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Popular Content

Showing content with the highest reputation since 12/19/2019 in all areas

  1. 13 points
    Ce monde est un décor, disait l’enfant. Dès que je fus, on m’enleva la mémoire. Derrière le seuil, c’est le vertige du vide, Devant, la désolation du mensonge. Je ne suis pas dupe disait encore l’enfant, Je suis entre quatre murs prisonnier. S’évade l’âme. C’est une aile dans l’espace du rêve. Je perçois, je sais des choses à peine audibles. Rien n’existe en dehors de l’instant. Ce monde de carton pâte, l’idée moins réelle que le vent, Les hommes se tuent pour la non substance. L’homme encore se prend au piège d’illusion. Que fais-je ici, disait toujours l’enfant, Je pèse l’ennui de la terre humaine, L’ennui des faux dieux, Dieu lui même qui est faux, Raison pour laquelle il n’en sait rien. Il y a ces casques vides où s’étouffent les cerveaux, Ces oriflammes qui brûlent et qui tuent, La poudre aux yeux, la poudre à canon, Avec laquelle on farde la poitrine des morts vivants. Il y a cette écume des relents sociaux, ces liens gordiens Qui brisent aux poteaux du vent creux. Le vent des hommes ne parle plus, C’est le vent des idées, le vent du rien, l’ombre vide, les cris Qui vont au silence de mort. La mémoire se perd au silence des poussières, Dans l’hiver du marbre, sous les larmes des pluies. L’enfant s’endort sur la neige vierge, étouffe l’homme latent, Glisse sans souvenance du temps vers l’éternité de l’instant.
  2. 12 points
    Tu vois ce galet brun qui roule sur la grève, Que l’insolent reflux pousse jusqu'au récif, Il vit ce va-et-vient chaque jour et sans trêve, Des tempêtes souffrant les rythmes intensifs. Cet objet insensible a traversé les âges, Son usure est un fait qui décompte le temps, C’est l’outil de la vie qui embellit nos pages, L’homme en fit l’abri et l’arme depuis longtemps. Était-il un rocher dévalant une sente, Et qui faute de port continue d’avancer, Vers la rive mouillée où la voie est absente, Il ne va nulle part sur le bord effacé. Des arrondis naîtront où ses angles s’érodent, Au gré des aléas de toutes les saisons, Délicat et ténu, il sera grain de sable, Qu’un vent emportera vers un autre horizon.
  3. 8 points
    Ces oiseaux immenses blanchis de sel funambules sur la crête des vagues rangent les rêves immobiles aux embruns tièdes le regard s'évade sur leurs battements d' ailes mouvantes émouvantes à l'horizon ne restent que les ombres d'autres saisons leurs cris résonnent au plus profond du ventre des bruyères sous les falaises de grès rose Ils soufflent aux tympans des mélodies incantatoires et se prosternent devant l'immensité de l'océan berceau et cercueil perles d'écume dans la tempête ces oiseaux grandioses aux becs de fiel funambules sur la crête des vagues dérangent les rêves immobiles. (J.E. Janvier 2020)
  4. 8 points
    louve sans abri tel l'arole solitaire j'observe aux côtés des névés et des rochers mes pupilles s'arriment au ciel hanté par les nuages et l'aurore je m'inscris dans chaque paysage bannissant les sentiers du passé louve sans abri je poursuis mon rêve défiant la lune louve sans abri
  5. 8 points
    Pyrocène Quadrature de l’île œil de feu, continent nouveau-né ère du pyrocène. Flammes ultra-libérées grands brûlés, vies minuscules rares et calcinées. Eaux lentes dévorées nuées détenues, sans futur icebergs décrochés, océan dérisoire. Air de cendre immobile clarté lourde, nucléaire, opaque hébétudes ou cris, aquilon crématoire. Volcan au cœur, au centre du cratère lave sourde des monnaies et des octets de singe au seul rythme de Planck et des vies en danger. Dante sans comédie Tragédie non divine Apocalypse sans aucun parchemin. ______________________________ MM/ 07 01 2020 En écho au texte de Jeep Apocalypse now
  6. 8 points
    Je me souviens, mon bras contre ton bras Lorsque nous allions admirer les lumières, Dans l'hiver généreux en frimas, plus belles que celles des réverbères ; dans un parfum de marrons chauds sur la longue avenue retentissait le lourd grelot de l'armée du salut Je me souviens de ces vitrines exposées à mes yeux d'enfant tu m'achetais des pralines qui craquaient sous la dent ; le traîneau flanqué de rennes devant la cathédrale Notre-Dame où nous déposions quelque étrenne pour le salut de nos âmes De ces Noëls de ma tendre enfance le plus doux, c'était cela, maman cette sortie attendue avec impatience le dernier dimanche de l'avent. (Joëlle.Eymery - ) ׺°”˜`”°º× Joyeux Noël ! ׺°”˜`”°º×
  7. 8 points
    Souvenir éternel d’une belle aventure Où l’on se contentait de fermes sentiments Inspirés par les sens quand près de la nature Nous allions insouciants nous choisir pour amants Je voudrais renouer les vieilles ligatures Que nous avions laissées se détacher au vent De la fuite des jours par oubli des moments Dans une autre existence après bien des blessures Et je te rejoindrais au monde parallèle Où tu es maintenant fidèle pour toujours À ton image intacte et désirable et belle Et je t’aimerais et tu m’aimerais encore Et je t’embrasserais nous serions fous d’amour Au delà de la vie dans la fièvre des corps
  8. 7 points
    Ne crois pas que je ne sache pas Ce sang s'écoulant des nuits scarifiées, Ces rigoles pourpres sur les arêtes des songes, Ces heures gelées derrière le cristallin nocturne. Même si je n'ai pas osé te le dire, Parmi les lacets d'un fleuve noyé de torpeur, Dans une forêt gorgée d'une rousseur humide, J'ai jeté notre Christ dans les broussailles. Depuis, je souris devant les trouées de l'empyrée. Pourrons-nous toujours jouir de l'éther des cieux ? Sentirons-nous encore le frémissement de nos paupières ? Qu'importe. Il fallait bien que ce rêve finisse. Ne crois pas que je ne sache pas Ces larmes en gésine, à califourchon sur tes cils, Ces enfants de l'orage abandonnés derrière toi. Viens t'enrouler autour de ma taille.
  9. 7 points
    Tu n'as pas compris mes brasiers de mots quel vide d'émoi dans tous tes silences alors que j'écrivais, que j'écrivais pour toi et j'ouvrais des clairières au creux de mes vers Tu n'as pas compris mes impertinences Ô chamades incurables puis tristes flétrissures Non, tu n'as pas compris, mes envies turbulentes Et mes pauvres semailles ne portent pas de fruits Me restent les étoiles à compter sans y croire l'horizon virginal pour y décrire encore mes rêves un peu fous de ce si peu de nous
  10. 7 points
    LE SAURAIS- TU ? Saurais-tu la plainte du rossignol Qui se protège sous la feuille De l’espérance ? Il boit une larme noire D’un nuage trop présent… Le saurais-tu ? Entends-tu gémir son chant À frôle-feuilles jaunies Qui se perd ? Il fallait saisir la mélodie Pleurer avec lui... Des perles de mélancolie Tombent et tombent sans cesse Dans le pourpre de mes prunelles… Saurais-tu le murmure du lièvre Qui se terre sous le marbre De l’hiver ? Il tremble au grelot triste D’un flocon persistant Le saurais-tu ? Entends-tu marmonner son silence À travers plaines et champs Qui s’échappe ? Il fallait saisir la souffrance Pleurer avec lui… Des perles de mélancolie Tombent et tombent sans cesse Dans le pourpre de mes prunelles… Saurais-tu le frisson de la carpe Qui se confond sous le rocher De l’ironie ? Elle respire la haine D’un courant insidieux Le saurais-tu ? Entends-tu frétiller son cri muet Dans l’onde qui n’en finit pas De s’écouler ? Il fallait saisir sa déchirure Pleurer avec elle… Des perles de mélancolie Tombent et tombent sans cesse Dans le pourpre de mes prunelles… Saurais-tu l’écho de l’écureuil Qui se perd dans le chêne Des souvenirs ? Il frappe en damné l’écorce Des âges passés Le saurais-tu ? Entends-tu marmonner la question Elle revient à chaque saison Qui le fuit… Il fallait saisir la réponse Et pleurer avec lui… Des perles de mélancolie Tombent et tombent sans cesse Dans le pourpre de mes prunelles… Des perles de mélancolie Tombent et tombent sans cesse Dans le pourpre de mes prunelles…
  11. 6 points
    Les mots des femmes et je tombais sur son vrai nom Bonne foi je le jure, sur le mien Et quand je découvrais, je me rendis compte Qu'il s'agissait d'un château dont je m'appelais. Habiter sa tour est un grand pays. Je naguère Mais plus encore maintenant par mon seul ennui. Je vais te laisser, ton prénom, ton alphabet, Je suis celle qui cherche la douce cédille. Je nommerai femme et je signerai Sur toi les créneaux de la femme et je pendrai Dans mes mots obscurs ce vieux château fantôme, Dans mes illusions ce pays qui penche toujours.
  12. 6 points
    Monsieur est servi. La dame était étendue sur le chaud rocher, les huit fers en l'air, les pinces étirées, histoire de bronzer. Passa à ses côtés un gros mâle ; Les yeux du brave n'en firent qu'un tour, qui à la vue de ces contours, prit cela pour une danse nuptiale. De tout son corps il tremblait ; jusqu'au fond de ses entrailles, la sève montait. Il était prêt pour la bataille. L'animal n'hésita pas. Il se précipita sur sa proie, brutalement travailla la bête, et sans ménagement, la rudoya. Mais le problème, c'est qu'elle n'était point prête. En effet, la belle était en période de mue, et sous le poids du brave, elle mourut. Ce n'est qu'après l'effort que Monsieur comprit sa bévue. Ce n'est pas pour autant qu'il perdit le nord, Alors, sans l'ombre d'un remords, il fit un repas fugace des restes aplatis de la carcasse. ROUSSELOT
  13. 5 points
    Je peins La toile est tendue et blanche Elle m’attend incolore, impatiente Ma route improbable et mes pas hasardeux Je peins. Impossible de peintre Je regarde le blanc Je ne sais où je vais Mes yeux veulent manger l’air Enflammer leurs rétines Poussés par un élan dans mes poumons pressés L’air me manque C’est l’heure De réclamer la plume à l’oiseau du possible Ses couleurs sont tapies, vont être au rendez-vous Bel oiseau, lance ta mélancolie Raconte-moi ta trille Je la tracerai de ta plume en guise de pinceau Mes yeux cherchent L’arc-en-ciel va jaillir Le chant des bleus s’étale L’indigo profond des turbans du désert Le Matisse lumineux qui m’invente une mer L’azur de Majorelle qui peint mes murs en ciel Mes errances sauvages deviendront les herbages En des traits verts, épais, bordés de dessins noirs Des monts, des vallées, des piémonts Tous les marrons terrestres évaderont les bruns Les bistres abriteront mes ombres Sous le vent infidèle, les branches délicates S’effileront en vert, s’inclineront en gris Le ciel en son entier couvrira tout dessus En blanc et puis en bleu avec un brin de rose Le noir en griffera tout le bord des nuages Pénètrera dedans pour leur donner une âme Se perdra dans le doute, la limite, le trouble Enfin, je broie la pierre sans le moindre outrage Elle livrera la cendre, le silence absolu Il me faudra de l’eau en écailles d’argent L’eau de la vie qui mord Il lui manque un point rouge celui du cœur qui bat Je le pose en bon ordre La toile n’est plus vide, elle a viré la mort La toile est ma peau qui désire et reçoit Le pinceau, mon baiser Les couleurs, mes escales Qui viennent ou qui s’effacent Ma folie dans les vagues qui déferlent en rouleaux Je glisse dans leur voute, me vis dans un trou noir Du vacarme des ondes vers le puits de l’espoir La vague enfin s’échoue, m’éveille sur le sable Aimante et docile, elle entre dans le cadre La plume s’est retirée, l’oiseau est reparti La toile est là, finie Et mes yeux sont rentrés envoûtés d’infini. ______________________ MM/ 03 2018
  14. 5 points
    Le Dam avait des airs de fête Sous l'envol facétieux de cuisses En cadence des majorettes Un saltimbanque à tue-tête Sur Leliegracht le quai aux lys Une amazone à bicyclette Autour des bocks que l'on sirote Des silhouettes de zombies Un tohu-bohu de parlottes Mais il en est qui se bécotent Dans cette taverne assombrie Comme une soute de galiote Aux quais trempés d'un canal fade Fille de joie le temps se meurt Ta jeunesse est restée en rade Il n'est pour toi nulle parade En vitrine telle une fleur Nocturne aux sanglots des façades
  15. 5 points
    Devant la cheminée avant que le ciel ne s'émaciât bleu et glacé les albatros ont vanné la mer de leurs sanglots longs et leurs énigmes d'ailes et de pluies ont disparu à l'horizon rien de plus douloureux que l'agonie de la bûche ; elle crépite la solitude, jugulaire ouverte, palpite à la narine, puis brûle le spleen. Et cette odeur de châtaignes la chatte qui ronronne préhaigne ... L'oubli vient, soudain rouge et chaud au creux des cendres. (J.E. Janvier 2020)
  16. 5 points
    Du fond de la douleur qui brise Aux griffes de la solitude Insoutenable Un cri est monté Le cri A rempli de vide L'univers Obscurci les ciels d'été Habillé de noir les étoiles Beaucoup ici ont entendu L'appel Des yeux se sont ouverts Ont restitué la lumière Des mains se sont tendues Fraternelles Des bras ont entouré consolé Caressé Plus doux que tous les mots Et nous Avons grandi.
  17. 5 points
    Les désirs sont discrets et le silence affreux Et palpable l’ennui dans l’absence d’ambiance Du café de la place un jour sans importance Où la mouche qui vole est l’amie des taiseux Quand la nuit va tomber on s’empare des queues Autour du tapis vert se noue la connivence Des trois boules prétexte à d’autres confidences Qui vont caramboler en recherche d’aveux Dans le fond de la salle au travers du brouillard Des fantômes debout sont adossés au bar Et dans leurs gestes lents se lit la déchéance Au café des oublis se jouent dans le secret Les moments où tout passe y compris cette chance De ne pas cultiver une vie de regrets
  18. 5 points
    Jadis belle à charmer bois, étangs et ravins,Vous fanez à présent, blafarde et taciturne,Ô rose dont l’odeur n’est plus, tels ces parfumsQu’on hume en divaguant dans un havre nocturne.C’est ici dans ce bois embaumé de santal,Passant comme un aède aux yeux scrutant l’espace,Que j’ai senti hélas! venir le sort fatal,Cueillant de votre spleen un rêve qui trépasse.J’ai aussi lamenté, ô rose qui s'ennuitSous l'épaisse rosée, et ton âpre déveineEt tes gémissements au caveau de la nuit,Quand la vesprée endort le lys et la verveine!Bourreau de la victime, ô silence oppresseur,Pourquoi accables-tu cette fleur qui fut belle?C’est à tort que Vigny sublima ta grandeur,*Oubliant du discours l’éloquence rebelle.Ô ma douce, chassez de votre fil courbé,Ce brouillard désolant qui fume dans la plaine,Et bravez l’aquilon comme un bœuf embourbé,Poussant vers l’au-delà vos pleurs et votre peine.Puisse loin dans les cieux parvenir vos clameurs,Comme celles du Christ sur le roc du Calvaire,Et qu’un oiseau veillant sur les arbres dormeurs,Vous console en chantant un hymne de trouvère. * Vigny disait : Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse
  19. 5 points
    Le vent jouait des airs de flûte et de piano l'horizon se teintait de rouge et d'indigo et l'on pouvait rêver aux amours de Callisto à travers une lucarne à Concarneau. On pouvait toute la nuit laisser jouer nos peaux, construire sous l'alcôve les plus beaux châteaux, se chuchoter en riant de drôles de mots ... C'était l'été, le vent penchait les coquelicots Dans la baie, Concarneau déployait ses joyaux mais j'étais aveugle, tu étais le plus beau j'aurais pu être à Cannes ou à Macao sur un yacht blanc ou sur un rafiot La tête entre les mains, un souvenir prend l'eau qu'est-il donc advenu de notre amour d'hirondeaux je me souviens du vent, des airs de flûte et de piano et de l'horizon teinté de rouge et d'indigo J'aime la ville close derrière les rideaux la débarque des poissons, le bruit de l'eau le soir bruyant et même le fond des tripots aujourd'hui, sans toi, je découvre Concarneau. (J.E. Janvier 20/20)
  20. 4 points
    Ses mains gourdes tenant son long bâton de pâtre, Dès l’aurore, attifé de ses vieux oripeaux, Longeant le grand verger dont l’habit est verdâtre, Serein, vers le coteau, il guide ses troupeaux. C’est là-bas qu’il retrouve au pic d’une colline, Où son cheptel gâté jouit du gras pâtis, Très loin du cirque humain, de l'antre citadine, Le rêve des enfants et la paix des nantis. Il regagne le soir sa rustique chaumière; Ses enfants envoûtés regardent le couchant, Où le jour s’éclipsant épuise sa lumière, Et le spectre du père apparait dans un champ. La mère avec doigté prépare la fougasse, Pendant que le berger s’allonge sur du foin, Ayant pour compagnons le doux zéphyr qui passe, La fraîcheur de la nuit et l’odeur du sainfoin.
  21. 4 points
    Lourde est la charrue Et distant le raisin Pour le berger Luisance et profondeur Se croisent à l’aurore Assoiffé de fleurs éphémères L’imaginaire renouvelé Lave l’écume des sirènes L’étoile a pour troupeau La ressemblance polaire Du gouvernail ruisselant Mettre au monde A la lueur du fruit Dans la brisure De la paille.
  22. 4 points
    Tu sais que je m'ennuie à t'écouter parler Des Noëls d'autrefois qui ne reviendront plus, De ces épicéas dans la pièce embaumée. Les vains sapins Nordmann remplacent ce qui fut Le charme des forêts où un individu, Ses épines en pleurs sur le parquet luisant, S'offrait en holocauste et jeté résidu, For ton rouge à lèvres, ton cul d'albâtre blanc ! Les commerces en ruine au centre de nos villes D'une maigre guirlande éclairant la vitrine N'enchantent plus les rues pour des chalands fébriles. Lors je me réfugie derrière mes volets Devant ces télé-films qui ne paient pas de mine Et disent la messe d'un passé au rabais.
  23. 3 points
    Comme un souffle discret Il embaume en secret Et crée la suspicion Dans une réunion Emission invisible L’effet en est risible Car l’auteur anonyme Ne révèle son crime Certains sont plus bruyants D’autres plus odorants Tout est question de style Il suffit d’être agile Celui des amoureux Vous rendra plus heureux Celui des politiques Fera la polémique Pour émettre du gaz Une règle de base Ouvrez grand le tuyau Le son sera plus beau C’est un son de trompette Et si certains rouspètent Mettez-y moins d’ardeur Il reste la senteur
  24. 3 points
    Et voici quelques vers Qui n'ont rien de pervers. En quelques mots divers Plutôt qu'à mots couverts A tort et à travers, Ne soyez pas sévères, Voilà mon univers, Transparence de verre : J'ai la tête à l'envers, Le coeur à découvert Car elle a les yeux verts.
  25. 3 points
    Omnivore, je prie pour avoir de la salade en entrée, pour avoir quelques haricots, et mon pain quotidien. Omnivore, je prie pour avoir un beefsteak, du fromage et de l'eau, et de l'air pur en guise de dessert. * Un poème marrant pour la nuit du Réveillon, non?
  26. 3 points
    Voici le nouvel an de grâce deux mil vingt. Nous attendons déjà le vol de l’hirondelle Qui sera le printemps, si l’on croit les devins, Dans la douceur du soir, arabesque du ciel. Le monde se transforme et nous laisse pantois. De menace en menace un futur se profile Où tout n’est pas si rose et le temps d’autrefois Paraît en souvenir un paradis fragile. Nous voyons que pour vivre il faudra s’adapter, Qu’intérieure sera la vraie révolution, Et que chaque problème aura sa solution. La barbarie humaine, inscrite dans l’histoire, Est l’unique péril qu’il faudra éviter Pour ne pas retomber dans une préhistoire.
  27. 3 points
    Quand vous venez, ô douce muse blonde, À mon appel, me calmer gentiment, Mon pauvre esprit de grands tourments abonde Car mon amour me trouble énormément. Cherchant le vers à l’oreille charmant, Des mots sans fin virevoltant en ronde, Apprenez-moi à voir le plus galant, Quand vous venez, ô douce muse blonde. Mon cœur épris, d’ivresse surabonde Et pour garder à ce culte naissant, Son vif élan, venez belle faconde, À mon appel, me calmer gentiment. Je voudrais tant, par un aveu brûlant, Ravir ce cœur qui encor vagabonde; Hélas ! troublé de son triste ballant, Mon pauvre esprit de grands tourments abonde. À chaque nuit, avec peine inféconde, Je cherche à lui écrire un mot troublant Pour adoucir mon extase profonde, Car mon amour me trouble énormément. Ô Muse ! vous, à nulle autre seconde Pour inspirer un pauvre cœur aimant, Fournissez-moi une plume féconde Qui séduira son âme assurément. Quand vous venez !
  28. 3 points
    Si dans un prochain hiver Il me faut ramener le calme en mon cœur J’aurai suivi le mouvement de ta vie en mes courbes Sculpté le feu les cendres d’un volcan sous la mer Déroulé le bleu d’un parchemin dans l’ourlet des vagues Respiré ton souffle au vertige de ta voix Goûté le sel la pluie sur le grain de ta peau Les larmes à venir ne seront que de l’eau
  29. 2 points
    Rêver de Metz, ville jolie, Quand je meurs de mélancolie, Est un vœu qui se renouvelle La nuit, en ma triste cervelle, Oh ! Quelle sublime accalmie. Je connais une douce amie En ces lieux qui est endormie. Donc, j’aime, de façon fidèle, Rêver de Metz. Je tairai où je la convie, Mais, elle en est toute ravie. Ces nuits exquises tout près d’elle Au plus haut degré m’ensorcellent Et j’aime bien avec ma mie, Rêver de Metz.
  30. 2 points
    Oui, @Jeep je crois que quand on a quatre ans toute personne au-dessus de dix ans est vieille !
  31. 2 points
    Il l'aimait bien sa solitude sa lampe à pétrole son chemin un peu rude et son verre de gnôle avant la soupe du soir aux parfums de jardin sa maison plongée dans le noir et les murmures du jasmin ; une panne de voiture au bout de son allée depuis tout le torture il ne peut l'oublier elle était si charmante avec sa toque de fourrure ses grands yeux d'amarante et ses jambes de guipure … A-t-il rêvé ? Il est resté sur le perron un parfum mystérieux, l'ombre d'une glycine aux relents vaporeux et au fond de ses yeux des regrets de possible, invisibles. (J.E. Janvier 2020)
  32. 2 points
    C'est justement au bout des quais que commencent les rêves
  33. 2 points
    A Hugo Ils sont là ; leurs ris vifs ont des airs angéliques, Et leurs corps ont l’aura des anciennes reliques ; L’un passe sous mon bras, l’autre me tient la main, Exhalant tous les deux l'hyacinthe et l'ormin Des grands champs à l’entour. Leur candeur fait ma grâce, Et chasse de mon corps la vieillesse vorace, Ainsi qu’un élixir divin et savoureux. Leurs prunelles, miroirs de leur esprit heureux, Rutilent de l'éclat des astres sur le faîte Et rendent ce matin une existence en fête. Ils sortent poursuivant le vol des papillons, Sous le bain enflammé des infinis rayons, Ayant pour seul amour le goût de l’aventure, Du Seigneur qui chérit leur candide nature. Je les suis, haletant, d’un pas silencieux, Pour les voir sautiller dans l’air délicieux, Et fouler sous leurs pieds la mollesse de l’herbe, Par ce temps envoûtant d’un renouveau superbe. La nuit, quand nous rentrons, corps las, vers le foyer, La vigueur dans leurs yeux ne cesse de briller, Mais un baiser suffit pour que tendre Morphée, Les berce dans les bras comme une belle fée. Les enfants sont la fleur dans le val qu’est le temps, Qui font de notre vie un éternel printemps.
  34. 2 points
    Cher @Troubadour je me permets de rappeler une des règles de cette section du site que vous n'avez pas du voir ( en haut de la page) : Merci de garder à l'esprit les points suivants : Dans la mesure du possible, il est demandé de regrouper les remerciements au sein d'un même message. Il est possible de regrouper soit en multicitant chaque commentaire soit en tagant comme ceci @Troubadour Merci d'avance !
  35. 2 points
    La souffrance est partout, et c’est BOUDHA qui parle MOI 1 : Où étais-tu hier quand a chu le quidam ? Le paria, le puant, le méchant et le sale ? Où étais tu, connard, infatué branleur Surfant sur tes succès sur ton fric sur les dames… MOI 2 : J’étais sourd et aveugle, je ne m’en défends pas J’assume tous ces vices qui m’apportent du bonheur Enfin c’est un peu court pour dépeindre l’appât Que j’avale goulument chaque jour, chaque nuit MOI 1 : N’as-tu jamais croisé ces oubliés de dieu ? Ces parias de nos villes qui meurent de notre ennui ? N’as-tu point cheminé sur des sentiers boueux Pour croiser ces vermines qui arpentent, oublieux, Nos cités, qui fourmillent et qui meurent, miséreux Et sordides, n’as-tu jamais tendu un regard Une main, secourable et solide, pour que brille Une seule petite fois au fond des yeux hagards Tant rougis par les pleurs, un espoir, la promesse D’un possible demain, d’une seconde famille, Pour relever la tête et chasser la détresse… MOI 2 : Je n’ai pas trop le temps, et j’avoue ma faiblesse J’ai misé sur mes gosses mon épouse, mes amis, Et les temps sont si durs, et je n’ai plus de larmes Pour distraire mes nuits, si crime j’ai commis J’en demande pardon mais à chacun ses drames… NOUS/VOUS Et c’est ainsi qu’on meurt au cœur de nos cités Chaque nuit, chaque jour, frappés de cécité, Nous arpentons, muets, nos vies aseptisées Tandis que des frangins, des frangines brisés Nous regardent passer et trépassent, ignorés… Mais pourquoi nom de dieu ne pas les relever ? Pourquoi pas leur parler écouter leur misère Et leur ouvrir nos bras pour qu’ils puissent rêver ? Et leur ouvrir nos cœurs et soustraire leurs rosaires ? Rêvons et espérons, et puis disséminons Car il faut que ça cesse, il nous faut recoller A notre vraie nature, il faut réconcilier Nos consciences et nos actes pour mériter le nom D’Être humain raisonnable, et d’espèce pensante.
  36. 2 points
    J’envie É... que je connais mal qui Fait vriller les meilleures intentions et qui se Marre souvent à contre-temps, cherchant un Havre il s’égare Mais trouve dans un Jus un je-ne-sais-quoi qui le sauve ce Jus y est certainement pour quelque chose Outrageusement bon issu par pression de Sept ambresailles encore appelées en langue d’ Oc tôt brassé qu’il est et tamisé dans Nos vans brisés jus d’airelles Décent breuvage s’il en est
  37. 2 points
    J'ose le dire : certains réveils matinaux sont plus durs que d'autres...
  38. 2 points
    Lourd de frissons L’infini brille Sur les murs tièdes Que déchire l’horizon Un autre déluge Nous montrera les marches Distille le noyau Etire la fibre De nos paupières D’où s’écoule La sève insipide De l’incertitude Les brebis Ont pour frontière Les bris de verre.
  39. 2 points
    Et puis…tout simplement l’enfant se tint debout, L’oiseau quitta son nid du duvet plein les yeux, Le monde les attendait ni tendre ni soyeux, Insensé, dangereux, mais ça valait le coup ! D’insondables bonheurs pouvaient ainsi éclore Au détour du chemin, sans trompette ni cors, Car l’aventure humaine qui commence par les anges Est sinueuse et longue pour que le monde change ; Le jour s’était levé, paré de mille atours, La nature s’étirait et avait fière allure ; J’observai le spectacle de la vie qui rassure, Qui raisonne d’espérance et triomphe toujours. Ils allaient s’élancer pour prendre leur envol, Lui se tenant debout, sans repère ni boussole, Et l’autre au bord du gouffre hésitant et pataud Piaillait, voletait, mais il était trop tôt… Une mère secourable s’empara du pierrot, Tandis que sur la cime d’un bouleau centenaire, La mésange couvait l’oisillon téméraire, Elles retenaient l’instant qu’elles redoutaient trop ; Le temps réinventé pour chaque nouveau-né, Prélude recommencé de l’amour de l’éveil, Exacerbe nos peurs qu’on croyait enchaînées, Ils s’élancent fièrement et nos yeux s’émerveillent, Mais ce premier affront à l’auteur de leurs jours Sera recommencé toute la vie durant. A chaque nouveau pas ils sortent un peu du rang, Et chaque battement d’aile les éloigne toujours Comment réconcilier ces sentiments contraires ? Car la progéniture est la source de vie, Elle doit prendre cet envol et endosser l’habit Pour poursuivre l’histoire et embellir la terre Sont-ce contradictions que ces doutes ressassés ? Non, je ne le crois pas, et durant les silences Accompagnant nos actes pour retenir l’offense, Nous sommes en même temps par l’espoir chavirés. C’est l’histoire du monde qui s’écrit sur leurs ailes Et c’est de l’espérance pour un sort si cruel…
  40. 1 point
    Votre Croisement nocturne n’écrase pas seulement un animal sauvage mais aussi ma Rupture.
  41. 1 point
    On trouve rarement des gilet pare-balles en solde!
  42. 1 point
    Ouh ! Là, là, les petites anglaises, c'étaient y a bien longtemps, on traversait la Manche ! Pas de rire possible, à demain pour l'éclat !
  43. 1 point
    Victor Hugo, sors de ce corps!
  44. 1 point
    Oui un texte touchant, fort, et bien construit ! Le départ de l'être aimé (adoré) est si douloureux Merci pour ce témoignage, j'ai beaucoup apprécié ma lecture..1 cœur Amicalement VM
  45. 1 point
    parfois, pourquoi et ... qui sait.
  46. 1 point
    Les opposés se côtoient pour peindre un tableau contrasté dans lequel seul l'amour maternel semble pouvoir vaincre le temps et les éléments. J'aime beaucoup l'image de l'enfant qui "boit... les yeux de sa mère".
  47. 1 point
    Oui, malheureusement...
  48. 1 point
    Le pauvre Kakemphaton, il en a eu gros sur la patate!
  49. 1 point
    Non Hélas @Joailes, il me manque @Nomal' sland... J'attends...
  50. 1 point
    Il y a dans ce texte une plainte quasi brélienne, qui fait des femmes de curieux oiseaux de mensonges.

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