au dessus de la gente populaire La toise avec mépris. Pour elle c’est l’élite Qu’elle prend à témoin de tout ce qui l’habite Elle ne se sent à l’aise que dans les très grands airs
    9 points
  46. Il y a sur nos lèvres les chemins de Chamrousse ton premier sourire l'envie d'un baiser un timide à bientôt Au creux de nos mains ce petit bar de l'ouest une triple Karmeliet l'ivresse de tes mèches folles à tituber sur ta bouche Entre l'espace de nos regards pétille l'Italie l'Espagne la Suisse l'Islande quelque part là bas s'envolent tous nos je t'aim
    9 points
  47. Un vide trop plein, Une plénitude bien absente, Ce bain est un prélude, Une main charmante, Un lin humide, L’attente de demain Remplit ce vide La femme brune, Aimante ou amante, Prit des brins de ma turpitude Pour allumer l’antre de mes reins Viens, lis ces runes A toi, peut-être qu’elles te seront moins absurdes Un coin d’airain, Une odeur de salin Viens, Lents, rapides, les flots nocturnes Viens, repars, c’est trop Les lunes décrivent mon attente
    9 points
  48. Douceur de la rencontre entre une jolie veuve Dont la vie est sans doute un vaste roman fleuve Et un séduisant veuf oublié par sa femme Qui s’embrase au plus vite en une ardente flamme Ô chère Bérénice Tu es son précipice Seras-tu cicatrice Ou resteras délice ? Décadence ou vertu ? Tes mains de pianiste Savent toujours conter un plaisir réaliste Blonde au teint patiné épargnée par les ans Ta finesse déjà lui fait perdre vingt ans !
    9 points
  49. DEUX FOIS VINGT SUR RIEN DU TOUT Les nuits étaient d'un cristal humide Une ondulation se fondit en creux D'une secousse sourde d'un an foireux Les têtes de linottes se chimèrent d'hydres Le viral passait sans bactérien Se fond s'enferme sans rien Sans bal masqué sans bac t'as rien Un an fermé pour s'en sortir Sans sortir sans fermer L'effroi dans le dos coeur d'artichaut tout chaud Les camélias fleurissent le jardin d'hiver Demain comme la lumière qui passe derrière Détournement d'étendues d'étangs d'étourneaux
    9 points
  50. Le miroir est trop vieux pour mentir avec ses longs cheveux de pluie il ressemble au froid de l'hiver Il fait nuit entre nos prénoms désunis seul un mélange de rumeurs dévorant les fruits de notre histoire La mémoire s'accélère entraîne son rythme à la nudité de nos pas inversés Entre les mailles du passé l'équilibre est dérisoire trop de saisons froissées dispersées par dépit En vain mes quelques murmures chargés d'or et de soleil qui cherchent un chemin dans l'entaille d'une voix qui
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