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  1. Joailes

    Joailes

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  2. Jeep

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  3. Margueritte Cèdre

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  4. Thy Jeanin

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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 25/01/2021 dans toutes les zones

  1. Il fait si froid Ce matin blême Un ciel narquois De faux barèmes Poussées d’aigreur Un trop plein d’heures D’ordinateur Sans café crème Yeux dévissés Toujours je planche A réviser Des pages blanches Loin des amphis Seul dans mon lit Seul sur la lie Des longs dimanches Le ventre creux Triste frigo Plus que deux œufs Des nouilles à l’eau A bout de C.R.O.U.S Honteuses courses J’ai dans mes bourses Mon proprio. Plus de détente
    17 points
  2. Il faut errer souvent sur les routes respirer l'air du temps le soir, le brouillard sur les absoutes et le gaillet odorant Il faut lever les yeux au ciel où tout paraît trop grand caresser l'immortelle comme ça, en passant il faut soulever quelques feuilles où se cachent des printemps s'attarder longtemps sur le breuil et sourire au millepertuis élégant Alors, un papillon, soudain, se pose sur la pourpre salsepareille. Longtemps cachée, voici une rose qui émerge de son sommeil.
    16 points
  3. L’éveil transi de février peine à dissiper les larmes échappées des pleurs de janvier aux heures safranées des rites Fourbu, un astre ensommeillé peine à dissiper le givre déposé par le gel du temps sur la vitre de nos années Aux emphases des solstices où nous hâlions notre vigueur s’offrent les cendres d’un amour aux sourdes braises de l’été A l’autan des équinoxes aux neuves aurores pastel aux roses sourires complices luiront demain nos îles sereines
    16 points
  4. O si j’étais ton ombre A peine évanouie sur les pierres Quand sur nous les soirs tombent Comme l’ébauche d’une prière Ce vent aux mille partitions Se délestant de ses peines Au souvenir des moissons De ses lèvres musiciennes O si j’étais ton sourire Trébuchant sur l’horizon Ce vent qui sur toi soupire Enivrant les saisons Cette vague jamais lasse Courant sur les mers Ce souvenir tenace En l’aube éphémère O si j’étais ton silence Juste en fermant les yeux N’être que résilienc
    15 points
  5. arbre d’eau branches évanescentes où se joue le ciel des profondeurs du lac les montagnes floues pénètrent l’eau du blanc de leurs parois mes yeux fascinés par les ondes régulières apaisant les berges rêvent de mots ce soir le chant du lac se fera l’écho du feu
    14 points
  6. Le soleil au travers de tes dentelles dépose Des fleurs brodées sur l’herbe du jardin Tu sembles ailleurs dans ta robe blanche Un oiseau rouge et noir descend du ciel bleu Et dans chaque cœur pose une graine C’est donner des battements à la prairie C’est un porte-bonheur autour du cou Une amphore verse sur les pointes de tes cheveux Une eau douce qui a la couleur de l’argent Et si le poinçon du fermoir en argent A perdu de son épaisseur Tes yeux verts sont des fleurs à bulbe Qui s’ouvrent à nouveau selon la saison C’est un
    14 points
  7. Drôle d’oiseau se dit le naute celui-là se déclare mort depuis si longtemps depuis toujours immémorialement Mais d’où venez-vous Des sentiers creux où l’on tourne en rond entre des murs aveugles on y tombe des nues le chemin de croix commence on vous sangle de dimanche manches ensanglantées un gant de soie sur les sanglots la neige sur la chair en bouquet d’âme à mon chevet d’ombre personne un clin d’œil mille ans ont passé je serai bientôt hors d’âg
    14 points
  8. Son rire est là qui tremble aux coraux de la lune L’eau trouble a des échos dans le vide des seaux Je la verse à regrets au loin dans la lagune Que le jour éblouit dans un dernier sursaut L’amour place par place au décompte des dunes Rencontre les cailloux du hasard dans les mots Il est arche de terre et la faille opportune Le reflet de moi-même et la chair de de mes os Une corde qui grince en adieu des margelles Rappelle les ferveurs quand le feu des voyelles Venait intercepter le cri brisé du puits L’estompe de sa
    14 points
  9. Sous l'aile déplumée d'un ange fourbu, Je suis né à califourchon sur une étoile. Sur les murs en pleurs de la grande ville Résonnait l'ombre des fonts baptismaux. Parmi les racines sans nom, il m'a fallu Me repaître de la chair des nuits diaprées, En savourer le goût jusqu'à rendre gorge. Des rêves plus vastes que les horizons Tournoyaient dans les plaines assoupies. Les lumières brisées se cachaient encore Et la croûte du passé se déclinait au futur. Aux prémisses des heures périphériques, J'ai enlacé la cécité d
    14 points
  10. J'ai comme une mélancolie qui me colle à la peau qui m'emmène sur ses sentiers où pourtant il fait beau le sable est réverbère il a son parfum d'été sous les robes berbères un goût d'éternité et dans le champ tant de fois retourné des feuilles inattendues lèvent la tête plutôt guillerettes à travers les carreaux blancs que les mains essuient tristement de leur revers en écrivant parfois des mots idiots des je t'aime du bout des doigts alors je m'approprie ce long piano
    13 points
  11. au salon le feu embrase les murs délestés souvenirs et mots s’envolent à l’aube loin du jardin plongées dans les villes bitumes les poussières de vie s’éteignent au salon près du feu le parchemin noirci répand son funèbre parfum
    13 points
  12. Mirage Le monde a lentement perlé offrant aux nuages l'image d'un sucre d'orge, d'un halo salé régnant sur le rêve et l'orage. La lumière a fuite d'ailes s'abandonne de tendres breuvages sous le charme éloquent de l'hirondelle touchant sa plume de ses pas sages. Le monde renverse le beau et l'ivresse de la volupté, la détresse fait appel au corbeau à l'oeil vif, aux griffes affûtées. Sous ce noir présage se rêve l'immaculé blanc des colombes et la paix se baigne sur la grève où tous les bleus désirs succombent.
    13 points
  13. Le vent d’hiver tournoie sur la terrasse blanche Semblant s’interroger sur mon isolement Ici le temps s’allonge en suite de dimanches Qui sont le temps perdu à vivre seulement Le vent frappant le toit la tempête déclenche Une idée de tumulte et fait l’événement Il manquait au silence et brusquement il tranche Avec la satiété de mon enfermement Le vent venu du large est maintenant le signe D’une ouverture au monde en tremblement insigne Il agite mon être et ma désolation Déjà il me transporte en une autre séquence
    13 points
  14. Il est des heures jaunes tellement longues comme des crinières de lions qui rugissent dans la jungle on dirait des jours des jours où l'attente multiplie le temps le temps et ses douleurs et puis les heures de toutes les couleurs ainsi vont, vont les nuits et puis les jours qui s'éternisent dans les vases clairs à travers leurs flancs gris grisés de calcaire des heures roses s'exposent des fleurs à épines aux larmes de soie je revois des printemps percer des automnes
    12 points
  15. Je marchais dans les bois Et puis les troupeaux sont passés Je ne sais d’où ils viennent Je ne sais où ils vont Ils vont, ils viennent C’est le début d’un ancien poème Les feuilles tombaient Et je suis devenue l’une d’elles Et puis les troupeaux sont passés En un éclair éternel Sans mot ni rêve C’est la fin d’un ancien poème Je n’entends plus ces troupeaux qui passaient Je penche une oreille sur le bord de la route Ils étaient pareils à des lignes blanches Qui se faufilent dans la nuit bien trop vite
    12 points
  16. Dans le micro une voix de robot dit le verbe aimer s'est perdu il attend ses parents à la caisse ce n'est qu'un enfant il est mal habillé les yeux verts grands ouverts cherchent un repère un lac où poser son baiser du sable, la mer, pour faire un château en plein désert safran sirocco Dans les grandes surfaces on perd facilement ses affaires et même la face il n'y a pas d'oiseau il s'est envolé delà les paupières baissées les caisses sont fermées où est passé le verbe AIMER
    12 points
  17. Tant de vertige au bord du monde sur mon bureau de feutre et de silence les encres et les plumes blondes ont si souvent pleuré des absences la mappemonde a éclaté j'ai oublié les pays et les villes le parfum de l'oeillet que tu cueillais, tranquille l'histoire ne s'est pas répétée il y avait d'autres chemins sans fleurs et sans apprêts tout au creux de mes mains ici je suis chez moi apprivoisée l'exil est un rasoir au bord d'une fenêtre il y a des arbres, je te les conterai verts, pourpres ce sont des hêtres oran
    12 points
  18. Le général Hiver dépêché-là aux ordres de nuées sibériennes dresse hirsutes ses barricades tout le long d’une livide crête la brume traîtresse masque une cohorte de spectres pâles hussards du gel sournois sapeurs mornes happeurs de sauvagerie la bise renâcle et sa cavalerie en blême tempête déferle sur la plaine figée de terreur !
    12 points
  19. Femme écrivant une lettre - Gerard ter Boch - 1655 Jours glissants que rien ne retient seul amarrage la douleur intermittente châtiment souverain et chaque heure a son cri entre minces répits de souvenirs bleus cachés dans la pupille affamée de lumière C'est une guerre ordinaire à l'issue incertaine Il faut pour la mener sans trop perdre pied échafauder des plans de bataille Méticuleusement plier le linge dans la trop grande armoire mais l'esprit n'est pas dupe et feint la douce résignation Où donc est la vie
    12 points
  20. Eveil La rue s’étonne au petit matin Et les trottoirs se rappellent encore De ces pas en corps à corps De ces pas de margotin. De ces brunes aux yeux verts ou bleus Qui se perdent secrètement En quelque regard passant S’évanouissant peu à peu. Dans la rue pleurent les fenêtres Quand s’en vient l’aube revenue Enfouies dans leurs rêves ténus Elles semblent ne pas vouloir renaitre. La rue qui va à ton visage Maquillé d’ombres et de songes Quelques fois mon regard s’y plonge Aux heures devenues trop
    12 points
  21. Seconde partie: l'hiver. Les nuits ont réchampi la neige et le silence. Déjà, des cryptes d'eau sous les blanches guirlandes. Le ruisseau coule encore et je veux qu'il se rende, Chuchoteur maladroit, sacristain des flots rances, A la claire marmite où j'ai trouvé naguère, Sous les cônes de pins, l'enfourchure d'un cerf. Le froid maudit ces lieux blancs de tertres placides. La lune et ses fantômes attirent, solitaire, Un loup au miroir d'eau lapant le flux stellaire. La boue soigne toujours près des dômes livides, B
    12 points
  22. Ainsi le vent coiffé d’azur, chef de triage, Mène ranger, çà, là, les vagabonds nuages ; Mais sous la course effrénée, intangible et coi, Sur la mer et les siècles veille le roc roi, Jambé de granit millénairement, Poudre pourtant dans la paume du temps !
    12 points
  23. Femme, Avec sur tes deux joues de quoi rosir nos jours, Avec sur tes lèvres de quoi tromper la mort, Avec dans ton regard des saisons d'avoir tort, Sur tes seins, le désir, ami ou bien vautour, Femme, N'osant plus repeindre son merveilleux décor, A peine eût-il fini que nymphes et aurores, Comme pour festoyer un peu plus près du cœur, Te voilèrent d'azur sur le mirage en fleurs. Femme, Je sais qu'il nous légua sans savoir deux printemps. Il ne manquait plus rien et Dieu se dit pourtant : -" Un
    11 points
  24. Si comme à Gravelotte il pleurait dans mon âme, Mon corps, lui, s'égaillait de l'espoir d'un printemps Qui tourneboulerait cet esprit de l'enfant Déposant en nos cœurs les pavés de Paname. Je chante à l'unisson de mes tendres années Quelque refrain tronqué par la mémoire floue Sans que la joie y perde aussi en Bandolou Son parfum de bonheur d'un jasmin siphonné. Foin de la nostalgie où le blé à venir, Gerbes de fols épis en leurs grains de l'amour, S'attachera à nous au doux son de la lyre. Avant de nous aimer, nous bo
    11 points
  25. Tel un mur surgissant du fond de l’océan, Qui se meut lentement, la cime ourlée d’écume, Vers la grève attentive à ses airs de géant, La vague et ses embruns fusent et se consument. La suivante reprend l’éclatant rituel Accueillant les surfeurs, séduits par son passage, Ils dévalent ses courbes en gestes ponctuels Prestant avec leurs planches de beaux amerrissages Le soleil se complait à suivre ses reflets, Puisant dans les teints bleus les traits de ses figures, L’onde retient sa danse aux élans insufflés. La fin
    11 points
  26. Le râle du vent rudoie la quiétude de la nuit. Ses amples tourbillons rauques et rustres haranguent le rivage soumis. Posé dans une anfractuosité de roche, oreilles offertes, opercule à peine entrouvert, un bernard-l’ermite bravache se désire brisant, falaise, roc funeste. Cependant l’océan l’étrille, le fustige, le fouette, si bien qu’il s’érode, grain après grain, pensée après pensée, mot après mot, dans les rouleaux rugueux des remontrances ultimes. Dans le lointain, au-delà du sémaphore, une cloche bourdonne l’heure de l’irrémédiable départ. Perché à proxi
    11 points
  27. O fuyez douloureux tourments Dans le balbutiement étrange Des lointains soleils mourants Où la mémoire dort sous la fange Tournez vos grands yeux vers l’oubli Du si grand et beau silence N’en retenez en son lit Que le bruit de l’innocence Et lorsque vous chercherez Quelque abandon sur ma couche Que le soir aura trébuché Sur une aube bien trop farouche Je ne retiendrai de vous Que la blessure étrange D’un baiser là sur ma joue De la mort qui vous dérange
    11 points
  28. Les mignardises de l'amour Sont des péchés trop peu pour moi À toujours dire avec humour Ces mots tendres pétris d'émoi. Les cachotteries partagées Se chuchotent dans les alcôves Au clair de lune des baisers Quand deux corps sans pudeur s'y lovent. Sur l'arc-en-ciel de notre joie Nous chevaucherons la monture Aussi nus que des vers à soie. Alors, dans un dernier effort Au creux du mas dans la verdure Nous ferons la nique à la mort !
    11 points
  29. Un simple petit rien, le rouge à mon écran, un de ces petits riens pourtant qui tant me dit puisqu’il dit « il est là ; il est là, donc il vit ». Un petit cercle sang, couleur de coeur battant. Un simple petit rien, l’absence de minutes, puis d’heures, puis de jours à côté de ton nom, qui martèle « jamais nous ne nous reverrons ». Une éclipse qui ronge, un vide aux airs de chute. Un simple petit rien, tes mots au téléphone, des phrases arrangées en formule d’accueil, qui dans un plat silence apparaissent écueil. Un message oublié, qui n’attend plus per
    11 points
  30. Qu'il est lugubre ton chant Anna Akhmatova* ! Chargé de voix silencieuses, d'ombres enchaînées A un souvenir aux contours hésitants. Un souvenir qui s'écrit lentement sur les rives De la NEVA figée. Les bras en croix, tu attends et tu veilles, Flamme vacillante d'un autre monde Déjà ailleurs ! Ta force s'apparente aux ronces qui s'agrippent Aux murs du désespoir. Toi, tu témoignes juste avant que de partir. Tes mots contiennent la pierre et le sel De tes larmes. Qu'il est lugubre ton chant Anna Akhmatova ! Mais combien il r
    11 points
  31. le souffle des étoiles se dilue dans la voix du poète la nuit réveillant les arcanes les symboles jaillissent limpides la quête du poète s’inscrira dans l’éternité
    11 points
  32. Te laisserais-tu fairesi dans un fol élan je t'embrassais enfin comme la lune blonde donne un baiser précieux au nu moiré de l'onde Me prendrais-tu les lèvres goûterais-tu leur fièvre leurs plissés framboisés qui te frissonneraient jusqu'à l'écrin du coeur et brûleraient ton sang d'une impatiente ardeur Te laisserais-tu êtreinoubliablement mien ...
    11 points
  33. j'aurais pu écrire toute la nuit aux lumières éteintes dans le factice des bougies le vent s'était assagi et l'hiver avait assoupi plus encore le cimetière qui pue le lys à chaque fois mais quand même tu as serré ma main je me souviens pour que j'arrête d'écrire pour une fois tu as caressé ma tête il fallait que je dorme entre tes bras au moins une fois il fallait me bercer au moins une fois pour que j'écrive toutes les nuits d'après ces quelquefois Q
    11 points
  34. D’un œil de bœuf, l’alpage : il s’étend à mes yeux ; La marmotte s’ébat parmi les fleurs – j’y suis ; En main, un azur-crème ; et ça y est, je m’oublie. Je suis à poil, suis elle et le charme, enfin, meut. N’est point question ici d’un récit fabuleux ; L’hiberneuse n’est pas comparant merveilleux. Je nomme l’animal, cesse d’être étranger ; Accueilli me voici en odeur de biogée. J’ai glané mon sésame : à ce compte toute âme Est mon siège physique, il n’y a rien et puis ; De marmotte ma vie, à gambades et cris. Vous me v
    10 points
  35. Par quelle barbarie L’homme frissonne-t-il Face à l’obscurité Et brocarde les astres Sans silex ni solfège Le souffle qui jongle en sous-œuvre Sur les échardes du temps S’abreuve d’ombrages au sang froid Que l’esclavage refuse Sur les chemins semés d’ardoises Les moulins qui dispersent La sagesse d’inconscientes étincelles Suffiront-ils à suspendre Les frimas de la mémoire C’est beaucoup trop d’abeilles Pour dompter les fontaines Éparpillons la moisson de l’automne Sur les rives déchirées
    10 points
  36. Fille de rêve au bouquet déposé Tel un refus qui vient souffler la flamme Tes yeux m’étaient des flèches décochées Fille d’orage en épouse de l’âme Comme au matin sur l’herbe la rosée Quand ta paupière a versé une larme L’amour soleil l’a vitement séchée T’en souviens-tu c’était je crois à Parme La fâcherie fut bientôt oubliée L’envol soudain d’un oiseau dans le ciel Fut le signal pour nous réconcilier Dans la prairie nous nous sommes aimés Avons repris notre lune de miel Que la dispute aurait pu abîmer
    10 points
  37. Ce n'est qu'un murmure,un frisson une feuille qui tombe dans l'ombre d'un soir profond A l'intérieur de sa voix le dégel des couleurs amorce autour du monde la danse des gloires mourantes si proche de l'humiliation Déjà nos mots se plaignent de l'absence de flambeaux empêchant la solitude de tisser sa pénombre dans les yeux de l'horizon Sauf le sourire d'une mère en réponse à nos tourments quand nos pas s'enfoncent dans le silence reste entre les larmes des vivants la beauté immobile
    10 points
  38. Habité de pensées chaotiques où les couleurs perdraient toute pigmentation imprégné d'une frénésie sans apaisement possible il lui faut à grands traits diluer les détails de la scène et les sarcophages deviennent lignes de fuite Le brun rouge des rangs de peupliers est un feu qui de part et d'autre des cimes jusqu'au ciel conduit envers d'un chemin gris acier miroir de l'ocre et large chemin de terre où traînent des silhouettes fantômes en villégiature Happé par le déchirement de visions véhémen
    10 points
  39. J’ai réfléchi un peu Au coin d’une blessure Et ton corps gisait sa mésaventure La neige versait sur ce qui s’achève Tout l’immaculé de mon deuil Encore un temps, que le jour ne veuille Emporter loin de moi Les souvenirs qui se rideront Comme l’affront, comme le cœur Le jour qui se déforme déjà J’ai grandi encore Puisque rien n’arrête l’ascension Il faisait si froid sur ta main Et la neige ombrait le silence sourd Abandon J’ai réfléchi, pansé Les mots dans la mémoire Là, il y faisait un peu
    10 points
  40. Venez donc, cher monsieur, vous étendre avec moi, reposez votre tête au creux de mon épaule. Habituez vos yeux à la nuit qui larmoie, c’est dans l’obscurité que le cœur fuit sa geôle. Respirez les éclairs d’un ciel émancipé, ne craignez pas le froid quand la foudre résonne. Laissez la pluie tomber et nous envelopper, c’est elle qui délie les parfums de l’automne. Restez donc, cher monsieur, immobile un moment, offrez à vos frissons votre entière présence. Acceptez le hasard, sans pourquoi ni comment, c’est par chance, souvent, que l’âme chante et danse
    10 points
  41. la liberté est un homme; elle porte le nom de mon père. mon père restait accroupi sur l'herbe s'endormait vieux et se réveillait jeune. un pain grand comme la maison cuisait à son chevet. il avait la main lourde et la larme courte. quand il mangeait il cassait la croûte en deux. il mâchait ses souvenirs. je porte le même nom et j'ai vécu de l'autre coté du mur. là-bas les crimes et le
    10 points
  42. Le lotus Un lotus en prière sur tapis d’orchidées appelle la lumière pouce et index soudés un rêve alors survient peut-être une utopie silence on ne dit rien de peur qu’il ne s’enfuie chanter à l’unisson un psaume qu’on apprivoise engranger une moisson de myrrhe et de framboises prendre la main de l’ange souscrire à sa beauté s’accaparer l’étrange doucement décoller
    10 points
  43. Un mot, surgi de confins mystérieux, dans l'âtre où parle une flamme, se pose, léger, sur une feuille de lierre entraînant avec lui des îles bleues des îles blondes aux cheveux verts des plages chaudes et torturées par les vents du voyage où languissent les images toutes mélangées d'une femme qui n'a jamais parlé elle s'en souvient, elle ne sait plus ma présence, d'autres mots arrivent en silence pour raconter ses danses dans les forêts si denses qui ravivent des absences sous les chênes immenses où jamais on ne disait rien des
    10 points
  44. Pour dire l'Eternel les mots sont en prison Il est là cependant l'onde sous la risée Faisceau intermittent par dessus horizon Quel fou ne penserait aux ombres irisées La nuit a dispersé ses spectres effrayants L'aube renouvelée illumine l'Orient Et le phare lointain annonce le rivage Ainsi de Dieu la vie porte le témoignage Ô vie tu es la feuille et l'arbre vigoureux Et le troupeau qui paît derrière la bergère Et la flèche gravée au banc des amoureux Et le soleil qui perce une brume légère Les neiges en hiver et le temps des moissons
    10 points
  45. j’ai des souvenirs d’elle et d’algues on la disait bleue j’ai des souvenirs j’ai tant de souvenirs sourires je la voyais bleue ma mémoire se traîne le bleu a viré au sombre le plastique a remplacé les algues nouveau linceul de la désespérance
    10 points
  46. Effilée, la lame horizontale d’un nuage égaré, viendra tout à l’heure fendre l’âme ligneuse du vent au-dessus de la forêt. Imperturbable, elle débitera les heures qui nous séparent du point du jour, en tronçons de soixante minutes chacun, tous concentriques, afin de trancher dans le vif de ses transports passés, le cœur vague et serré de la mémoire. Plus tard, l’interminable silence salvateur de l’attente (puisqu’il faudra stère !) libérera le corps de ses charançons égocentriques et de son affective écorce de rancoeurs retenues. Alors, la sobre sagesse des bûches d
    10 points
  47. Quand de moi vous vous souviendrez. De mes silencieuses absences. Derrière mes mains, protégé . Je n'avais rien à vous donner ! Que ma silencieuse présence. Je me taisais, mais vous savais. Je me taisais, mais vous aimais. Je vous regardais exister. Moi je ne faisais que passer.
    10 points
  48. La poésie m'émeut quand sur le pont des Arts Elle enjambe la Seine et ses années d'histoire Dont l'enfant s'accommode en enchantant la gloire De la tendre fêlure où chacun prend sa part. Je suis un Parigot qui s'étonne quand même Des passages cachés entre les beaux quartiers Et les rues malfamées par manque de pitié Envers et contre tous, et pourtant on s'y aime ! Quelques vers de papier s'étalent sur la nappe D'un bistrot assoiffé de Beaujolais nouveau Dont la robe rubis et les notes s'en tapent Qu'elles sentent la ro
    10 points
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