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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 07/22/2019 in all areas

  1. 9 points
    Soupçon Sur le chemin croulant des forces du soleil, Tu t’en vas disparaître, ô friable mémoire ! Et le temps qui travaille, oublié du sommeil Use la pierre en sable à ses gestes de moire Dans la chambre, la mort éclate sur les murs ; Quelque chose s’évade en l’ombre familière. Une bête se cogne aux vitres de l’obscur, Et cherche vainement la graine de lumière. Par la fenêtre ouverte, à grandes eaux, le jour Lave les morts, la salle où saigne la brisure. Puis, l’enfance méchante, aux cruelles amours, Casse l’image ultime à ses cris de ramures.
  2. 7 points
    Quand j'étais loque humaine, exilé du parnasse, Sous une pluie battante où bêtifiait mon cœur, Je la vis trottiner, toute pleine de grâce À raviver un mort sortant de sa torpeur ! Filant aux toilettes en gare Saint-Lazare Je me douche et me rase et me brosse les dents Afin qu'il fût écrit que du spleen j'en eus marre. Voilà l'effet que fit cette femme en passant. Salle des pas perdus où trônait un piano Je la sens qui s'en vient et je joue l'adagio Cherchant à l'émouvoir et plus si elle veut. Fini le pain amer des jours sans lendemain. Je serai de ma mie l'horizon de ses mains Pour peu que de l'amour, elle embrasse mes vœux. Recueil de mes poèmes publiés en 2018-2019 sur Accents poétiques (Flip book à lire en plein écran. Table des matières interactive. On peut tourner les pages comme sur un livre papier !)
  3. 6 points
    Matin du premier jour de la lune d' automne L' étoile de papier arpente l' univers C'est une belle et lente courbe crépusculaire qui rythme les saisons; tranquille et monotone La barque ride à peine la surface du flot où dort voluptueuse, l' antique roselière Aérienne et fluette dans l' air lavé de pluie volette la mésange que le bleu éblouit, ondulation tremblante sur le miroir de l' eau Un ciel de traîne flâne, riche pour tout bagage de flocons d' eau de neige et de rues de nuages au jour du premier jour de la lune d' automne Des bourrasques d' oiseaux éparpillent les fleurs, couvrant de blancs pétales l' aube en apesanteur Lièvre et blaireau alors, écoutent recueillis, battre le cœur du monde Au soir du premier jour de la lune d' automne minuit sur le rivage allume des lanternes et la plume céleste, d' un tracé hyperbole calligraphie septembre d' images et de symboles Poème offert à @Diane
  4. 6 points
    Mon âme n’est plus enfant au règne du temps Elle a trébuché en de sombres pensées Aux lumières du jour venu je l’entends pleurer Comme aux nuits paresseuses au loin s’étirant Mon âme dans les printemps où vibrent les amours N’a plus la candeur où se cherchent les amants Ce vol léger où vont les cœurs innocents Déchirant leurs ombres à la pointe du jour Elle s’est noyée dans l’océan des pensées Cherchant dans les entrelacs du silence Ce pourquoi elle vit le jour aux rives de l’enfance Où semblait s’éterniser une aube insensée En mon île elle est pareille au vent d’hiver Où flirtent sur les allées perdues les feuilles mortes Son chant mélancolique ô mon âme t’emporte Aux phrases fragiles où vont se poser mes vers
  5. 6 points
    Sous un soleil encalminé dans une orbite effondrée, Les porches sertis de coraux aux couleurs étiolées S'effondrent sur le portail de nos jardins intimes. Le temps déjà n'est plus que chevelure grise. Sur les places de nos conditions humaines, Des veilles poupées jaunies et gondolées Flottent dans l'eau saumâtre des caniveaux. Les rires des petites filles se sont éteints. Dans les ruelles abandonnées de la cité grise, Le vieux cuir craquelé des ballons éventrés Se décompose sur un bitume à l'agonie. Les jeux des petits garçons sont oubliés. Derrière les murs de nos jours stratifiés, Toute la rouille d'une modernité périmée S'accumule sous les semelles des orphelins. Les enfances s'abîment dans l'ancien temps.
  6. 6 points
    La brume sur la mer comme un voile incertain Noie dans le gris du plomb les larmes océanes Et mon cœur chaviré grand vaisseau blanc perdu Dans ces larmes amères s’engloutit sans espoir Disparues les couleurs l’azur et le turquoise Et les blanches dentelles qui habillaient les vagues Ô ma belle épousée oubliée du soleil La lumière de tes yeux dans les brumes se meurt Dans ce voile trop gris dans ce linceul trop sombre fantômes surgissant du fond des eaux houleuses Emporterez mon âme Jusqu’aux noirs abysses où gisent à tout jamais Les lunes, abandonnées...
  7. 4 points
    Douleurs Dans une cage sale Un singe dort Et s'il ne tremblait pas, Je dirais qu'il est mort. Un enfant tend sa main À travers les barreaux. Le singe est dans un coin, Il réprime un sursaut. Le singe ne dort pas Mais on dirait qu'il pense. La tête sous son bras, Il regarde en silence. L'enfant essaie encore De toucher son pelage Mais le singe le mord Et grimpe dans sa cage. Muet et immobile Pendant que l'enfant crie, Il voit la foule hostile Se rapprocher de lui. Un homme vient d'entrer Un fouet à la main. Il frappe à la volée Sur l'animal qui geint. Il gît sur le plancher, Pourtant il n'est pas mort. Le corps ensanglanté, Je crois qu'il pense encore.
  8. 4 points
    J'suis la fille du rez de chaussée du sous-sol de l'entresol et même parfois du couloir des camisoles je n'ai pas de visage je suis fatiguée c'est décidé je prends une année sabbatique le temps de m'refaire une santé avant que de me retrouver de l'autre côté ouest aux étages d'où l'on ne revient jamais j'ai eu du mal à me faire remplacer non que je soies irremplaçable loin de là, c'est impensable mais le rez-de-chaussée est toujours difficile à placer le sous-sol n'est pas très gai et l'entresol je n'en ai pas parlé le couloir des camisoles j'ai dû l'étouffer les grosses chaussettes des nuits d'hiver interminables je les ai subtilisées Ce soir, avec mon petit sac sur la rue déserte j'ai vingt ans mon cœur bat sur les pavés je cours le long des rails un train s'est arrêté ce n'était qu'un wagon mais il m'a emmenée je n'ai pas eu de chance, c'est tout. C'était le patient du cinquième étage assassin sans le vouloir, camisoles septième couloir il s'échappait souvent de son dortoir mais là, ce soir j'eusse aimé que ma remplaçante n'ait pas oublié de tirer les verrous. Il a pris rapidement une vitesse de croisière ; dans le rétroviseur je voyais l'orage et les éclairs c'est là que mon cœur a lâché du coup, j'ai eu beaucoup d'années sabbatiques derrière une fenêtre on a beaucoup moins d'horizon je n'ai pas eu de chance, c'est tout. Le wagon transportait des boomerangs. (J.E. Août 2019)
  9. 4 points
    Fuis comme l’espérance, Ce soir le fard sombre des tempêtes s’étale sur la falaise, et s’engoue létale la rumeur belliqueuse des hivernantes rieuses. L’Ankou remonte les coursières poissées de vase épaisse, sculpte les plis visqueux de l'estran. trace l'oracle funeste des vents. La nappe cardée des nuages gris tombeau trempe sa tristesse trouble dans les eaux poussières du pertuis. Fuis comme les mirages tracés aux fusains et les marins à l’ancre.
  10. 4 points
    Ils ont sautés dans ta bouche gourmande de tempêtes sauver un pauvre fou ils ont perdus la vie luttant contre ta houle mais tu n'en avais cure OCÉAN L'essentiel c'est la vie Et puis aussi l'amour, Et puis aussi tout ça, Que tu t'es retenue de dire, Mille fois par dessus bords, À recompter tes miles, À compenser tes likes, Pour simplement apprendre À ne dire que je t'aime, Sans trembler comme une branche, Sans danser de travers, Poser tes pieds à plats, Puiser dans tes racines, Et dormir paisiblement enfin, Dans mes propres bras, En rêvant des tiens, En étant dans les miens, Seulement m'y sentir bien.
  11. 4 points
    Ré alité Noir toujours (poème traduit de hiéroglyphes découverts dans le tombeau d'Yguemartep près de Guy Zé)
  12. 4 points
    J'aime à penser qu'un enfant dans la mort Ne puisse mesurer l'effrayante cohue Des jugements derniers, lors que pour chaque tort Se dressent des châtiments à perte de vue. C'est que leurs âmes n'ont que de petites mains Hésitantes au mal, tandis que leurs regards Désignent des pardons, que d'incessants refrains De salives jolies, de hoquets babillards, Transforment en jouets, portés à bout de bras Au nez de ces alias qui se nomment parents, Chiourme de pérégrins condamnés aux boucans De justices à terme et de leurs armadas. J'aime à penser qu'un enfant dans la mort Ne puisse craindre les chafouineries et brumes De démons affairés, qui d'un seul coup de plume, Font d'une éternité le furieux athanor Qui corrode la chair pour la jeter vivante Aux gueules et souffrances sans merci et béantes. C'est que leurs âmes si ravies, sous leurs paupières Closes...Ô tristesse... ne sauront les traverses d'hier, Leurs pièges et calvaires, essaimés en chemin Par les noires trahisons qui ferment nos yeux, Et nous flétrissent en prévision de ce feu Qui brûlera nos certitudes d'aigrefins. Les enfants seuls verront le visage de Dieu Sans que leur raison s'en aille, se fane d'un trait, Car dans Sa gloire, Il leur semblera en tout lieu Le foyer des tendresses, le jouet si parfait.
  13. 4 points
    Au dedans d'Élise , Palpite un vase de porcelaine . Le mot de l'âge est innocence , Et à la faveur du soleil levant , Du juvénile soliflore , S'élève une fleur de lilas . Au dedans d'Élise , Palpite un vase d'opaline . Le mot de l'âge est bagatelle , Et à la faveur du soleil à son apogée , Du voluptueux soliflore , S'élève une fleur de camélia . Au dedans d'Élise , Palpite un vase de porphyre . Le mot de l'âge est abondance , Et à la faveur du soleil des vendanges , Du fertile soliflore , S'élève une fleur de volubilis . Au dedans d'Élise , Palpite un vase d'albâtre . Le mot de l'âge est sérénité , Et à la faveur du soleil couchant , Du sage soliflore , S'élève une fleur d'immortelle . Isadova
  14. 4 points
    Une allumette allumeuse frottée contre un grattoir Drague-gnostique un silence dans sa danse andaloose ; Extatique, elle se tord lascive vite, se consume si molle. Son agonie, mâle en bûcher, me brûle les doigts, Qui refuse de corps rompre et d’allié né son partyr En emportant avec elle les secrets de son chant. La vérité sent le soufre -douleur. Est-ce que cela nous plaie?
  15. 3 points
    Le soleil de l’aube sur la lande apparaissait. Les bruyères roses et blanches se teintaient Du rougeoiement des rayons chargés de bruine Elles bruissaient longuement sous la brise marine Une abeille bourdonna, déjà lourde d’un butin odorant Une mouette s’envola, plongeant vers la mer en criant bientôt imitée par une foule d’autres, tournoyant et piaillant Deux jeunes lapins se poursuivaient de pierre en pierre Ne laissant voir dans les herbes, que leurs blancs derrières L’un des deux culbuta, vivement assaillit par l’autre Et tous gaiement, dans le soleil levant se vautrent Se roulant en bondissant dans l’herbe humide Sous l’œil d’un goéland, au-dessus d’eux planant, impavide. Le sifflement d’abord, les figea, oreilles agitées, inquiets Puis il y eut ce grand bruit , là, tout près d’eux, trop près L’obus envoya ses éclats et hacha les bruyères Et hacha les jeunes lapins, tous deux frères N’ayant en eux qu’une grande soif de fraternel amour Ils furent les premiers morts de ce sixième jour Du sixième mois de la mille neuf cent quarante quatrième Année de l’ère que l’on a dite, chrétienne.
  16. 3 points
    J’ai voulu un peu d’amour, Alors je t’ai embrassé, J’ai voulu un peu de joie, Alors je t’ai aimé.
  17. 3 points
    Caracol l'escargot Est le roi des mythos. Tous les soirs, très à l'aise Il ramène sa fraise, Raconte, fanfaron, Qu'il a fait le poireau, La fin des haricots Et tous les rangs d'oignons. Ce mollusque malade Raconte des salades.
  18. 3 points
    L’une blonde Très gironde L’autre brune Sous la Lune L’une rousse Se trémousse L’autre blanche Se déhanche L’une grise Improvise L’autre blême Fait de même Je les regarde Et m’attarde À contempler Sans trembler Leurs silhouettes En esthète L’une blonde Très gironde L’autre brune Sous la Lune L’une rousse Se trémousse L’autre blanche Se déhanche L’une grise Improvise L’autre blême Fait de même Je les regarde Et m’attarde Sur les transports De leurs corps Dans cette danse folle De cabrioles Suivant leur trépidante ronde Je m’inonde De chacun de leurs plaisirs Sans désir. L’une blonde Très gironde L’autre brune Sous la Lune L’une rousse Se trémousse L’autre blanche Se déhanche L’une grise Improvise L’autre blême Fait de même
  19. 3 points
    Les cieux sont encore dégorgés de leur pluie, Mes déserts dévastés tant que les pleurs inondent, Nulle terre fleurie, tous les cieux immondes. Soleil infécond où un étrange feu luit. Ainsi, tout se tarit, recule et me fuit, Mes souvenirs ressassent et, la douleur profonde, Je m’en vais enterrer mon passé de ce monde ; Des lendemains jetés sous des morceaux de suie. Ils sont des temps où tout est vide et illusion ; Une vie résumée au coin des plus infimes, Je songe et meurs de poésie, folie intime. Je compte les gouttes une à une en fusion, Luisant de long en long le rebord de ma faux Et qui s’en va tuer d’un son atone et faux.
  20. 3 points
    Permettez moi Gabriel, de vous répondre sur le sens du mot sensualité que j'ai introduit en qualifiant votre texte : sensuel ne signifie pas nécessairement dans mon esprit la notion de désir ni d'érotisme. Je m'explique . Pour moi, chaque distique du poème fait appel à un sens. L’ombre du cerisier en calligraphie le silence ------> la vue de la beauté Ponctué de pétales blancs Au loin le dialogue -------> l'ouie Entre la montagne et la pluie J’attends l’appel du kimono Son murmure de soie -------> l'ouie et le toucher même si on ne touche pas La vapeur de deux pierres brûlantes Étuve mes souvenirs --------> le plaisir de la chaleur du toucher Ce que le vent écrit, ce que la bise pense Gravure dans le parfum du thé koicha ---------> l'odeur du parfum Dans le bassin de pierre Je me purifie -------> le plaisir de la purification par l'eau C'est ainsi que j'ai ressenti ce texte, et que j'ai parlé de sensualité, même si elle est toute cérébrale. Voila !
  21. 3 points
    Lame linguistique Les loups hurlent Ta syllabe démesure Ils croquent dans ton vent Des liasses amassées Depuis l’automne dernier Cache-sexe succinct Mamelles profuses Offertes à la traite Doctes féministes Courroucées engoncées Corsetées d’intolérance Incantations consuméristes Vocables mousquetaires Trilles publicitaires Un oiseau-espadon Scie à jamais la branche Où hâle l’humanité
  22. 2 points
    Bonsoir à toutes et tous, Je n'imaginais pas en écrivant ce poème qu'il susciterait autant de questionnements et alimenterait une telle discussion, je vous remercie pour vos lectures plurielles et quelles que soient vos interprétations, pour l'intérêt que vous avez porté à mes vers. @Dianea vu juste en fait dans son analyse du 16 août. Je comprends que le verbe abdiquer puisse susciter des interrogations. Je l'ai choisi intentionnellement afin d'évoquer une passation de pouvoir, il ne s'agit pas de soumission. Cette passation de pouvoir est voulue, et assumée. Vos réactions témoignent de la multiplicité des interprétations du texte et je suis flattée par tous vos commentaires!
  23. 2 points
    I - S'accorder 1 - Naître puis apprendre la tristesse A la naissance, le vent souffle en Do majeur. Les fesses rebondies sur le Do et ses potes, Ils nous emportent de notes en notes. On court vers sa jumelle qui est si éloignée. On voyage puis on découvre sa triste mine Qui fait La La La en pleurant ses comptines. La La La, au moment de la rencontrer, Elle vient brouiller les tons heureux Et la lumière musicale d'un drap bleu. 2 - Jouer en orchestre Tout timide sur son cuivre, Parmi l'étendue d'instruments Et la houle des notes à suivre, Quelle grandeur! Lui, tout hésitant, Il se sent, si grand sur les vagues, Comme porté par le vent d'autan. Tout de suite, alors qu'il divague, Son voisin, du coude, le réveille Pour "souffler comme il extravague". Et enfin, il comprend la merveille De l'orchestre, cette bête vivante, Qui respire de ses poumons vermeils. Quelle grandeur! Cette fois haletante, Au rythme de la mer Musique Et de milliers de symphonies en attente.
  24. 2 points
    Un soir, en un an mille bien avant les cris, il y eut une très forte explosion dans un quartier de pomme on étouffa l'affaire sous un tas de pépins on planta des orangers aux paradis dérangés de grandes feuilles de vigne et du raisin, plein de pépins Enfin, le silence se fit Un jour, en un an deux mille, bien après les écrits, il y eut une très forte explosion dans une tranche de pastèque on étouffa l'affaire sous un tas de pépins on interdit les fruits à pépins ce fut la prohibition arrivèrent les fruits à noyaux de plus en plus durs à avaler et puis un jour, en un an sans nom il y aura une très forte explosion on retournera d'où on vient, de liane en liane, le grand cri de Tarzan et on mangera, comme avant, des bananes (et des noix de coco.) (J.E. Août 2019)
  25. 2 points
    Mon cher Nomal'sland vous êtes un fameux compère (qui êtes au ciel). Vous auriez fini sur un bûcher au temps béni des religions. Devant vos cendres encore chaudes j'aurais glapis cet hommage en Palatin: -Misérables vous avez tué un juste (de pommes)! Vous ne l'avez pas cru! Vous l'avez cuit! ^^.
  26. 1 point
    @Jeep chronique de l'ordinaire touchante dans sa simplicité maitrisée. w
  27. 1 point
    Papa était fils unique, sa mère lorraine aussi. Mon grand-père, quant à lui, avait perdu son frère et sa sœur bien avant de connaître ma grand-mère à Moyeuvre-Grande, près de Metz où mon père naquit. Les siens étaient d’humbles laboureurs de Chambéry. Il s’était fâché avec ses parents qui avaient dénigré la « Bochesse » qu’il voulait épouser, quand il la leur présenta chez eux, juste après la guerre où il avait fait son service militaire comme chasseur alpin. Longue vie de recrue de cinq ans, n’est-ce pas ! Ma grand-mère avait beaucoup déprimé. Ses parents, eux, acceptaient de tout cœur ce Savoyard qui ne parlait pas l’allemand qui était leur seule langue et que ma grand-mère traduisait. Mon papy n’est pas allé à l’enterrement de sa mère qui n’avait eu de cesse d’injurier la jeune Lorraine, qui n’était même pas typée de l’Est, brune qu’elle était ! Il a juste daigné se rendre aux obsèques de son père dans les années cinquante. Il en était revenu avec l’amusante surprise d’y avoir découvert une statue au cœur d’une place, qu’on avait surnommée « Les trois sans culs ». Il s’agissait de trois têtes d’éléphants collées les unes aux autres. Il avait ajouté fièrement qu’il existait maintenant une rue à Chambéry portant son nom commençant par G. J’ai su plus tard un peu l’histoire, celle d’un martyr fusillé par les Allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pendant ce temps, mon père s’était aussi illustrée comme résistant à Nantes. Il a même commandé la libération de la ville. Ses parents avaient trouvé une nouvelle profession en quittant Metz. Ils y sont toujours, enterrés dans un total oubli… Mais aucune rue ne porte notre nom là-bas, sauf une plaque commémorant le geste de mon père devant l’immeuble qu’ils habitaient, c’était aux soixante-dix ans de l’événement. Il était jeune et avait l’ambition de devenir militaire, officier qui plus est, ce qu’il était dans les FFI pendant la guerre, haut gradé même à vingt-deux ans, ce qui lui valut, outre la Légion d’honneur, une conséquente perte de gallon à la disparition de ce corps militaire de la Résistance. Il lui a fallu tout recommencer, comme à tant d’autres. Et il voulait épouser ma mère, au grand dam de ma grand-mère qui lui avait choisi une jeune bourgeoise (l’histoire se répétait !). Il entra donc à l’Armée de Terre, puis alla combattre au Vietnam, puis ce fut l’Allemagne où je suis née. Et Sidi Bel Abbès en Algérie. Je ne sais plus si c’est là-bas ou au Vietnam que cela s’est passé, mais mon père connut un homme qui avait le même nom que nous et se disait cousin éloigné de Chambéry. Il s’appelait Pierre et vivait à Paris comme nous. Il venait déjeuner à la maison le dimanche midi, quand nous étions dans une HLM de l’Armée du 13ème arrondissement. Et nous déménageâmes pour la banlieue, à la retraite militaire de mon père. Et le cousin Pierre disparut de nos vies.
  28. 1 point
    Bonjour, @Charles Boveaud Merci pour ce texte à la beauté puissante, très belle évocation et à mon sens et pour le moment votre poème le plus abouti. (j' aime le rythme du passage cité ) je n' ai plus de cœur pour l' instant mais j' y reviendrai.
  29. 1 point
    @Jeep, Tout simple, tout doux, et hop ! Un coeur.
  30. 1 point
    Bonjour @Charles Boveaud, un très beau poème d'amour à la sensualité constamment maîtrisée... La volonté dramatique n'apparaît qu'au dernier vers, l'ensemble laisse donc une impression de délicieuse plénitude que ce dernier vers ne parvient pas tout-à-fait à infléchir, il suggère plutôt une douce mélancolie . Nous sommes nombreux à avoir ce genre de mélancolies, inoubliables, c'est vrai...
  31. 1 point
    Bonne réaction, ce seau d'eau, il valait effectivement mieux se mettre au charbon que de prendre la poudre d'escampette. Technique pyromane à revoir, mais technique poétique sans faille
  32. 1 point
    @Lina Personnellement, je suis tombé sous le charme. Je ne me suis pas posé de questions, je me suis laissé porter par tes mots. Ce fut un beau moment de sensualité
  33. 1 point
    Bravo pour ce poème magnifique ! Il concentre la futilité de la vie et sa métaphore sous la photographie ! Thème qui ne manque de beauté ! Un cœur !
  34. 1 point
    Je pense deviner Lina que vous serez l'une de ces plumes qui parviendra à m'arracher régulièrement des cœurs
  35. 1 point
    Merci pour vos commentaires Nous avons des hauts et des bas...
  36. 1 point
    Lumières de vos quatrains dorés, Prêtresse des heures poétiques, Même en plein jour vous colorez, De vos lueurs mon âme antique. Par vos rayons je suis percé, Le cœur embroché d'une ire, D'un regard je suis dispersé, Puis je renais à votre lyre. Ainsi roulera mon destin, Me conduisant sous votre empire, A vos lumières sur vos chemins. L'image de mon doux délire, Vous mène à grande hilarité, Et vous m'enivrez d'un fou-rire.
  37. 1 point
    Bonsoir @Lina, merci pour ce cœur et merci infiniment pour ce commentaire féerique, j'en suis charmé également...
  38. 1 point
    Bonsoir @Charles Boveaud voici un fort joli poème avec de belles images ! Ah ! ça me rappelle ma jeunesse ...
  39. 1 point
    @Jeep Un joli sonnet. Personnellement, j'ai toujours eu le vertige de l'infini.
  40. 1 point
    Le poème du passé et du lendemain. Poème très original sur la science. Bravo!
  41. 1 point
    Je vais faire partie des grognards. 45 000 ans de patriarcat, de condition féminine bafouée, de viol domestique, d'inexistence politique, philosophique et artistique. Et on trouve les féministes intolérantes? Et si elles avaient de bonnes raisons de l'être? Je ne fais ici qu'exprimer une opinion. Un ressenti à la lecture d'un poème au reste de bonne facture formelle. qui ne peut s'obérer de réfléchir au fond distillé. Faire procès d'intolérance c'est refuser l'excès d'une revendication. C'est refuser le progrès social à une catégorie qui jusqu'à preuve du contraire doit lutter pour des droits qui ne leur sont pas concédés. J'aime assez leur colère, aux féministes. Dans 45 000 ans on aura le droit de les trouver chiantes.
  42. 1 point
    Vos vers savent dessiner un tableau champêtre réussi, entre hérons, libellules et anguilles.
  43. 1 point
    @Thierry Demercastel Vous savez toujours magnifier l'amour par vos textes, merci !
  44. 1 point
    Il y en a des chanceuses à qui l'on offre des poèmes d'une telle qualité!
  45. 1 point
    @Diane je ne peux plus en déposer, mais le coeur y est.W
  46. 1 point
    J’aime bien cette fin, pourquoi pas un nouveau poème sur les oubliettes?
  47. 1 point
    C'est léger... léger...
  48. 1 point
    Bonsoir @Frédéric Cogno, je viens de lire un magnifique hymne à la Vie, qui doit tout au soleil et qui sera toujours belle dans les yeux de nos filles et de nos fils, bravo respectueux !
  49. 1 point
    Qu’il est doux votre poème. Mon âme apprécie ce tendre bercement. Merci @Isabelle64.
  50. 1 point
    Associer la musique aux images, le grain de l'instrument aux mots exprimés, c'est une aventure poétique qui sait embellir les âmes. Bravo Joailes.

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