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  • Placet futile


    Princesse ! à jalouser le destin d'une Hébé
    Qui poind sur cette tasse au baiser de vos lèvres,
    J'use mes feux mais n'ai rang discret que d'abbé
    Et ne figurerai même nu sur le Sèvres.

    Comme je ne suis pas ton bichon embarbé,
    Ni la pastille ni du rouge, ni Jeux mièvres
    Et que sur moi je sais ton regard clos tombé,
    Blonde dont les coiffeurs divins sont des orfèvres !

    Nommez-nous... toi de qui tant de ris framboisés
    Se joignent en troupeau d'agneaux apprivoisés
    Chez tous broutant les vœux et bêlant aux délires,

    Nommez-nous... pour qu'Amour ailé d'un éventail
    M'y peigne flûte aux doigts endormant ce bercail,
    Princesse, nommez-nous berger de vos sourires.


    Illustration: L’Odalisque blonde ou Jeune fille allongée, BOUCHER François (1751)



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