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Séléné

Si tu peux conserver un empire sur ton âme

Ignorer les remarques et ceux qui te condamnent

Offrir larmes et soupirs aux silences de la nuit

Et faire de chaque heure diversion à l’ennui

 

Si lever tes regards vers l’azur du ciel

T’assure à tout moment une joie éternelle

Et si tu peux livrer aux flots de la rivière

Tes maux, tes peines, tes amours, tes prières

Sans la crainte d’être épié, raillé ou trahi

Les laisser dériver, déserter à l’envie

 

Si enfin chaque jour malgré ses déconvenues

Ne te laisse pas amer, affligé, abattu

Alors si tu voulais, tu avancerais la main

Pour cueillir le jour, les nuits et les matins

 

Comme l’on cueille un fruit sous la feuille d’une ronce

Qui malgré ses épines te donnera la réponse

Ce que tu cherches, ce que tu fuis, ce que tu rêves

La chimère tant voulue et pourchassée sans trêve

La couleur de ton âme, le ciel tant désiré

Le sens de quelque-chose que tu auras rêvé.

 

Edited by Eathanor
Mise en page du texte
  • Aimé 2
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  • Eathanor pinned this topic
Seawulf
Il y a 12 heures, Séléné a dit :

Si lever tes regards vers l’azur du ciel

T’assure à tout moment une joie éternelle

Et si tu peux livrer aux flots de la rivière

Tes maux, tes peines, tes amours, tes prières

Sans la crainte d’être épié, raillé ou trahi

Les laisser dériver, déserter à l’envie

Il y a dans la manière d'aborder le sujet, une petite ressemblance avec "Tu seras un homme, mon fils" de R.Kipling qui est, un magnifique poème, sur ce que pourrait être la vie et la façon de la vivre.

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Darius
Il y a 19 heures, Séléné a dit :

Si tu peux conserver un empire sur ton âme

Ignorer les remarques et ceux qui te condamnent

Offrir larmes et soupirs aux silences de la nuit

Et faire de chaque heure diversion à l’ennui

 

Si lever tes regards vers l’azur du ciel

T’assure à tout moment une joie éternelle

Et si tu peux livrer aux flots de la rivière

Tes maux, tes peines, tes amours, tes prières

Sans la crainte d’être épié, raillé ou trahi

Les laisser dériver, déserter à l’envie

 

Si enfin chaque jour malgré ses déconvenues

Ne te laisse pas amer, affligé, abattu

Alors si tu voulais, tu avancerais la main

Pour cueillir le jour, les nuits et les matins

 

Comme l’on cueille un fruit sous la feuille d’une ronce

Qui malgré ses épines te donnera la réponse

Ce que tu cherches, ce que tu fuis, ce que tu rêves

La chimère tant voulue et pourchassée sans trêve

La couleur de ton âme, le ciel tant désiré

Le sens de quelque-chose que tu auras rêvé.

 

Le départ du premier  quatrain fait penser à la fameuse poésie de Kipling   "Tu seras un homme mon fils".

La condition du courage et de l'effort sur soi pour s'ouvrir aux compréhensions du monde.

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  • Comité de rédaction unpinned this topic
Cisco

Oui on pense kipling, j'ai cru que les mots de la fin seraient "tu seras un poète mon fils "

Merci pour cette belle reprise et adaptation. 

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Camine

Oui, tout est dit par Darius et Cisco...Une belle lecture!

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