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Moïse

Histoire vraie

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Moïse

 

 

 

J'ai tenu dans la main un oiseau égaré.
Il gisait sur le sol quand je l'ai recueilli.
C'était un martinet dont la morphologie
Faisait de lui un as dans le ciel de juillet.


Que faisait-il au sol ? Qu'était il arrivé ?
Sans doute pensait-il que son acrobatie
Serait assez précise et son vol aguerri.
Ce ne fut point le cas le bel oiseau gisait.


De sa chute il gardait les deux ailes en croix
Trop longues et pointues il était aux abois,
Son train d'atterrissage d'accrocheur de pierres


Ne lui permettait pas une bonne amplitude
Pour brasser assez d'air en la bonne altitude.
Je pris l'oiseau en main pour le rendre à ses pairs.

 

 

 

 

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Kanth

On reconnaît dans ce joli texte votre sensibilité pour les sujets animaliers ! Cette charmante histoire a ravivé en moi le souvenir du vol vif des martinets et leurs trilles aiguës, l'image et le son des belles soirées d'été de mon enfance. J'ai éprouvé du plaisir teinté de nostalgie à lire votre poème, merci.

Et l'oiseau que ses ailes de géant (tout est relatif) empêchent de marcher (ou de décoller), c'est donc le martinet, n'en déplaise à Baudelaire !

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Lina

Bonjour @Moïse, une si touchante histoire qui me fait penser qu'il y a d'une façon certaine, si je puis me permettre, du St François d'Assise en vous. J'admire par ailleurs la technicité de vos descriptions qui en disent long sur vos observations attentives des oiseaux ! Merci pour ce moment de grâce 😊

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Seawulf
Il y a 5 heures, Moïse a dit :

J'ai tenu dans ma main un oiseau égaré.
Il gisait sur le sol quand je l'ai recueilli.
C'était un martinet dont la morphologie
Faisait de lui un as dans le ciel de juillet.


Que faisait-il au sol ? Qu'était il arrivé ?
Sans doute pensait-il que son acrobatie
Serait assez précise et son vol aguerri.
Ce ne fut point le cas le bel oiseau gisait.

De bien beaux passages.

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Filae77
Il y a 7 heures, Moïse a dit :

De sa chute il gardait les deux ailes en croix
Trop longues et pointues il était aux abois,
Son train d'atterrissage d'accrocheur de pierres

Ne lui permettait pas une bonne amplitude

Bonjour @Moïse, Bravo pour ce texte,instant de poésie en état de grâce et comme recueillie -> deux ailes en croix ,allusion christique 

la narration postule pour accrocher le lecteur sur l'observation d'une anomalie 

Que faisait-il au sol ? Qu'était il arrivé ? -> je rejoins @Lina  le propos est argumenté,l'interrogation est légitime, un martinet ne se pose

jamais au sol, la suite du texte expliquera pourquoi...

Faisait de lui un as dans le ciel de juillet.->  car son domaine exclusif est bien  celui des airs, 'faisait' est à l'imparfait.

Je pris l'oiseau en main pour le rendre à ses pairs.-> vers merveilleux qui vient en écho à celui d'ouverture (j'ai lu involontairement un passé composé) ,c'est au narrateur-poète que revient le geste de la fin, mais c'est surtout l'humilité et l'absence totale d'emphase qui m' a touché.

un cœur   

 

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Joailes

Bonjour @Moïse votre histoire vraie est touchante et démontre, s'il en était besoin, votre sensibilité. 

Cette strophe

"De sa chute il gardait les deux ailes en croix
Trop longues et pointues il était aux abois,
Son train d'atterrissage d'accrocheur de pierres" 

laisse à penser qu'hélas l'oiseau n'a pas survécu et qu'il est allé rejoindre les anges ... 

Il y a 10 heures, Moïse a dit :

Je pris l'oiseau en main pour le rendre à ses pairs.

 

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Jeep

Je vous transmets un message de félicitations de la part d’Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) pour ce sauvetage relaté par un pour cent de cent sonnets!

Modifié par Jeep
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Pierre Brandao

Que de louanges !... méritées ! Je ne peux que m'associer à mes prédécesseurs, pour la qualité et du fond, et de la forme ! 

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Moïse
Il y a 8 heures, Kanth a dit :

On reconnaît dans ce joli texte votre sensibilité pour les sujets animaliers ! Cette charmante histoire a ravivé en moi le souvenir du vol vif des martinets et leurs trilles aiguës, l'image et le son des belles soirées d'été de mon enfance. J'ai éprouvé du plaisir teinté de nostalgie à lire votre poème, merci.

Et l'oiseau que ses ailes de géant (tout est relatif) empêchent de marcher (ou de décoller), c'est donc le martinet, n'en déplaise à Baudelaire !

Merci @Kanth, l'Albatros de la seconde édition en second poème bien connu, les fleurs du mal de Baudelaire. Pour moi il ne fait aucun doute, le martinet (comme l'hirondelle) me semble t-il, sont ces oiseaux acrobates inaptes à un décollage du sol vers les airs. Je viendrais vous lire et vous commenter comme vous le méritez. 

Il y a 8 heures, Lina a dit :

Bonjour @Moïse, une si touchante histoire qui me fait penser qu'il y a d'une façon certaine, si je puis me permettre, du St François d'Assise en vous. J'admire par ailleurs la technicité de vos descriptions qui en disent long sur vos observations attentives des oiseaux ! Merci pour ce moment de grâce 😊

Merci chère Lina. La comparaison me sied à ravir je vous rassure. J'ai un profond amour pour la création, pour cette nature qui bon gré mal gré côtoie l'homme en ce bas monde. Au plaisir de vous lire bientôt, merci encore. PS Quand le martinet a décollé du creux de mes mains aussitôt rejoint par un autre martinet en plein vol (peut être un parent) j'ai été si heureux. J'espère qu'il n'a pas rechuté ! 

Il y a 7 heures, Seawulf a dit :

De bien beaux passages.

Merci infiniment @Seawulf, il faudra que je vous lise vous aussi, j'ai tant à faire et si peu de temps pour écrire et commenter. A bientôt je gage.

Il y a 5 heures, Filae77 a dit :

Bonjour @Moïse, Bravo pour ce texte,instant de poésie en état de grâce et comme recueillie -> deux ailes en croix ,allusion christique 

la narration postule pour accrocher le lecteur sur l'observation d'une anomalie 

Que faisait-il au sol ? Qu'était il arrivé ? -> je rejoins @Lina  le propos est argumenté,l'interrogation est légitime, un martinet ne se pose

jamais au sol, la suite du texte expliquera pourquoi...

Faisait de lui un as dans le ciel de juillet.->  car son domaine exclusif est bien  celui des airs, 'faisait' est à l'imparfait.

Je pris l'oiseau en main pour le rendre à ses pairs.-> vers merveilleux qui vient en écho à celui d'ouverture (j'ai lu involontairement un passé composé) ,c'est au narrateur-poète que revient le geste de la fin, mais c'est surtout l'humilité et l'absence totale d'emphase qui m' a touché.

un cœur   

 

@Filae77 Ton commentaire me comble de joie, merci. Je viendrais te lire bientôt, toi qui excelle dans l'art de toucher les poètes par les vers. Amicale pensée en ce vendredi 10 juillet

Il y a 2 heures, Joailes a dit :

Bonjour @Moïse votre histoire vraie est touchante et démontre, s'il en était besoin, votre sensibilité. 

Cette strophe

"De sa chute il gardait les deux ailes en croix
Trop longues et pointues il était aux abois,
Son train d'atterrissage d'accrocheur de pierres" 

laisse à penser qu'hélas l'oiseau n'a pas survécu et qu'il est allé rejoindre les anges ... 

 

Merci @Joailes de ta venue sur mes modestes lignes, je suis heureux que ce poème t'ait plu (je me permet un tutoiement virtuel) l'oiseau a survécu je l'ai vu s'élever dans les airs, j'avais peur qu'il ait une aile abîmée, mais non, il est parti à tire-d'aile 🙂 

Il y a 1 heure, Jeep a dit :

Je vous transmets un message de félicitations de la part d’Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) pour ce sauvetage relaté par un pour cent de cent sonnets!

Bonjour Jeep merci, Je respecte infiniment Alain Bougrain-Dubourg pour son amour et ses actions héroïques au sauvetage des oiseaux que des hommes sans coeur capturent et font souffrir, particulièrement dans le sud ouest de la France. J'aimerai beaucoup échanger avec lui sur nos passions communes et notre amour des oiseaux. 😉 

il y a une heure, Pierre Brandao a dit :

Que de louanges !... méritées ! Je ne peux que m'associer à mes prédécesseurs, pour la qualité et du fond, et de la forme ! 

Bonjour @Pierre Brandao je suis ravi que ce poème vous ait plu, merci infiniment !

Modifié par Moïse
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Joailes

@Moïse me voilà soulagée : ainsi le martinet a repris son envol ! Je suis également une admiratrice de Alain Bougrain-Dubourg , avez-vous lu son livre : "il faut continuer de marcher  "? Pour un éventuel contact, vous pouvez écrire par mail à natureproductions@yahoo.fr

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Frédéric Cogno

Cher Moïse, je suis extrêmement sensible à la poésie du hasard. Une rencontre fortuite avec un oiseau. Vous avez su recueillir et protéger ce petit être avec toute la délicatesse de votre âme et votre plume a fait le reste. Un grand coup de coeur.

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Mercoyrol

Déjà, le titre, "Une histoire vraie" nous plonge dans le thème : Il va s'agir d'une histoire émouvante par sa simplicité. Et votre sonnet tient la promesse évoquée dans le titre. Émouvant, cet oiseau égaré dont vous décrivez à merveille la souffrance. Vous arrivez et votre geste permet de le sauver. La simplicité réside dans l'humilité de ce geste et l'absence d'effets de manche qui seraient totalement déplacés dans le contexte de votre poème. Bravo !

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Marc Hiver

Quand  @Moïse s'allie à saint François pour parler avec les oiseaux. Sur une musique de Messian. Et hop ! un coeur.

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Moïse
Le 10/07/2020 à 16:15, Joailes a dit :

@Moïse me voilà soulagée : ainsi le martinet a repris son envol ! Je suis également une admiratrice de Alain Bougrain-Dubourg , avez-vous lu son livre : "il faut continuer de marcher  "? Pour un éventuel contact, vous pouvez écrire par mail à natureproductions@yahoo.fr

Bonjour joailes, non je n'ai pas lu ce livre, je vais me le procurer bien entendu. Merci pour le lien et l'intérêt que vous avez porté à mon texte 🙂 

Le 10/07/2020 à 20:45, Eathanor a dit :

Mon commentaire va dans le même sens que ceux déjà exprimés.

J'ajoute que je suis ravi de vous relire Moïse puisque votre dernier poème ici datait d'il y a environ un mois.

Merci infiniment Eathanor, en effet, j'étais afféré à d'autres passions mais je reviens vers vous avec grand plaisir 🙂 Cela dit, avec cette chaleur de juillet j'écris moins, je suis plus dans la réflexion (il faudrait que j'associe les deux 😉 

Le 10/07/2020 à 21:28, Frédéric Cogno a dit :

Cher Moïse, je suis extrêmement sensible à la poésie du hasard. Une rencontre fortuite avec un oiseau. Vous avez su recueillir et protéger ce petit être avec toute la délicatesse de votre âme et votre plume a fait le reste. Un grand coup de coeur.

Bonjour Frédéric, merci pour la venue sur ce poème modeste, c'est bien la modestie qui caractérise mon personnage, on la retrouve fatalement dans ma façon d'écrire. L'oiseau a retrouvé la liberté de voler parmi les siens, j'espère juste (vu son jeune âge) qu'il n'a pas rechuté. Le voir s'envoler du creux de mes mains jointes a été très gratifiant pour moi, un bonheur qui a inspiré ce texte. Bien à toi

Il y a 22 heures, Mercoyrol a dit :

Déjà, le titre, "Une histoire vraie" nous plonge dans le thème : Il va s'agir d'une histoire émouvante par sa simplicité. Et votre sonnet tient la promesse évoquée dans le titre. Émouvant, cet oiseau égaré dont vous décrivez à merveille la souffrance. Vous arrivez et votre geste permet de le sauver. La simplicité réside dans l'humilité de ce geste et l'absence d'effets de manche qui seraient totalement déplacés dans le contexte de votre poème. Bravo !

Bonjour @Mercoyrol merci pour ce commentaire, comme je disais il y a peu, les commentaires sont la récompense (après la lecture) que nous attendons tous je crois. Oui le titre donne un indice sur le contenu du poème, l'histoire est totalement vraie, le fait de rendre au ciel un tel oiseau est une récompense en soi qui nourrit l'âme du "sauveur" ainsi il faut aider les autres (particulièrement les plus démunis) pour se sentir vivre j'en suis sûr. 

Il y a 1 heure, Marc Hiver a dit :

Quand  @Moïse s'allie à saint François pour parler avec les oiseaux. Sur une musique de Messian. Et hop ! un coeur.

Bonjour et merci Marc pour ta présence commentée ainsi que pour le coeur qui marque ta satisfaction du moment, c'est sympa ! 

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