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Joailes

Changements de saisons

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Ladouce

J’aime ce poème et tout particulièrement les deux derniers vers. Toujours cette douloureuse mélancolie. Merci @Joailes

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Natacha Felix

La possibilité qu'il n'y aura peut-être plus de saisons un jour est effrayante, et encore plus effrayante est la réalisation que nous somme impuissants face à cela. La dernière strophe cristallise ce sentiment parfaitement.

J'aime beaucoup la façon dont tu abordes ce sujet, sans mélodrame et avec humanité : "allez viens, prends ma main" semble effectivement être la juste (et seule ?) réponse face à tout cela.
Merci beaucoup pour ce poème, qui mérite amplement un cœur.

  • Aimé 1

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Frédéric Cogno
Il y a 11 heures, Joailes a dit :

il n'y aura plus de saisons

C'est notre drame et cela a déjà commencé Joailes. Tes mots restent malgré tout réconfortants et comme Natacha je suis sensible à cette main tendue.

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Pierre
Il y a 12 heures, Joailes a dit :

 

 

Tombe lentement,

la première feuille rousse.


 

Tu lâches les mains de la mer

et attrapes celles de la terre


 

ô ces bras douloureux

comme le lierre

qui tient chaud aux maisons

ô la nacre des liserons !


 

Par monts, par eau

sanglote comme l'automne

dans les bains de sang

et l'odeur des châtaignes

sur les chemins de personne

écoute les cris

dans les feuilles qui tombent

écoule tes écrits

 coulent les encriers !


 

Le temps, parfois, s'arrête.


 

Tu sèmeras sans le dire

les colères de l'océan

et tous les soupirs

de la terre des mécréants


 

la chaleur se disperse

ici c'est sécheresse

là c'est trop-plein

ici c'est famine

là c'est vermine


 

L'été fut trop long,

cette automne délicieuse,

l'hiver sera court

le printemps, s'en souviendra-t-on ?


 

Un jour, peut-être,

les océans déborderont

des larmes de la terre

il n'y aura plus de saisons

mais nous …

où serons nous, mon frère ?


 

Allez viens, prends ma main.


 

Regardons, lentement,

tomber la première feuille rousse …

c'est peut-être la dernière.

(J.E. septembre 2019)

Avec émotion, beaucoup d'émotion

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Joailes

Merci infiniment à vous tous pour vos ressentis concernant ce poème qui n'est pas des plus gais, je vous l'accorde ... 

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Nomal' sland

Bonjour  @Joailes

Les marchands de quatre saisons en leur stand d'automne anticipé  vendent marrons et châtaignes à la sauce amère cette année.

Peut-être faut-il en profiter tant qu'il y a encore de quoi remplir le cornet.

  • Partagé 1

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Mohand

Un cycle où se relient les états de la nature poure survivre dans la  continuité.  Un joli texte qui reprend bien cette dernière.

  • Merci 1

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Christian Bello

j'adore cette notion de transmission de biens immatériels, est-ce trop tard, non j'ai encore espoirs en cette main attendue!💔💘

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Gabriel Montigny

Poème grave. Par là j'entends un constat d'une lucidité telle qu'il faut l'habillage chamarré d'un automne pour en masquer la dureté.

Dureté d'autant plus nécessaire qu'est sincère le propos.

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