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Eathanor

Sous l’œil immobile de la salamandre céleste

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Filae77
il y a 14 minutes, Eathanor a dit :

Sous l'œil immobile de la salamandre céleste,

Des galaxies s'agrippent au bord du gouffre.

Même si quelques astres en errance surnagent,

Le ventre nu de l'univers dessine sa reddition.

Bonjour @Eathanor, encore une poésie à la beauté bien sombre , le narrateur parfait en héro tourmenté et solitaire.

'Parmi les longues rumeurs urbaines, j'avance.' Mais le tragique est bien là , il ne peut agir sur la destinée de ses semblables dont il ne peut

que se faire témoin du triste sort. Mais d'ailleurs est-il tout-à-fait un de leurs semblable ? Non,il y a ce vers en apparence plein de détachement.

 

'je ne fais que passer Sous l'œil immobile de la salamandre céleste', et pourtant lourd de sens ,rapporté à la première strophe , on sera tenté de conclure  'sur la terre comme au ciel'

un cœur  

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Jeep

Pas très gai ce poème noir au ton désabusé, mais la beauté des vers n’est pas si gratuite puisque la salamandre survivra à l’épreuve du feu.

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Frédéric Cogno
Il y a 10 heures, Eathanor a dit :

Ci-gît les vains emplâtres

Ci-gisent?... peut-être. En tout cas un poème dont la noirceur ne souille pas la beauté de vos vers cher Eathanor.

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Jean Luc

J'aime bien ce poème, bien sûr, l'écriture est excellente, mais j'espère toujours que son auteur en vienne à écrire parfois des choses moins sombres, plus colorées et plus vivantes en somme. Mais hélas cela ne vient pas. Toutefois, ne désespérons pas.

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Marc Hiver

@Eathanor,

 

Un coeur pour cette ode désespérée qui nous fait du bien.

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Eathanor

Merci pour vos lectures et commentaires.

@Filae77, cher Gérard, encore une fois, merci pour vos analyses.

@Jeep, le nœud du problème réside sans doute dans cette salamandre indestructible.

@Frédéric Cogno, j'ai corrigé la faute que vous aviez fort justement signalée.

@Jean Luc, tout est toujours possible, même le moins probable 😉 

@Marc Hiver, Romain Gary avait écrit que le seul vrai désespoir est l'impossibilité de désespérer. À l'aune de cette phrase, mon ode peut, par mégarde, faire du bien ^^

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Darius

Un univers tourmenté presqu'à bout de souffle, un solitaire dans une ville morne, des abandons, des reniements, des mutismes coupables et le regard d'un homme lucide et désabusé.

Tout un monde qui se défait et qui nous glace.

 

Un poème percutant sur nos démissions et un monde en décomposition.

 

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Joailes

Bonjour @Eathanor un poème à l' encre noire dont tu as le secret, mais cela fait partie de ton folklore et de ta légende. 😉 Sais-tu que la salamandre, chez les anciens, avait pour symbole le feu et que les poètes l'ont choisie pour emblème de l'amour ? 

En Provence, nous en avons beaucoup qui se prélassent en plein été sur nos murs chauds au crépuscule. Elles ont l'étrange particularité de régénérer des parties perdues ou blessées de leur corps (à l'instar des lézards)  et de se défendre par la sécrétion d'une neurotoxine, la samandarin. 

En fait, elles ne sont pas nuisibles. 

Je me permets également d'intervenir sur la correction de @Frédéric Cogno j'espère qu'il ne m'en voudra pas, mais "ci-gît" est un adverbe de formule d'épitaphe qui signifie "ici repose" : donc ta première écriture était bonne, de plus il est dommage que tu aies enlevé, du coup, "les vains". 

Voilà, j'ai tout dit 🙂 

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Frédéric Cogno
il y a 30 minutes, Joailes a dit :

Bonjour @Eathanor un poème à l' encre noire dont tu as le secret, mais cela fait partie de ton folklore et de ta légende. 😉 Sais-tu que la salamandre, chez les anciens, avait pour symbole le feu et que les poètes l'ont choisie pour emblème de l'amour ? 

En Provence, nous en avons beaucoup qui se prélassent en plein été sur nos murs chauds au crépuscule. Elles ont l'étrange particularité de régénérer des parties perdues ou blessées de leur corps (à l'instar des lézards)  et de se défendre par la sécrétion d'une neurotoxine, la samandarin. 

En fait, elles ne sont pas nuisibles. 

Je me permets également d'intervenir sur la correction de @Frédéric Cogno j'espère qu'il ne m'en voudra pas, mais "ci-gît" est un adverbe de formule d'épitaphe qui signifie "ici repose" : donc ta première écriture était bonne, de plus il est dommage que tu aies enlevé, du coup, "les vains". 

Voilà, j'ai tout dit 🙂 

Oui joailes je n'en étais pas sûr...d'où mon "peut-être"... Bien vu en tout cas.

  • Merci 1

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N'Silina
Le 08/07/2020 à 10:43, Eathanor a dit :

Emmitouflés dans de grands rires solaires,

Des citadins ravaudent leurs chairs usées.

Ne vous arrêtez pas ; je ne fais que passer

Sous l'œil immobile de la salamandre céleste.

Chacune de vos phrases ressemble à un arbre centenaire, un labyrinthe enfoui, une forêt amazonienne.
J'aime m'y enfoncer, m'en étourdir, y revenir encore pour en comprendre un peu de toutes ses multiplicités,
mais surtout m'imprégner de ce parfum sombre, de cette atmosphère, de cette liqueur insolite et succulente !

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Kanth

Une ambiance déroutante, qui joue habilement avec nos émotions, lorsque quelques notes d'espoir, la flânerie, les pigeons, les rires,... sont immédiatement étouffées par le tragique qui rôde...

Est-ce désespéré, ou faut-il voir dans le choix de la salamandre, animal solaire, la possibilité d'un triomphe de la lumière ? Au ton général du poème, je crains que le feu ne s'éteigne à la fin et que la salamandre n'en meure, comme dans les légendes...

Pas très réjouissant, mais tellement bien dit ! Merci pour la beauté du texte (les amateurs de poésie savent mieux que quiconque qu'il y a quelque chose de délectable dans la mélancolie).

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Joailes
Il y a 6 heures, Kanth a dit :

Merci pour la beauté du texte (les amateurs de poésie savent mieux que quiconque qu'il y a quelque chose de délectable dans la mélancolie).

je suis absolument d'accord avec vous ! 

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Seawulf
Le 08/07/2020 à 10:43, Eathanor a dit :

Fasse que jamais mon pas ne puisse se dérober.

Parmi les longues rumeurs urbaines, j'avance.

Des gênes inavouées dérivent entre les piétons.

De larmes perlent sur le flanc de ma tristesse.

 

Emmitouflés dans de grands rires solaires,

Des citadins ravaudent leurs chairs usées.

Ne vous arrêtez pas ; je ne fais que passer

Sous l'œil immobile de la salamandre céleste.

Une poésie noire au réalisme saisisant. Nos grandes métropoles, où comment jouir de l'inutile ! 

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