Jump to content
  • La coupole

     

    La coupole est notre bibliothèque virtuelle, dotée de deux ailes : 
     

    • Les plumes dorées : elles désignent les poèmes sélectionnés par notre comité de rédaction au sein de la section "À l'ombre de vos vers". N'est pas ici le tout venant. Seuls figurent ici des vers où la qualité stylistique se marie à une orthographe irréprochable.
       
    • Le panthéon des poètes disparus : retrouvez en ce lieu de nombreux poèmes francophones rédigés par des plumes d'auteurs célèbres ayant vécu jusqu'au XIXe siècle, pour de belles découvertes ou bien pour le plaisir de se replonger dans des vers.
  • Our picks

    • C’était un bien joli rêve

      ce sourire
      ces gestes graciles

      sur la grève gorgée

      moirée de crachin

      il y avait ses lèvres

      sur la pulpe des pieds

      ses mains défilaient

      comme pour peser

      presser le sable fin

      sa langue cherchant tout

      anfractuosités et saillies

      aux rochers les plus fins

      bel et bon me dit-elle

      confrontant les nudités

      alors

       enthousiasme solaire

      elle fut croquée toute entière

      dans le flux des marées.
        • Aimé
      • 9 replies
    • Ton visage pleut
      sur les herbes hautes
      et revient l'odeur de terre mouillée
      qui prépare l'automne
      et les chemins de solitude
      qui vont bientôt tendre leurs bras
       
      La maison sur châssis
      aux gouaches vives
      bâtie de passions et de larmes,
      abandonnée dans les acalyphas
      avec sa longue table déserte
      et ses lits vermoulus
      où le temps s'est perdu,
      n'est plus qu'apparence
       
      La nuit a tendu
      sa toile démesurée
      sur le jardin sauvage
      où un saule muet
      désespère
       
      Sous son corset de soie,
      une unique rose
      agonise
      au soleil émacié bleu et froid
       
      Au fond d'un flacon, où l'eau métamorphose
      le rouge en noir,
      un pinceau se repose ….
      (J.E. Août 2020)
        • Aimé
      • 12 replies
    • Comme tout est calme, ici, de nouveau,
      Un  silence murmure : tu es absent !
      Et là, plus profond, en un vieux caveau,
      Je pense à toi qui toujours l’attends.
       
      O  comme la lumière est pâle,
      Faiseuse d’ombres, elle heurte les pierres,
      L’ombre court, étendant son châle,
      Elle s’est jointe à mes prières.
       
      Ma mère, est-ce là le seul chemin,
      Cette vaste et singulière nuit
      Où vont se perdre tous nos chagrins,
      Et se fondre aux sources de l’ennui.
       
      J’avais rêvé d’intrépides serments,
      D’une aurore infinie, sous la treille
      Endormie de mes songes d’enfant,
      Ce berceau où j’avais cru en l’éveil.
       
      Me voici maladroit, un peu distrait,
      Les nuages ont embelli le ciel
      Et dessinent, de leur art abstrait,
      Comme un vaisseau. O mer éternelle !
       
      De ce naufrage aux vagues apaisées,
      Dans la douceur d’un jour revenu,
      Dis-moi où sont ces âmes en allées,
      Moi que cette tombe a retenu.
       
       
       
       
        • Aimé
      • 9 replies
    • Encore des cristaux de fleurs matinales
      sous le givre de nos bouches ;
      dans l'hypogée des songes, ils attendent
      parmi les bruyères sanguines de l'aube.
       
      Faut-il se dédire
      du velours de nos voix,
      cueillir l'ombre
      entre nos paupières ?
       
      Prier à tâtons sous le linceul,
      un genou dans la tourbe enfiévrée,
      de la limaille comme seule obole.
       
      Au dernier labour des heures bleues,
      que notre pas jamais ne se
                                                  dé
                                                       robe.
        • Aimé
      • 11 replies
    • J’ai chanté l’aube quand elle haubane
      les draps maculés de la nuit
      – que ferai-je du roseau de mes jours !
      et célébré le soir qui s’en venait pieds nus
      hisser la dernière barque
      sur la pointe du silence
      où sombrera l’oiseau velours
      tous les poètes font ça
      qui ne veulent résister à l’amour
      quand la beauté mue désirante
      il y a tant de mots pour la parer
      des voiles de l’ivresse la vertu
      tant de mots pour la déshabiller
      sous le clair léger de la tristesse

       
      j’ai parlé les bêtes les troupeaux
      les hardes les hordes les nuées
      les solitaires feuillant la nuit
      j’ai parlé pour les âmes blessées
      tombées dans les rets les combes
      les rus déserts ou sous les sacrifices
      même celles qui s’abreuvent dans le ciel
      léchant le pelage du répit
      où qu’elles s’abattent
      élytres incrustées dans le bitume
      j’ai parlé pour toutes les bêtes

       
      j’ai couvert les arbres la nudité
      les bras bleus de l’hiver
      les coups de cœur les nœuds
      les blessures des voyages
      tant dévorés d’automne
      et de planches brûlées
      sur les scènes d’infortune
      et bien sûr les racines mêlées
      laiteuses de terre natale
      et ceux restés muets après l’hiver
      de rêve aux couleurs tropicales les totems
      tam-tams scarifiés d’improbables promesses
      acres fumées sur les bûchers

       
      j’ai chanté ma rivière en courant
      de village en village
      ce ruisseau d’écorche entre les ronces
      et les cornes des vaches brunes les frayères
      où bondit l’arc en ciel fil argent
      et quand elle lace d’autres rivières
      dans les fluences incertaines
      qu’elle escalade les flots de lumière
      ou qu’elle rentre à la maison
      le ventre gros et la disette
      j’ai parlé de tous les diamants

       
      (...)
        • Aimé
      • 14 replies
  • Derniers poèmes enregistrés dans le panthéon

×
×
  • Create New...