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Kerlann

Que savons-nous du destin ?

Rien.

Ou presque rien.

Sinon qu'il était là,

tapi dans l'ombre, devant nous,

et qu'avec nous

il disparaît,

dans la brûlure du temps.

 

À peine a-t-on ouvert les yeux,

qu'il nous attire

et nous entraîne à nouveau,

tout juste auprès de lui,

tel un ange aveuglé,

sauvage et invisible,

dans les méandres de la nuit.

 

Et nous allons dans l'air du temps,

persuadés qu'il nous poursuit.

Car nous savons que rien

ne lui résiste.

 

Mais devons-nous penser,

à tort,

qu'une vie lui suffit ?

Et qu'une vie antérieure,

aujourd'hui disparue,

guide nos pas,

et nous retient,

dans l'au delà.

Edited by Eathanor
Mise en page & corrections orthographiques
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Hausman

J'ai lu ce poème et les deux autres, ils m'ont fait réfléchir et m'ont ému pour des raisons différentes, peut-être pas assez claires en moi pour que je puisse les désigner avec précision.

 

Belle entrée en matière ! 👏

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Seawulf
Il y a 18 heures, Kerlann a dit :

Que savons-nous du destin ?

Rien.

Ou presque rien.

Sinon qu'il était là,

tapi dans l'ombre, devant nous,

et qu'avec nous

il disparaît,

dans la brûlure du temps.

Question existentielle et présentielle. Un beau passage poétique que celui cité. 

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