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Gabriel Montigny

K.525

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Mohand

Très beau, avec une profonde inspiration.

 

La  strophe suivante est déjà un poème:

 

Dans ces déserts nus, le sable se caresse

Et le vent chante le chant des dunes

Et le sang masque les lunes

Froides dans l’éther, elles retiennent leur souffle

Quand le feu de camp s’entretient

Avec l’aube qui lui promet la mort

  • Aimé 1

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Joailes

Pour une petite musique de nuit, je peux dire que c'en est une. Mohand a été courageux de citer un passage, personnellement j'en suis incapable. 

Je n'y mets même pas un cœur, tellement il me paraîtrait stupide. Je ne pourrai rien lire d'autre après cela. Merci. 

  • Aimé 1

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Natacha Felix

Beaucoup de violence dans ce poème je trouve, et, comme souvent chez vous, des images saisissantes par lesquelles il convient de se laisser porter.

  • Aimé 1

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Diane
Il y a 23 heures, Gabriel Montigny a dit :

C’est alors la musique des deux souffles

Elle se crie leurs mutuels errements

Entre le réel des chaises au bois grinçant

Et les trônes inaccessibles où meurent les infantes

Dans des berceaux ajourés par les dents des souvenirs

Et bercés par l’illusion des aveux suppliciés du plaisir

 

Superbe passage à la mélodie un peu douloureuse 

Cela me donne envie d’écouter Ravel et sa Pavane a une infante défunte.

 

  • Aimé 1

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Nomal' sland

Bonsoir @Gabriel Montigny

 

Faut-il comprendre le poème comme une sérénade ? Ou la référence  mozartienne est-elle trompeuse  ?

En lisant le commentaire de @Diane, j'ai eu la curiosité de tester les deux lectures , la première avec Wolfgang,  la seconde avec l'auteur du boléro.

La pavane , en effet, contient  un souffle mélancolique qui sublime  merveilleusement le  poème en apportant un contrepoint de douceur  des plus heureux.

 

 

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Jeep

Encore un poème qui met la barre très haute!

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Gabriel Montigny
Le 16/09/2019 à 21:40, Mohand a dit :

Très beau, avec une profonde inspiration.

 

La  strophe suivante est déjà un poème:

 

Dans ces déserts nus, le sable se caresse

Et le vent chante le chant des dunes

Et le sang masque les lunes

Froides dans l’éther, elles retiennent leur souffle

Quand le feu de camp s’entretient

Avec l’aube qui lui promet la mort

@Mohand Merci d'avoir aimé. Quand j'écris, je m'efforce de faire de chaque strophe un poème, fermé, détachable de l'ensemble. J'évite comme je peux la tentation de narration.

Le 16/09/2019 à 22:19, Joailes a dit :

Pour une petite musique de nuit, je peux dire que c'en est une. Mohand a été courageux de citer un passage, personnellement j'en suis incapable. 

Je n'y mets même pas un cœur, tellement il me paraîtrait stupide. Je ne pourrai rien lire d'autre après cela. Merci. 

@Joailes Votre absence de cœur ne m'est pas préjudiciable, surtout pour de telles raisons.  J'ai décidé que tant que je resterai au comité de lecture je n'y mettrai pas un seul de mes poèmes. Le commentaire m'est plus précieux qu'un cœur.

Le 17/09/2019 à 15:35, Natacha Felix a dit :

Beaucoup de violence dans ce poème je trouve, et, comme souvent chez vous, des images saisissantes par lesquelles il convient de se laisser porter.

@Natacha Felix Je suis le premier surpris de votre lecture, j'ai écrit ces vers dans une forme d'apaisement excluant toute violence et se voulant méditative. Le texte, une fois publié, nous échappe et s'en va vivre sa vie, au gré du vent des regards. C'est en cela qu'il finit par vous appartenir.

Le 17/09/2019 à 20:55, Diane a dit :

Superbe passage à la mélodie un peu douloureuse 

Cela me donne envie d’écouter Ravel et sa Pavane a une infante défunte.

 

@Diane Fait-on jamais le deuil d'un feu?  La poésie est cette sorcière qui au branchage des mots phénix les ombres en incandescences.

Il y a 23 heures, Nomal' sland a dit :

Bonsoir @Gabriel Montigny

 

Faut-il comprendre le poème comme une sérénade ? Ou la référence  mozartienne est-elle trompeuse  ?

En lisant le commentaire de @Diane, j'ai eu la curiosité de tester les deux lectures , la première avec Wolfgang,  la seconde avec l'auteur du boléro.

La pavane , en effet, contient  un souffle mélancolique qui sublime  merveilleusement le  poème en apportant un contrepoint de douceur  des plus heureux.

 

 

@Nomal' sland Cet exercice, les réalisateurs le connaissent bien, qui consiste à illustrer la même scène par deux motifs musicaux différents. Il en découle une perception que seule la musique suggère.

Il y a 6 heures, Jeep a dit :

Encore un poème qui met la barre très haute!

@Jeep Et moi qui ait tant le vertige.... 🙂

 

  • Aimé 1

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