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Diane

Un bouquet de lupins sauvages

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Eobb

Une âme semble vivre en ce lieu, une âme prisonnière d'un lieu, un bouquet le libérera peut-être.

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Joailes
Il y a 2 heures, Diane a dit :

Demain, j'irais le poser au cimetière

eh bien, @Diane, un petit coup de mou ? Vous avez la clé pour rectifier ou vous me copierez cent fois "demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai ..." 

Sinon, j'adore les lupins. 

  • Aimé 1

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Diane
il y a 2 minutes, Joailes a dit :

eh bien, @Diane, un petit coup de mou ? Vous avez la clé pour rectifier ou vous me copierez cent fois "demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai ..." 

Sinon, j'adore les lupins. 

Ha ha ...je t y attendais 😊

c est un conditionnel de concordance de temps 

demain - sous entendu j’ai décidé - que j irais ...

il y a 54 minutes, Eobb a dit :

Une âme semble vivre en ce lieu, une âme prisonnière d'un lieu, un bouquet le libérera peut-être.

Peut être ..peut être ...sait-on jamais dans ces histoires mystérieuses..

 

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Joailes

Bien répondu ! Bien fait pour moi ! 😉 

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Jeep

Cet homme enchaîné semble une métaphore de la condition humaine lorsque le destin accablant n’a d’autre issue que la mort. Merci pour ce beau texte poétique.

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Ladouce

       Oui, effectivement, un bien étrange paysage avec la description de ce lieux dévasté  - cette vieille maison isolée, sans âme qui vive - ses fenêtres béantes ressemblant à des yeux crevés dans un visage livide - ces corneilles - ce silence pesant...

       Puis dans ce lieux plombé , cet homme qui semble brisé et ployé sous un fardeau invisible. Son chagrin, sa solitude extrême sont-ils en lien avec cette maison, puisque sa chaîne court jusque là ? La maisonnée hier heureuse, serait peut-être aujourd’hui un nid vide ? Ses souvenirs, son port d’attache seraient donc là,  d’où le...à quoi bon briser la chaîne.... sa place serait là, dans cet espace dévasté.

        Et ce regard lancé vers le ciel. Vers la où les disparus ?

   l’imagination va bon train car le poème étreint, preuve qu’il est très réussi 😊.

        J’adore aussi la chute, où se mêlent respect, recueillement, calme et paradoxalement, enfin un peu de vie, avec ce bouquet de lupins pastels, qui sera déposé le lendemain au cimetière.

    Bravo et merci Diane pour cette lecture qui laisse une impression si étrange. Peut-être un peu exagérée à 3h du matin 😉. Demain, le tableau sera peut-être différent mais il méritera toujours un coeur.

    

     

  • Merci 1

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Frédéric Cogno

Un texte chargé de silences et de parfums qui semble ganser un sentiment ou une fébrile étreinte. C'est très joli.

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Seawulf
Il y a 13 heures, Diane a dit :

C'était un bien étrange paysage

 

Il y avait un champ de lupins sauvages

en camaïeu de bleus

surplombant les rives d'un grand lac désert

Une île au milieu

pleurait sous l'ombre des nuages

 

Il y a 13 heures, Diane a dit :

Sur le chemin du retour je m'arrêtai un instant,

pensive, dans le pré parsemé de tiges pastels

m'y agenouillai comme devant un autel

pour y cueillir ce bouquet de lupins

que j'étais venue chercher ce matin.


Demain, j'irais le poser au cimetière

juste à côté du grand pot de bruyères

Voyage déstructurant, mais c'était sans compter avec les lupins, aux tiges pastels !

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ouintenabdel

Très beau texte que résume parfaitement le premier vers « un étrange paysage ». Un homme enchaîné au milieu d’une nature luxuriante : « un champ de lupins sauvages en camaïeu de bleus » ! Cela me fait penser au « Dormeur du val » d’Arthur Rimbaud,  où il est question d’un  pauvre soldat mort qui gît au milieu du cresson bleu. Un coup de cœur sans la moindre hésitation.

Je me permets de signaler à votre aimable attention quelques petites fautes d’inadvertance. Vous ne vous êtes sans doute pas relue, vous aviez sans doute hâte de poster votre superbe texte. Il m’arrive à moi aussi de me précipiter au point de laisser traîner derrière moi de méchantes fautes d’orthographe. Je n’ai pas honte de le dire.

Il manque un petit accent circonflexe  sur le « u » de eût été (vers 27), le verbe étant au conditionnel passé 2e forme et non pas au passé antérieur, « …reprit » (vers 34),  un « «t » à la place du « s ».,  « tiges pastel » (vers 36), l’adjectif « pastel » est invariable, il ne prend pas de « s », étant un adjectif issu d’un nom, « J’irai » (vers 40),  j’y vois un futur simple  plutôt qu’un conditionnel présent exprimant l’incertitude. Excusez mon audace !

 

  • Merci 1

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Diane
il y a une heure, ouintenabdel a dit :

 

Il manque un petit accent circonflexe  sur le « u » de eût été (vers 27), le verbe étant au conditionnel passé 2e forme et non pas au passé antérieur, « …reprit » (vers 34),  un « «t » à la place du « s ».,  « tiges pastel » (vers 36), l’adjectif « pastel » est invariable, il ne prend pas de « s », étant un adjectif issu d’un nom, « J’irai » (vers 40),  j’y vois un futur simple  plutôt qu’un conditionnel présent exprimant l’incertitude. Excusez mon audace !

 

Je vous accorde volontiers l oubli de l’accent circonflexe !

Le pastel, et je l’ai rectifié quand même,  est en effet vous avez raison, un nom utilisé comme adjectif de couleur et est normalement invariable, cependant de nos jours l accord de ces adjectifs est passé dans les usages . Mais  soit.

En revanche, et je m’en suis déjà expliquée plus haut chez joailes, 

je maintiens le conditionnel présent  de " j irais"..même si vous voulez le voir autrement 😉

 

merci beaucoup ouintenabdel de votre attention et pour votre coup de cœur 

 

 

Grand merci à @Jeep @Ladouce @Seawulf @Frédéric Cogno

pour  vos lectures et commentaires ( et cœurs ) sur mon texte,

il y a un peu de tout ce que vous y dites dans cette histoire imaginée et ce lieu inconnu,

mais correspondant certainement à des situations vécues ou ressenties dans mon inconscient.

 

 

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Marc Hiver

@Diane,

 

Moi, quand on m'offre un bouquet de lupins sauvages dans un vase qui le magnifie, je m'exécute : et hop ! Un coeur.

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Filae77
Il y a 18 heures, Diane a dit :

Un fugace rayon de soleil fit soudain briller le métal 

Bonjour  @Diane ,texte trés intéressant , vaguement onirique et je crois, à plusieurs niveaux de lecture .

On pourra certes comprendre la rencontre entre la narratrice et le vieillard brisé de solitude. (Le choix des fleurs n' est sans doute pas innocent: 

le lupin symbole d' imagination, représente la résignation quand il est bleu; quant à la bruyère elle symbolise entre autres la rêverie solitaire. ) 

La structure narrative est remarquable: l' équivalent en langage cinématographique d' une 'focale ' ou 'travelling avant'  ,la métaphore est précisément la:

C' est la puissance du ressort poétique autant que la curiosité qui sont les moteurs de l' intrigue.  La poésie serait alors autant motivation que méthode de 

compréhension. Par ailleurs ce besoin de comprendre et l' étrangeté  se voit dans le nombre de suppositions exprimées auxquelles il faudra répondre:

bien étrange paysage,paraissait l'étreindre, semblait inhabitée,vive probablement,aurait pu penser,Il lui eût été aisé .........

Un fugace rayon de soleil fit soudain briller le métal -> trés beau vers , le soleil utilise la chaîne qui tient captive le vieillard pour se rappeler à lui (sans effet d' ailleurs)

Un cœur pour ce poème qui suggère (peut_être)  que curiosité et imagination peuvent fournir les clefs de compréhension> M'approchant, j'aperçus 

et qu'un simple survol ou une lecture superficielle (des choses comme des textes pourquoi pas) est insuffisante. 

 

           

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Isabelle64

La mort rôde dans cet étrange paysage. L'association avec les lupins est curieuse et l'ensemble est beau et prenant. Merci

  • Merci 1

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Diane
Il y a 3 heures, Marc Hiver a dit :

@Diane,

 

Moi, quand on m'offre un bouquet de lupins sauvages dans un vase qui le magnifie, je m'exécute : et hop ! Un coeur.

Merci Marc 😚

 

Il y a 2 heures, Eathanor a dit :

Rien que pour le plaisir d'avoir vu @Joailes corriger @Diane, j'ai adoré ce poème 😉 

...et réciproquement 😁

 

je crois que nous souffrons, @Joailes et moi  toutes les deux du même syndrome....

Résultat de recherche d'images pour "dessin maitresse correction dictee"

Il y a 2 heures, Filae77 a dit :

Bonjour  @Diane ,texte trés intéressant , vaguement onirique et je crois, à plusieurs niveaux de lecture .

On pourra certes comprendre la rencontre entre la narratrice et le vieillard brisé de solitude. (Le choix des fleurs n' est sans doute pas innocent: 

le lupin symbole d' imagination, représente la résignation quand il est bleu; quant à la bruyère elle symbolise entre autres la rêverie solitaire. ) 

La structure narrative est remarquable: l' équivalent en langage cinématographique d' une 'focale ' ou 'travelling avant'  ,la métaphore est précisément la:

C' est la puissance du ressort poétique autant que la curiosité qui sont les moteurs de l' intrigue.  La poésie serait alors autant motivation que méthode de 

compréhension. Par ailleurs ce besoin de comprendre et l' étrangeté  se voit dans le nombre de suppositions exprimées auxquelles il faudra répondre:

bien étrange paysage,paraissait l'étreindre, semblait inhabitée,vive probablement,aurait pu penser,Il lui eût été aisé .........

Un fugace rayon de soleil fit soudain briller le métal -> trés beau vers , le soleil utilise la chaîne qui tient captive le vieillard pour se rappeler à lui (sans effet d' ailleurs)

Un cœur pour ce poème qui suggère (peut_être)  que curiosité et imagination peuvent fournir les clefs de compréhension> M'approchant, j'aperçus 

et qu'un simple survol ou une lecture superficielle (des choses comme des textes pourquoi pas) est insuffisante. 

 

           

Un commentaire d'une grande richesse comme chaque fois Gérard !

 

Intéressant de vous voir évoquer un vieillard...car nulle part je ne parle de son âge ni son aspect physique, hormis son air désespéré !

J'ignorais , vous me l'apprenez, que les lupins sont symbole d'imagination, auquel cas cela colle parfaitement

et la résignation, peut être bien aussi, voyant l'impossibilité de cet homme à se sortir de son immobilité mortelle

 

Vous avez raison aussi parlant du processus cinématographique : zoom, travelling, plans séquences sont

des méthodes que j'utilise régulièrement pour imager mes textes;

 

Enfin "curiosité et imagination peuvent fournir les clefs de compréhension"....très certainement me concernant !

 

Bravo !

il y a 13 minutes, Isabelle64 a dit :

La mort rôde dans cet étrange paysage. L'association avec les lupins est curieuse et l'ensemble est beau et prenant. Merci

 

Bonsoir @Isabelle64    la mort des choses et des êtres vont souvent de pair...quant aux lupins c'est pur hasard

je trouve ces fleurs élégantes et fines 😉

  • Merci 1

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Joailes

@Diane ! Vous me démasquâtes très vite ! 😉 Vous fûtes cependant choisie, j'en ai conclu que votre syndrome était plus avancé que le mien ! 🙂 

Edited by Joailes
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Gabriel Montigny

Ce poème, Diane, tranche avec ta production habituelle. La thématique de celui là est emprunt d'une gravité et d'une profondeur nouvelle. Cet homme enchaîné par sa propre volonté renvoie le lecteur à la méditation sur la liberté, le libre-choix et le pouvoir de changer.

 Il semble accablé, et de surcroît mal jugé par un lecteur qui n'y verrait que la puissance du fatum ou la faiblesse d'une âme mal née. Dans une de ses nouvelles publiée en 1967 dans son recueil fameux: Four Roses for Lucienne, Roland Topor raconte une expédition spatiale atterrissant sur une planète peuplée d'arbres dans lesquels, comme des fruits atroces, pendent des cages où sont enfermés des hommes qui hurlent à devenir libres. Émus par ces cris, les astronautes libèrent un à un les hommes prisonniers qui meurent aussitôt libres. Le médecin de l'expédition découvre que la cage est le squelette des ces hommes. 

 

  Je ne sais pourquoi je sais que l'homme a tort d'aimer ses chaines, mais je ne peux m'empêcher de ne pas lui en vouloir. Peut être me resseble-t-il trop, cet homme à longue chaîne devant une maison aux yeux crevés, aux allures d'Oedipe puni.

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Natacha Felix

Une ambiance un peu gothique au début de ce texte aux allures de parabole. Visuellement, c'est très réussi. Pour ce qui est du fond, comme souvent chez vous c'est assez mystérieux pour que chacun choisisse d'y voir ce qu'il veut. 🙂 J'aurais volontiers déposé un cœur sur ce texte, mais c'est la pénurie ce matin.

  • Merci 1

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Diane

 

Il y a 22 heures, Joailes a dit :

@Diane ! Vous me démasquâtes très vite ! 😉 Vous fûtes cependant choisie, j'en ai conclu que votre syndrome était plus avancé que le mien ! 🙂 

Tu me re-dis vous depuis que je fus promue ? 😁

 

Il y a 22 heures, Gabriel Montigny a dit :

Ce poème, Diane, tranche avec ta production habituelle. La thématique de celui là est emprunt d'une gravité et d'une profondeur nouvelle. Cet homme enchaîné par sa propre volonté renvoie le lecteur à la méditation sur la liberté, le libre-choix et le pouvoir de changer.

 

 

  Je ne sais pourquoi je sais que l'homme a tort d'aimer ses chaines, mais je ne peux m'empêcher de ne pas lui en vouloir. Peut être me resseble-t-il trop, cet homme à longue chaîne devant une maison aux yeux crevés, aux allures d'Oedipe puni.

Oui Gabriel c’est tout à fait cela , une réflexion sur la liberté de choix.

ce choix si difficile pour certains qui implique le concept de la renonciation à quelque chose, quelle  que soit la solution retenue .

Dans mon texte l homme a choisi . Il en est malheureux . Mais c’est son choix.

Lui seul sait pourquoi il a choisi d être malheureux, puni comme tu le dis,

ton évocation d’oedipe est sur ce point extrêmement intéressante et ouvre peut être une piste qui n etait pas la mienne mais intéressante .

Un Œdipe qui n’aurait pas su répondre aux question du sphinx..ou d une sphinge. Va savoir..

Il y a 12 heures, Natacha Felix a dit :

Une ambiance un peu gothique au début de ce texte aux allures de parabole. Visuellement, c'est très réussi. Pour ce qui est du fond, comme souvent chez vous c'est assez mystérieux pour que chacun choisisse d'y voir ce qu'il veut. 🙂 J'aurais volontiers déposé un cœur sur ce texte, mais c'est la pénurie ce matin.

Gothique ? non.

grave et dramatique sans aucun doute par la symbolique.

Mais comme vous dites chacun y voit ce qu il veut...c’est le jeu .

 

Être dépourvue de cœur dès le matin est moins problématique 😊

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Aubussinne

Tout a été dit, profond et superbe texte.  L'âme et la vie dans le renoncement, heureusement les lupins, fleurs d'été, réinstallent le battement du cœur, un été de couleur dans un hiver profond.

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Diane
il y a 27 minutes, Aubussinne a dit :

Tout a été dit, profond et superbe texte.  L'âme et la vie dans le renoncement, heureusement les lupins, fleurs d'été, réinstallent le battement du cœur, un été de couleur dans un hiver profond.

Voila qui, en peu de mots,  est admirablement synthétisé Aubussine !

merci !

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Joailes
il y a une heure, Diane a dit :

Tu me re-dis vous depuis que je fus promue ? 😁

🙂 

zz.jpg

  • Attristé 1

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Danivan

Qu'ajouter à ce bouquet de commentaires élogieux et avisés ? Une fleur coeur...

Je partage le ressenti de @Jeep Nous avons tous nos chaînes et tenons parfois follement la clé de notre propre prison...

 

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Diane
Il y a 6 heures, Danivan a dit :

Qu'ajouter à ce bouquet de commentaires élogieux et avisés ? Une fleur coeur...

Je partage le ressenti de @Jeep Nous avons tous nos chaînes et tenons parfois follement la clé de notre propre prison...

 

Quand nous ne la jetons pas par la fenêtre ...

Merci Danivan.

 

 

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