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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 07/26/2019 in Posts

  1. 9 points
    Douleurs Dans une cage sale Un singe dort Et s'il ne tremblait pas, Je dirais qu'il est mort. Un enfant tend sa main À travers les barreaux. Le singe est dans un coin, Il réprime un sursaut. Le singe ne dort pas Mais on dirait qu'il pense. La tête sous son bras, Il regarde en silence. L'enfant essaie encore De toucher son pelage Mais le singe le mord Et grimpe dans sa cage. Muet et immobile Pendant que l'enfant crie, Il voit la foule hostile Se rapprocher de lui. Un homme vient d'entrer Un fouet à la main. Il frappe à la volée Sur l'animal qui geint. Il gît sur le plancher, Pourtant il n'est pas mort. Le corps ensanglanté, Je crois qu'il pense encore.
  2. 9 points
    Soupçon Sur le chemin croulant des forces du soleil, Tu t’en vas disparaître, ô friable mémoire ! Et le temps qui travaille, oublié du sommeil Use la pierre en sable à ses gestes de moire Dans la chambre, la mort éclate sur les murs ; Quelque chose s’évade en l’ombre familière. Une bête se cogne aux vitres de l’obscur, Et cherche vainement la graine de lumière. Par la fenêtre ouverte, à grandes eaux, le jour Lave les morts, la salle où saigne la brisure. Puis, l’enfance méchante, aux cruelles amours, Casse l’image ultime à ses cris de ramures.
  3. 8 points
    Des amoureux austères et des savants fervents, altiers, aiment également, à la saison des mûres, vaguer le long des haies où sanguinolent les arbousiers cherchant probablement quelque aventure amis de la science et des fruits sauvages ils aiment les longs étés qui n'en finissent pas ; on peut voir, souvent, surgir dans leur sillage certains chats alanguis débouchant leurs chakras alors soudain, dans le frisson, surgit Baudelaire en silence, dans les ténèbres et l'horreur les fleurs du mal sont tombées par terre un sortilège s'élève entre les saules en pleurs. (J.E. Août 2019)
  4. 7 points
    Quand j'étais loque humaine, exilé du parnasse, Sous une pluie battante où bêtifiait mon cœur, Je la vis trottiner, toute pleine de grâce À raviver un mort sortant de sa torpeur ! Filant aux toilettes en gare Saint-Lazare Je me douche et me rase et me brosse les dents Afin qu'il fût écrit que du spleen j'en eus marre. Voilà l'effet que fit cette femme en passant. Salle des pas perdus où trônait un piano Je la sens qui s'en vient et je joue l'adagio Cherchant à l'émouvoir et plus si elle veut. Fini le pain amer des jours sans lendemain. Je serai de ma mie l'horizon de ses mains Pour peu que de l'amour, elle embrasse mes vœux. Recueil de mes poèmes publiés en 2018-2019 sur Accents poétiques (Flip book à lire en plein écran. Table des matières interactive. On peut tourner les pages comme sur un livre papier !)
  5. 6 points
    Mon âme n’est plus enfant au règne du temps Elle a trébuché en de sombres pensées Aux lumières du jour venu je l’entends pleurer Comme aux nuits paresseuses au loin s’étirant Mon âme dans les printemps où vibrent les amours N’a plus la candeur où se cherchent les amants Ce vol léger où vont les cœurs innocents Déchirant leurs ombres à la pointe du jour Elle s’est noyée dans l’océan des pensées Cherchant dans les entrelacs du silence Ce pourquoi elle vit le jour aux rives de l’enfance Où semblait s’éterniser une aube insensée En mon île elle est pareille au vent d’hiver Où flirtent sur les allées perdues les feuilles mortes Son chant mélancolique ô mon âme t’emporte Aux phrases fragiles où vont se poser mes vers
  6. 6 points
    Sous un soleil encalminé dans une orbite effondrée, Les porches sertis de coraux aux couleurs étiolées S'effondrent sur le portail de nos jardins intimes. Le temps déjà n'est plus que chevelure grise. Sur les places de nos conditions humaines, Des veilles poupées jaunies et gondolées Flottent dans l'eau saumâtre des caniveaux. Les rires des petites filles se sont éteints. Dans les ruelles abandonnées de la cité grise, Le vieux cuir craquelé des ballons éventrés Se décompose sur un bitume à l'agonie. Les jeux des petits garçons sont oubliés. Derrière les murs de nos jours stratifiés, Toute la rouille d'une modernité périmée S'accumule sous les semelles des orphelins. Les enfances s'abîment dans l'ancien temps.
  7. 6 points
    La brume sur la mer comme un voile incertain Noie dans le gris du plomb les larmes océanes Et mon cœur chaviré grand vaisseau blanc perdu Dans ces larmes amères s’engloutit sans espoir Disparues les couleurs l’azur et le turquoise Et les blanches dentelles qui habillaient les vagues Ô ma belle épousée oubliée du soleil La lumière de tes yeux dans les brumes se meurt Dans ce voile trop gris dans ce linceul trop sombre fantômes surgissant du fond des eaux houleuses Emporterez mon âme Jusqu’aux noirs abysses où gisent à tout jamais Les lunes, abandonnées...
  8. 4 points
    J'suis la fille du rez de chaussée du sous-sol de l'entresol et même parfois du couloir des camisoles je n'ai pas de visage je suis fatiguée c'est décidé je prends une année sabbatique le temps de m'refaire une santé avant que de me retrouver de l'autre côté ouest aux étages d'où l'on ne revient jamais j'ai eu du mal à me faire remplacer non que je soies irremplaçable loin de là, c'est impensable mais le rez-de-chaussée est toujours difficile à placer le sous-sol n'est pas très gai et l'entresol je n'en ai pas parlé le couloir des camisoles j'ai dû l'étouffer les grosses chaussettes des nuits d'hiver interminables je les ai subtilisées Ce soir, avec mon petit sac sur la rue déserte j'ai vingt ans mon cœur bat sur les pavés je cours le long des rails un train s'est arrêté ce n'était qu'un wagon mais il m'a emmenée je n'ai pas eu de chance, c'est tout. C'était le patient du cinquième étage assassin sans le vouloir, camisoles septième couloir il s'échappait souvent de son dortoir mais là, ce soir j'eusse aimé que ma remplaçante n'ait pas oublié de tirer les verrous. Il a pris rapidement une vitesse de croisière ; dans le rétroviseur je voyais l'orage et les éclairs c'est là que mon cœur a lâché du coup, j'ai eu beaucoup d'années sabbatiques derrière une fenêtre on a beaucoup moins d'horizon je n'ai pas eu de chance, c'est tout. Le wagon transportait des boomerangs. (J.E. Août 2019)
  9. 4 points
    Fuis comme l’espérance, Ce soir le fard sombre des tempêtes s’étale sur la falaise, et s’engoue létale la rumeur belliqueuse des hivernantes rieuses. L’Ankou remonte les coursières poissées de vase épaisse, sculpte les plis visqueux de l'estran. trace l'oracle funeste des vents. La nappe cardée des nuages gris tombeau trempe sa tristesse trouble dans les eaux poussières du pertuis. Fuis comme les mirages tracés aux fusains et les marins à l’ancre.
  10. 4 points
    Ils ont sautés dans ta bouche gourmande de tempêtes sauver un pauvre fou ils ont perdus la vie luttant contre ta houle mais tu n'en avais cure OCÉAN L'essentiel c'est la vie Et puis aussi l'amour, Et puis aussi tout ça, Que tu t'es retenue de dire, Mille fois par dessus bords, À recompter tes miles, À compenser tes likes, Pour simplement apprendre À ne dire que je t'aime, Sans trembler comme une branche, Sans danser de travers, Poser tes pieds à plats, Puiser dans tes racines, Et dormir paisiblement enfin, Dans mes propres bras, En rêvant des tiens, En étant dans les miens, Seulement m'y sentir bien.
  11. 4 points
    Matin du premier jour de la lune d' automne L' étoile de papier arpente l' univers C'est une belle et lente courbe crépusculaire qui rythme les saisons; tranquille et monotone La barque ride à peine la surface du flot où dort voluptueuse, l' antique roselière Aérienne et fluette dans l' air lavé de pluie volette la mésange que le bleu éblouit, ondulation tremblante sur le miroir de l' eau Un ciel de traîne flâne, riche pour tout bagage de flocons d' eau de neige et de rues de nuages au jour du premier jour de la lune d' automne Des bourrasques d' oiseaux éparpillent les fleurs, couvrant de blancs pétales l' aube en apesanteur Lièvre et blaireau alors, écoutent recueillis, battre le cœur du monde Au soir du premier jour de la lune d' automne minuit sur le rivage allume des lanternes et la plume céleste, d' un tracé hyperbole calligraphie septembre d' images et de symboles Poème offert à @Diane
  12. 4 points
    Ré alité Noir toujours (poème traduit de hiéroglyphes découverts dans le tombeau d'Yguemartep près de Guy Zé)
  13. 4 points
    J'aime à penser qu'un enfant dans la mort Ne puisse mesurer l'effrayante cohue Des jugements derniers, lors que pour chaque tort Se dressent des châtiments à perte de vue. C'est que leurs âmes n'ont que de petites mains Hésitantes au mal, tandis que leurs regards Désignent des pardons, que d'incessants refrains De salives jolies, de hoquets babillards, Transforment en jouets, portés à bout de bras Au nez de ces alias qui se nomment parents, Chiourme de pérégrins condamnés aux boucans De justices à terme et de leurs armadas. J'aime à penser qu'un enfant dans la mort Ne puisse craindre les chafouineries et brumes De démons affairés, qui d'un seul coup de plume, Font d'une éternité le furieux athanor Qui corrode la chair pour la jeter vivante Aux gueules et souffrances sans merci et béantes. C'est que leurs âmes si ravies, sous leurs paupières Closes...Ô tristesse... ne sauront les traverses d'hier, Leurs pièges et calvaires, essaimés en chemin Par les noires trahisons qui ferment nos yeux, Et nous flétrissent en prévision de ce feu Qui brûlera nos certitudes d'aigrefins. Les enfants seuls verront le visage de Dieu Sans que leur raison s'en aille, se fane d'un trait, Car dans Sa gloire, Il leur semblera en tout lieu Le foyer des tendresses, le jouet si parfait.
  14. 4 points
    Au dedans d'Élise , Palpite un vase de porcelaine . Le mot de l'âge est innocence , Et à la faveur du soleil levant , Du juvénile soliflore , S'élève une fleur de lilas . Au dedans d'Élise , Palpite un vase d'opaline . Le mot de l'âge est bagatelle , Et à la faveur du soleil à son apogée , Du voluptueux soliflore , S'élève une fleur de camélia . Au dedans d'Élise , Palpite un vase de porphyre . Le mot de l'âge est abondance , Et à la faveur du soleil des vendanges , Du fertile soliflore , S'élève une fleur de volubilis . Au dedans d'Élise , Palpite un vase d'albâtre . Le mot de l'âge est sérénité , Et à la faveur du soleil couchant , Du sage soliflore , S'élève une fleur d'immortelle . Isadova
  15. 3 points
    Une fille dans chaque port Et à chaque fille son porc ! La devise du terr'-neuvas Est tatouée sur son avant-bras. Tri martolod, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Le marin pêche les morues Et sa morue le fait cocu. Tel est le sort du terr'-neuvas Qui en mer lutine des gars. Tri martolod, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Aussi quand il rentre à Paimpol File sa rouste à Marie-Sol. Je condamne cette coutume Inscrite au couteau sur les runes. Tri martolod, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Le petit mousse en a plein l'cul De ces vantards, l'aurait-on cru, Qui tirant à la courte paille, Truquent les tiges de leur taille ! Pour savoir qui-qui-qui serait mangé, Pour savoir qui-qui-qui serait mangé, Ohé! Ohé! Le sort tombe sur le plus jeune, Toujours tombe sur le plus jeune, C’est lui qui sera désigné, Si le manger, c'est l'enfiler ! Tri martolod, Trois marins, et caetera La ! La ! La ! La ! (bis) Recueil de mes poèmes publiés en 2018-2019 sur Accents poétiques (Flip book à lire en plein écran. Table des matières interactive. On peut tourner les pages comme sur un livre papier !)
  16. 3 points
    Le soleil de l’aube sur la lande apparaissait. Les bruyères roses et blanches se teintaient Du rougeoiement des rayons chargés de bruine Elles bruissaient longuement sous la brise marine Une abeille bourdonna, déjà lourde d’un butin odorant Une mouette s’envola, plongeant vers la mer en criant bientôt imitée par une foule d’autres, tournoyant et piaillant Deux jeunes lapins se poursuivaient de pierre en pierre Ne laissant voir dans les herbes, que leurs blancs derrières L’un des deux culbuta, vivement assaillit par l’autre Et tous gaiement, dans le soleil levant se vautrent Se roulant en bondissant dans l’herbe humide Sous l’œil d’un goéland, au-dessus d’eux planant, impavide. Le sifflement d’abord, les figea, oreilles agitées, inquiets Puis il y eut ce grand bruit , là, tout près d’eux, trop près L’obus envoya ses éclats et hacha les bruyères Et hacha les jeunes lapins, tous deux frères N’ayant en eux qu’une grande soif de fraternel amour Ils furent les premiers morts de ce sixième jour Du sixième mois de la mille neuf cent quarante quatrième Année de l’ère que l’on a dite, chrétienne.
  17. 3 points
    J’ai voulu un peu d’amour, Alors je t’ai embrassé, J’ai voulu un peu de joie, Alors je t’ai aimé.
  18. 3 points
    Caracol l'escargot Est le roi des mythos. Tous les soirs, très à l'aise Il ramène sa fraise, Raconte, fanfaron, Qu'il a fait le poireau, La fin des haricots Et tous les rangs d'oignons. Ce mollusque malade Raconte des salades.
  19. 3 points
    Les cieux sont encore dégorgés de leur pluie, Mes déserts dévastés tant que les pleurs inondent, Nulle terre fleurie, tous les cieux immondes. Soleil infécond où un étrange feu luit. Ainsi, tout se tarit, recule et me fuit, Mes souvenirs ressassent et, la douleur profonde, Je m’en vais enterrer mon passé de ce monde ; Des lendemains jetés sous des morceaux de suie. Ils sont des temps où tout est vide et illusion ; Une vie résumée au coin des plus infimes, Je songe et meurs de poésie, folie intime. Je compte les gouttes une à une en fusion, Luisant de long en long le rebord de ma faux Et qui s’en va tuer d’un son atone et faux.
  20. 3 points
    Permettez moi Gabriel, de vous répondre sur le sens du mot sensualité que j'ai introduit en qualifiant votre texte : sensuel ne signifie pas nécessairement dans mon esprit la notion de désir ni d'érotisme. Je m'explique . Pour moi, chaque distique du poème fait appel à un sens. L’ombre du cerisier en calligraphie le silence ------> la vue de la beauté Ponctué de pétales blancs Au loin le dialogue -------> l'ouie Entre la montagne et la pluie J’attends l’appel du kimono Son murmure de soie -------> l'ouie et le toucher même si on ne touche pas La vapeur de deux pierres brûlantes Étuve mes souvenirs --------> le plaisir de la chaleur du toucher Ce que le vent écrit, ce que la bise pense Gravure dans le parfum du thé koicha ---------> l'odeur du parfum Dans le bassin de pierre Je me purifie -------> le plaisir de la purification par l'eau C'est ainsi que j'ai ressenti ce texte, et que j'ai parlé de sensualité, même si elle est toute cérébrale. Voila !
  21. 3 points
    Lame linguistique Les loups hurlent Ta syllabe démesure Ils croquent dans ton vent Des liasses amassées Depuis l’automne dernier Cache-sexe succinct Mamelles profuses Offertes à la traite Doctes féministes Courroucées engoncées Corsetées d’intolérance Incantations consuméristes Vocables mousquetaires Trilles publicitaires Un oiseau-espadon Scie à jamais la branche Où hâle l’humanité
  22. 2 points
    Bonsoir à toutes et tous, Je n'imaginais pas en écrivant ce poème qu'il susciterait autant de questionnements et alimenterait une telle discussion, je vous remercie pour vos lectures plurielles et quelles que soient vos interprétations, pour l'intérêt que vous avez porté à mes vers. @Dianea vu juste en fait dans son analyse du 16 août. Je comprends que le verbe abdiquer puisse susciter des interrogations. Je l'ai choisi intentionnellement afin d'évoquer une passation de pouvoir, il ne s'agit pas de soumission. Cette passation de pouvoir est voulue, et assumée. Vos réactions témoignent de la multiplicité des interprétations du texte et je suis flattée par tous vos commentaires!
  23. 2 points
    I - S'accorder 1 - Naître puis apprendre la tristesse A la naissance, le vent souffle en Do majeur. Les fesses rebondies sur le Do et ses potes, Ils nous emportent de notes en notes. On court vers sa jumelle qui est si éloignée. On voyage puis on découvre sa triste mine Qui fait La La La en pleurant ses comptines. La La La, au moment de la rencontrer, Elle vient brouiller les tons heureux Et la lumière musicale d'un drap bleu. 2 - Jouer en orchestre Tout timide sur son cuivre, Parmi l'étendue d'instruments Et la houle des notes à suivre, Quelle grandeur! Lui, tout hésitant, Il se sent, si grand sur les vagues, Comme porté par le vent d'autan. Tout de suite, alors qu'il divague, Son voisin, du coude, le réveille Pour "souffler comme il extravague". Et enfin, il comprend la merveille De l'orchestre, cette bête vivante, Qui respire de ses poumons vermeils. Quelle grandeur! Cette fois haletante, Au rythme de la mer Musique Et de milliers de symphonies en attente.
  24. 2 points
    Un soir, en un an mille bien avant les cris, il y eut une très forte explosion dans un quartier de pomme on étouffa l'affaire sous un tas de pépins on planta des orangers aux paradis dérangés de grandes feuilles de vigne et du raisin, plein de pépins Enfin, le silence se fit Un jour, en un an deux mille, bien après les écrits, il y eut une très forte explosion dans une tranche de pastèque on étouffa l'affaire sous un tas de pépins on interdit les fruits à pépins ce fut la prohibition arrivèrent les fruits à noyaux de plus en plus durs à avaler et puis un jour, en un an sans nom il y aura une très forte explosion on retournera d'où on vient, de liane en liane, le grand cri de Tarzan et on mangera, comme avant, des bananes (et des noix de coco.) (J.E. Août 2019)
  25. 2 points
    Mon cher Nomal'sland vous êtes un fameux compère (qui êtes au ciel). Vous auriez fini sur un bûcher au temps béni des religions. Devant vos cendres encore chaudes j'aurais glapis cet hommage en Palatin: -Misérables vous avez tué un juste (de pommes)! Vous ne l'avez pas cru! Vous l'avez cuit! ^^.
  26. 2 points
    Une allumette allumeuse frottée contre un grattoir Drague-gnostique un silence dans sa danse andaloose ; Extatique, elle se tord lascive vite, se consume si molle. Son agonie, mâle en bûcher, me brûle les doigts, Qui refuse de corps rompre et d’allié né son partyr En emportant avec elle les secrets de son chant. La vérité sent le soufre -douleur. Est-ce que cela nous plaie?
  27. 1 point
    Le Tango, maîtrise et abandon. Un peu comme la poésie à forme fixe en fait
  28. 1 point
    Ô volupté de l’aube Quand il se fait jour Je frissonne d’amour Qui portant se dérobe
  29. 1 point
    @Gabriel Montigny : il faut tout de même être attentif, toutes les tortues ne sont pas fréquentables mais j'en ai connu de très sages. C'est exactement cela @Julien Ertveld. Sais-tu @Yguemart, que mes rides rient aux bravos. Soyons cabots jusqu'au bout, nom d'un chien ! Merci à vous @Charles Boveaud, @Natacha Felix et @Filae77. Ce ne fut pas si difficile @Diane un peu de mémoire a suffi... et il m'en reste un tantinet ! Merci à tous pour vos commentaires.
  30. 1 point
    Bonjour @Charles Boveaud , je cite ce vers magistral qui peut se lire en inversant les termes nuages et gouttes sans altérer ni la compréhension ni surtout la poésie. Vous avez franchi un nouveau palier. @Surfeur ne vous avait pas dédié un poème ' à la légère'. Ce texte est un modèle qui fera l' unanimité j' en suis sur
  31. 1 point
    Bonjour @Mercoyrol, un cœur pour votre charmant poème rimé et concis, et surtout cet astucieux glissement thématique final qui fait reconsidérer l' ensemble.
  32. 1 point
    tu as raison je manque d'air Merci Ben oui, à Montpellier c'est pareil
  33. 1 point
    Merci @Diane , je pense que @Gabriel Montigny avait perçu le sens général sans toutefois le traduire dans les détails.
  34. 1 point
    @Diane L'abdication peut-être de plein gré... ou pas. Vous êtes dans ce cas verre à moitié plein, et je suis verre à moitié vide Ma réputation d'optimiste va en prendre un coup ! @Lina Désolée d'envahir votre fil ! Je tiens à le répéter, ce terme n'a en rien entaché la qualité de votre œuvre dans mon esprit
  35. 1 point
    Bonsoir @Diane je ne sais pas si c'est un gogyohka mais en tous cas j'ai bien aimé l'idée de traverser en écoutant son cœur que la raison ignore ...
  36. 1 point
    Le début du monde est ma naissance et sa fin ma mort. J'aurais vécu un rêve éveillé, parenthèse dans une éternité d'inconscience. Le temps n'aura existé que le temps de ma vie. Hors de moi le temps n'existait pas et n'existera plus. L'espace et la matière n'auront été là que pour moi et la mémoire des temps passés une illusion pour me faire croire que ma vie s'inscrivait dans un avant et un après. La société des hommes n'est pas fondamentalement différente du troupeau de moutons, du banc de poissons, du vol d'étourneaux, du nuage de moucherons, de la colonie de bactéries. Elle aura fait partie de cet environnement miraculeux qui m'a accompagné, dont je n'ai eu connaissance que de façon limitée puisque mes sens ne percevaient qu'un spectre étroit des ondes électromagnétiques. J'aurais entrevu le vertige de l'infiniment grand et de l'infiniment petit pour me faire mieux ressentir le caractère relatif et fugace de la réalité que je pouvais appréhender pendant ce temps de rêve où j'avais une conscience temporaire de l'existence, qui fatalement disparaîtra avec moi puisque je ne pourrai plus l'observer. Ma conscience de l'univers est l'univers lui-même car il n'existe que parce que je le conçois. Il est voué à disparaître dès que je ne serai plus là et retournera avec moi dans le néant dont un caprice du hasard nous avait fait sortir l'un et l'autre. Je suis comme une particule surgie dans le champ de l'existence puis qui se désintègre pour retourner au vide dont elle était issue. Ma conscience était liée à la richesse des connections de mon cerveau, mais lorsqu'il sera mort elles seront détruites et ma conscience sera abolie, comme elle l'était avant que je naisse, et le monde qu'elle percevait sombrera dans le néant. Donc je n'ai aucune raison de redouter la mort puisque pour moi rien n'existera plus. Mais me direz-vous: et Dieu? et l'espérance dans l'au-delà? Je répondrai qu'un mouton, qui n'est après tout qu'un être un peu plus rudimentaire sur le plan cérébral qu'un être humain, n'a pas d'espérance et qu'on ne lui prête qu'un au-delà de côtelettes. Et pourtant en quoi sa vie ou celle d'un moucheron diffère-t-elle fondamentalement de la mienne?
  37. 1 point
    Sacré travail de poète à l'érotisme prenant....
  38. 1 point
    Poème qui me fait songer invariablement à Norman Rockwell.
  39. 1 point
    @Yguemart mais ô combien j'adorerais caresser une tête de loup ! Merci d'être venu me lire, ô grand intermittent !
  40. 1 point
    Ô ! Silhouette, En mon cerveau Qui s’inquiète Du top-niveau D’effervescence… Que ta présence A déclenchée Avec éclat En ma pensée Un brouhaha Qui fait tapage… Et se propage Avec grand zèle, Et très souvent Comme gazelle Très prestement Mon cœur tournoie… De grande joie.
  41. 1 point
    @Joailes j'aime beaucoup celui -ci, mais est ce si téton-nant. (pas pour autant que j'ai la tête près du bonnet) W
  42. 1 point
    Un beau poème de mélancolie et de contemplation d'une nature océane. Très belle poésie ! BRAVOOOOOOOOOO
  43. 1 point
    Vous allez vous faire des ennemis...
  44. 1 point
    Bravo Thierry, J'ai beaucoup aimé votre travail (décasyllabes et choix des rimes). Une petite remarque (qui n'est en aucun cas une critique) sur la ponctuation. Un poème de cette qualité s'enrichirait De quelques virgules avec ou sans le point; Par leur rythme, ainsi elles sublimeraient La verve de vos vers, viendraient en appoint. Au plaisir de vous relire !
  45. 1 point
    Déclaration poétique d'une féminité resplendissante à un point tel que je l'imagine dédiée à une femme. Peut être que l'éblouissement m'aveugle.
  46. 1 point
    Que Dieu me pardonne si c'est un pêché, j'ai adoré. A force de relire, je me suis même enrhumée, enfin je crois.
  47. 1 point
    C’est le drame du fou du roi que de parler la langue morte d'une vérité dans un république étrangère à son langage.W
  48. 1 point
    Carte postale et chromatographie aux allures d'un sépia tissé par le regard.
  49. 1 point
    Le pantoum, mais pas les pantoufles, le vieil homme retrouve sa vigueur auprès d’une jeunesse, tel Booz endormi rejoint dans son sommeil par Ruth la moabite.
  50. 1 point
    Belle poésie que ces battements. "L'éclat d'un oeil dans le silence" , voilà l'interstice révélateur de quelque chose qui pourrait grandir !

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