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Eathanor

Impuissance nocturne

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Eathanor

Je marche à travers Pigalle, le pourfends de mes blanches heures.

Dans l’obscur silence, je distingue le souffle des âmes d’hier.

La grande ville de béton s’est assoupie, engourdie dans la froideur.

Quelques cafés vomissent sur les trottoirs des flots de lumière.

 

Sous une couverture miteuse, un débris humain est venu s’échouer.

Un ange s’est posé sur lui et le gifle de ses ailes en se marrant.

Nue sous son manteau, une pute attend qu’un client vienne s’échouer.

Un maquereau vient à elle et la gifle violemment en se marrant.

 

Je déambule devant les marches de l’Opéra Garnier tout illuminé.

Dans le paisible silence, j’entends les dernières notes de musique.

La grande ville de lumière s’est assoupie, bercée par la volupté.

Des cafés étendent des éclairages ténus sur des rues magnifiques.

 

Sous une couverture neigeuse, des citadins ravis sont venus jouer.

Des flocons humides se posent sur eux et les caressent tendrement.

Rêveuse sous sa fourrure, une bourgeoise attend son amant pour jouer.

Un cocu vient à elle et, impuissant, la caresse tendrement.

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Joailes

... pas mieux 😉  en plus, il neige ... 

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Guest

Sur le fond, Le tableau est très chouette, très visuel

Le jeu des rimes au dernier quatrain est une trouvaille

 

Je ne suis pas très client de la forme : une phrase, un vers, 

perso, j'aurais mis un peu de liant dans la sauce

Mais j'imagine que cette écriture un peu hachée correspond aux canons de la poésie contempraine.

 

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Guest

Deux quatrains pour la misère. Deux autres quatrains à l'opposé.

Ce poème, je l'ai lu comme un synopsis cinématographique. Pour un film en noir et blanc, bien-sûr.

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Frédéric Cogno

Scènes glauques de la nuit citadines, des portraits qui errent dans différents silences...Et puis cette saveur de la ville pourtant inquiétante qui vient caresser l'âme du poète entre ombre et lumière malgré les paradoxes.

Bravo

 

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Myrtille

Connaissant bien les lieux cités j’en comprends l’atmosphère

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Eathanor

Merci à tous pour vos commentaires.

 

Le 05/09/2018 à 08:01, O'Bofix a dit :

Mais j'imagine que cette écriture un peu hachée correspond aux canons de la poésie contempraine.

Sincèrement @O'Bofix; je n'en ai aucune idée. J'écris comme les choses me viennent, sans tenir compte des supposés canons de la poésie contemporaine desquels je suis loin d'être un connaisseur averti.

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