Aller au contenu
Joailes

L'amour du vagabond

Messages recommandés

Joailes
Posté(e) (modifié)

 

Où te portent tes pas dans ces labyrinthes

froids où tes yeux sont baissés

dans ces rues balafrées où ton corps s'éreinte

à force de marcher

 

Où vont ces dédales sans fin de ruelles pavées

où les murs vomissent le fiel des solitudes

derrière les fenêtres fermées les rideaux sont tirés

les automnes, les hivers ont été rudes

 

Où panses-tu tes blessures

dans ce monde immonde de mensonges

à cogner ta tête contre les murs

à la nuit tu rejoins ton songe

 

Les amours se sont enfuies à tire d'ailes

dévalant les sentiers du temps des myosotis

sous les toits ont séché les nids d'hirondelles

le soleil est en berne et se cache en coulisses

 

L'avenue se termine au noir d'une ruelle

où tu t'en vas dormir sur un carton humide

ton cœur écrasé sous les souvenirs d'Elle

dans les reflets dorés d'une chrysalide

 

Dans sa robe odorante Elle t'emmène

la rue devient un champ de tournesols

la lune sourit et t'offre un chrysanthème

tu La rejoins dans l'entresol …

 

(J.E. Juin 2020)

Modifié par Joailes
  • Aimé 4

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Eau de brume

Quand on n'a que l'amour...comme baume versé sur la solitude.J'aime l'idée de l'entresol,où les deux se rejoignent. 

  • Merci 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Frédéric Cogno

La quasi absence de la ponctuation donne une sensation d'égarement et de solitude. Texte nourri avec tes sentiments ce qui lui confère une émotion particulière. La fin est magistrale et inattendue comme j'aime. Bravo Joailes encore une fois!

  • Merci 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Jeep

Ici les mots s’enchaînent dans l’harmonie, la simplicité et toujours la délicatesse.

  • Merci 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Eathanor

Il ne reste souvent que cela au vagabond, ces rêves d'un ailleurs.

Je me souviens d'un ami qui s'étonnait que je puisse donner une pièce à un clochard. "À quoi bon - me disait-il - si c'est pour aller se pochetronner". "Si tel est le plaisir qu'il lui reste pour s'évader, qui suis-je pour le juger ?" avais-je répondu.

  • Merci 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Danivan
Le 22/06/2020 à 22:58, Joailes a dit :

Les amours se sont enfuies à tire d'ailes

dévalant les sentiers du temps des myosotis

sous les toits ont séché les nids d'hirondelles

le soleil est en berne et se cache en coulisses

De très beaux vers. Un poème touchant et délicat.

  • Merci 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Seawulf
Le 22/06/2020 à 22:58, Joailes a dit :

Les amours se sont enfuies à tire d'ailes

dévalant les sentiers du temps des myosotis

sous les toits ont séché les nids d'hirondelles

le soleil est en berne et se cache en coulisses

Un très beau passage. Poésie aux accents solitaires, qui se perd sur un chemin innommé.

  • Merci 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

×
×
  • Créer...