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Joailes

Les poètes d'automne

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Joailes

 

 

Les poètes d'automne disent les écharpes de laine

qu'ils tiennent d'une main sur leur gorge frileuse ;

soufflant entre leurs doigts des mots de porcelaine

sur des papiers de soie à l'écorce délicieuse 

 

ils racontent les légendes qui vivent dans les brumes,

les couloirs solitaires où le soleil n'offre qu'un rai ;

ils savent ces instants où s'affolent les plumes

quand le silence ressemble à un hurlement muet.

 

C'est la saison du bois ; dedans, dehors,

il exhale son souffle sous leur nez ébahi ;

les poètes souffrent de mille morts,

peut-être de mille vies

les feuilles sont tombées, de pourpre et d'or

les arbres noirs seront bientôt blanchis.

 

Et s'il est, quelque part, au fin fond de la nuit,

ce parfum de brûlis comme celui de la mort,

ils le sentent en leur ventre torturé de mille vies

et, de l'autre main, ils écrivent encore.

(J.E. Novembre 2019)

  • Aimé 8

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Eobb

Quel délicieux poème qui parle si bien des poètes, des images qui bercent ma soirée et mon âme, des doigts délicats, fragiles, en pleurs qui continuent d'écrire, magnifique ❤️

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Jean Luc

Un beau poème sur l'automne que le poète ou la poétesse sait magnifié

Modifié par Jean Luc

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Aubussinne

Comme vous décrivez bien le désir d'écrire qui gagne, enivre aux premiers frimas obscurs. C'est la flamme du poète avant celle du foyer.

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Gilliatt

Bonsoir @Joailes, J'aime beaucoup ce poème boisé aux parfums d'Automne, la poésie et les poètes font flèches de tous bois...❤️

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Seawulf
Il y a 10 heures, Joailes a dit :

ils racontent les légendes qui vivent dans les brumes,

les couloirs solitaires où le soleil n'offre qu'un rai ;

ils savent ces instants où s'affolent les plumes

quand le silence ressemble à un hurlement muet.

Magnifique poésie. Les mots sont de flanelle et la plume de velours. 

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Invité

 

Il y a 12 heures, Joailes a dit :

ils racontent les légendes qui vivent dans les brumes,

les couloirs solitaires où le soleil n'offre qu'un rai ;

ils savent ces instants où s'affolent les plumes

quand le silence ressemble à un hurlement muet.

Oui ce passage est très chouette joailes

 

et vivement l hiver pour en lire d aussi beaux !

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ouintenabdel

Tout est savamment réfléchi dans votre superbe poème où  le poète semble être  assimilé à la parturiente : « ils le sentent en leur ventre torturé de mille vies ».  L’écriture, cet acte qui se fait dans la douleur (« les poètes souffrent… «  ventre torturé de mille vies… » s’allie à  la nature automnale, à la fois grouillant de vie et plongée dans le silence, un silence de mort. Je ne peux ne pas signaler ces deux  oxymores  « hurlement muet », « ce parfum de brûlis » qui illustrent parfaitement cette opposition sur laquelle est construite votre très beau poème : la vie opposée à la mort: la douceur : « délicieuse » opposée à la souffrance : «frileuse », « souffrent ».   Un grand coup de cœur amplement mérité.

 

 

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Invité

Très beau flot de vers, merci pour ce partage. 🙂

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Jean-Baptiste Fouco

Superbe poésie d'ors et de brumes, un univers que j'adore, merci pour l'émotion ❤️

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Marc Hiver

@Joailes,

 

Tu prends tous les risques avec le thème de l'automne (vivement l'hiver et son blanc manteau) et tu réussis le tour de force d'entraîner plus loin le relais ! Joëlle, tu m'épates, mais tu m'épates ! Et pour qui le petit coeur à grignoter très tendrement au coin du feu ?

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Jeep

Je relis plusieurs fois votre poème et j’ai déjà l’impression qu’il est classique, que les enfants des écoles doivent l’apprendre en récitation, que les peintres doivent s’en inspirer pour dépeindre l’automne et les musiciens pour le mettre en musique.

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Natacha Felix

Superbe @Joailes ! J'en suis coite, alors je dis "pareil que Marc Hiver et Jeep réunis"... ❤️

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Invité

Pour une fois je reste sans voix mais pas sans cœur.

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Mohand

Un regard et une communion avec la nature.

 

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