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  • La demoiselle


    Dans un jour de printemps, est-il rien de joli
    Comme la demoiselle, aux quatre ailes de gaze,
    Aux antennes de soie, au corps svelte et poli,
    Tour à tour émeraude, ou saphir ou topaze ?

    Elle vole dans l'air quand le jour a pâli ;
    Elle enlève un parfum à la fleur qu'elle rase ;
    Et le regard charmé la contemple en extase
    Sur les flots azurés traçant un léger pli.

    Comme toi, fleur qui vis et jamais ne te fanes,
    Oh ! que n'ai-je reçu des ailes diaphanes !
    Je ne planerais pas sur ce globe terni !

    Aux régions de l'âme, où nul mortel ne passe,
    J'irais, cherchant toujours dans les cieux, dans l'espace,
    Le monde que je rêve, éternel, infini !


    Illustration: La libellule, MOREAU Gustave, 1884
    • Aimé 1


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    Commentaires recommandés

    Sonnet maîtrisé, magnifique dans le quel s'élèvent quelques images finement ciselées à la Desbordes Valmore.

    Un coeur, sinon deux.

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    Un poème de Louise Colet absolument magnifique ! 

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    En effet @Moïse et @Darius, ce poème est un vrai petit bijou à mon sens !

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