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Gabriel Montigny

Repas

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Marc Hiver

@Gabriel Montigny,

 

Gréco haïssait les dimanches sur des paroles d'Aznavour ; Gide écrivait : Famille je vous hais !

 

Tu hais en bonne compagnie !

 

Edited by Marc Hiver

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Natacha Felix

Wow. La douleur de la solitude suinte à chaque vers dans ce poème. Celui-ci fait mal car aucune place n'est laissée à l'espoir. Les miettes ne peuvent sustenter un être. L'alcool ne peut ralentir le temps qui pèse de plus en plus à chaque dimanche. C'est un verdict sans appel.
J'aime vraiment beaucoup beaucoup beaucoup vos deux derniers poèmes ! Je n'ai pas lu tous vos textes, bien sûr, mais comparés à l'échantillon que j'ai exploré, je trouve que quelque chose a changé dans ces deux derniers. Il se trouve que j'aime beaucoup ce changement, et je ne sais pas pourquoi, parce que j'appréciais les poèmes précédents aussi, mais pas de la même façon...

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Julien Ertveld

Les non-dits des repas de famille, dont les dimanches fourmillent, sont souvent annonciateurs de terribles rancoeurs dont les enfants sont les témoins muets.

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ouintenabdel

Tristement beau ! Des vers superbes où vous dépeignez avec brio les week-ends des petites gens, ces laissés-pour-compte de la société de consommation. On eût dit du Prévert. Bravo !

 

 

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Joailes

Cher @Gabriel Montigny vous avez beaucoup de potentiel dans votre écriture -et qui suis-je pour oser vous dire ça ? - mais il est vrai que quand vous vous livrez davantage, par des vers plus simples, vous êtes d'autant plus touchant. J'aime beaucoup car j'ai horreur des dimanches. (je l'ai écrit quelque part, je crois)

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Nomal' sland

@Gabriel Montigny

 

 A la croisée du constat bergmanien  dans l’analyse entomologique d'un rituel étouffant et de la dénonciation brelienne  par ses haut le cœur définitifs  d'un homme en colère, peut être plus contre lui même à s'adonner à cette religion   dont il athéisme l'évangile,  qu'envers les autres accomplis dans leur marasme liturgique,  le poème est le rêve hurleur d'une  lame aiguisée balafrant  un ordre rasoir.

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Joailes

J'ajouterai que j'adore le commentaire de @Nomal' sland et que si je l'avais lu avant d'écrire le mien, j'aurais probablement été influencée par ce constat cinématographique et puis qu'après tout, il vaut mieux faire dans le flou ; avec les jeux de miroirs les coups de rasoir sont d'autant plus assassins, thèse largement soutenue par les professeurs Dupont et Dupond. 

  • Aimé 1

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Christian Bello

en général je préfère le dimanche que le lundi ou le mardi ou le.... mais là je comprends tout à fait, raison pour laquelle le dimanche j'essaie de rejoindre le ciel et la grande ourse-idée dans mes hautes contrées....

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Frédéric Cogno

Un poème qui touche tous les sens en un rythme lent à la japonaise. On imagine une caméra ou mieux l’œil du poète s'attarder, caresser, envelopper, pénétrer chaque élément d'un pathétique décor. C'est très bien fait.

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Diane

Justement je vois moi l'oeil du cinéaste qui observe minutieusement tous ses acteurs et leurs regards...

D'ailleurs ce thème des réunions familiales ,  autour d'un repas que ce soit de Noel, d'enterrement ou de mariage, ou de simple dimanche,  a donné lieu a de nombreux films .

En cela le poème de Gabriel est très réussi.

 

 

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Myrtille

Oui c'est malheureusement si vrai et si bien vu, d'où la formule consacrée "on ne choisit pas sa famille....."

 

Le 10/09/2019 à 00:51, Gabriel Montigny a dit :

Et c’est en soi
Qu’on se replie
Et c’est en roi
Que l’on règne

plus salutaire que l'écoute 🙂

 

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Marcelin

Miettes et couteaux sales introduisent un long plan séquence, cynique et amer, de convives englués dans leur dimanche.

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Yguemart

@Gabriel Montigny Je crois que tout a été dit et ça arrange ma fainéantise. J'ai beaucoup aimé, point.

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Gabriel Montigny
Le 10/09/2019 à 08:13, Marc Hiver a dit :

@Gabriel Montigny,

 

Gréco haïssait les dimanches sur des paroles d'Aznavour ; Gide écrivait : Famille je vous hais !

 

Tu hais en bonne compagnie !

 

@Marc Hiver Et nom de dieu c'est triste, Orly le dimanche, avec ou sans Bécaud. (J. Brel, Orly).

Le 10/09/2019 à 08:19, Natacha Felix a dit :

Wow. La douleur de la solitude suinte à chaque vers dans ce poème. Celui-ci fait mal car aucune place n'est laissée à l'espoir. Les miettes ne peuvent sustenter un être. L'alcool ne peut ralentir le temps qui pèse de plus en plus à chaque dimanche. C'est un verdict sans appel.
J'aime vraiment beaucoup beaucoup beaucoup vos deux derniers poèmes ! Je n'ai pas lu tous vos textes, bien sûr, mais comparés à l'échantillon que j'ai exploré, je trouve que quelque chose a changé dans ces deux derniers. Il se trouve que j'aime beaucoup ce changement, et je ne sais pas pourquoi, parce que j'appréciais les poèmes précédents aussi, mais pas de la même façon...

@Natacha Felix C'est ici poésie d'observation. IL m'arrive d'explorer tant de pistes que j'ai l'ambition de surprendre toujours mon lecteur.

Le 10/09/2019 à 09:47, Julien Ertveld a dit :

Les non-dits des repas de famille, dont les dimanches fourmillent, sont souvent annonciateurs de terribles rancoeurs dont les enfants sont les témoins muets.

@Julien Ertveld Muets et marqués, parfois pour longtemps, parfois pour toujours.

Le 10/09/2019 à 13:13, ouintenabdel a dit :

Tristement beau ! Des vers superbes où vous dépeignez avec brio les week-ends des petites gens, ces laissés-pour-compte de la société de consommation. On eût dit du Prévert. Bravo !

 

 

@ouintenabdel Le poète ne fait que décrire le milieu qu'il connait le mieux. Le sien.

Le 10/09/2019 à 20:19, Joailes a dit :

Cher @Gabriel Montigny vous avez beaucoup de potentiel dans votre écriture -et qui suis-je pour oser vous dire ça ? - mais il est vrai que quand vous vous livrez davantage, par des vers plus simples, vous êtes d'autant plus touchant. J'aime beaucoup car j'ai horreur des dimanches. (je l'ai écrit quelque part, je crois)

@Joailes Merci de votre compliment. J'aime beaucoup l'idée du potentiel d'écriture. Ça me laisse de l'avenir et la volonté de progresser.

Détail amusant, je n'écris jamais les dimanches.

Le 10/09/2019 à 21:43, Nomal' sland a dit :

@Gabriel Montigny

 

 A la croisée du constat bergmanien  dans l’analyse entomologique d'un rituel étouffant et de la dénonciation brelienne  par ses haut le cœur définitifs  d'un homme en colère, peut être plus contre lui même à s'adonner à cette religion   dont il athéisme l'évangile,  qu'envers les autres accomplis dans leur marasme liturgique,  le poème est le rêve hurleur d'une  lame aiguisée balafrant  un ordre rasoir.

@Nomal' sland Commentaire implacable de justesse et de vérité. Cependant pour l'inspiration cinématographique je me sens plus proche de Ozu que de Bergmann. Il y a dans la simplicité de l'art d'Ozu quelque chose dans la valeur du plan qui s'apparente à mon travail dans le découpage du poème.

Le 10/09/2019 à 22:25, Joailes a dit :

J'ajouterai que j'adore le commentaire de @Nomal' sland et que si je l'avais lu avant d'écrire le mien, j'aurais probablement été influencée par ce constat cinématographique et puis qu'après tout, il vaut mieux faire dans le flou ; avec les jeux de miroirs les coups de rasoir sont d'autant plus assassins, thèse largement soutenue par les professeurs Dupont et Dupond. 

@Joailes  dupond_dupont-e1483102893168.jpg

Le 10/09/2019 à 22:29, Christian Bello a dit :

en général je préfère le dimanche que le lundi ou le mardi ou le.... mais là je comprends tout à fait, raison pour laquelle le dimanche j'essaie de rejoindre le ciel et la grande ourse-idée dans mes hautes contrées....

@Christian Bello Qui ne voudrait pas y échapper... Et devenir piéton des étoiles.

Le 11/09/2019 à 11:34, Frédéric Cogno a dit :

Un poème qui touche tous les sens en un rythme lent à la japonaise. On imagine une caméra ou mieux l’œil du poète s'attarder, caresser, envelopper, pénétrer chaque élément d'un pathétique décor. C'est très bien fait.

@Frédéric Cogno L'influence de la représentation est indéniablement influencée par le cinéma japonais classique, de Kurosawa à Mizoguchi.

 

Le 11/09/2019 à 13:32, Diane a dit :

Justement je vois moi l'oeil du cinéaste qui observe minutieusement tous ses acteurs et leurs regards...

D'ailleurs ce thème des réunions familiales ,  autour d'un repas que ce soit de Noel, d'enterrement ou de mariage, ou de simple dimanche,  a donné lieu a de nombreux films .

En cela le poème de Gabriel est très réussi.

 

 

@Diane Il y en a de très beau, de très émouvant, de terrifiant, je songe au sublime Festen de Thomas Vinterberg, de drôle aussi, je songe à celui de la Kermesse Héroique de Jacques Feyder, ou le beau repas de funérailles  de la mère du personnage joué par Bedos dans On ira tous au paradis d'Yves Robert. Et que dire de la scène du gigot chez Claude Sautet, dans le si pathétique Vincent, François, Paul et les autres. Le mien est plus aride, et se cristallise de silence.

Le 11/09/2019 à 18:06, Myrtille a dit :

Oui c'est malheureusement si vrai et si bien vu, d'où la formule consacrée "on ne choisit pas sa famille....."

 

plus salutaire que l'écoute 🙂

 

@Myrtille On ne peut, dès lors que témoigner.

Le 12/09/2019 à 07:06, Marcelin a dit :

Miettes et couteaux sales introduisent un long plan séquence, cynique et amer, de convives englués dans leur dimanche.

@Marcelin Englués dans leur dimanche, mais quelque part heureux de l'être, ce qui est sans doute le pire.

Le 12/09/2019 à 12:26, Yguemart a dit :

@Gabriel Montigny Je crois que tout a été dit et ça arrange ma fainéantise. J'ai beaucoup aimé, point.

@Yguemart Ça m'arrange aussi  j'ai pu rien à dire 😄 !

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Nomal' sland
il y a 29 minutes, Gabriel Montigny a dit :

je me sens plus proche de Ozu

@Gabriel Montigny

Oui maintenant ça me parait évident.

Pour ma part,  j'ai une affection pour  Seijun Suzuki. Je me défais pas en  cela de mes attirances iconoclastes.

  • Aimé 1

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Gabriel Montigny
Il y a 2 heures, Nomal' sland a dit :

@Gabriel Montigny

Oui maintenant ça me parait évident.

Pour ma part,  j'ai une affection pour  Seijun Suzuki. Je me défais pas en  cela de mes attirances iconoclastes.

@Nomal' sland Cela ne me surprend finalement pas. Je connais peu ce réalisateur, une sorte de Roger Corman japonais, dont j'ai vu très peu de films mais qui par son approche esthétique loufoque vous ressemble. Un Takeshi Kitano gai et joyeux en quelque sorte !

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