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  • La coupole dorée

     

    La coupole dorée est notre bibliothèque virtuelle accueillant l'ensemble des poèmes sélectionnés par notre comité de rédaction au sein du forum public "À l'ombre de vos vers". N'est pas ici le tout venant. Seuls figurent ici des vers où la qualité stylistique se marie à une orthographe irréprochable.

  • La sélection du mois

    • dehors il pleut avec des instants -
      en moi avec des années.
      et l'air est sombre et larmoie des oiseaux.
       
      mon sang a la couleur du marronnier
      et les pleurs m'embrassent comme un torrent -
      sans motif.
       
      le temps est plus triste qu'hier
      et la rouille tombe sur moi -
      leitmotiv.
        • Aimé
      • 9 réponses
    • Dans le château de nos promenades improvisées,
      Aucune herse ne pouvait éventrer nos pas,
      Ces pas qui embrassèrent tant de pièces.
       
      Souviens-toi de cette cellule toute de lichen,
      De ces algues pourpres caressant ta peau
      De ces oraisons marines dorénavant stagnantes.
       
      Rappelle-toi ce petit salon tapissé d'aubes.
      Tu voulais y peindre la mer et ses exils infinis,
      Mais ni tes mains ni ton regard ne savaient dire.
       
      As-tu oublié cette salle aux arches voûtées ?
      Entre tes lèvres mortes, les mots bâillaient ;
      Tu mâchais et recrachais des heures rancies.
       
      Enfin, as-tu souvenir de ce donjon perdu ?
      Nous y tisonnions nos chairs encore vivantes.
      Il ne reste plus que des squames mémorielles.
        • Aimé
      • 17 réponses
    • Je me souviens de cette aurore
      Qui guettait le ciel endormi
      Entre le silence céleste et le chant humain.
       
      Les espaces floraux des nuits passagères
      Recueillaient les voix confuses d’immensité.
       
      Les notes musicales à l’affût de partitions
      Devenaient des chansons d’amour
      Des trilles suaves sous l’archet d’Aphrodite.
       
      Je me souviens de ces heures de feu
      Qui parfument les nuits blanches du solstice
      Au brasier ardent des passions.
       
      Lorsque les rayons lumineux des âmes
      Dardent leurs sarments criblés d’étoiles filantes.
       
      En enfantant le jour sacré du printemps
      Sous une pluie de météores transparents
      Je pouvais croire au miracle d’aimer.
       
      Je me souviens de ces retours aux sources
      Dans l’antre de l’univers primitif
      Qui sait taire les chagrins frissonnants.
       
      Sous la froidure d’un passé insatisfait
      J’attendais le bonheur la fleur à la boutonnière.
       
      Dans l’augure de folles étreintes
      Les bras accrochés aux ailes du plaisir
      Je m’enivrais alors de la folie des sens.
       
      Palpitant sous les alvéoles du cœur
      Le tendre corps à corps accueillait
      Les soupirs déferlant sous l'humus.
       
      Dans le sillage d'un parfum de soleil
      J'étais délivrée par l'écume du jour.
       
      Je me souviens de sensations balsamiques
      Perçues dans l'opalescence des clairs-obscurs
      Je dégustais alors le miel enrubanné de rêves.
        • Aimé
      • 17 réponses
    • Poussières de poussières
      au cœur de la terre
      humaine d’hommes poussiéreux
      fantômes de sables
      terrestres de terre
       
      Habillés de sépia
      à la terre chargée de tout
      de rien
      le temps s’étale
      entre hier et demain
       
      Inaccessible aux yeux voilés
      pluie asséchée
      ne voulant pas mourir
      s’accrochant aux linges blancs
      aux linges bleus
       
      Hommes et femmes
      femmes et hommes
      effacés en mouvement
      cicatrisés de lumière
      nidifiant l’ombre
      instable
       
      La terre rencontre la terre
      d’où les mains émergent
      d’où les yeux  s’éveillent
       
      Leurs pas progressent
      et la terre les suit
      jusqu’à les coucher
      lorsque
      leurs âmes fatiguées
      prient
      d’arrêter leur errance
      improbable
       
      De venir les délivrer
      les emporter doucement
      vers un rêve bleu
      qui écrirait demain
      comme le ferait
      le murmure d’un enfant
      ouvrant les yeux.
       
       
      Les enfants de terre…
      (Zanabad, Kabul)
       
      Les enfants de terre
      sortent de terre
      coulée de lave
      Maisons cubiques
      façonnées par la main de terre
      de l’homme terreux
       
      Les enfants de terre
      naissent en terre
      Fourmilière
      vomissant l’humain
      grouillant
      dans la poussière
      de terre
       
      Les enfants de terre
      ont les yeux noirs
      du charbon qu’ils n’ont pas
      les mains sales
      de l’eau qu’ils n’ont pas
      les tissus usés
      de la pauvreté
      dont ils héritent
       
      Les enfants de terre
      sont des petits guerriers
      de vie
       
      Ils portent des fardeaux
      plus gros que leurs petits corps
      Ils ont le visage des adultes
      sourient si peu
      sont préoccupés
      Ils faut ouvrir les yeux demain !
       
      Les enfants de terre
      n’ont pas l’âge de leur jeunesse
      les enfants de terre
      ont les yeux tristes
      de ceux qui se savent
      damnés
       
      Les enfants de terre
      sont le sel de la vie
      ils se battent silencieusement
      loin des bonnes intentions
      des beaux messieurs
      au langage policé
      encanapés dans les salons
      d’Occident ou d’ailleurs.
       
      Les enfants de terre
      ont faim ; ils ne crient plus !
       
      Les enfants de terre
      ne communiquent pas
      avec des téléphones
      Ils parlent avec leurs yeux
      aux yeux de leurs semblables
      déterrant les doutes
      qui font venir les larmes
       
      Les enfants de terre
      sont des soldats d’Espérance
      Et les adultes les voient
      comme des enfants déjà devenus grands
      eux qui sont hauts comme trois pommes
       
      Les enfants de terre
      sont des filles
      des garçons
      Leurs maisons n’ont ni porte ni fenêtre
      Elles sont ouvertes
      sur d’autres maisons ouvertes
      Entre la terre de la maison et la maison de terre
      il y a les enfants que l’on enterre
      et les adultes qui retournent si jeunes 
      à la poussière
       
      Les enfants de terre
      n’ont plus de larmes
      La terre a tout absorbé !
        • Aimé
      • 17 réponses
    • ce matin c’est le froid qui l’emporte
      pourrai-je un jour rouvrir les yeux
      le ciel a plombé les nuages
      et les cernes ont fleuri
      la chambre est grise
      dehors il pleut
      la nuit frappe contre les vitres
      derrière la porte c’est le calme
      la bouche béante du couloir s’étire
      vers quelque horizon perdu
      je ne sais pas si je pourrai marcher un jour
        • Aimé
      • 19 réponses
  • Les poèmes sélectionnés pour 2019

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