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  • La coupole dorée

     

    La coupole dorée est notre bibliothèque virtuelle accueillant l'ensemble des poèmes sélectionnés par notre comité de rédaction au sein du forum public "À l'ombre de vos vers". N'est pas ici le tout venant. Seuls figurent ici des vers où la qualité stylistique se marie à une orthographe irréprochable.

  • Our picks

    • Lorsque tombe la fatigue des jours,
      Pour oublier ces horizons hors d'atteinte,
      Je m'allonge au creux des chairs nocturnes,
      Enfant caché sous un linceul mélancolique.
       
      Je le savais pourtant,
       
                  Que jamais les morts ne disparaissent.
                  Ils habitent les fractures des nuits,
                  Les bâillements des heures rouillées.
       
                  Le souffle céleste s'en remet à l'ombre,
                  S'épuise dans la nostalgie des hauts fonds.
                  Les anges ne se laissent pas apprivoiser.
       
       Je le savais aussi.
       
      D'avoir gratté en vain le derme de joies imberbes,
      Mes ongles émiettés ne sont plus  que schiste jauni.
      Je bascule dans le revers moite d'un rêve couleur carmin
      Où un chien éthique dévore l'effloraison de mon repos.
        • Aimé
      • 21 replies
    • Le soleil de janvier sur les rochers de plomb
      L’oiseau s’y éternise en figure immobile
      Et scrute d’un œil noir la mer qui se confond
      Avec le ciel repu de nuages fertiles 
       
      Jusqu’à perte de vue dans l’attente d’une île 
      Les houles qui s’octroient des crêtes en affront
      Accommodent le vent à leur force tranquille
      Et brisent leur élan sur les récifs profonds 
       
      Entendez-vous les morts qui chuchotent là-bas
      Les appels des noyés venus du fond des âges 
      Engloutis par les flots dans les anciens naufrages 
       
      Et voyez la tristesse inscrite à l’horizon 
      Du couchant hivernal dans ses derniers rayons
      Blafard et désolé comme un nouveau trépas
        • Aimé
      • 19 replies
    • J’ai demandé à l’hiver
      aux aubes de se lever
      de retisser leurs soies
      pour étirer les jours
      d’éclore mes paupières
      et quitter mes tisons.
       
      J’ai demandé au jour
      de faire fuir la glace
      de laisser la rosée
      goutter au fil des herbes
      d’éclore des corolles
      en nuées de lumières.
       
      J’ai demandé au froid
      de m’offrir la beauté
      de sa blanche première
      aux fragiles clochettes
      d’éclore la pionnière
      dans ses tapis de neige.
       
      L’hiver m’a écoutée
      et je me suis levée
      voler les perce-neige
      au bord de la rivière
      pour faire éclore leur liesse
      au cœur de mon jardin.
       
      La fleur m’a exaucée
      et je peux l’admirer
      dans sa terre d'offrande
      elle propose chaque hiver
      d’éclore mes paupières
      mes yeux vers leurs réveils.
       
      _____________________
       
      MM / 09 01 2020
       
       
       
       
       
        • Aimé
      • 17 replies
    • To those I love in Oz
       
      Dans le gris corset,
      la vision s’écourte,
      les arbres se couchent,
      le métal se courbe.
      L’orange a percé
      le bleu et noirci
      son infinité.
      Tout hurle la fuite.
       
      Des signes rougis,
      réveillent en chœur
      la mémoire en pleurs
      de son vert d’oubli.
      Partis en restant,
      voilà que reviennent
      ceux dont les draps blancs
      se font silhouettes.
       
      Ailleurs, aujourd’hui,
      tout est inutile.
      Je m’arrache un cil,
      espérant ainsi
      te voir respirer
      un peu de clarté
      et de transparence
      dans l'incandescence.
       
        • Aimé
      • 22 replies
    • Le soleil enfantait dans son tressaillement
      un univers brisé en explosions d'atomes
      quand des cieux infinis mouraient infiniment
      dans l'éparpillement d'un songe polychrome.
       
      Pourtant il se noyait,sombre et crépusculaire
      et mes yeux s'aveuglaient à cet embrasement
      qui déchirait la nuit dans l'or de sa lumière.
      Sur l'horizon flottait un chaos de nuages
      aux heures où le couchant étale ses splendeurs
      quand déjà les hublots reflétaient le naufrage
      où sombrerait le jour empli de sa rougeur.
      Je buvais cette mer où naufrageait le ciel
      quand le froid crépuscule avant de disparaître
      pour obscurcir la mer enténèbre le ciel
      et sur un monde éteint entre ouvre sa fenêtre.
      Sur le flot qu'éclairait la lune faiblement
      l'extase et l'agonie méli-mêlaient les ombres
      et le calmar géant jetait dans la pénombre
      nos ombres qui s'ombraient à l'encre de son sang.
       
      (J'avais imaginé pour crier mon chagrin
      des soleils engloutis et des monstres marins ) 
         
        • Merci
        • Aimé
      • 22 replies
  • Les poèmes sélectionnés en 2020

  • Derniers commentaires

    • Morvan
      Que d’émotions transmises dans cet embrasement de l’âme Merci pour ce texte magnifique 
    • Morvan
      L’émotion transmise au rythme des vagues transcendée dans ce poème  juste et magnifique 
    • Frédéric Cogno
      Sincèrement très beau. Le sens poétique a trouvé votre univers.
    • Frédéric Cogno
      C'est un très joli poème qui scintille au soleil. C'est frais comme un printemps jouvenceau avec un côté mutin très plaisant. Bravo!
    • Frédéric Cogno
      Cet instant éperdu m'émeut et me caresse l'âme. Bravo!
    • Lina
      Je me suis laissée engloutir dans ces images fantastiques et ce fut un délice : magnifique fin de jour presque apocalyptique !  
    • Ahmed Ben Mahmoud
      @Eathanor Merci pour ce beau texte qui nous affuble le courage poétique d'affronter notre destin d'humains. Et bravo pour l'émotion que me donne la lecture de votre poème. Belle journée.  
    • Natacha Felix
      @Jean-Baptiste Fouco merci d'avoir lu et apprécié.
    • Jean Luc
      Un poème qui nous fait vivre par l'écrit un couché de soleil vaincu d'avance qui combat les ténèbres désespérément. C'est très vivant, intense, imagé  et... désespéré, car on pourrait y voir une explosion nucléaire et le chaos s'installant peu après. La bouée de sauvetage qui nous reste c'est heureusement la poésie!
    • Jean-Baptiste Fouco
      Une poésie forte, puissante, sans fioritures pour dire ce drame terrible. 

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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