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L'amnésique nostalgique


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L'amnésique nostalgique

 

Matin mouillé de larmes, fertile en rêveries....

quand le regard s'aveugle à la blancheur des voiles;

mais le temps sur l'histoire a tissé une toile,

et nos paupières s'ouvrent sur l'aube d'un jour gris.

Où est la poésie d'une terre natale

quand les yeux interrogent un horizon muet?

Ce passé qu'on appelle se dérobe et se tait

mais toujours reste en nous la vision idéale

d'un vaste et beau pays où fleurit la bruyère;

ciel calme et vaporeux parcouru d'oiseaux blancs,

de grands arbres courbés sous les vents dominants

qu'embrase au point du jour un horizon solaire.

Étendues de bois sombres et plaines ondulées,

nuages en festons qui ombrent les collines;

jaillissements d'écume pleins d'une onde opaline,

roulant dans leurs méandres des mondes  argentés.

Eaux dormantes où se penche le saule pour pleurer,

terres mélancoliques,anciennes et mystérieuses

de chaos de rochers en forêts silencieuses.

Nos souvenirs mêlés à la frange d'écume 

qu'abandonnent les vagues sur la grève en partant;

avant de s'effacer dérivent lentement

plus légers que des âmes enveloppées de brume.  

 

 (GB le 07-07-2020)  Poème offert à Muriel

 

Modifié par Filae77
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Frédéric Cogno
il y a 18 minutes, Filae77 a dit :

nuages en festons qui ombrent les collines;

Pure merveille...un très beau texte qui semble décanter un vieux fado d'automne.

  • Merci 1
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Seawulf
il y a une heure, Filae77 a dit :

Où est la poésie d'une terre natale

quand les yeux interrogent un horizon muet?

 

il y a une heure, Filae77 a dit :

de grands arbres courbés sous les vents dominants

qu'embrase au point du jour un horizon solaire.

 

il y a une heure, Filae77 a dit :

Les souvenirs mêlés à la frange d'écume 

qu'abandonnent les vagues sur la grève en partant;

avant de s'effacer dérivent lentement

plus légers que des âmes enveloppées de brume.  

Quel titre ! L'amnésique nostalique cherche à relier des bribes d'antan pour revivre de doux moments. Un retour vers l'essentiel, avant que de quitter ce monde ! Une très belle écriture poétique, comme un conte naturaliste, incarné par quelques rares vivants ! 

 

Modifié par Seawulf
  • Merci 1
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  • Administrateur
Eathanor

Je l'ai lu une première fois ;

      puis j'ai déposé un cœur ;

      puis je l'ai relu par deux fois ;

je n'ai qu'un mot Gérard : sublime.

 

J'espère que Muriel aura l'occasion d'en prendre connaissance...

  • Aimé 1
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Il y a 10 heures, Filae77 a dit :

d'un vaste et beau pays où fleurit la bruyère;

ciel calme et vaporeux parcouru d'oiseaux blancs,

de grands arbres courbés sous les vents dominants

qu'embrase au point du jour un horizon solaire.

Ce poème contient des passages des plus accrochants, mais dans son entièreté, ce voyage en valait vraiment le détour, avec de la description qui apaise à la lecture, sous l’envolée sauvage de ces oiseaux blancs, bravant le vent et accompagné du soleil, témoin oculaire de tout ce qui se trame sur cette Terre où souvenirs et rêveries du passé réapparaissent comme une lumière frayant un chemin dans ce monde posé.

  • Aimé 1
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Très belle poésie à partir de laquelle un peintre pourrait tirer un somptueux tableau

Pourquoi puis l'ordre des rimes est BAAB ne pas avoir scinder le texte en quatrain ?

 

La majuscule ne s'impose t-elle pas en début de vers ?

  • Aimé 1
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Un magnifique poème, du joli paradoxe du titre, au texte superbe, dont la lecture est d'une remarquable fluidité, sans que cela fasse perdre aux images leur beauté puissante, ni aux mots leur justesse.

 

Pour, modestement, m'essayer un peu à l'analyse, dans laquelle vous excellez lorsque vous visitez d'autres contributeurs, je dirais que la forme que vous avez choisie est aussi une belle idée, ces longues phrases, plus longues que des quatrains habituels, qui se décomposent en quasi-alexandrins, sans strophes qui auraient inutilement rompu l'unité du tout. Et pour parler scansion plutôt que métrique, il me semble ressentir en lisant ces vers que souvent les six pieds du second hémistiche, sont plus ramassés, plus rapides à déclamer que ceux du premier hémistiche. Pour ne prendre que quelques exemples :

On 7/8/2020 at 2:41 AM, Filae77 said:

mais le temps sur l'histoire a tissé une toile,

On 7/8/2020 at 2:41 AM, Filae77 said:

mais toujours reste en nous la vision idéale

On 7/8/2020 at 2:41 AM, Filae77 said:

Eaux dormantes où se penche le saule pour pleurer,

Cet effet contribue au rythme très agréable du texte et évite toute monotonie.

Et ces rimes embrassées (j'ai toujours eu un faible pour cette forme, que je trouve la plus élégante) !

 

Pardon d'avoir ainsi entrouvert le capot sur la mécanique (et rapporté ce que j'ai cru y voir).

 

Reste le plus important, le grand plaisir pris à la lecture et relecture d'un très beau poème. Merci de nous l'avoir proposé. 

 

  • Aimé 1
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Ce poème est juste magnifique. 

Je suis certain de revenir le lire encore et encore tant il m'a séduit.

D'ailleurs les poètes qui vous ont lu avant moi ont su trouver les mots.

Modifié par Invité
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  • 2 semaines plus tard...

Votre poème est une pure merveille, je le relirai souvent...

Toutes mes excuses pour vous adresser aussi tardivement mes remerciements  suite à vos voeux d'anniversaire. Des circonstances indépendantes de ma volonté.

Merci du fond du coeur !

Serge H

 

  • Aimé 1
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