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  • La coupole

     

    La coupole est notre bibliothèque virtuelle, dotée de deux ailes : 
     

    • Les plumes dorées : elles désignent les poèmes sélectionnés par notre comité de rédaction au sein de la section "À l'ombre de vos vers". N'est pas ici le tout venant. Seuls figurent ici des vers où la qualité stylistique se marie à une orthographe irréprochable.
       
    • Le panthéon des poètes disparus : retrouvez en ce lieu de nombreux poèmes francophones rédigés par des plumes d'auteurs célèbres ayant vécu jusqu'au XIXe siècle, pour de belles découvertes ou bien pour le plaisir de se replonger dans des vers.
  • Les plumes dorées de ce mois

    • À l’aube claire de mes nuits noires
      j’invente des mirages aux miroirs
      brisés de larmes. Mes mains nues
      ouvertes au ciel chantent des mots tus
      depuis si longtemps, engoncés
      qu’ils sont, de chimères froissées.
      Les oiseaux s’abîment dans le lac,
      crinolines acérées, ils hurlent tout à trac !
      Cavalcades de chevaux enjuponnés,
      je frappe à la fenêtre enkystée
      d’ors opalins mi-appesantis,
      pizzicato d’un stradivarius assoupi !
       
        • Aimé
      • 21 réponses
    • C'est un arbre en plein vent peint par Munier,
      silhouette suraiguë aux ombres de velours s'agriffant aux roches
      dans toute la densité d'un ciel hésitant entre bleu froid et chaude lumière pour l'environner.
       
      Ce sont des pierres blanches, fuselées, craquelées, rêches et âpres formant des cheminées dressant leurs pointes vers un azur indifférent, éclatant de vent.
       
      Ce sont aussi des lieux plus réprimés par l'homme, comme des serres rouillées abritant les fantômes de chats, un brouillard de fleurs mêlées et un chevauchement de vitres losangées illuminées au hasard des soleils.
       
      Ce sont des déséquilibres d'étoiles et des clowns informes comme chez Miro, des jetés de bleu turquin et des pointes effilées exprimant la volonté et l'affirmation de soi.
       
      L'artiste règne sur un rêve, un rêve qui va comme le mystère des lignes qui s'entrecroisent sur la page toute entière articulée autour du mot "comme", comme il se doit.
       
      Ce sont des taches qui racontent le corps d'un amour dilué dans le soleil vêtu d'ombres et de pastels, qui secoue des rayons et des plissures couleur de miel.
       
      L'art règne, c'est le cri de l'homme en face de sa vacuité, qui se révolte contre le non-être et affirme la victoire de ses élans opposé à l'apathie du subissant qui va tête basse à sa besogne sans oser se demander pourquoi.
        • Aimé
      • 5 réponses
    • La Méditerranée encensée d’ensorceleuses visions
      Aux vagues d'effluves du ballet orangé
      Tapis volant gorgé d'ombres sœurcières
      Charriant le poids de la dote de celles
      Assises, lascives, aux masures dansantes
      Sur des tentures tissées de paroles odorantes
      Invoquant les mots souples et ornés de parures
      De l'appétit des ogres, de ceux des contes de fées
       
      Il y eut le tonnerre, l'ouragan et l'éclair
      Les cieux crurent apercevoir les yeux de l'ouragan
      L'océan dans un pli enchaîné déchaîné
      Charriant en chœur les chants des cœurs
      Ceux des vaillants, métronomes
      Mélomanes d'une nature luxuriante
      Puis le souffle des vents du désert des Bédouins
      S'invita à la table des anges de Michel Ange
       
      Et aux confluents des confins du Bosphore
      Enfin s'installa le silence des berceuses d'amphore
        • Aimé
      • 10 réponses
    • Je te revois comme si j’y étais encore
      Sous ta fourrure tu contemplais ce ciel nu
      En t’inquiétant le feu sur terre est-il éteint

      Que tu réincarnais sur les parois de pierre

      Déjà tu cultivais le miel et le sacré
      Au blanc du sommeil je crois bien que tu priais
      Les aïeux les enfants et ce champ pétrifié

      Et si jamais la vie la lumière mouraient

      Déjà pourtant tu guettais comète la grâce
      Les étoiles seuls feux au cristal de l’hiver
      Et les ombres rupestres semblaient s’animer

      En ton cœur ce roi des arbres drus toujours vert

      Et tu le parais d’espoirs à cueillir bientôt
      Dès le prochain solstice que la nuit cruelle
      Aura glissé de la main morte des saisons

      Que nous aurons vécu les affres du printemps

      La neige à tes yeux cette peau immaculée
      Prescience joviale d’une parfaite fête
      La fin d’un cycle dans la cendre consumé

      À sa place la flamme merveille englacée

      Comme une éternité promise à l’âme née
      Ô mère des êtres des âtres qui m’as fait
      Si pareille à ce dieu que tu diras mon père

      Si pareil à vous deux sur ce chemin de croix
        • Aimé
      • 15 réponses
    • Le crépuscule de décembre
      a des parfums d'interdit
      de baisers glacials
      dans le jardin désert
      où se serrent les aloès
      les pots de terre cuite
      ressemblent à des crânes
      vidés
      le platane tondu pour l'hiver
      n'est plus qu'un corps
      décharné
      l'horizon bascule dans l'encre noire
      en lacérant la pleine lune
      de sa griffe tranchante
      là, dans une flaque miroir
      clapote le silence
      et la vapeur des haleines
      valse dans l'atmosphère
      spectrale. 
      (Joailes - décembre 2020) 
        • Aimé
      • 13 réponses
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